DROGENHANDEL, GEWALT UND POLITIK IN NORD-MALI. EIN ICG-BERICHT – Narcotrafic, violence et politique au Nord du Mali. Rapport Afrique de l’ICG 2018

Dieser Afrikabericht der International Crisis Group, veröffentlicht vor einem Jahr, fusst auf Interviews mit Mitgliedern aller Gruppen, die das Friedensabkommen von 2015 unterzeichneten, sowie von Wirtschaftsakteuren, Sicherheitsbeamten und Dorfchefs. Sie wurden überwiegend im März bis Juni 2018 geführt.

Ce Rapport Afrique de l’International Crisis Group repose sur des interviews entretiens avec des membres de tous les groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, des acteurs économiques du Nord du Mali, des responsables sécuritaires ainsi que des responsables communautaires. Il a été publié il y a un an.

Drogenhandel, Gewalt und Politik in Nord-Mali
Dakar/Brüssel (ICG Internationale Krisengruppe) – 13. Dezember 2018
>Afrika Bericht Nr. 267
Wichtigste Schlussfolgerungen
Was ist los? …
Inwiefern ist das von Bedeutung? …
Wie soll man sich verhalten? …

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Narcotrafic, violence et politique au Nord du Mali
Dakar/Bamako (ICG International Crisis Group) – 13 décembre 2018
Rapport Afrique N°267

Principales conclusions
Que se passe-t-il ? La drogue qui transite par le Nord du Mali génère dans cette zone des violences sans équivalent dans la sous-région. La plupart des groupes armés du Nord dépendent financièrement et logistiquement du narco-trafic, qui leur permet notamment d’acquérir des armes et des véhicules.
En quoi est-ce significatif ?
Les rivalités entre narcotrafiquants nuisent à la bonne application de l’accord de paix inter-malien de 2015. Elles sont à l’origine d’une partie des affrontements entre groupes signataires. Le recours à des moyens militaires pour protéger les convois de drogue des interceptions retarde aussi le processus de désarmement.
Comment agir ?
Plutôt que de concentrer leurs efforts sur l’éradication du narcotrafic, irréaliste à court terme, le Mali et ses partenaires devraient soutenir des mécanismes de régulation allant du dialogue local aux sanctions, pour per-mettre aux parties prenantes de s’entendre sur les conditions d’une démilitari-sation du narcotrafic au Nord du Mali.

Synthèse
Le trafic de drogue au Nord du Mali cause des niveaux de violence sans équivalent dans la sous-région. L’incapacité de l’Etat malien à contrôler cette zone a rendu le narcotrafic particulièrement concurrentiel, tandis que la circulation d’armes de guerre, liée aux rébellions des deux dernières décennies, a contribué à sa militarisation. Les rivalités entre trafiquants alimentent les tensions politiques et communautaires dans la région. Le trafic est à la fois une source de financement des groupes armés de toute nature et une cause d’affrontements. Alors que les politiques de lutte contre le trafic de drogue ont jusqu’ici été inefficaces, les autorités maliennes et leurs partenaires internationaux devraient adopter des mécanismes de régulation pour démilitariser les acteurs du narcotrafic au Nord du Mali et réduire ainsi la violence associée. Cela implique de soutenir les pactes régionaux de stabilité, qui régulent le trafic de façon informelle, de désarmer les groupes signataires de l’accord de paix de juin 2015 (dont ceux liés aux trafiquants) et de recourir à la coercition (notamment aux sanctions ciblées) contre ceux qui s’y refusent.

L’arrivée au Nord du Mali de produits stupéfiants (haschich dans les années 1990, cocaïne dans les années 2000) a bouleversé l’économie locale. D’abord monopolisés par des fractions arabes, les profits de la drogue ont, depuis le milieu des années 2000, aiguisé l’appétit de commerçants issus d’autres communautés. La compétition – et la circulation d’armes au Sahel – a dès lors nourri une dynamique de militarisation des acteurs criminels et le développement de groupes armés pour protéger ou intercepter les convois. Les revenus de la drogue ont aussi perturbé les relations intercommunautaires et remis en cause les hiérarchies anciennes. La drogue suscite des affrontements entre bandes rivales, qui dégénèrent en conflits plus larges parce que celles-ci vont chercher du soutien au sein de leurs communautés. De son côté, même s’il ne le reconnait pas officiellement, l’Etat malien, incapable d’empêcher ou de réguler le narcotrafic, a soutenu certains groupes armés contre d’autres pour ten-ter de capter les ressources du trafic et d’en priver les rébellions.

