ERZÄHLUNGEN VON SOLIDARITÄT UND SCHULMANGEL IN ZENTRALMALI – Contes de solidarité et de manque d’école

2. Erzählung von einer nicht so alltäglichen Solidarität in Mali in Zeiten des Krieges.
AFP – 08.10.2019 um 11:00
Es ist gut zu sehen, wie schnell sich der Innenhof von Issa Haïdaras Haus füllt, wenn es in Segou, in Zentralmali, Nacht wird. Dutzende von Menschen betreten seinen Hof nacheinander durch eine kleine Metalltür.
1. In Mali, vom Krieg vertrieben, werden die Kinder der Schule geopfert.
AFP – 03.10.2019 um 12:31
Oumou Tomboura ist neun Jahre alt. In einer idealen Welt sollte sie mehrere Jahre Schule hinter sich haben und wissen, wie man liest, schreibt und zählt.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN ORIGINALEN

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2. Conte d’une solidarité pas si ordinaire dans le Mali en guerre
AFP – 08.10.2019 à 11:00
Par Amaury HAUCHARD
Il faut voir à quelle vitesse se remplit la cour d’Issa Haïdara quand la nuit tombe sur Ségou, dans le centre du Mali. Des dizaines de personnes entrent une par une dans sa cour par une petite porte en métal.
En temps normal, il habite là avec sa femme, ses cinq enfants et sa tante. Alors qui sont les 29 individus qui viennent d’envahir la parcelle ? „Des déplacés, par la grâce de Dieu, c’est ça le Mali!“, répond-il en souriant.

Deux enfants déplacés par les violences au Mali jouent le 30 septembre 2019 dans la cour d'un habitant de Ségou qui les accueille

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Deux enfants déplacés par les violences au Mali jouent le 30 septembre 2019 dans la cour d’un habitant de Ségou qui les accueille – Zwei durch die gewalttätigen Auseinandersetzungen in Mali vertriebene Kinder spielen am 30. September 2019 im Innenhof eines Bewohners von Ségou, der sie aufgenommen hat.

