KLIMA UND KONFLIKTE IM ZENTRUM MALIS: WIE HÄNGT DAS ZUSAMMEN? – Yoro et Gangafani ou la vie sous le changement climatique

3. Vergiftetes Klima
Afrika-Reporter (RIFF) – 09.08.2019
Von Bettina Rühl
Die Bewegung „Fridays for Future“ hat den Klimawandel in den vergangenen Monaten zum bestimmenden politischen Thema gemacht. In einigen Weltregionen leben die Menschen in Bezug auf den Klimawandel schon in der Zukunft, die wir noch zu verhindern hoffen. Zum Beispiel in Mali.
2.(Nachtrag)Demonstration in Bamako, um „Stopp“ zu den Massakern zu sagen
AFP – 21.06.2019 18h50
Zwischen 3.000 Menschen, so die Polizei, und 5.000, so die Organisatoren, demonstrierten am Freitag in Bamako, um „Stopp“ zu den Massakern in Zentralmali zu sagen, wo die Situation nach Angaben des Leiters der UN-Friedensmission eine „Alarmstufe“ erreicht hat.
1a.(Nachtrag)Yoro und Gangafani: etwa 40 Todesfälle bei zwei gleichzeitig erfolgten Angriffen
studio tamani – 18 Juni 2019 16:30 Uhr
Die Region Mopti ist erneut vom Zyklus der Gewalt betroffen.
1b.(Nachtrag)Angriff in Mali: 41 Tote laut UNO, Verstärkungen der Armee
AFP – 20/06/2019 um 01:05
Die jüngsten Ziele, die Dörfer Gangafani und Yoro, nahe der burkinischen Grenze, wurden am Montagabend von motorisierten und teilweise sehr schwer bewaffneten Angreifern heimgesucht.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG VON #1,#2) WEITER UNTER DEM ZWEITEN FOTO

3. Vergiftetes Klima => Climat empoisonné
Afrika-Reporter (RIFF) – 09.08.2019
VOIR ICI la traduction google du site web en français
2.(addendum)Manifestation à Bamako pour dire « stop » aux massacres
AFP – 21.06.2019 à 18h50
Entre 3.000 personnes, selon la police, et 5.000, selon les organisateurs, ont manifesté vendredi à Bamako pour dire „stop“ aux massacres dans le centre du Mali, où la situation a atteint une „cote d’alerte“ selon le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU.
Depuis l’apparition en 2015 dans cette région du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, recrutant prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, pratiquant essentiellement l’agriculture, et qui ont créé leurs „groupes d’autodéfense“.

Foto (c) AFP/MICHELE CATTANI: Une mère et ses enfants, de la communauté peule, sous une tente d’un camp de réfugiés installé dans la banlieue de Bamako, le 8 mai 2019 – Eine Mutter mit ihren Kindern, Peulh, in einem Flüchtlingslager im Vorort Bamakos, am 8.Mai 2019

Koulogon – 39 Peuls tués le 1er janvier – ; Ogossagou – 160 Peuls tués le 23 mars – ; Sobane Da – 35 Dogons tués le 9 juin – ; Gangafani et Yoro – 41 Dogons tués le 17 juin -: la liste des villages martyrs ne cesse de grandir, malgré les renforts envoyés par l’armée.
Le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, qui a récusé toute notion de „conflit interethnique“, a nommé jeudi „haut représentant du président de la République pour le centre“ un de ses proches, l’ancien président du Mali par intérim (2012-2013) Dioncounda Traoré.
„Plus de 2.800 personnes fuyant les violences dans leurs villages ont trouvé refuge dans la ville de Bandiagara“, où elles ont reçu des „marmites, jerricans, couvertures, nattes, moustiquaires…“ avec l’aide de la Croix-Rouge locale, a indiqué vendredi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
(…)
Après la prière du vendredi, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Bamako à l’appel du Collectif des associations de jeunes de la région de Mopti (centre) pour réclamer la fin de ce cycle de violences que les renforts envoyés par l’armée ne sont jusqu’ici pas parvenus à endiguer.
„Désarmez les milices“, „Halte à l’amalgame“, „La France complice“, „Disons non à la haine“, „Sécurisez les civils“, „Une vie est une vie“, „Mopti a assez souffert“, „Peuls et Dogons sont victimes“… Les nombreuses pancartes brandies s’adressaient aussi bien au gouvernement, à la communauté internationale (France, ONU, pays voisins) qui le soutient, aux jihadistes et autres groupes armés qu’à ceux qui incitent les communautés à se dresser les unes contre les autres.
„Trop de sang a coulé. Il faut que ça s’arrête sinon il n’y aura plus de vie au centre du Mali“, a expliqué une des manifestantes, Habitatou Diallo.
(…)
© 2019 AFP

