Updated: RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil III) – Les détails part III

Zu ihrem 25-jährigen Jubiläum denken die Rencontres de Bamako in großen Dimensionen
Die von Mali und Frankreich gemeinsam organisierte Afrikanische Biennale der Fotografie hat 85 Künstler und Kollektive an elf Veranstaltungsorte in der Hauptstadt eingeladen.
Le Monde – 09. Dezember 2019

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Pour leurs 25 ans, les Rencontres de Bamako voient grand
Co-organisée par le Mali et la France, la biennale africaine de photographie a invité 85 artistes et collectifs dans onze lieux de la capitale.
Le Monde – 09 décembre 2019 à 19h00
Par Roxana Azimi (Bamako, envoyée spéciale)
N’ayons pas peur des mots : la douzième édition des Rencontres photographiques de Bamako, qui se tient jusqu’au 31 janvier dans la capitale du Mali, est aussi héroïque qu’ambitieuse. Héroïque, car malgré une économie exsangue et l’enlisement militaire au Sahel, les Maliens ont repris les rênes d’une biennale habituellement coproduite avec la France.

Foto (c) MICHELE CATTANI / AFP: Les Rencontres de Bamako, au Mali, le 30 novembre 2019: lieu d’exposition au Musée National – Rencontres de Bamako, am 30.November 2019, dem Tag der Eröffnung, im Musée National

Non que l’Hexagone s’en soit désengagé financièrement – le budget de 500 000 euros reste réparti à parité entre les deux pays –, mais, pour la première fois, le Mali a choisi son commissaire (son Délégué Général, ndlr) et son directeur artistique. Le premier poste revient à Igo Diarra, directeur de la galerie bamakoise La Médina, et le second au Camerounais Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, fondateur du centre d’art Savvy à Berlin.

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Et puis, les photos, habituellement imprimées en France, ont été presque intégralement tirées au Mali, au prix d’un effort humain, logistique et financier colossal, en particulier de la part du Centre de la formation en photographie. « On avait plusieurs fois proposé, par le passé, de contribuer aux Rencontres, mais généralement c’étaient les off qui venaient nous voir », rappelle son directeur, Youssouf Sogodogo, fier d’avoir relevé le défi de tirer 1 300 photos malgré une « situation économique dans le rouge ».

Foto (c) RFI/Sébastien Jédor: Entre 600 à 800 tirages ont été réalisés dans les locaux du CFP dirigé par Youssouf Sogodogo.- 600 bis 800 Fotos wurden in den Räumlichkeiten des CFP, geleitet von Youssouf Sogodogo, abgezogen. Dieses 1998 gegründete Zentrum heisst Cadre de promotion pour la formation en photographie de Bamako und wird allgemein CFP genannt (Ed).

La biennale a enfin fait appel au designer et architecte malien Cheick Diallo, qui, grâce à d’astucieux jeux de tipis, a conçu une scénographie fluide épousant le libellé de cette édition, « Courants de conscience ».
« On veut montrer que, malgré la guerre, nous sommes debout », insiste Igo Diarra. Tandis que Pierre Buhler, président de l’Institut français, affirme avoir « souhaité ce transfert de responsabilité et une volonté de partenariat plus conforme à l’esprit du temps ».
Honneur aux femmes
Ce passage de témoin n’avait toutefois rien d’évident. Dans son discours inaugural prononcé en anglais le 30 novembre, Bonaventure Ndikung a taclé l’Etat malien, dénonçant sans ambages un « manque de soutien moral et financier ». Faute d’obtenir leurs visas, certains artistes et journalistes n’ont pu se rendre à Bamako. Nombre de photographes se sont retrouvés sans hôtel à leur arrivée au Mali. Quant au musée Muso-Konda, l’un des sites qui devaient accueillir la biennale, il a fait faux bond cinq jours avant le vernissage. « On a été très clair avec les artistes dès le début sur les difficultés, soupire Astrid Lepoultier, co-commisaire de l’édition. Ils ont fait beaucoup de concessions, car tous veulent que des événements d’ampleur aient lieu en Afrique. »
D’ampleur, cette édition anniversaire n’en manque pas. Pour marquer le quart de siècle d’une biennale née en 1994, année du génocide au Rwanda et de l’élection de Nelson Mandela en Afrique du Sud, Bonaventure Ndikung a vu grand en invitant 85 artistes et collectifs dans onze lieux de la ville, quitte à perdre son public en cours de route.