L’homme de 51 ans en boubou noir est tailleur. Il annonce gagner 5.000 francs CFA (8 euros) les bons jours, parfois plus, parfois moins. Mais il n’a pas hésité une seconde quand des Maliens fuyant la guerre ont débarqué à Ségou sans le sou et par milliers.
„C’est le Mali, c’est la coutume, c’est Dieu qui veut ça“, répète-il à l’envi. A l’entendre, qui oserait refuser des familles qui frappent à sa porte, demandant le gite sans rien avoir à offrir en retour ? Lui, en tout cas, ne fait pas partie de ceux-là.
Parmi les premiers arrivants il y a six mois étaient Amadou Semasekkou, 58 ans, sa femme et leurs cinq enfants. Ils fuyaient le village peul de Mamba, dans la région de Mopti, en proie à des violences communautaires entre populations bambara et dogon d’une part, et les jihadistes du prédicateur Amadou Koufa de l’autre.
Les violences apparues dans le nord du Mali en 2012 se sont propagées au centre du pays à partir de 2015. Elles se sont doublées de conflits intercommunautaires qui se sont traduits par des massacres de civils, s’étendant notamment au Niger et au Burkina Faso.
Des années de conflit ont poussé des centaines de milliers de Maliens à fuir. Une commission spécialisée dénombre aujourd’hui plus de 300.000 Maliens loin de chez eux: près de 140.000 réfugés en Mauritanie, Niger et Burkina Faso, plus de 170.000 déplacés à l’intérieur du Mali même, dont 20.000 rien qu’à Ségou, relativement épargné par la violence.
– Des mois d’exode –
Parmi eux, 29 vivent à présent chez Issa Haidara, où des nattes ont été déposées dans la cour et le salon réaménagé pour faire une nouvelle pièce à coucher.
Au village, Amadou Semasekkou cultivait le mil. Mais en 2017, les „terroristes“ sont arrivés à Mamba et l’ont enlevé. „J’ai passé un an et demi avec eux dans la forêt, j’allais cultiver dans les champs pour eux“, explique-t-il, une paire de lunettes déglinguées sur le nez, vêtu d’un large boubou violet.
Un jour, ils l’ont laissé partir et il est retourné à Mamba voir sa famille pour ensuite prendre le chemin de l’exil.
La route a duré des mois, il s’est arrêté dans plusieurs villes avant de mettre le pied à Ségou, et rapidement, chez Issa Haidara.
Aujourd’hui, il fait des petits boulots, „de la maçonnerie, des travaux aux champs“. Il marche dans Ségou et propose ses services pour 1.500 francs CFA (2,5 euros) la journée.
Errer dans Ségou, c’est aussi le quotidien d’Awa Pamata, 27 ans, deux enfants à charge. Pour 1.000 francs CFA (1,5 euros) la journée, elle propose aux de laver des vêtements dans le fleuve Niger auquel Ségou est accolée.
– Mise au pot –
C’est peu, mais „c’est toujours ça pour le pot commun“, dit-elle. Car tous ceux qui habitent chez Issa Haïdara participent, autant qu’ils peuvent, à l’effort collectif.
De la manutention au marché pour les jeunes, du nettoyage pour les femmes, des chantiers pour les hommes: chacun ramène le pécule gagné pour acheter de quoi nourrir les nombreuses bouches.
„Avant qu’ils (les déplacés) n’arrivent, j’achetais 50 kg de riz et ça durait plus d’un mois. Maintenant, on est passé à 150 kg par mois, et ça ne suffit parfois pas“, explique Issa Haïdara. Les distributions de nourriture du gouvernement et des ONG améliorent ponctuellement l’ordinaire.
Chaque franc compte et toutes les mains sont utiles.
Celles des enfants aussi ? Non, affirme-t-il. Au Mali, le travail des enfants est largement répandu, et contribue au faible taux de scolarisation du pays.
Presque aucun enfant parmi la quinzaine présents ici ne va à l’école. Ils sont là à jouer à la marelle ou à se tresser les cheveux, courent partout.
„Au moins, ils s’amusent !“, relève Awa Pamata. Il y a peu les rires n’étaient plus de mise…
© 2019 AFP

Des enfants déplacés par les violences au Mali, regardent la télévision le 30 septembre 2019 chez un habitant de Ségou qui les accueille

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Des enfants déplacés par les violences au Mali, regardent la télévision le 30 septembre 2019 chez un habitant de Ségou qui les accueille – Vertriebene Kinder schauen fern im Haus eines Einwohners von Ségou, der sie aufgenommen hat, am 30. September 2019.

1. Au Mali, déplacés par la guerre, les enfants sacrifiés de l’école
AFP – 03.10.2019 à 12:31
Oumou Tomboura a neuf ans. Dans un monde idéal, elle devrait avoir des années d’école derrière elle, savoir lire, écrire, compter. Mais il n’en est rien, et mardi, jour national de rentrée au Mali, Oumou ne s’est pas assise sur un banc de classe.

