GEGEN GENDERBASIERTE GEWALT: DEN OPFERN EINE STIMME GEBEN – 16 jours contre les VBG: donner la parole aux victimes

VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE (VBG)
Violence basée sur le genre est un terme générique pour désigner tout acte nuisible/préjudiciable perpétré contre le gré de quelqu’un et qui est basé sur des différences socialement prescrites entre hommes et femmes
Comprennent :
• les abus sexuels,
• les viols,
• les mariages précoces et ou forcé
• les Mutilations génitales féminines
• le harcèlement sexuel,
• le trafic d’influence sur les victimes en milieu professionnel,
• la prostitution forcée
Et toutes les formes d’actes infligés physiquement, mentalement, les menaces, la coercition et la privation de liberté.

Source: Femmes et Droits Humains (sur fb)

GENDER-BASIERTE GEWALT oder
Geschlechtsspezifische Gewalt ist ein Oberbegriff für jede schädliche bzw. abträgliche Handlung, die gegen den Willen eines Menschen begangen wird und auf den gesellschaftlich vorgegebenen Unterschieden zwischen Männern und Frauen beruht.
Das schließt ein:
– sexuellen Missbrauch,
– Vergewaltigungen,
– frühe und/oder Zwangsehen
– Genitalverstümmelung bei Frauen (FGM)
– sexuelle Belästigung,
– unerlaubte Beeinflussung der Opfer im Arbeitsleben,
– Zwangsprostitution
Und alle Formen von Handlungen, die körperlich, psychisch, durch Drohungen, Zwang und Freiheitsentzug verübt werden.