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Au menu, un grand nombre de collectifs comme le projet panafricain d’Invisible Borders, qui aborde les problématiques de la libre circulation des personnes en Afrique ; Kamoinge, un groupe de photographes africains-américains formé dans les années 1960 ; ou encore Kolektif2d, qui explore un épisode occulté de la dictature de Jean-Claude Duvalier en Haïti, le massacre de Kazal, en 1969. Le politique est d’ailleurs partout : dans le travail vidéo de la Sud-Africaine Buhlebezwe Siwani, qui dénonce la disparition des croyances africaines suite à la colonisation européenne, comme dans les poings parés de bagues talismaniques du Malien Fototala King Massassy.

Cette année, honneur surtout aux femmes, avec notamment l’accrochage « A contre-courant », conçu par l’Association des femmes photographes du Mali ; hommage, selon sa présidente Fatoumata Diabaté, « à toutes les femmes assassinées sous les coups de leurs conjoints », à l’instar de la Malienne Tenin Niambélé, tuée par son mari en septembre. Presque en écho, les photomontages de l’Egyptien Ibrahim Ahmed déconstruisent la masculinité toxique, « le pouvoir qui n’est pas “avec” mais “sur” ». Pour cet artiste qui a déjà participé aux biennales de Dakar et Casablanca et se sent « plus africain qu’arabe », exposer à Bamako est un must. « C’est un moment d’échanges précieux où on peut discuter entre photographes des questions de lumière, de hasard, mais aussi de nos doutes », ajoute son confrère marocain Khalil Nemmaoui.
Vieux albums de famille
Si les Rencontres ont contribué à professionnaliser le secteur de la photographie en Afrique, elles n’ont toutefois pas réussi, en vingt-cinq ans, à toucher vraiment le public local. « Il ne faut pas se faire d’illusions, nous sommes dans un pays où beaucoup de gens sont dans une économie de survie », admet Samuel Sidibé, ancien délégué général de ce rendez-vous. Mais, ajoute-t-il, « il ne faut pas laisser tomber, un public se conquiert sur le très long terme ». Pas sûr d’y parvenir cette année, avec les longs cartels jargonneux qui font délibérément l’impasse sur la nationalité des photographes au nom du panafricanisme…
Pour remettre la photo dans le quotidien des Maliens, les organisateurs ont toutefois eu la bonne idée de solliciter trois vieilles familles de Bamako, qui ont consenti à montrer leurs vieux albums. Ainsi de Moussa Fall, tout heureux de dévoiler les portraits de ses très classieux aïeux dans la cour familiale envahie de dindes, oies et joyeux bambins. Et de soupirer : « Depuis quinze ans, c’est fini, plus personne ne fait de tirages, il n’y a plus d’albums. » Par manque d’argent et parce qu’au Mali comme ailleurs, on ne jure plus que par le numérique.
Pour garder la flamme vive et renforcer le volet pédagogique, les Rencontres devront convaincre public et privé de débloquer plus de fonds. Pas simple dans un pays qui a bien d’autres urgences à régler, en matière de sécurité ou de logement. Mais Bonaventure Ndikung le martèle : « La culture est un dénominateur commun, un liant, un roc solide sur lequel la sécurité, le transport, le logement et l’éducation doivent se construire. Si les Africains ne comprennent pas leurs cultures, ils ne pourront jamais se protéger, construire les maisons dont ils ont besoin, nourrir leurs enfants et même s’émanciper du joug colonial ou néocolonial. »
© 2019 lemonde.fr

