RENCONTRES DE BAMAKO: EINZELHEITEN (Teil II) – Les détails part II

(II) RFI-Interview mit Astrid Sokona Lepoultier, Co-Kuratorin der Afrikanischen Biennale der Fotografie 2019, über den Anteil der Fotografinnen: “ Wir müssen weiterhin Schönheit bringen…., um einfach zu leben. „
+ eigene Fotos der Ausstellung Muso Ka Touma Sera von aramata

(II) Entretien de RFI avec Astrid Sokona Lepoultier, co-commissaire de la Biennale africaine de la photographie 2019, sur la part des femmes photographes: « Il faut continuer à apporter du beau…, à vivre tout simplement. »
+ photos de l’expo Muso Ka Touma Sera par aramata

Platz den Fotografinnen bei den Rencontres de Bamako 2019
RFI – 29-11-2019 um 09:15
Die Rencontres de Bamako feiern den 25. Jahrestag der Existenz dieser afrikanischen Biennale der Fotografie mit einem starken Schwerpunkt auf dem weiblichen Geschlecht. Die Hälfte der 85 Gastfotografen aus ganz Afrika und der Diaspora sind Frauen.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DeepL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN EIGENEN FOTOS

Place aux femmes photographes aux Rencontres de Bamako 2019
RFI – 29-11-2019 à 09:15
Par Siegfried Forster
« Elles osent parler de leur intérieur. » Les Rencontres de Bamako fêtent les 25 ans d’existence de cette Biennale africaine de la photographie avec une large place donnée au genre féminin. La moitié des 85 photographes invités de tout le continent et de la diaspora sont des femmes. Le plus grand événement dans ce domaine en Afrique ouvre ses portes samedi 30 novembre dans la capitale du Mali.

Streams of Consciousness, Les courants de conscience, est le titre donné à cette douzième édition qui ambitionne de renouveler ce rendez-vous majeur pour les artistes africains et de la diaspora.
Amsatou Diallo : « Scènes de vie » (2017), exposée aux Rencontres de Bamako. Biennale africaine de la photographie 2019. © Amsatou DialloEntretien avec Astrid Sokona Lepoultier, né d’un père français et d’une mère malienne, basée à la fois à Paris et à Bamako, et co-commissaire de la Biennale africaine de la photographie 2019.

RFI : Le mot d’ordre de cette douzième édition des Rencontres de Bamako est d’une certaine façon « place aux femmes ». Qu’est-ce que cela change pour le concept de la Biennale ?

La place de la femme dans la photographie, dans la sélection du programme des Rencontres de Bamako, a été pensée comme une nécessité, un devoir et surtout comme une évidence. Le thème de cette édition, choisi par le directeur artistique Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, est Les courants de conscience. Cela fait référence à une notion sociologique, développée par le psychologue et philosophe américain William James. Appliqué à la photographie, il s’agit de s’intéresser à la façon dont les photographes visent, perçoivent, interprètent et pensent le monde dans lequel ils vivent. Choisir ce thème pour la Biennale est un peu comme présenter  de manière non exhaustive  un état d’esprit du monde contemporain africain. Pour représenter cet état d’esprit, comment pourrait-on ignorer les femmes. Elles ont aussi le droit d’exprimer leurs ressentis, parler de leurs vécus, leurs préoccupations, leur quotidien et aussi celui des autres.

Quelles sont les difficultés rencontrées par les femmes photographes?

Moi, je suis Franco-Malienne, j’ai grandi au Mali. Et je n’ai pas le sentiment que la femme photographe malienne ait eu plus de difficultés ou moins de facilités qu’un homme photographe au Mali. Les problèmes rencontrés par l’un sont les mêmes rencontrés par l’autre, c’est-à-dire les galeries et les opportunités d’exposer sont peu nombreux. Il n’y a pas forcément un cadre juridique autour du métier. Et les collectionneurs sont rares. C’est difficile pour un artiste photographe au Mali de survivre. Mais, c’est important d’encourager l’effervescence de la photographie féminine au Mali, pour la simple raison, que ce soient les hommes ou les femmes photographes, ils ont eu besoin d’avoir recours à des subterfuges pour trouver des solutions. Donc, ils ont décidé de faire ensemble, en fondant des collectives. Cette année, par exemple, on présente le Collectif Association des femmes photographes du Mali (AFPM), fondé en 2007 par Amsatou Diallo.

Astrid Sokona Lepoultier, co-commissaire des Rencontres de Bamako. Biennale africaine de la photographie 2019.
© Moussa John Kalapo

Au-delà des photographes femmes, ce sont aussi des lieux imprégnés de la présence féminine qui marquent cette Biennale, par exemple le Musée de la Femme Muso-Kanada ou le lycée de jeunes filles Aminata-Bâ.