1. 16 Tage Aktivismus gegen Genderbezogene Gewalt: Den Opfern eine Stimme geben
aBamada – 23.11.2019
Vom 25. November, dem Internationalen Tag zur Beseitigung der Gewalt gegen Frauen, bis zum 10. Dezember, dem Tag der Menschenrechte, bietet die Kampagne „16 Tage Aktivismus“ gegen Gewalt gegen Frauen Gelegenheit, Aktionen zur Beendigung der Gewalt gegen Frauen und Mädchen auf der ganzen Welt zu fördern.
2. 16 Tage Aktivismus im Kampf gegen genderbasierte Gewalt: die Liebe zu meinem Mann, mein Unglück
maliennemoi – 08.12.2019
Im Rahmen der 16 Tage Aktivismus zur Bekämpfung genderbasierter Gewalt trafen wir eine Hausfrau, die um Anonymität bat. Die gute Dame erzählt uns unter Tränen von ihrem täglichen Martyrium.
3. 16 Tage Aktivismus gegen genderbezogene Gewalt: Ganz Mali sagt „NEIN“
Integrierte multidimensionale Stabilisierungsmission der Vereinten Nationen in Mali (MINUSMA) – 13.12.2018
Genderbezogene Gewalt: das Ausmaß des Problems in Mali…….
In Mali sind Statistiken über genderbezogene Gewalt sehr beunruhigend.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DeepL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN
1. 16 jours d’activisme contre les VBG: donner la parole aux victimes
aBamada
Par CHRISTELLE KONE
Du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, Journée des droits de l’homme, la campagne «16 jours d’activisme » contre la violence faite aux femmes donnera l’occasion de dynamiser les actions visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles partout dans le monde. Cette campagne internationale annuelle a été lancée en 1991. Elle a été initiée par le premier Institut international pour le leadership des femmes et coordonnée par le Centre pour le leadership global des femmes.
‘’Ecoutez-moi Aussi’’, tel est le thème de la campagne. Et de fait, depuis la nuit des temps l’impunité, le silence et la stigmatisation ont permis à la violence contre les femmes de s’aggraver jusqu’à atteindre des proportions de pandémie. Ainsi, une femme sur trois dans le monde subit des violences basées sur le genre. Selon les statistiques, les femmes africaines trainent le lourd bilan de ces violences à cause des pesanteurs socioculturelles. C’est pourquoi la parole sera donnée aux femmes pour qu’elles expliquent les douleurs qu’elles ressentent à chaque coup qu’elles subissent.
En effet, la majorité de ces victimes souffrent dans un silence total. Comme le précise Mme Cissé Aïssata MARIKO, une comédienne à Bamako, une femme mariée qui se confie à sa famille sur ses problèmes de couple, la première chose qu’on lui dit, c’est qu’il faut faire preuve de patience et que tout va s’arranger. « Du coup, ces femmes-là sont toujours renfermées sur leurs problèmes et n’osent pas se confier, ce qui provoque ces cas de violences, car les hommes agissent en toute impunité», a-t-elle déploré. Comme pour enfoncer le clou ; Mme CISSE déplore que toutes celles qui ont le courage d’en parler devant les juridictions, se retrouvent lésées par des décisions de justice qui ne sont guère à la hauteur des actes commis à leur encontre. « Quand il y a des décisions de prises, ce sont souvent des peines courtes : deux à trois ans de prison. Il arrive parfois que les auteurs de ces crimes bénéficient d’une liberté provisoire. Avez-vous déjà vu un criminel en liberté provisoire » S’interroge-t-elle ? Elle a ainsi encouragé les femmes à saisir cette campagne de 16 jours, pour se faire entendre devant les décideurs et les leaders d’opinion. «Je suis heureuse de savoir que le Mali ne restera pas en marge de cette campagne et surtout du thème qui sied parfaitement à notre réalité. Il faut vraiment briser le silence ! J’invite donc mes sœurs à venir témoigner, lors des manifestations », a-t-elle lancé, avant de signaler que cette campagne doit aussi être une occasion pour sensibiliser les hommes à ne plus violenter une femme.
Quant à Mme Founé Bintou SAMAKE, présidente du réseau panafricain de Wildaf-Mali, elle a rappelé que le Mali est partie prenante de presque toutes les conventions de protection et de promotion des droits des femmes. Ce qui est un grand acquis, selon elle. « Mais, aujourd’hui, nous sommes confrontés à l’application de ces textes. Malgré ces conventions, les mœurs maliennes sont très imprégnées et cela est un problème. Il y a les pratiques qui sont très différentes du contenu des textes. C’est ce qui complique beaucoup la situation des femmes au Mali, parce que les gens vivent leurs us et coutumes et ne tiennent pas compte des textes, souvent méconnus », avoue Mme SAMAKE.
Selon l’ONU Femmes Afrique en 2015, le Mali a enregistré 1 468 cas déclarés. Entre les violences physiques et psychologiques, les femmes maliennes feraient face à plus de 20 types de violences régulières.
Signalons que contrairement à ses voisins de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme le Sénégal ou le Benin, le Mali ne possède pas de législation punissant les violences basées sur le genre. Cependant, ces derniers temps les hautes autorités politiques et religieuses ont réaffirmé leur volonté d’aller de l’avant pour l’adoption d’une telle législation. Un engouement qui s’est notamment manifesté lors de la séance de plaidoyer sur les violences basées sur le genre avec les hautes autorités religieuses
Comme les années précédentes, ces 16 jours d’activisme permettront aux leaders d’opinion et organisations de lutte pour le droit des femmes de faire des plaidoyers auprès des décideurs du monde entier pour un mécanisme approprié de lutte contre les violences faites aux femmes.
© 2019 aBamada