Zu ihrem 25-jährigen Jubiläum denken die Rencontres de Bamako in großen Dimensionen
Die von Mali und Frankreich gemeinsam organisierte Afrikanische Biennale der Fotografie hat 85 Künstler und Kollektive an elf Veranstaltungsorte in der Hauptstadt eingeladen.
Le Monde – 09. Dezember 2019
Von Roxana Azimi (Sonderkorrespondentin in Bamako)
Keine Angst vor grossen Worten: Die zwölfte Auflage der Rencontres de Bamako, die noch bis zum 31. Januar in der Hauptstadt Malis läuft, ist ebenso heroisch wie ehrgeizig. Heroisch, weil die Malier trotz der angeschlagenen Wirtschaft und des in der Sahelzone versandenden Militärs die Zügel einer sonst mit Frankreich koproduzierten Biennale übernommen haben.
Nicht, dass Frankreich sein finanzielles Engagement zurückgezogen habe – das Budget von 500.000 Euro ist immer noch zu gleichen Teilen auf die beiden Länder aufgeteilt – aber Mali hat zum ersten Mal seinen Generaldirektor und künstlerischen Leiter (Kurator) bestimmt. Die erste Position geht an Igo Diarra, Direktor der Galerie La Médina in Bamako, und die zweite an den Kameruner Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Gründer des Savvy Kunstzentrums in Berlin.
Und dann wurden die Fotos, die üblicherweise in Frankreich gedruckt wurden, fast vollständig in Mali abgezogen, auf Kosten eines kolossalen menschlichen, logistischen und finanziellen Aufwandes, vor allem durch das Centre de la formation en photographie.
„In der Vergangenheit hatten wir mehrmals angeboten, an den Rencontres mitzuwirken, aber im allgemeinen waren es die Restposten, die zu uns kamen“, erinnert sich der Leiter des Zentrums, Youssouf Sogodogo, der stolz darauf ist, dass er die Herausforderung angenommen hat, 1.300 Fotos abzuziehen, obwohl wir „in den roten Zahlen stecken“.
Schließlich wandte sich die Biennale an den malischen Designer und Architekten Cheick Diallo, der dank eines raffinierten Einsatzes von Tipis eine fließende Szenografie entworfen hat, die sich an der Denominierung dieser Auflage, “ Ströme des Bewusstseins“, orientiert.
„Wir wollen zeigen, dass wir trotz des Krieges standhalten“, betont Igo Diarra. Während Pierre Buhler, der Vorsitzende des Institut français, sagt, er wünsche sich „diese Übertragung von Verantwortung und einen partnerschaftlichen Willen, der dem Zeitgeist mehr entspricht“.
Achtung für die Frauen
Diese Übergabe war jedoch nicht offensichtlich. In seiner auf Englisch gehaltenen Antrittsrede am 30. November kritisierte Bonaventure Ndikung den malischen Staat und prangerte offen einen „Mangel an moralischer und finanzieller Unterstützung“ an, da einige Künstler und Journalisten mangels Visa nicht nach Bamako reisen konnten. Viele Fotografen fanden sich ohne Hotel wieder, als sie in Mali ankamen. Das Muso-Kounda-Museum, einer der Ausstellungsorte der Biennale, wurde fünf Tage vor der Eröffnung geschlossen. „Wir waren den Künstlern gegenüber von Anfang an sehr klar über die Schwierigkeiten“, seufzt Astrid Lepoultier, Co-Kuratorin des Festivals. „Sie haben eine Menge Zugeständnisse gemacht, weil sie alle wollen, dass Großereignisse in Afrika stattfinden.“
An Größe mangelt es in dieser Jubiläumsedition nicht. Anlässlich des Vierteljahrhunderts einer Biennale, entstanden im Jahr 1994, dem Jahr des Genozids in Ruanda und der Wahl Nelson Mandelas in Südafrika, hat Bonaventure Ndikung einen großen Schritt gemacht und 85 Künstler und Kollektive an elf Veranstaltungsorte in der Stadt eingeladen, auf die Gefahr hin, dabei das Publikum zu verlieren.
Auf dem Programm stehen zahlreiche Kollektive wie das panafrikanische Projekt Invisible Borders, das sich mit den Problemen der Freizügigkeit von Menschen in Afrika beschäftigt; Kamoinge, eine in den 1960er Jahren gegründete Gruppe afroamerikanischer Fotografen; oder auch Kolektif2d, das eine verschwiegene Episode der Diktatur von Jean-Claude Duvalier in Haiti, das Massaker von Kazal 1969, untersucht.
Politik ist überall: in der Videoarbeit des Südafrikaners Buhlebezwe Siwani, der das Verschwinden afrikanischer Glaubensvorstellungen nach der europäischen Kolonialisierung anprangert, wie in den mit Talismanringen geschmückten Fäusten des Maliers Fototala King Massassy.
In diesem Jahr stehen insbesondere die Frauen im Mittelpunkt, mit der Ausstellung „A contre-courant“ (Gegenströmung), die von der Vereinigung der Fotografinnen Malis entworfen wurde; gewidmet, laut ihrer Präsidentin Fatoumata Diabaté, „allen Frauen, die durch die Schläge ihrer Partner ermordet wurden“, wie die Malierin Tenin Niambélé, die im September von ihrem Ehemann getötet wurde.
Fast wie ein Echo dekonstruieren die Fotomontagen des Ägypters Ibrahim Ahmed die toxische Männlichkeit, „die Macht“, die nicht „mit“, sondern „über“ ist. Für den Künstler, der bereits an den Biennalen von Dakar und Casablanca teilgenommen hat und sich „afrikanischer als arabisch“ fühlt, ist die Ausstellung in Bamako ein Muss. „Es ist ein wertvoller Moment des Austauschs, in dem wir unter Fotografen über Licht, Zufall, aber auch über unsere Zweifel diskutieren können“, ergänzt sein marokkanischer Kollege Khalil Nemmaoui.
Alte Familienalben
Die Rencontres haben zwar zur Professionalisierung der Fotobranche in Afrika beigetragen, doch ist es ihnen in fünfundzwanzig Jahren nicht gelungen, das lokale Publikum wirklich zu erreichen. „Wir sollten uns keine Illusionen machen, wir sind in einem Land, in dem viele Menschen in einer Ökonomie des Überlebens leben“, gibt Samuel Sidibé, ehemaliger Generaldirektor des Treffens, zu. Aber, so fügt er hinzu, „wir dürfen nicht aufgeben, ein Publikum wird auf sehr lange Sicht gewonnen“. Nicht sicher, dass dies in diesem Jahr gelingen wird, denn die langen, fachjargonartigen Schilder geben im Namen des Pan-Afrikanismus bewusst die Nationalität der Fotografen nicht an…
Um das Foto wieder in den Alltag der Malier zu bringen, hatten die Organisatoren jedoch die gute Idee, drei alte Familien aus Bamako zu gewinnen, die sich bereit erklärten, ihre alten Alben zu zeigen. So von Moussa Fall, glücklich, die Porträts seiner sehr eleganten Vorfahren im Familienhof zu enthüllen, der voll von Truthähnen, Gänsen und fröhlichen Kleinkindern ist. Er seufzt: „Das ist fünfzehn Jahre her, es ist vorbei, niemand macht mehr Abzüge, es gibt keine Alben mehr.“ Aus Geldmangel und weil man in Mali, wie auch anderswo, auf digitale Technik schwört.
Um die Flamme am Leben zu erhalten und den Bildungsaspekt zu verstärken, müssen die Rencontres den öffentlichen und privaten Sektor überzeugen, mehr Mittel freizusetzen. Nicht einfach in einem Land, das viele andere dringende Probleme zu bewältigen hat, wie z.B. im Bereich der Sicherheit oder des Wohnraums. Aber Bonaventure Ndikung wiederholt es eindringlich: „Kultur ist ein gemeinsamer Nenner, ein Bindeglied, ein solider Fels, auf dem Sicherheit, Transport, Wohnen und Bildung aufgebaut werden müssen. Wenn die Afrikaner ihre Kulturen nicht verstehen, werden sie nie in der Lage sein, sich zu schützen, die Häuser zu bauen, die sie brauchen, ihre Kinder zu ernähren und sich sogar vom kolonialen oder neokolonialen Joch zu emanzipieren. „
© 2019 lemonde.fr