La crise malienne de 2012 a aggravé des dynamiques initiées au cours de la décen-nie précédente. La débandade de l’Etat au Nord a amené les trafiquants à se rappro-cher des différents groupes armés, y compris parfois jihadistes (même si la relation entre jihadisme et narcotrafic au Sahel a tendance à être exagérée), pour que la drogue continue de circuler. Les grands trafiquants entretiennent des liens à la fois avec les autorités maliennes – celles-ci le démentent – et avec les groupes politico-militaires du Nord du pays ; bien souvent en effet, les réseaux trafiquants sont intégrés dans ou se confondent avec ces groupes, qui eux-mêmes dépendent du narcotrafic pour leur financement et l’accès aux armes. Cela dit, les tensions entre groupes armés et réseaux trafiquants sont récurrentes car leurs intérêts ne s’alignent pas parfaitement. Les rivalités entre trafiquants entrainent parfois les groupes armés dans des affrontements qu’ils n’ont pas voulus.

Pourtant, alors que le narcotrafic joue un rôle certain dans les violences armées, cette question est restée assez marginale lors des négociations inter-maliennes engagées à Ouagadougou en 2013, puis à Alger en 2014 et 2015. Discutée en coulisses, elle est peu évoquée dans l’accord de paix de juin 2015. Par contre, des initiatives locales connues sous le nom de processus d’Anéfis 1 (octobre 2015) et 2 (octobre 2017) ont cherché à réguler le narcotrafic. Ces rencontres, auxquelles ont participé des personnalités impliquées dans le narcotrafic, ont tenté de pacifier les routes en diminuant les interceptions et de réduire les risques que les rivalités entre trafiquants dégénèrent en affrontements entre groupes signataires de l’accord de paix. Les acteurs internationaux, réticents à discuter ouvertement de la régulation du narcotrafic, continuent de considérer ces efforts avec suspicion.

La lutte contre le trafic de drogue dans le Nord du Mali reste limitée et inefficace. La plupart des acteurs publics nationaux et internationaux reconnaissent qu’elle est nécessaire, mais beaucoup se déchargent de cette responsabilité au motif – souvent recevable – qu’elle ne relève pas de leurs compétences. Sur le terrain, la lutte contre le narcotrafic apparait comme un enjeu secondaire que les acteurs internationaux font passer bien après la mise en œuvre de l’accord de paix, les opérations antiterroristes et la lutte contre les filières de migration clandestine. La réticence à s’engager plus résolument contre les narcotrafiquants s’explique en partie par la complexité des réseaux et la crainte d’interférer avec des intérêts d’affaires qui remontent potentiel-lement jusqu’au sommet de certains Etats de la région. Par ailleurs, pour les Casques bleus de l’ONU, déjà pris pour cible par les jihadistes, se lancer dans un autre combat créerait de nouveaux dangers, en particulier parce que de nombreux groupes armés participent aux trafics.

Au niveau mondial, la lutte contre le trafic de drogue connait peu d’exemples de succès probants. Pour être efficace, elle devrait être globale, coordonnée et s’étendre aux pays de production, de transit et de destination, dont les intérêts sont souvent contradictoires. En même temps, le Mali, comme d’autres pays de transit touchés par une concurrence violente autour du trafic, a besoin d’une stratégie adaptée à ses besoins qui prenne en compte le contexte régional. Les efforts doivent se concentrer sur les conséquences les plus déstabilisatrices du trafic de drogue. Les autorités ma-liennes et leurs partenaires devraient chercher à démilitariser le narcotrafic au Nord du Mali en vue de réduire la violence associée et faciliter l’application de l’accord de paix. Pour cela, ils devraient privilégier trois axes interdépendants :

– encourager les pactes locaux de sécurité comme ceux d’Anéfis, qui sont complémentaires du processus de paix inter-malien ; répliquer de telles initiatives dans d’autres zones du Nord ; et, sans cautionner le narcotrafic, accepter que ses acteurs participent aux discussions pour établir des pactes de non-agression autour des routes de transit et s’assurer que les combats liés au trafic ne dégénèrent pas en violences entre les principaux groupes armés du Nord signataires de l’accord de paix de 2015.