Elle était bien assise, certes, mais à broyer des oignons et des tomates pour le prochain repas sur une natte posée à même le sol, à Ségou, où sa famille a trouvé refuge après avoir fui la guerre.
Dans ce centre du Mali situé au coeur du Sahel embourbé dans un conflit qui ne cesse de s’aggraver depuis 2012, l’éducation est devenue un luxe.
La région est en proie aux agissements de jihadistes peuls et à des violences communautaires qui ont fait des centaines de morts depuis 2015.
„Evidemment, j’aimerais bien qu’elle aille à l’école, mais ce n’est pas possible“, raconte Fatouma Dja, 29 ans, la mère d’Oumou. Il y a six mois, elle a fui le village de Mamba, près de Mopti, Malienne parmi des centaines de milliers d’autres déplacés par des années de violences. Avec ses trois enfants, elle a trouvé refuge à environ 200 km de là, à Ségou, une des principales villes du centre, qui n’est pas encore touchée par la guerre.
„Quand Oumou a eu l’âge d’aller à l’école à Mamba, les jihadistes sont venus menacer les instituteurs, et l’école a fermé. Alors elle n’y est jamais allée“, relate avec lassitude sa mère, qui porte son dernier bambin, âgé d’un an, sur son dos.
Dans un pays pauvre et éprouvé, avec un système public en déliquescence, la réintégration de ces milliers d’enfants déracinés est longue et difficile. Mardi à Segou, où se sont réfugiés plus de 20.000 habitants, aucune école n’a accueilli d’enfants de déplacés pour la rentrée.
– L’illettrisme au bout des sermons –
„Il faut que les déplacés viennent s’inscrire chez nous et qu’on les oriente vers une école qui pourrait les accueillir“, explique Abdoulaye Diallo, du Comité d’action pédagogique (CAP) de Ségou (CAP = Centre d’animation pédagogique, ndlr), organisme qui supervise l’éducation primaire.
Fatoumata Dja n’a pas été informée et la rentrée a eu lieu sans sa fille.
De toute façon, elle fait ses comptes. Entre les habits neufs, les chaussures, les fournitures, „il faudrait 50.000 francs (CFA, 76 euros), je ne les ai pas“, admet-elle en baissant les yeux.
La rentrée ne sera pas meilleure pour ceux qui sont restés au village. Dans la seule région de Mopti, la plus touchée par les incursions du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa et les attaques de groupes autoproclamés d’autodéfense, une école sur trois a fermé.
Sur les 920 écoles fermées au Mali à cause du conflit, plus des deux tiers se trouvent dans ces trois régions du centre (Mopti, Ségou et Koulikoro).
A l’Académie de Ségou, Itous Ag Ahmed Iknan, le directeur régional, brandit un courrier: „Regardez, encore une école qui ne pourra pas ouvrir ! C’est une lettre que j’ai reçue de Souba, juste de l’autre côté du fleuve, qui nous signale que huit jihadistes sont venus la semaine passée prêcher pendant cinquante minutes“.
„Dans leurs prêches, ils demandent que les écoles ferment, rapporte-t-il. Il faut que l’armée revienne, que la zone soit sécurisée, sinon les écoles ne rouvriront pas“.
– Exode pédagogique –
Pour le chercheur Modibo Galy, chercheur malien à l’Université de Leyde (Pays-Bas) et spécialiste du centre du Mali, „les écoles sont pour le groupe d’Amadou Koufa l’incarnation de la culture occidentale, c’est un symbole des occidentaux qu’ils combattent“.
„A cela s’est ajouté le fait que les enseignants sont des fonctionnaires parfois extérieurs à la région. On a pu les soupçonner de renseigner l’armée, d’être des espions“, ajoute-t-il. Alors les enseignants sont partis un par un.
Dans les trois pays du Sahel touchés par une crise multiforme, le Burkina Faso, le Niger et le Mali, le nombre d’écoles fermées à cause de la violence a été multiplié par six en deux ans, selon l’ONU.
Au Mali, face à la crise, le gouvernement et les organisations internationales ont redoublé d’imagination: des cours à la radio, une formation d’enseignants sur tablettes, un accent mis sur le psychosocial pour répondre aux traumatismes des enfants, des centres d’apprentissage montés de toutes pièces dans des camps ou villages…
„Les solutions doivent être locales et étudiées au cas par cas“, estime Eliane Luthi, porte-parole à Bamako de l’Unicef, l’organisation de l’ONU pour l’enfance. A Ségou, une ONG locale a recensé les besoins pour distribuer plus tard le matériel scolaire et permettre aux enfants déplacés de rejoindre les autres à l’école en cours d’année.
Fatoumata Dja compte là-dessus. „On espère que les partenaires vont nous aider!“, dit-elle en regardant sa fille jouer avec d’autres enfants déplacés.
© 2019 AFP