Ein Gedanke zu „Updated: RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil III) – Les détails part III

  1. Eine ausführliche, überzeugende Besprechung durch einen Besucher der Biennale:
    Panafrikanischer Kampfgeist: Auf Afrikas wichtigster Fotografie-Biennale rückt der Kurator Bonaventure Soh Bejeng Ndikung die Diaspora und die Frauen in den Fokus
    jonathanfischer.wordpress.com – 31. Dezember 2019
    Von Jonathan Fischer
    Es war vielleicht die anrührendste Geste dieser zwölften „Rencontres de Bamako“, der wichtigsten Fotografie-Biennale Afrikas: Chef-Kurator Bonaventure Soh Bejeng Ndikung und sein Team hatten drei Familien im historischen Stadtzentrum von Bamako dazu überredet, Besucher in ihre Anwesen zu lassen um die klassischen Porträt-Fotografien von Seydou Keïta und Malick Sidibé einmal nicht als hochversichertes und perfekt ausgeleuchtetes Exponat in einem Museum für moderne Kunst zu erleben, sondern als alltägliches Familienalbum: Aufgehängt an Lehmwänden, unter billigem Glas, zusammengeworfen in groben Holzkisten. In dem großen Innenhof von Moussa Falls Anwesen säubern Frauen die Bohnen, rühren in großen Aluminiumkesseln, hängen Wäsche auf und beaufsichtigen spielende Kinder, während der Hausherr, ein Zollangestellter, nicht ohne Stolz die Verwandtschaftsbeziehungen zu den Porträtierten erklärt: „meine Tante“, „meine Mutter“, „die Familie eines Onkels“. Es sind feierlich dreinblickende und vornehm gekleidete Männer und Frauen. Ihre Selbstinszenierungen entfalten eine Würde, die aller äußeren Armut trotzt.
    Die Verneigung vor den Studiofotografen, die jahrzehntelang das Gesicht der afrikanischen Fotografie geprägt hatten, diente allerdings als Sprungbrett für eine radikale Umorientierung: „Streams Of Consciousness“ hatte Ndikung als Motto dieser Jubiläumsausgabe, 25 Jahre nach ihrem Debüt 1994 in Bamako, ausgegeben.
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