On a fait très attention au choix des photos qu’on présente dans ce lycée dédié aux jeunes filles. Il est important de créer un contenu qui soit pédagogique et qui invite à la réflexion. Une partie de la sélection des Rencontres de Bamako est liée à des thématiques autour de la représentation du corps noir, à la représentation de la femme, mais aussi à la question de la diaspora ou de l’histoire. Et également de montrer ce qui est réalisé au Mali. Par exemple, l’exposition Musow Ka Touma Sera,  (C’est le temps des femmes en bamanankan, la langue du pays, ndlr) un projet spécial conçu par une curatrice malienne, Fatima Bocoum. Elle a décidé de présenter les travaux d’artistes photographes femmes maliennes. C’est intéressant de montrer à ces jeunes filles du lycée le potentiel de créer des synergies, en travaillant collectivement. Et peut-être de créer ainsi des vocations chez certaines lycéennes.

Courants de conscience est le thème de la Biennale. Une allusion à la voix intérieure du photographe. Par rapport à cette voix intérieure, qu’est-ce qui vous a frappé le plus concernant les photos présentées ?

Les projets retenus sont tout à fait divers, variés, aussi bien par rapport aux formes qu’aux contenus : des photographies, des installations, de la vidéo… Il y a certaines tendances qui apparaissent et qui ont peut-être été guidées par le thème de cette douzième édition : il y a des questions assez spirituelles qui reviennent. Par exemple, les démarches très personnelles et introspectives de certaines artistes comme Godelive Kabena Kasangati (RDC) ou de Adeola Olagunju du Nigeria. Elles osent parler de leur intérieur, de leur soi intérieur. La Malgache Emmanuelle Andrianjafy et la Nigériane Rahima Gambo présentent des travaux qui naissent de l’errance physique mettant en relation la déambulation du corps dans l’espace et la catharsis de l’esprit.

Emmanuelle Andrianjafy : « Sans titre » (issue de la série « Nothing’s in Vain, 2014-2016), exposée aux Rencontres de Bamako. Biennale africaine de la photographie 2019. © Emmanuelle Andrianjafy

Et il y a aussi les questions sur les croyances traditionnelles et les religions qui reviennent.

Oui, en lien avec l’histoire et le monde d’aujourd’hui. C’est le cas de Buhlebezwe Siwani de l’Afrique du Sud dont l’œuvre aborde l’impact du christianisme sur la perception du corps de la femme noire en Afrique du Sud. Le corps de la femme noire est un sujet qui revient tout le temps, notamment la violence qui lui est faite, de façon physique ou morale.

Adji Dieye: « Maggic Cube (Blending In) », 2019. Image exposée aux Rencontres de Bamako. © Adji Dieye

L’artiste italo-sénégalaise Adji Dieye reprend les codes publicitaires d’un cube de bouillon très populaire en Afrique. Elle démontre comment ces codes publicitaires peuvent perpétuer des stéréotypes sur la façon dont la femme africaine est supposée être et agir.

Vous êtes née d’un père français et d’une mère malienne, basée à Paris et à Bamako. Comme vous, les galeristes, mais aussi les artistes d’Afrique qui présentent leurs œuvres aux foires internationales comme la FIAC ou l’AKAA ont souvent un pied en Afrique et un autre en Europe pour la production et la vente des œuvres. Pour la première fois, la Biennale a fait imprimer au Mali pratiquement tous les 1500 clichés exposés à la Biennale. Qu’est-ce que cela signifie ?

Cette édition marque un tournant pour les Rencontres de Bamako à plusieurs niveaux : auparavant l’événement a été co-organisé par le ministère malien de la Culture et l’Institut français. Cette année, l’organisation revient en exclusivité au ministère malien de la Culture, et l’Institut français devient partenaire. Avec ce changement structurel, il y a énormément de défis qui se sont créés et on est obligé de trouver des solutions. Cela passe par une production qui est malienne. Et c’est quelque chose d’absolument nécessaire. Comment peut-on parler de Bamako comme capitale africaine de la photographie et de ne pas produire les tirages de la Biennale à Bamako ? Et aujourd’hui, on a des professionnels qui le font très bien. Je pense que tout le monde sera très heureux de voir le résultat. On est très fiers de ce qui a pu se faire cette année au Mali.

La sécurité était un grand enjeu lors du cinquantenaire du Fespaco, le festival panafricain du cinéma, au Burkina Faso. Le Mali reste une zone considérée comme très sensible. À Bamako, les festivaliers peuvent-ils circuler en toute sécurité entre les différents lieux d’exposition ?