– utiliser les mécanismes de sécurité instaurés par l’accord de paix – en particulier la Commission technique de sécurité (CTS) créée pour aider à la mise en œuvre de l’accord et dont font partie la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et les forces françaises de l’opération Barkhane – pour réduire la circulation des armes lourdes et réguler l’usage des moyens roulants par tous les groupes armés signataires dans le Nord – y compris ceux qui sont liés aux trafiquants. La CTS dispose d’un mécanisme qui autorise les Casques bleus de l’ONU et les forces françaises à surveiller les convois armés ; renforcer ces efforts pourrait accélérer le désarmement et faciliter ainsi la démilitarisation du narcotrafic;

– prendre des mesures coercitives, comme des sanctions et la confiscation des armes lourdes, afin de pénaliser les narcotrafiquants les plus violents qui continuent d’utiliser les moyens militaires des groupes signataires. Le Conseil de sécurité de l’ONU, sur la base des conclusions de son groupe d’experts, peut déjà adopter des sanctions contre ceux qui enfreignent l’accord de paix de 2015. De son côté, la commission de sécurité instaurée par ce même accord peut confisquer les armes lourdes aux convois armés non autorisés des groupes signataires. Ces mandats pourraient constituer une base suffisante pour agir contre ceux qui refusent le désarmement.
© 2018 ICG.

Drogenhandel, Gewalt und Politik in Nord-Mali
Dakar/Brüssel (ICG Internationale Krisengruppe) – 13. Dezember 2018
>Afrika Bericht Nr. 267

Wichtigste Schlussfolgerungen
Was ist los?
Die Drogen, die durch den Norden Malis strömen, erzeugen eine Gewalt in diesem Gebiet, die in der Subregion ihresgleichen sucht. Die meisten bewaffneten Gruppen im Norden sind finanziell und logistisch vom Drogenhandel abhängig, der es ihnen ermöglicht, Waffen und Fahrzeuge zu beschaffen.
Inwiefern ist das von Bedeutung?
Die Rivalitäten zwischen den Drogenhändlern untergraben die wirksame Umsetzung des inter-malischen Friedensabkommens von 2015. Sie sind der Ausgangspunkt für einen Teil der Zusammenstöße zwischen den Unterzeichnergruppen. Der Einsatz militärischer Mittel zum Schutz von Drogenkonvois vor dem Abfangen verzögert auch den Abrüstungsprozess.
Wie soll man sich verhalten?
Anstatt ihre Bemühungen auf die Beseitigung des Drogenhandels zu konzentrieren, was kurzfristig unrealistisch ist, sollten Mali und seine Partner Regelungsmechanismen unterstützen, die vom lokalen Dialog bis hin zu Sanktionen reichen, damit sich die Beteiligten auf die Bedingungen für eine Entmilitarisierung des Drogenhandels im Norden Malis einigen können.