2. 16 jours d’activisme dans la lutte contre les VBG : l’amour de mon mari, mon malheur
maliennemoi – 08.12.2019
Dans le cadre des seize jours d’activisme de lutte contre les violences basées sur le genre, nous avons rencontré une femme au foyer qui a requis l’anonymat. La bonne dame nous raconte son calvaire quotidien dans les larmes. Une situation qui, selon elle, lui a été imposée par sa belle-mère, la maman de son mari, par jalousie.
C’est une femme malheureuse que nous avons rencontrée grâce à l’Association Femme Battue, sise à Hamdallaye en Commune IV du District de Bamako. Avec le cœur meurtri, notre interlocutrice âgée d’environ 45 ans nous raconte : « Je suis mariée et je vis dans mon foyer il y a de cela plus de 15 ans. J’ai six enfants avec mon mari. Les ennuis ont commencé depuis environ quatre ans. Tout allait bien entre mon mari et moi, mais tout d’un coup, j’ai commencé à avoir les reproches de ma belle-mère qui m’accusait d’avoir dominé son fils, mon mari. Elle me disait que j’avais la main mise sur les biens de son fils. Elle disait également que mon mari m’aimait trop et cela nuisait à la cohésion familiale. Elle a tout fait pour susciter la colère de mon mari qui m’a finalement tourné le dos.
C’est ma belle-mère qui nous a divisés. D’abord, mon mari et moi, nous nous sommes disputés. Du coup, sa maman, est venu me demander de quitter mon foyer et je lui ai fait savoir que je ne peux pas partir de mon foyer en abandonnant mes six (6) enfants. Elle et son fils, mon mari, m’ont mise à la porte. Alors, nous sommes allés à la police qui nous a renvoyés devant le tribunal. Entre-temps, mon mari a pris une nouvelle femme qu’il a logée dans ma chambre. Quand je suis revenue, ma chambre était occupée par cette dame et maintenant je dors dans la chambre de mes enfants, avec ceux. Jusqu’ici, il n’y a pas de communion entre mon mari et moi alors que tout allait bien jusqu’à ce que ma belle-mère devienne jalouse de moi. Aujourd’hui, l’homme qui m’a tant aimée me bat tout le temps pour sa nouvelle femme. C’est vraiment difficile de vivre tout ça et…(elle fond en larmes). Et je ne veux pas abandonner mes six enfants. Aussi, à mon âge, où vais-je aller ? »
Dépassée par les faits et traumatisée par son mari et sa belle-mère, c’est à l’Association Femme Battue (AFB) que la bonne dame s’est confiée. « Je suis venue chercher de l’aide au niveau de l’Association Femme Battue. Quand la famille m’a obligée à aller à la police, quelqu’un m’a conseillée de venir voir cette association. Les responsables de l’association m’ont écoutée et ils m’ont donné beaucoup de conseils. Ils m’ont aussi promis de parler à mon mari. J’espère qu’il y aura une issue positive, car je ne veux pas perdre mon mariage. Voilà pourquoi je préfère… (elle fond encore en larmes). Je préfère y aller par la voie pacifique »,a-t-elle dit.
Avertie, notre interlocutrice conseille les autres femmes à plus de prudence dans leurs foyers, car elle estime qu’en réalité, il n’y a pas de justice réelle dans une vie de couple. « Malgré tout, c’est la femme qui en sort perdante »,a-t-elle conclu avec un regard désespéré et envahi de larmes.
© 2019 maliennemoi.org

3. 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre : tout le Mali dit „NON“
Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) – 13.12.2018
Du 25 novembre au 10 décembre 2018, le Mali a commémoré les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Cette campagne débute le 25 novembre de chaque année par la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, et se termine le 10 décembre avec la Journée internationale des droits de l’Homme.
(…)
Les violences basées sur le genre : l’ampleur du problème au Mali…
Au Mali, les statistiques sur les violences basées sur le genre sont d’une grande préoccupation. A titre d’exemple, le taux d’excision chez les femmes de 15-49 ans est de 91% (UNFPA). De plus, la crise de 2012 a entraîné une augmentation inquiétante des violences perpétrées contre des femmes et des filles à travers le pays. Mariages forcés et/ou précoces, dénis de ressources, ou encore mutilations génitales, pour ne citer que celles-là, ont sérieusement augmenté.
Dans sa déclaration à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes et aux filles, le Secrétaire Général des Nations Unies a appelé à plus d’engagement de la part de chacun dans la lutte contre ce fléau qui gangrène les sociétés.
A l’heure actuelle, le Mali, contrairement à plusieurs de ses voisins de la CEDEAO, ne possède pas de législation punissant les violences basées sur le genre. Depuis janvier 2017, la MINUSMA aux côtés de ses partenaires a participé à la rédaction de l’avant-projet de loi qui a été transmis au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ainsi qu’au ministère de la Justice. Ce texte est en attente de validation par le gouvernement, après transfert à l’Assemblée Nationale pour débat, en vue de son adoption. L’adoption d’une loi réprimant les violences basées sur le genre au Mali n’est désormais plus très loin.
© 2018 minusma.unmissions.org