J’ai l’habitude de dire qu’on n’est pas moins en sécurité au Mali qu’en France ou ailleurs. Simplement, parce que le danger existe partout. En termes de sécurité, des mesures ont été prises et puis je pense qu’il faut continuer à lutter et ne pas céder à cet obscurantisme. Il faut continuer à apporter du beau et de la culture, à vivre tout simplement.
© 2019 rfi.fr

Fotos (c) aramata: Ausstellungsort Lycée de Jeunes Filles Aminata Bâ (CLICK for BIG)

So waren sie dort ausgestellt; aber mit ein bisschen Finderglück konnte man die Künstlerinnen und Bildlegenden aus der 48seitigen Ausstellungszeitung / Guide de l’Exposition entnehmen (wird nachgeliefert)

Platz den Fotografinnen bei den Rencontres de Bamako 2019
RFI – 29-11-2019 um 09:15
Von Siegfried Fo
rster
Die Rencontres de Bamako feiern den 25. Jahrestag der Existenz dieser afrikanischen Biennale der Fotografie mit einem starken Schwerpunkt auf dem weiblichen Geschlecht. Die Hälfte der 85 Gastfotografen aus ganz Afrika und der Diaspora sind Frauen. Das bedeutendste Event in diesem Bereich in Afrika öffnet am Samstag, den 30. November, in der Hauptstadt Malis seine Pforten.
Streams of Consciousness, Les courants de conscience, so lautet der Titel dieser zwölften Auflage, die darauf abzielt, dieses wichtige Treffen für afrikanische und Diasporakünstler zu erneuern.
Interview mit Astrid Sokona Lepoultier, Franco-Malierin, mit Sitz in Paris und Bamako, und Co-Kuratorin der Afrikanischen Fotografie-Biennale 2019.
RFI: Das Motto dieser zwölften Ausgabe der Rencontres de Bamako ist in gewisser Weise „Platz für Frauen“. Inwiefern ändert sich dadurch das Konzept der Biennale?
Der Platz der Frau in der Fotografie wurde bei der Auswahl des Programms der Rencontres de Bamako als Notwendigkeit, Pflicht und vor allem als Selbstverständlichkeit angesehen. Das Thema dieser Ausgabe, ausgewählt vom künstlerischen Leiter Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, ist Die Ströme des Bewusstseins. Dies bezieht sich auf einen soziologischen Begriff, der vom amerikanischen Psychologen und Philosophen William James entwickelt wurde. Auf die Fotografie angewandt, geht es darum, wie Fotografen die Welt, in der sie leben, anvisieren, wahrnehmen, interpretieren und denken. Die Wahl dieses Themas für die Biennale ist ein wenig so, als würde man auf nicht erschöpfende Weise einen Geisteszustand der zeitgenössischen afrikanischen Welt präsentieren. Um diesen Geisteszustand zu repräsentieren, wie könnten wir Frauen ignorieren. Sie haben auch das Recht, ihre Gefühle auszudrücken, über ihre Erfahrungen, ihre Sorgen, ihren Alltag und den der Anderen zu sprechen.
Welche Schwierigkeiten haben Fotografinnen?
Ich bin Franco-Malierin, ich bin in Mali aufgewachsen. Und ich glaube nicht, dass eine malische Fotografin mehr Schwierigkeiten oder weniger Möglichkeiten hätte als ein männlicher Fotograf in Mali. Die Probleme sind die gleichen , d.h. die Galerien und die Ausstellungsmöglichkeiten sind gering. Es gibt nicht unbedingt einen rechtlichen Rahmen um den Beruf herum. Und Sammler sind selten. Für einen Fotografen, der Künstler ist, ist es in Mali schwierig zu überleben. Aber es ist wichtig, das Überschäumen der Frauenfotografie in Mali zu fördern, aus dem einfachen Grund, weil sowohl die männlichen als auch die weiblichen Fotografen Vorwände nutzen müssen, um Lösungen zu finden. Also beschlossen sie, es gemeinsam zu tun, indem sie Kollektive gründeten. In diesem Jahr stellen wir beispielsweise das Kollektiv Association des femmes photographes du Mali (AFPM, Verband der Footografinnen Malis) vor, das 2007 von Amsatou Diallo gegründet wurde.
Abgesehen von den Fotografinnen sind es auch Orte, die von der Anwesenheit von Frauen durchdrungen sind, die diese Biennale kennzeichnen, wie z.B. das Muso-Kanada Frauen-Museum oder das Mädchengymnasium Aminata-Bâ.