Synthese
Der Drogenhandel im Norden Malis verursacht in der Subregion ein beispielloses Ausmaß an Gewalt. Die Unfähigkeit des malischen Staates, dieses Gebiet zu kontrollieren, hat den Drogenhandel besonders wettbewerbsfähig gemacht, während die Verbreitung von Kriegswaffen, verbunden mit den Rebellionen der letzten zwei Jahrzehnte, zu seiner Militarisierung beigetragen hat. Die Rivalitäten zwischen den Drogenhändlern schüren die politischen und gesellschaftlichen Spannungen in der Region. Der illegale Handel ist sowohl eine Finanzierungsquelle für bewaffnete Gruppen aller Art als auch eine Ursache für Zusammenstöße. Obwohl die Maßnahmen zur Bekämpfung des Drogenhandels bisher wirkungslos waren, sollten die malischen Behörden und ihre internationalen Partner Regulierungsmechanismen einführen, um die Akteure des Drogenhandels im Norden Malis zu entmilitarisieren und so die damit verbundene Gewalt zu verringern. Dazu gehören die Unterstützung regionaler Stabilitätspakte, die den Drogenhandel informell regeln, die Entwaffnung von Gruppen, die das Friedensabkommen vom Juni 2015 unterzeichnet haben (einschließlich derjenigen, die mit den Drogenhändlern in Verbindung stehen), und die Anwendung von Zwangsmaßnahmen (einschließlich gezielter Sanktionen) gegen diejenigen, die sich weigern, dies zu tun.
Die Ankunft von Drogen im Norden Malis (Haschisch in den 90er Jahren, Kokain in den 2000er Jahren) hat die lokale Wirtschaft durcheinander gebracht. Als erstes von arabischen Fraktionen monopolisiert, haben die Drogenprofite seit Mitte der 2000er Jahre den Appetit von Händlern aus anderen Communities geweckt. Der Wettbewerb – und der Waffenumschlag im Sahel – hat daher eine Dynamik der Militarisierung krimineller Akteure und der Entwicklung bewaffneter Gruppen beim Schutz oder Abfangen von Konvois ausgelöst. Die Einnahmen aus Drogen haben auch die Beziehungen zwischen den Volksgruppen gestört und alte Hierarchien in Frage gestellt. Drogenbedingte Zusammenstöße zwischen rivalisierenden Banden eskalieren zu breiteren Konflikten, weil sie in ihren Communities Unterstützung suchen. Der malische Staat, der nicht in der Lage ist, den Drogenhandel zu verhindern oder zu regulieren, hat seinerseits einige bewaffnete Gruppen gegen andere unterstützt – wenn auch nicht offiziell anerkannt -, um zu versuchen, die Ressourcen des Drogenhandels zu erfassen und sie den Rebellionen zu entziehen.
Die Mali-Krise 2012 verschärfte die in den vorangegangenen zehn Jahren eingeleitete Dynamik. Der Zusammenbruch des Staates im Norden hat die Drogenhändler dazu veranlasst, sich den verschiedenen bewaffneten Gruppen zu nähern, darunter auch manchmal Dschihadisten (obwohl das Verhältnis zwischen Dschihadismus und Drogenhandel in der Sahelzone eher übertrieben wird), um die Drogen weiter fließen zu lassen. Die großen illegalen Händler unterhalten Verbindungen sowohl zu den malischen Behörden – die diese leugnen – als auch zu den politisch-militärischen Gruppen im Norden des Landes; sehr oft sind die illegalen Netze in diese Gruppen integriert oder fusionieren mit ihnen, die ihrerseits für ihre Finanzierung und ihren Zugang zu Waffen vom Drogenhandel abhängig sind. Die Spannungen zwischen bewaffneten Gruppen und Handelsnetzen treten jedoch immer wieder auf, da ihre Interessen nicht perfekt aufeinander abgestimmt sind. Rivalitäten zwischen den Drogenhändlern führen manchmal bewaffnete Gruppen in Zusammenstöße, die sie nicht wollten.
Doch obwohl der Drogenhandel eine gewisse Rolle bei den bewaffneten Gewalttätigkeiten spielt, blieb dieses Thema bei den intermalischen Verhandlungen in Ouagadougou 2013, dann in Algier 2014 und 2015 eher marginal. Hinter den Kulissen diskutiert, wird es im Friedensabkommen vom Juni 2015 nur selten erwähnt. Im Gegensatz dazu haben lokale Initiativen, die als Anéfisprozess 1 (Oktober 2015) und 2 (Oktober 2017) bekannt sind, versucht, den Drogenhandel zu regulieren. Diese Treffen, an denen Persönlichkeiten aus dem Bereich des Drogenhandels teilnahmen, versuchten, die Verkehrswege zu befrieden, indem sie die Abhörmaßnahmen reduzierten, und damit das Risiko zu verringern, dass sich Rivalitäten zwischen den Menschenhändlern in Konflikte zwischen Gruppen verwandelten, die das Friedensabkommen unterzeichnet hatten. Die internationalen Akteure, die nur ungern offen über die Regulierung des Drogenhandels diskutieren, sehen diese Bemühungen weiterhin mit Argwohn.