1a.(addendum)Yoro et Gangafani : une quarantaine de morts dans deux attaques simultanées
studio tamani – 18 juin 2019 16:30
La région de Mopti frappée une fois de plus par le cycle de violence. Deux attaques survenues ce lundi contre des villages du cercle de Koro ont provoqué la mort de 41 personnes, selon plusieurs sources jointes sur place. Des élus de la localité confirment ces chiffres et interpellent l’Etat. Les attaques ont été menées, selon eux, par « une centaine d’hommes armés non identifiés sur des motos ». Ces incidents se sont déroulés dans les villages de Gangafani 2 et de Yoro situés à moins de 100 kilomètres de Koro.
Le premier village a été attaqué aux environs de 17 heures ce lundi. Il s’agit de Gangafani 2. Selon les habitants de cette localité, les assaillants ont d’abord procédé à des tirs de sommation, avant de procéder à l’arrestation des jeunes du groupe d’auto-défense du village. Dix sept d’entre eux ont été tués sur place, nous rapporte un élu communal, joint par notre rédaction.
Contrairement aux attaques précédentes, les assaillants n’ont provoqué aucun dégât matériel dans ce village. Selon les autorités communales, les militaires ont été informés de la présence des hommes armés non identifiés. « Mais aucune disposition militaire particulière n’ait été prise », regrettent les autorités communales.
Selon elles, les assaillants n’ayant affronté aucune résistance ont continué sur le village de Yoro chef-lieu de la commune. Dans ce village, au moins 20 personnes ont été tuées, nous explique le député élu à Koro, Issa Togo. (…)
Plusieurs habitants de ces villages ont actuellement abandonné leurs domiciles pour se réfugier au Burkina voisin, nous expliquent plusieurs sources locales.
Au même moment des rumeurs créent la psychose à Badiangara. Elles font état de possibles attaques contre des communautés dans le cercle de Bandiagara. Des habitants ont abandonné la ville. Le préfet de la localité, Sirima Kanouté, appelle les populations au calme et à rester sur place. Selon lui, l’État malien sera à leur côté pour assurer leur protection.
© 2019 studiotamani.org

1b.(addendum)  Attaque au Mali: 41 morts selon l’ONU, renforts de l’armée
AFP – 20/06/2019 à 01:05
(…)
Dernières cibles en date, les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière burkinabè, ont été frappés lundi soir par des assaillants motorisés et très lourdement armés pour certains.
Commises „par des éléments peuls armés“, ces attaques ont fait 41 morts, selon un document interne de l’ONU obtenu mercredi par l’AFP, alors que le gouvernement malien avait fait état d’un bilan de 38 morts et de „nombreux blessés“.
Selon la note de l’ONU, elles ont entrainé „le déplacement de 750 personnes“ vers la localité voisine de Dinagourou, et d’autres vers le Burkina tout proche.
„Un contingent des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens, et traquer les auteurs de ces attaques“, a indiqué le gouvernement. (…)
Lors d’un déplacement dans le village dogon de Sobane Da …, le président Ibrahim Boubacar Keïta a notamment annoncé l’interdiction de la circulation des motos dans plusieurs localités de la zone.
Un fonctionnaire retraité habitant dans la région, Amidou Maïga, s’étonnait dès lors que les assaillants aient pu arriver „à plus de 100 motos“ malgré ces restrictions.
Agent de sécurité à Bamako, Abdoulaye Goro a quant à lui été intercepté près des villages alors qu’il se rendait en camion aux funérailles de son père.
Selon lui, les assaillants ont accusé les habitants de ces deux villages d’avoir collaboré avec l’armée lors d’une opération au cours de laquelle de nombreux Peuls avaient été arrêtés. (…)
© 2019 AFP

