VESPA, DIE LEIDENSCHAFT VIELER MALIER*INNEN – La moto vintage « Vespa » est une passion au Mali

Vespa-Leidenschaft in Bamako
oder:
In Mali ist die Liebe zum italienischen Oldtimermoped zeitlos

Foto (c) peopleofprint.com/Malick Sidibé: Les jeunes femmes à la Vespa – Junge Frauen auf der Vespa

In Mali, love for Italy’s vintage scooter is timeless
AFP/ The Local it – 12 October 2019
Seydou Seck’s Vespa is 41 years old, but he sits upright and proud on the ancient grey scooter when he heads down Bamako’s Independence Avenue.

DIESMAL (leider nur) ENGLISCH WEITER UNTER DEM ORIGINAL

Passion Vespa à Bamako
AFP – 12 oct 2019 à 09:00
Par Amaury HAUCHARD
Seydou Seck a le dos droit et fière allure quand il remonte l’avenue de l’Indépendance, à Bamako, au guidon de sa vieille Vespa 1978 à la peinture grise décrépite.

Seydou Seck circule sur sa Vespa dans une rue de Bamako le 21 septembre 2019

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Seydou Seck circule sur sa Vespa dans une rue de Bamako le 21 septembre 2019 – Seydou Seck fährt auf seiner Vespa durch Bamako, am 21.September 2019

Refaire le tour du quartier pour les photos? Aucun problème ! Il se prête à l’exercice avec joie sous l’oeil amusé des Maliens alentour.

Regardez la vidéo sur twitter => https://twitter.com/JTAtv5monde/status/1183125626670202881

„On n’est plus beaucoup à Bamako à avoir des Vespa. Alors on se connait, on se fait des appels de phare quand on se croise“, explique l’aficionado de 60 ans, photographe de mariage dans la vie.
Moins de cent exemplaires du scooter de marque italienne circuleraient encore à Bamako selon son estimation. D’autres disent davantage, mais pas plus de 500 de l’avis général. L’écrasante majorité date des années 1970.
La „guêpe“ (le sens de Vespa en italien) est devenue une affaire de passionnés dans la capitale du Mali. C’est le cas ailleurs, en Indonésie, en Inde, au Vietnam, des pays qui ne sont pas rongés par les conflits depuis près de dix ans comme le Mali.
Le constructeur italien Piaggio dit avoir vendu 19 millions de Vespa dans le monde depuis 1946. Piaggio n’étant pas présent au Mali, c’est sans doute au gré de voyages ou d’échanges que les Vespa y sont entrées.
Plus d’un ménage malien sur deux a une moto, selon des chiffres officiels. A Bamako, ville coupée en deux par le Niger et livrée aux embouteillages interminables, règne la „Djakarta“, moto de fabrication asiatique qui a inondé le marché dans les années 2000.
– C’était mieux avant –
Les antiques Vespa, dont il faut importer les pièces de rechange, disparaissent peu à peu. Seydou Seck fait partie des irréductibles.
„Il faut comprendre, elle se prêtait à tous les âges: les jeunes en jeans, les femmes, les vieux en boubou“, raconte-il. „La Vespa, c’est le confort !“
Il évoque ses virées en brousse sur sa vieille bécane – „la seule de toutes les motos ici à avoir une roue de secours“ – et le bruit „particulier“ du moteur sur les pistes en latérite.
„Il y a six ans, j’ai déchiré le tambour arrière en brousse. J’ai dû marcher 14 km pour aller à Kolokani, appeler le mécano à Bamako pour qu’il envoie la pièce dans la ville“, relate-t-il. Il en rit, mais, pour rien au monde, il ne se séparerait de son engin.
Le mécano que Seydou Seck avait appelé à l’époque, c’est Adama Guindo, 51 ans.
Adama Guindo insiste: il ne répare que des Vespa depuis qu’il a commencé à travailler à 15 ans. A la fin des années 2000, il a repris le business quand son patron est mort. L’affaire roulait, à l’époque.
„Dans le temps, c’était facile, elle (la Vespa) avait une notoriété. Aujourd’hui, c’est compliqué, les fournisseurs n’envoient des pièces de rechange qu’en fonction de la demande. Et elle est très faible ici“, souligne-t-il.
– Posture –
Le paysage pourrait changer en 2020. Piaggio dit qu’il compte se lancer indirectement sur le marché malien, par l’intermédiaire d’un importateur installé au Maroc, qui exportera des motos, des accessoires et des pièces de rechange.
Piaggio mise sur le goût, de plus en plus prononcé selon lui, des Africains en général pour des deux-roues sophistiqués et non pas seulement des mobylettes faciles d’entretien.
La rondelette Italienne occupe déjà une place à part dans la culture du Mali. Les clichés du grand photographe malien Malick Sidibé la montrent comme un des objets du quotidien des habitants de Bamako.
Dans ce Mali des années 1960-70, en paix et en plein exode rural, la moto devient „associée à la vie urbaine, devient un objet d’art“, dit Igo Diarra, directeur de la galerie Medina et directeur des Rencontres de Bamako, la biennale africaine de la photographie.
„Il y a une histoire de posture, c’était la moto des jeunes premiers qui avaient réussi“, analyse-t-il.
Sur l’affiche des prochaines Rencontres 2019, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta pose sur une Vespa, comme au temps de Malick Sidibé. Celle-là est grise et la peinture s’écaille: c’est celle de Seydou Seck. Il en sourit: „Le président s’est assis sur ma Vespa, c’est bien pour sa valeur…
© 2019 AFP