Der Kampf gegen den Drogenhandel in Nord-Mali bleibt begrenzt und unwirksam. Die meisten nationalen und internationalen öffentlichen Akteure erkennen an, dass er notwendig ist, aber viele werden dieser Verantwortung mit der – oft berechtigten – Begründung nicht gerecht, dass sie nicht in ihre Zuständigkeit fällt. Vor Ort scheint die Bekämpfung des Drogenhandels ein sekundäres Thema zu sein, das die internationalen Akteure erst nach Umsetzung des Friedensabkommens, der Anti-Terror-Operationen und der Bekämpfung illegaler Migrationsnetze setzen. Die Zurückhaltung bei der entschlosseneren Bekämpfung des Drogenhandels ist zum Teil auf die Komplexität der Netzwerke und die Angst vor einer Beeinträchtigung von Geschäftsinteressen zurückzuführen, die sich möglicherweise bis an die Spitze einiger Staaten der Region erstrecken. Darüber hinaus würde die Aufnahme eines neuen Kampfes für die bereits von Dschihadisten ins Visier genommenen UN-Friedenstruppen neue Gefahren mit sich bringen, zumal viele bewaffnete Gruppen am Menschenhandel beteiligt sind.
Auf globaler Ebene gibt es nur wenige erfolgreiche Beispiele für die Bekämpfung des Drogenhandels. Um wirksam zu sein, sollte sie umfassend und koordiniert sein und sich auf die Produktions-, Transit- und Bestimmungsländer erstrecken, deren Interessen oft gegensätzlich sind. Gleichzeitig benötigt Mali, wie andere Transitländer, die von einem heftigen Wettbewerb um den illegalen Handel betroffen sind, eine auf seine Bedürfnisse zugeschnittene Strategie, die den regionalen Kontext berücksichtigt. Die Bemühungen müssen sich auf die am stärksten destabilisierenden Folgen des Drogenhandels konzentrieren. Die malischen Behörden und ihre Partner sollten sich bemühen, den Drogenhandel im Norden Malis zu entmilitarisieren, um die damit verbundene Gewalt zu verringern und die Umsetzung des Friedensabkommens zu erleichtern. Zu diesem Zweck sollten sie sich auf drei voneinander abhängige Achsen konzentrieren:
– lokale Sicherheitspakte wie die von Anéfis, die den inter-malischen Friedensprozess ergänzen, zu fördern; solche Initiativen in anderen Gebieten des Nordens zu wiederholen; und ohne den Drogenhandel zu unterstützen, zu akzeptieren, dass sich seine Akteure an Diskussionen beteiligen, um Nichtangriffspakte auf Transitrouten zu schließen und sicherzustellen, dass die damit verbundenen Kämpfe nicht zu Gewalt zwischen den wichtigsten bewaffneten Gruppen im Norden degenerieren, die das Friedensabkommen 2015 unterzeichnet haben.
– die im Friedensabkommen festgelegten Sicherheitsmechanismen – insbesondere die zur Unterstützung der Umsetzung des Abkommens eingerichtete Technische Sicherheitskommission (CTS), zu der auch die Stabilisierungsmission der Vereinten Nationen in Mali (Minusma) und die französischen Streitkräfte der Operation Barkhane gehören – zu nutzen, um den Umlauf schwerer Waffen zu verringern und den Einsatz von rollendem Material durch alle unterzeichnenden bewaffneten Gruppen im Norden, einschließlich derjenigen, die mit den Schmugglern in Verbindung stehen, zu regeln. Die CTS verfügt über einen Mechanismus, der es den UN-Friedenstruppen und den französischen Streitkräften ermöglicht, bewaffnete Konvois zu überwachen; eine Verstärkung dieser Bemühungen könnte die Abrüstung beschleunigen und somit die Entmilitarisierung des Drogenhandels erleichtern;
– Zwangsmaßnahmen wie Sanktionen und die Beschlagnahme schwerer Waffen ergreifen, um die gewalttätigsten Drogenhändler zu bestrafen, die weiterhin die militärischen Ressourcen der Unterzeichnergruppen nutzen. Der UN-Sicherheitsrat kann auf der Grundlage der Schlussfolgerungen seiner Expertengruppe bereits Sanktionen gegen diejenigen verhängen, die gegen das Friedensabkommen von 2015 verstoßen. Die durch das gleiche Abkommen eingesetzte Sicherheitskommission ihrerseits kann schwere Waffen von unbefugten bewaffneten Konvois von Unterzeichnergruppen beschlagnahmen. Diese Mandate könnten eine ausreichende Grundlage für Maßnahmen gegen diejenigen bilden, die die Abrüstung ablehnen.
© 2018 ICG

Download Full Report in ENGLISH => Drug Trafficking, Violence and Politics in Northern Mali

=> Zur google-Übersetzung des gesamten Berichts:
Drogenhandel, Gewalt und Politik in Nord-Mali

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