3. Vergiftetes Klima
Afrika-Reporter (RIFF) – 09.08.2019
Von Bettina Rühl
Die Bewegung „Fridays for Future“ hat den Klimawandel in den vergangenen Monaten zum bestimmenden politischen Thema gemacht. In einigen Weltregionen leben die Menschen in Bezug auf den Klimawandel schon in der Zukunft, die wir noch zu verhindern hoffen. Zum Beispiel in Mali.
Auf dem Viehmarkt der malischen Hauptstadt Bamako spielen Kinder zwischen Schafen und Kühen, neben Strohhaufen und Futtertrögen stehen notdürftige Hütten. Dutzende Vertriebene haben hier Zuflucht gesucht. Sie alle sind Dogon und Bauern, haben bis zu ihrer Flucht im Zentrum des Landes gelebt. Früher war das kleine Volk vor allem wegen seiner rituellen Maskentänze und astrologischen Kenntnisse berühmt. Doch seit einigen Monaten sind die internationalen Schlagzeilen anders. Es geht um Morde und Massaker, die Dogon sind mal Täter und mal Opfer. Auf der anderen Seite stehen die Fulani, ein Hirtenvolk – ebenfalls mal Täter und mal Opfer.

Foto (c) Bettina Rühl: Mahamad Guindo, chef du village dogon de Yara, déplacé à Bamako – Mahamad Guindo, Chef des Dogon-Dorfes Yara (Region Mopti). Er hat auf dem Viehmarkt von Bamako Zuflucht gesucht.

Mahamad Guindo zählt sich zu den Opfern. Aber „es ist sehr schwer, die gegenwärtige Krise zu verstehen“, sagt der Chef des Dorfes Yara im Zentrum von Mali. „Die Angreifer reden mal vom Heiligen Krieg, mal von Weideland für ihre Tiere. Wir wissen nicht, was sie wollen.“ Der Dorfchef, der um die 80 Jahre alt sein mag, sitzt neben Schafen und Rindern auf einem Bettgestell aus rohem Holz. Bewaffnete Islamisten hätten sein Dorf in diesem Frühjahr aufgesucht und erst einmal über ihre Religion gesprochen. Kurze Zeit später seien sie wiedergekommen, hätten die Menschen aus ihrem Dorf vertrieben oder getötet. An der Seite der Islamisten sah Guindo Nachbarn, die er gut kannte. Wie die Islamisten gehörten sie zum Volk der Fulani, sie lebten in einem eigenen Teil des Dorfes. Die Dogon dagegen sind Bauern. Beim Anblick seiner Nachbarn sei ihm klar geworden, dass die Religion, von der die Islamisten zunächst gesprochen hatten, nur ein Vorwand war. „In Wirklichkeit geht es um unser Land, es ist sehr gutes Weideland“, glaubt der Dorfchef. „Die Fulani denken offenbar, dass sie uns nur vertreiben müssten, um Weideflächen für ihre Tiere zu kriegen.“ Er ist davon überzeugt, dass sich seine Nachbarn organisiert hätten, um die Bauern mit Hilfe der Islamisten in die Flucht zu schlagen. Die halbnomadischen Fulani seien auf der Suche nach Weideland, weil ihre angestammten Weideflächen im Sahel wegen der häufigen Dürren inzwischen zu trocken seien. Deshalb begehrten sie nun die Felder der Dogon, die weiter südlich liegen, weiter von der Wüste entfernt.
Klimawandel und Konflikt
Tatsächlich hat sich das Klima in Mali in den vergangenen Jahren verändert. Das bestätigt der Klimatologe Hartmut Behrend, der in Mali für die deutsche staatliche Entwicklungshilfe arbeitet, die Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GIZ. Behrend zufolge hat sich die Durchschnittstemperatur im Sahel seit 1960 um knapp ein Grad erhöht. Die Wasserverfügbarkeit sei seit 1980 um fünf Prozent zurückgegangen. Behrend leitet ein Projekt, das Mali bei der Anpassung an die Folgen des Klimawandels unterstützten soll. Die machen sich durch Wetterextreme bereits deutlich bemerkbar: Die Regenzeiten wurden sehr viel unregelmäßiger, die Starkregen heftiger, die Überschwemmungen größer. Für die Bauern bedeutet das, dass ihr Anbau unsicher geworden ist. „Niemand weiß, wann er aussäen soll“, fasst der Klimatologe zusammen. Wird zur falschen Zeit gesät, bleibt die Ernte mickrig oder fällt sogar aus, selbst wenn irgendwann später womöglich doch noch ergiebiger Regen fällt.
Behrend forscht seit mehr als 30 Jahren zum Klimawandel. Zu seinem Spezialgebiet wurde der Zusammenhang zwischen Klimawandel und Konflikten. Anfangs arbeitete er dazu im Auftrag der Bundeswehr, denn Behrend ist Beamter der deutschen Armee und der GIZ nur „ausgeliehen“. Schon seit 2007 interessieren sich Bundeswehr und NATO für den Zusammenhang zwischen Klimawandel und Sicherheitsfragen. Im Sahel „sind das an erster Stelle „Ressourcenkonflikte, die aufgrund der Erhöhung der Temperatur, der geringen Verfügbarkeit von Wasser und des Rückgangs der Nahrungsmittelproduktion entstehen“, sagt Behrend.