2. Erzählung von einer nicht so alltäglichen Solidarität in Mali in Zeiten des Krieges.
AFP – 08.10.2019 um 11:00
Von Amaury HAUCHARD
Es ist gut zu sehen, wie schnell sich der Innenhof von Issa Haïdaras Haus füllt, wenn es in Segou, in Zentralmali, Nacht wird. Dutzende von Menschen betreten seinen Hof nacheinander durch eine kleine Metalltür.
Normalerweise lebt er dort mit seiner Frau, fünf Kindern und seiner Tante. Also, wer sind die 29 Individuen, die gerade in seinen Hof eingedrungen sind? „Vertriebene Menschen, durch die Gnade Gottes, das ist Mali“, sagt er mit einem Lächeln.
Der 51-jährige Mann im schwarzen Boubou ist Schneider. Er teilt mit, dass er an guten Tagen 5.000 CFA-Francs (8 Euro) verdienen würde, mal mehr, mal weniger. Aber er hat keine Sekunde gezögert, als die vor dem Krieg fliehenden Malier mittellos und zu Tausenden in Segou landeten.
“ Das ist Mali, das ist Sitte, von Gott gewollt“, wiederholt er immer wieder. Wenn man ihn hört, wer würde es wagen, Familien abzulehnen, die an seine Tür klopfen und um Unterkunft bitten, ohne dafür etwas anbieten zu können? Er ist jedenfalls nicht einer von ihnen.
Unter den ersten, die vor sechs Monaten ankamen, waren Amadou Semasekkou, 58, seine Frau und ihre fünf Kinder. Sie flohen aus dem Peulh-Dorf Mamba in der Region Mopti, die von der Gewalt zwischen den Bevölkerungsgruppen Bambara und Dogon auf der einen Seite und den Dschihadisten des Predigers Amadou Koufa auf der anderen Seite geprägt ist.
Die Gewalttätigkeiten, die 2012 in Nordmali begannen, breiteten sich ab 2015 auf Zentralmali aus. Sie wurden von innergemeinschaftlichen Konflikten begleitet, die zu Massakern an Zivilisten geführt und sich vor allem auf Niger und Burkina Faso ausgeweitet haben.
Jahrelange Konflikte haben Hunderttausende von Maliern zur Flucht gezwungen. Eine spezialisierte Kommission zählt heute mehr als 300.000 Malier weit weg von zu Hause: fast 140.000 Menschen sind nach Mauretanien, Niger und Burkina Faso geflüchtet, mehr als 170.000 Vertriebene innerhalb Malis selbst, davon allein 20.000 in Segou, das von Gewalt relativ verschont geblieben ist.
– Monate der Flucht –
Von diesen leben 29 heute bei Issa Haidara, wo Matten im Innenhof ausgelegt wurden und man das Wohnzimmer zu einem neuen Schlafzimmer umfunktionierte.
Zuhause im Dorf baute Amadou Semasekkou Hirse an. Aber 2017 kamen die „Terroristen“ in Mamba an und entführten ihn. „Ich habe anderthalb Jahre mit ihnen im Wald verbracht, ich musste für sie auf den Feldern arbeiten“, erklärt er, seine Brille sitzt verrückt auf der Nase, er trägt einen großen violetten Boubou.
Eines Tages ließen sie ihn gehen und er ging zurück nach Mamba, um seine Familie zu sehen, und ging dann ins Exil.
Die Reise dauerte Monate, er hielt in mehreren Städten an, bevor er nach Segou ging, und dort schnell zu Issa Haïdara fand.
Heute macht er Gelegenheitsarbeiten, „Mauern, Feldarbeit“. Er läuft durch Segou und bietet seine Dienste für 1.500 CFA-Francs (2,5 Euro) pro Tag an.
Herumirren in Segou ist auch der Alltag von Awa Pamata, 27, mit zwei Kindern, für die sie sorgt. Für 1.000 CFA-Francs (1,5 Euro) pro Tag bietet sie Passanten an, Kleidung im Fluss Niger zu waschen, an dem Ségou liegt.
Es ist nicht viel, aber „es ist immerhin was für den gemeinsamen Topf“, sagt sie. Denn alle, die bei Issa Haïdara wohnen, beteiligen sich, so weit sie können, an der gemeinschaftlichen Anstrengung.
Handarbeiten auf dem Markt für die Jugendlichen, Putzen für die Frauen, Arbeiten auf Baustellen für die Männer: Jeder bringt das verdiente Geld mit, um Lebensmittel für die vielen Münder zu kaufen.
„Bevor sie (die Vertriebenen) ankamen, kaufte ich 50 kg Reis und es reichte mehr als einen Monat. Jetzt ist das auf 150 kg pro Monat gestiegen, und das ist oft noch nicht mal genug“, sagt Issa Haïdara. Die Verteilung von Nahrungsmitteln durch die Regierung und NGOs verbessert im Einzelfall den Normalzustand.
Jeder Franc zählt und jede Hand ist nützlich.
Die der Kinder auch? Nein, sagt er. In Mali ist Kinderarbeit weit verbreitet, was zu der niedrigen Einschulungsrate des Landes beiträgt.
Fast keines der fünfzehn hier anwesenden Kinder geht zur Schule. Sie sind da draußen und spielen Hüpfspiele oder flechten sich die Haare, laufen herum.
„Wenigstens haben sie Spaß“, sagt Awa Pamata. Vor nicht allzu langer Zeit war Lachen kein Thema mehr gewesen……..
© 2019 AFP