Wir sind bei der Auswahl der Fotos, die wir in dieser Schule präsentieren, sehr sorgfältig vorgegangen. Es ist wichtig, Inhalte zu schaffen, die pädagogisch und zum Nachdenken anregend sind. Ein Teil der Auswahl der Rencontres de Bamako ist mit Themen rund um die Darstellung des schwarzen Körpers, die Darstellung der Frau, aber auch mit der Frage nach der Diaspora oder Geschichte verbunden. Und auch, um zu zeigen, was in Mali getan wird. Zum Beispiel die Ausstellung Musow Ka Touma Sera, (Dies ist die Zeit der Frauen in Bamanankan, der Sprache des Landes, Ed) ein spezielles Projekt, das von einer malischen Kuratorin, Fatima Bocoum, entworfen wurde. Sie beschloss, die Arbeiten malischer Künstlerinnen zu präsentieren. Es ist interessant, diesen jungen Mädchen im Gymnasium das Potenzial zu zeigen, wie man durch Zusammenarbeit Synergien schaffen kann. Und vielleicht, um Berufungen bei einigen Mädchen zu wecken.
Bewusstseinsströme ist das Thema der Biennale. Eine Anspielung auf die innere Stimme des Fotografen. Was diese innere Stimme betrifft, was hat Sie an den gezeigten Fotos am meisten beeindruckt?
Die ausgewählten Projekte sind sehr unterschiedlich, vielfältig, sowohl formal als auch inhaltlich: Fotografien, Installationen, Videos… Es gibt bestimmte Trends, die auftauchen und sich vielleicht an dem Thema dieser zwölften Auflage orientiert haben: Es gibt einige eher spirituelle Fragestellungen, die sich ergeben. Zum Beispiel die sehr persönlichen und introspektiven Ansätze einiger Künstler wie Godelive Kabena Kasangati (DRCongo) oder Adeola Olagunju aus Nigeria. Sie wagen es, über ihr Inneres, ihr inneres Selbst zu sprechen. Die Madagassin Emmanuelle Andrianjafy und die Nigerianerin Rahima Gambo präsentieren Werke, die aus physischen Wanderschaften entstanden sind und die das Herumirren des Körpers im Raum mit der Katharsis des Geistes in Verbindung bringen.
Und es gibt auch Fragen zu traditionellen Glaubensvorstellungen und Religionen, die wieder auftauchen. .
Ja, in Bezug auf die Geschichte und die heutige Welt. Dies ist der Fall bei Buhlebezwe Siwani aus Südafrika, deren Werk sich mit den Auswirkungen des Christentums auf die Wahrnehmung des Körpers von schwarzen Frauen in Südafrika befasst. Der Körper der schwarzen Frau ist ein Thema, das immer wieder angesprochen wird, insbesondere die Gewalt, die körperlich oder moralisch gegen ihn ausgeübt wird.
Die italienisch-senegalesische Künstlerin Adji Dieye verwendet die Werbecodes eines in Afrika sehr beliebten Brühwürfels. Sie zeigt, wie diese Werbecodes Stereotypen darüber verewigen können, wie afrikanische Frauen sein und handeln sollen.
Sie wurden von einem französischen Vater und einer malischen Mutter, ansässig in Paris und Bamako, geboren. Galeristen, aber auch afrikanische Künstler, die ihre Werke auf internationalen Messen wie FIAC oder AKAA präsentieren, haben für die Produktion und den Verkauf ihrer Werke oft einen Fuß in Afrika und einen anderen in Europa. Zum ersten Mal druckte die Biennale in Mali fast alle 1500 Bilder, die auf der Biennale ausgestellt waren. Was bedeutet das?
Diese Ausgabe markiert für die Rencontres de Bamako einen Wendepunkt auf mehreren Ebenen: Zuvor wurde die Veranstaltung vom malischen Kulturministerium und dem Institut Français gemeinsam organisiert. In diesem Jahr liegt die Organisation ausschließlich in der Verantwortung des malischen Kulturministeriums, und das französische Institut wird Partner. Mit diesem Strukturwandel sind viele Herausforderungen entstanden, und wir müssen Lösungen finden. Dies erfordert vor allem eine malische Produktion. Und das ist etwas absolut Notwendiges. Wie kann man von Bamako als der afrikanischen Hauptstadt der Fotografie sprechen und die Abzüge der Biennale nicht in Bamako produzieren?
Und heute haben wir Profis, die das sehr gut machen. Ich denke, alle werden über das Ergebnis sehr glücklich sein. Wir sind sehr stolz auf das, was in diesem Jahr in Mali erreicht wurde.
Die Sicherheit war ein großes Anliegen beim 50-jährigen Jubiläum von Fespaco, dem panafrikanischen Filmfestival in Burkina Faso. Mali bleibt ein als sehr sensibel geltender Bereich. Können sich die Festivalbesucher in Bamako sicher zwischen den verschiedenen Ausstellungsorten bewegen?
Wie ich immer sage, sind wir in Mali nicht weniger sicher als in Frankreich oder anderswo. Einfach weil die Gefahr überall besteht. Im Bereich der Sicherheit wurden Maßnahmen ergriffen, und dann müssen wir meiner Meinung nach weiter kämpfen und dürfen diesem Obskurantismus nicht nachgeben. Wir müssen weiterhin Schönheit und Kultur hervorbringen, einfach leben.
© 2019 rfi.fr

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