Foto (c) Bettina Rühl: Auf dem Viehmarkt von Bamako hausen jetzt ein paar Dutzend Vertriebene.

Was das für das Leben der Menschen bedeutet, können unter anderem die Vertriebenen auf dem Viehmarkt von Bamako berichten. Dort drängen sich an diesem Vormittag Frauen, Männer und Kinder um ein paar Reissäcke. Gespendet wurden sie von einem malischen Geschäftsmann, dessen Verwandtschaft unter den Vertriebenen ist. Der alte Dorfchef Mahamad Guindo sitzt ein paar Meter vom größten Trubel entfernt. Er erzählt von der Gewalt, die ihn und andere Bewohner aus dem Dorf Yara nach Bamako trieb. Vordergründig flohen sie vor islamistischer Gewalt, die in Mali weit verbreitet ist. Auch die Bundeswehr ist deshalb dort im Rahmen einer UN-​Mission im Einsatz. Nach Yara kamen die Islamisten zum ersten Mal in diesem Frühjahr. „Sie hatten keine alten Jagdflinten, sondern moderne Waffen“, erinnert sich Guindo. „Die Leute wurden panisch und ergriffen die Flucht.“ Die Islamisten hätten alle zurückgerufen und die Bevölkerung beruhigt: Niemand brauche Angst zu haben, sie seien nicht gekommen um zu töten, sondern um mit den Menschen über den wahren Islam zu sprechen. „Aber dann haben sie uns auch noch erklärt, dass sie in unserem Dorf eine Basis errichten wollten und wir Yara deshalb verlassen müssten.“
Ein paar Tage später seien die Islamisten wiedergekommen. Sie hätten den Bewohnern des Dorfes ein Ultimatum gestellt: Sie müssten das Dorf bis drei Uhr in der Nacht verlassen haben. Andernfalls würden sie schon sehen. „Die meisten Bewohner sind in Nachbardörfer geflohen“, berichtet der Alte. Außerdem hätten sie alle ihre Tiere in Sicherheit gebracht. „Um fünf Uhr morgens sind die Islamisten zurückgekommen. Sie haben überall herumgeschossen, mit Sprengsätzen und Kalaschnikows, mit Granatwerfern.“ Nur sieben Menschen waren in Yara zurückgeblieben, „die haben sie alle getötet. Und sie haben das Dorf in Brand gesetzt“. Und dabei auch die Getreidespeicher und alle Lebensmittelvorräte verbrannt.
Regelmäßige Angriffe, Unklare Täterschaft
„Fast jeden zweiten Tag finden Angriffe statt“, berichtet der Leiter der Menschenrechtsabteilung der UN-​Mission für Mali, Guillaume Ngefa, über die Lage im Zentrum des Landes. Mal zwei oder drei, mal einer am Tag. Mit Toten oder ohne. „Aber selbst wenn die Angreifer unbeteiligte Zivilisten verletzen, ohne sie zu töten, ist das ein schwerer Verstoß gegen die Menschenrechte.“ Im Zentrum von Mali eskalieren die blutigen Konflikte zwischen Dogon und Fulani seit 2015. Nach Angaben der Vereinten Nationen wurden allein im vergangenen Jahr 500 Zivilisten Opfer der Gewalt, und zwar Dogon und Fulani. Die Anzahl und die Grausamkeit der Übergriffe haben in den vergangenen Monaten weiter zugenommen. Die UN-​Menschenrechtsabteilung ermittelt immer wieder nach Massakern und Übergriffen. Als Täter gelten Selbstverteidigungsgruppen der jeweiligen Volksgruppen und Bewaffnete in Uniformen. Das seien allerdings keine Soldaten der malischen Armee, sagt Guillaume Ngefa. Es gebe in der Region mittlerweile etliche bewaffnete Gruppen, die teils militärisch organisiert seien. Wer dahinter steckt, kann auch Ngefa nicht mit Sicherheit sagen: bewaffnete Islamisten, kriminelle Gruppen oder ausländische Söldner?