1. In Mali, vom Krieg vertrieben, werden die Kinder der Schule geopfert.
AFP – 03.10.2019 um 12:31
Oumou Tomboura ist neun Jahre alt. In einer idealen Welt sollte sie mehrere Jahre Schule hinter sich haben und wissen, wie man liest, schreibt und zählt. Aber das ist nicht der Fall, und am Dienstag, dem landesweiten Schulbeginn in Mali, hat Oumou sich nicht auf eine Schulbank gesetzt.
Sie saß sicher gut, auf einer auf dem Boden liegenden Matte, aber sie zerkleinerte Zwiebeln und Tomaten für die nächste Mahlzeit in Segou, wo ihre Familie nach der Flucht vor dem Krieg Zuflucht fand.
In diesem zentralen Mali im Herzen der Sahelzone, das in einem seit 2012 eskalierenden Konflikt steckt, ist Bildung zu einem Luxus geworden.
Die Region wird von Peulh-Dschihadisten und Gewalttätigkeiten der Gemeinschaften heimgesucht, die seit 2015 Hunderte von Menschenleben gefordert haben.
„Natürlich möchte ich, dass sie zur Schule geht, aber das ist nicht möglich“, sagt Fatouma Dja, 29, Oumous Mutter. Vor sechs Monaten floh sie aus dem Dorf Mamba in der Nähe von Mopti, Mali, unter Hunderttausenden anderer, die durch jahrelange Gewalt vertrieben wurden. Mit ihren drei Kindern fand sie Zuflucht in etwa 200 km Entfernung in Ségou, einer der wichtigsten Städte im Zentrum, die noch nicht vom Krieg betroffen ist.
„Als Oumou alt genug war, um in Mamba zur Schule zu gehen, kamen Dschihadisten, um Lehrer zu bedrohen, und die Schule schloss. So ist sie nie dorthin gegangen“, sagt müde ihre Mutter. Sie trägt ihr jüngstes Kind, ein Jahr alt, auf dem Rücken.
In einem armen und geschundenen Land mit einem versagenden öffentlichen System ist die Wiedereingliederung dieser Tausenden von entwurzelten Kindern lang und schwierig. Am Dienstag hieß in Ségou, wohin sich mehr als 20.000 Menschen flüchteten, keine Schule zu Beginn des Schuljahres Kinder von Vertriebenen willkommen.
– Analphabetismus am Ende der Predigten –
„Es ist nötig, dass die Vertriebenen kommen und sich bei uns anmelden, so dass sie an eine Schule überwiesen werden, die die Kinder aufnehmen kann“, erklärt Abdoulaye Diallo vom Schulamt in Ségou.
Fatoumata Dja wurde nicht informiert und das Schuljahr begann ohne ihre Tochter.
Wie auch immer, sie macht ihre Rechnung auf. Mit der neuen Schulkleidung, den Schuhen, den Materialien, „würde man 50.000 Franken (CFA, 76 Euro) brauchen, die habe ich nicht“, gibt sie zu und guckt nach unten.