1. 16 Tage Aktivismus gegen Genderbezogene Gewalt: Den Opfern eine Stimme geben
aBamada – 23.11.2019
Von CHRISTELLE KONE
Vom 25. November, dem Internationalen Tag zur Beseitigung der Gewalt gegen Frauen, bis zum 10. Dezember, dem Tag der Menschenrechte, bietet die Kampagne „16 Tage Aktivismus“ gegen Gewalt gegen Frauen Gelegenheit, Aktionen zur Beendigung der Gewalt gegen Frauen und Mädchen auf der ganzen Welt zu fördern. Diese alljährliche internationale Kampagne wurde 1991 gestartet. (…)
„Hört mir auch zu“ ist das Thema der Kampagne. Tatsächlich haben Straflosigkeit, Schweigen und Stigmatisierung seit jeher dazu geführt, dass die Gewalt gegen Frauen zu einem pandemischen Ausmaß eskalierte. So leidet jede dritte Frau auf der Welt an genderbasierter Gewalt. Statistiken zufolge ertragen afrikanische Frauen den hohen Tribut dieser Gewalt aufgrund soziokultureller Zwänge. Deshalb wird den Frauen das Wort erteilt, um den Schmerz zu erklären, den sie mit jedem Schlag empfinden, den sie erleiden.
In der Tat leidet die Mehrzahl dieser Opfer in absoluter Stille. Wie es Frau Cissé Aïssata MARIKO, eine Schauspielerin in Bamako, erklärt: einer verheirateten Frau, die sich ihrer Familie über ihre Beziehungsprobleme anvertraut, wird als Erstes gesagt, man müsse etwas Geduld haben und alles werde gut werden. „Dadurch bleiben diese Frauen immer mit ihren Problemen allein und wagen es nicht, sich jemandem anzuvertrauen, was diese Fälle von Gewalt verursacht, weil die Männer Straffreiheit haben“, beklagte sie. Als ob man den Nagel in den Sarg schlagen würde: Frau CISSE bedauert, dass all jene, die den Mut haben, vor Gericht darüber zu sprechen, durch Gerichtsentscheidungen benachteiligt werden, Entscheidungen, die kaum in der Lage sind, die ihnen zugefügten Taten zu verarbeiten. „Wenn es zu Entscheidungen kommt, sind es oft kurze Strafen: zwei bis drei Jahre Gefängnis. Manchmal wird den Tätern dieser Verbrechen eine vorläufige Freilassung gewährt. Hast du schon mal einen Verbrecher auf Bewährung gesehen?“ fragt sie sich. Sie ermutigte daher Frauen, diese 16-tägige Kampagne zu nutzen, um ihre Stimme vor Entscheidungsträgern und Meinungsführern zu erheben. „Ich bin froh zu wissen, dass Mali nicht am Rande dieser Kampagne und insbesondere des Themas stehen wird, das perfekt zu unserer Realität passt. Wir müssen wirklich das Schweigen brechen! Deshalb lade ich meine Schwestern ein, während der Demonstrationen zu kommen und auszusagen“, sagte sie und wies darauf hin, dass diese Kampagne auch eine Gelegenheit sein muss, das Bewusstsein der Männer gegen Vergewaltigungen zu schärfen.
Frau Founé Bintou SAMAKE, Präsidentin des Panafrikanischen Wildaf-Mali-Netzwerks, erinnerte daran, dass Mali fast allen Übereinkommen zum Schutz und zur Förderung der Rechte der Frau beigetreten ist. Das ist eine große Errungenschaft, sagt sie. „Aber heute sind wir mit der Umsetzung dieser Texte konfrontiert. Trotz dieser Übereinkünfte ist die malische Sittenordnung sehr stark ausgeprägt, und das ist ein Problem. Es gibt Praktiken, die sich erheblich vom Inhalt der Texte unterscheiden. Das kompliziert die Situation der Frauen in Mali enorm, denn die Menschen leben ihre Sitten und Gebräuche und berücksichtigen dabei nicht die oft unbekannten Texte“, gibt Frau SAMAKE zu.
Laut UN Women Africa im Jahr 2015 verzeichnete Mali 1.468 gemeldete Fälle. Zwischen physischer und psychischer Gewalt sind die malischen Frauen mehr als 20 Arten von regelmäßiger Gewalt ausgesetzt.
Es sei darauf hingewiesen, dass Mali im Gegensatz zu seinen Nachbarn in der Wirtschaftsgemeinschaft westafrikanischer Staaten (ECOWAS) wie Senegal oder Benin keine Gesetze zur Bestrafung von geschlechtsspezifischer Gewalt hat. In jüngster Zeit haben die hohen politischen und religiösen Autoritäten jedoch ihre Bereitschaft bekräftigt, die Verabschiedung solcher Gesetze voranzutreiben. Dies wurde besonders deutlich bei der Lobbyarbeit zum Thema genderbasierte Gewalt mit hochrangigen Religionsführern.
Wie in den Vorjahren werden diese 16 Tage Aktivismus es Meinungsführern und Frauenrechtsorganisationen ermöglichen, sich bei Entscheidungsträgern auf der ganzen Welt für geeignete Instrumente zur Bekämpfung von Gewalt gegen Frauen einzusetzen.
© 2019 aBamada