Dorfchef Mahamad Guindo allerdings glaubt ja zu wissen, worum es bei dem Angriff auf sein Dorf ging: um fruchtbares Weideland. Dabei hätten Fulani und Dogon früher zum beiderseitigen Gewinn miteinander gelebt. „Die Fulani sind Nomaden. In der Regenzeit ziehen sie mit den Tieren nach Norden, um sie dort weiden zu lassen“, beschreibt Guindo das frühere Muster. „Nach der Ernte kommen sie zurück und lassen die Herden auf unseren abgeernteten Feldern fressen.“ Die Rinder, Schafe und Ziegen waren den Bauern willkommen, denn ihr Dung verbesserte die Fruchtbarkeit des Bodens. „So haben wir immer zusammen gelebt.“
Von diesem Zusammenleben berichtet auch Abdoul Aziz Diallo. Der emeritierte Professor der Sozialwissenschaft ist Präsident der Fulani-​Kulturorganisation Tabital Pulaaku. Auch er beschreibt, dass die Menschen in Mali einen Modus entwickelt hatten, in dem sie einträglich miteinander leben konnten – „bis die Folgen des Klimawandels spürbar wurden“. Im Zentrum von Mali spielt der mächtige Niger-​Fluss eine wichtige Rolle, und er prägte auch das jahreszeitliche Muster, nach dem die Menschen der Region die Landschaft nutzten. Früher stieg der Niger jährlich über die Ufer, der Schlamm düngte die Felder. „Das Hochwasser war die Zeit der Fischer“, sagt Diallo. „Wenn das Wasser wieder fiel, fanden die Hirten ideale Weideflächen für ihre Tiere. Wenn das Wasser noch weiter abgelaufen war, fingen die Bauern an, ihre Felder zu bestellen.“ Die Menschen nutzten das Ökosystem also in einem Rotationsprinzip. „Jeder hatte Arbeit, sie lebten in Frieden und ergänzten einander.“ Inzwischen hat sich vieles verändert: „Der Niger tritt nicht mehr über die Ufer. Außerdem ist die Bevölkerung stark gewachsen.“
Kollaps tradierter Systeme
In Folge von Klimawandel und Bevölkerungswachstum sind die Ressourcen noch knapper als früher. Deshalb funktionieren die tradierten Managementsysteme für die Ressourcen nicht mehr, erklärt auch Baba Dakono, der Büro des afrikanischen „Instituts für Sicherheitsstudien“ ISS in Bamako leitet. Im 19. Jahrhundert sei zwischen Bauern und Hirten klar geregelt gewesen, wer das Land wann nutzen darf. Eine Weidesatzung legte fest, wann die Nomaden ihre Herden zu anderen Weidegründen treiben durften. Dadurch war geregelt, dass die Wanderung nicht in die Erntezeit fiel. „Die Bauern bestellten also ihre Felder, und wenn alles abgeerntet war, kamen die Hirten von den nördlichen Weideflächen zurück, die Tiere zogen über die Brachflächen.“ Außerhalb dieser festgelegten Zeiten mussten die Hirten mit ihren Herden festgelegte Wanderrouten nutzen, die neben den Feldern verliefen. „Es gab also bestimmte Mechanismen, die das Verhältnis der verschiedenen Berufsgruppen zueinander regelten und dafür sorgten, dass es möglichst wenige Konflikte gab.“
Durch den Klimawandel seien die Regenzeiten unberechenbar geworden – auch für die Nomaden, die auf dem Rückweg von ihrer Wanderung vielleicht überraschend mit ihren Tieren mitten in einem erntereifen Feld stehen. Hinzu kommt laut Dakono, dass die Böden mit der zunehmenden Trockenheit verarmen und die Bauern weitere Felder angelegt haben, auch auf den traditionellen Wanderwegen der Nomaden. „Die Tiere sind dann praktisch gezwungen, über ein Feld zu gehen.“ Der Klimawandel sei also ein wichtiger Grund für die Konflikte, weil sich das Verhältnis zwischen den Volksgruppen durch dessen Folgen verschlechterte.