Des Vespa en attente d'être réparées dans un garage de Bamako le 23 septembre 2019

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Des Vespa en attente d’être réparées dans un garage de Bamako le 23 septembre 2019 – Vespas warten auf Reparatur (oder aufs Ausschlachten) in der Werkstatt von Adama Guindo in Bamako, am 23.Sept.2019

In Mali, love for Italy’s vintage scooter is timeless
AFP/ The Local it – 12 October 2019

By  ….?
Seydou Seck’s Vespa is 41 years old, but he sits upright and proud on the ancient grey scooter when he heads down Bamako’s Independence Avenue.
In a city flooded with cheap, Indonesian-made two-wheelers, the classic Italian-made Vespa has a passionate following.
Enthusiasts like Seck reckon several hundred venerable Vespas are still cruising the streets of the Malian capital, most of them survivors of the 1970s.
„We all know each other and flash our lights when we pass each other,“ says Seck, 60, a wedding photographer by trade.
The Vespa — its name means „wasp“ in Italian — has a special place in Malian hearts.
For many, it’s a symbol of the 1960s and 70s, when the country was at peace and cities bustled with people streaming in from the countryside, eager for an easier life.
„The Vespa was the bike which young people bought when they started to make money,“ says Igo Diarra, curator of „Rencontres de Bamako“ (Bamako Meetings), an upcoming biennial exhibition of African photography.
„Posing in front of machines like the Vespa was a sign of respectability and social success.“
Vespa’s manufacturer Piaggio estimates it has sold 19 million scooters since 1946.
Its sales network does not extend to Mali, but Vespas readily made their way into the country from neighbouring states, finding a ready market for people craving mobility.
One out of every two Malian households today has a moped, three times more than 20 years ago, according to official figures.
In Bamako, a sprawling city cut in two by the Niger River, two-wheelers are crucial for weaving through the traffic and crossing the clogged bridges.
But most of them are Jakartas — an Indonesian model that began to flood the local market at the start of this century.
Classic Vespas are starting to disappear as mechanics and riders struggle to get parts for repairs.
Seck says he and many other Vespa-lovers turn to Adama Guindo, 51, a mechanic who began to specialise in the Italian scooter when he started to work 36 years ago.
„In the old days, it was easy,“ Guindo said.
„But today it’s complicated — the suppliers only send spare parts if there is a demand, and demand here is low.“
A vicious circle is thus squeezing the Vespa: fewer surviving models means that fewer spare parts for them are available, and the scooter’s distinctive wasp-like buzz becomes even rarer.
In Adama’s workshop, four half-stripped Vespas sit waiting for the surgeon to cannibalise them and give life to others.
„The Jakartas have killed the Vespa, but we’re still here!“ Adama said with a tone of defiance.
© 2019 AFP/thelocal.it

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