2. 16 Tage Aktivismus im Kampf gegen genderbasierte Gewalt: die Liebe zu meinem Mann, mein Unglück
maliennemoi – 08.12.2019
Im Rahmen der 16 Tage Aktivismus zur Bekämpfung genderbasierter Gewalt trafen wir eine Hausfrau, die um Anonymität bat. Die gute Dame erzählt uns unter Tränen von ihrem täglichen Martyrium. Eine Situation, die ihr nach eigenen Angaben von ihrer Schwiegermutter aus Eifersucht aufgezwungen wurde.
Eine unglückliche Frau, die wir über den Verein der geschlagenen Frauen mit Sitz in Hamdallaye in der Gemeinde IV des Bezirks Bamako kennengelernt haben. Mit einem erschütterten Herzen erzählt uns unsere 45-jährige Gesprächspartnerin: „Ich bin verheiratet und lebe seit mehr als 15 Jahren in meinem Haus. Ich habe sechs Kinder mit meinem Mann. Der Ärger begann vor etwa vier Jahren. Alles war in Ordnung zwischen meinem Mann und mir, aber plötzlich bekam ich Vorwürfe von meiner Schwiegermutter, die mich beschuldigte, ihren Sohn, meinen Mann, zu dominieren. Sie sagte mir, dass ich die Kontrolle über das Eigentum ihres Sohnes habe. Sie sagte auch, dass mein Mann mich zu sehr liebte und dass dies den Zusammenhalt der Familie beeinträchtige. Sie tat alles, um meinen Mann wütend zu machen, und er drehte mir schließlich den Rücken zu.
Es war meine Schwiegermutter, die uns getrennt hat. Zuerst hatten mein Mann und ich einen Streit. Daraufhin kam seine Mutter, um mich zu bitten, mein Haus zu verlassen, und ich ließ ihn wissen, dass ich nicht gehen kann, weil ich dann meine sechs (6) Kinder verlasse. Sie und ihr Sohn, mein Mann, warfen mich raus. Also gingen wir zur Polizei, die uns an das Gericht verwies. In der Zwischenzeit nahm sich mein Mann eine neue Frau und brachte sie in mein Zimmer. Als ich zurückkam, war mein Zimmer von dieser Dame besetzt und jetzt schlafe ich mit meinen Kindern in deren Zimmer. Bislang gibt es kein Einvernehmen zwischen meinem Mann und mir, während alles in Ordnung war, bis meine Schwiegermutter eifersüchtig auf mich wurde. Heute schlägt mich der Mann, der mich so sehr geliebt hat, dauernd wegen seiner neuen Frau. Es ist wirklich schwer, das alles durchzustehen und…. (sie weint). Und ich will meine sechs Kinder nicht im Stich lassen. Wo soll ich denn in meinem Alter hingehen? »
Überwältigt von den Fakten und traumatisiert von ihrem Mann und ihrer Schwiegermutter, vertraute sich die gute Frau der Association Femme Battue (AFB) an. „Ich kam zur AFB, um Hilfe zu holen. Als die Familie mich zwang, zur Polizei zu gehen, riet mir jemand, diesen Verein aufzusuchen. Die Verantwortlichen des Vereins haben mir zugehört und mir viele Ratschläge gegeben. Sie versprachen auch, mit meinem Mann zu sprechen. Ich hoffe, dass es ein positives Ergebnis geben wird, denn ich will meine Ehe nicht verlieren. Deshalb bevorzuge ich…. (sie weint wieder). Ich ziehe es vor, mit friedlichen Mitteln dorthin zu gehen“, sagte sie.
In Kenntnis der Sachlage rät unsere Gesprächspartnerin anderen Frauen, in ihrem Heim vorsichtiger zu sein, denn sie glaubt, dass es keine wirkliche Gerechtigkeit im Leben eines Paares gibt. „Trotz allem ist es die Frau, die am Ende verliert“, schloss sie mit einem verzweifelten und tränenreichen Blick.
© 2019 maliennemoi.org