Der Beginn des Schuljahres ist für die, die im Dorf geblieben sind, bestimmt auch nicht besser. Allein in der Region Mopti, die am stärksten von den Übergriffen der Dschihadistengruppe des Peulh-Predigers Amadou Koufa und den Angriffen von selbsternannten Selbstverteidigungsgruppen betroffen ist, hat jede dritte Schule geschlossen.
Von den 920 Schulen, die in Mali aufgrund des Konflikts geschlossen wurden, befinden sich mehr als zwei Drittel in diesen drei zentralen Regionen (Mopti, Ségou und Koulikoro).
In der Akademie von Ségou schwenkt Itous Ag Ahmed Iknan, der Regionaldirektor, einen Brief: „Sehen Sie, noch eine Schule, die es nicht schafft, zu öffnen! Es ist ein Brief, den ich von Souba auf der anderen Flussseite erhalten habe, der uns berichtet, dass letzte Woche acht Dschihadisten gekommen sind, um fünfzig Minuten lang zu predigen.
„In ihrer Predigt fordern sie, dass die Schulen schließen“, sagt er. Die Armee muss zurückkehren, das Gebiet muss gesichert werden, sonst werden die Schulen nicht wieder geöffnet.
– Pädagogischer Exodus –
Für den Forscher Modibo Galy, einen malischen Forscher an der Universität Leiden (Niederlande) und Spezialisten für Zentralmali, „sind Schulen für Amadou Koufas Gruppe die Verkörperung der westlichen Kultur, sie sind ein Symbol für die Westler, gegen die sie kämpfen“.
„Darüber hinaus sind Lehrer manchmal Beamte von außerhalb der Region. Sie wurden vielleicht verdächtigt, die Armee zu informieren, Spione zu sein“, fügte er hinzu. Also liefen die Lehrer einer nach dem anderen weg.
In den drei von einer vielschichtigen Krise betroffenen Sahel-Ländern Burkina Faso, Niger und Mali hat sich die Zahl der wegen Gewalt geschlossenen Schulen nach Angaben der UNO innerhalb von zwei Jahren versechsfacht.
In Mali haben die Regierung und internationale Organisationen als Reaktion auf die Krise ihre Fantasie verdoppelt: Radiokurse, Lehrerausbildung auf Tablets, Schwerpunkt psychosoziale Intervention zur Bewältigung der Traumata der Kinder, Lernzentren, die in den Flüchtlingslagern oder Dörfern aus dem Boden gestampft wurden…..
„Die Lösungen müssen lokal sein und von Fall zu Fall geprüft werden“, sagt Eliane Luthi, Sprecherin für UNICEF, die Kinderorganisation der Vereinten Nationen, in Bamako. In Ségou ermittelte eine lokale NGO den Bedarf, um später Schulmaterial zu verteilen und es den vertriebenen Kindern zu ermöglichen, sich im Laufe des Jahres den anderen Kindern in der Schule anzuschließen.
Fatoumata Dja zählt darauf. „Wir hoffen, dass uns die Partner helfen werden“, sagt sie und beobachtet, wie ihre Tochter mit anderen vertriebenen Kindern spielt.
© 2019 AFP

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