3. 16 Tage Aktivismus gegen genderbezogene Gewalt: Ganz Mali sagt „NEIN“
Integrierte multidimensionale Stabilisierungsmission der Vereinten Nationen in Mali (MINUSMA) – 13.12.2018
Vom 25. November bis 10. Dezember 2018 beging Mali 16 Tage des Aktivismus gegen genderbezogene Gewalt. Diese Kampagne beginnt jedes Jahr am 25. November mit dem Internationalen Tag zur Beseitigung von Gewalt gegen Frauen und Mädchen und endet am 10. Dezember mit dem Internationalen Tag der Menschenrechte.
(…)
Genderbezogene Gewalt: das Ausmaß des Problems in Mali…….
In Mali sind Statistiken über genderbezogene Gewalt sehr beunruhigend. So beträgt beispielsweise die FGM-Rate bei Frauen im Alter von 15-49 Jahren 91% (UNFPA). Darüber hinaus hat die Krise von 2012 zu einer besorgniserregenden Zunahme der Gewalt gegen Frauen und Mädchen im ganzen Land geführt. Zwangs- und/oder Frühehen, Ressourcenverweigerung oder Genitalverstümmelung, um nur einige zu nennen, haben stark zugenommen.
(…)
Derzeit gibt es in Mali im Gegensatz zu vielen seiner ECOWAS-Nachbarn keine Gesetze, die genderbezogene Gewalt bestrafen. Seit Januar 2017 ist die MINUSMA zusammen mit ihren Partnern an der Ausarbeitung des Gesetzentwurfs beteiligt, der dem Ministerium für Frauen, Kinder und Familienentwicklung und dem Justizministerium übermittelt wurde. Dieser Text wartet auf die Validierung durch die Regierung, nachdem er der Nationalversammlung zur Diskussion vorgelegt wurde, damit er verabschiedet werden kann. Die Verabschiedung eines Gesetzes gegen genderbasierte Gewalt in Mali ist in greifbare Nähe gerückt.
© 2018 minusma.unmissions.org

3 Gedanken zu „GEGEN GENDERBASIERTE GEWALT: DEN OPFERN EINE STIMME GEBEN – 16 jours contre les VBG: donner la parole aux victimes

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