Foto (c) Bettina Rühl: Rinder der Fulani im Süden von Mali.

Das reicht aber nicht, um so schwere Konflikte zu erklären, wie sie derzeit beispielsweise das Zentrum von Mali erschüttern. „Kein Konflikt hat nur eine einzige Ursache“, betont Julius Jackson von der Ernährungs-​ und Landwirtschaftsorganisation der Vereinten Nationen, kurz FAO. „Immer spielen mehrere Gründe auf komplexe Weise zusammen, und was den Konflikt am Ende auslöst, hängt immer vom jeweiligen Kontext ab.“ Deshalb sei es sehr vereinfachend, die Gewalt im Zentrum von Malis als nur religiösen Konflikt zu bezeichnen, oder bloß von ethnischen Zusammenstößen zwischen Hirten und Bauern zu reden. Schließlich gehen Hirten und Bauern nicht plötzlich aufeinander los, nur weil sie zu unterschiedlichen Ethnien gehören, betont Jackson. Wenn Ressourcen knapp werden, die Menschen vielleicht sogar in existentielle Not geraten, steigt natürlich das Konfliktpotential. Aber ehe die Menschen gewalttätig werden, braucht es weitere Auslöser – und das gilt nicht nur für Mali. Vielleicht fühlt sich eine Volksgruppen schon seit langem von ihrer Regierung vernachlässigt und benachteiligt, vielleicht gibt es lange schwelende Konflikte, vielleicht ungeklärte Fragen rund um Nutzungsrechte an Land, Brunnen oder anderen Wasserstellen.
Klimawandel als Verstärker
Experten wie Jackson von der FAO oder Behrend von der GIZ sehen im Klimawandel deshalb einen Multiplikator der Bedrohung, einen Verstärker von Konflikten. Er schafft sie nicht unbedingt aus dem Nichts heraus, aber er kann bestehende Spannungen und verdeckte Brüche verschärfen. Der Klimawandel kann also ein zusätzlicher Risikofaktor für Gewaltausbrüche sein und Situationen verschlechtern, die ohnehin auf der Kippe stehen. Wie eng der Zusammenhang zwischen Klimawandel und Konflikten ist, war unter Experten lange umstritten. Derzeit hat sich eine Einschätzung durchgesetzt, die Jackson teilt. Sie ist auch das Ergebnis einer Studie, die das Wissenschaftsjournal „Nature“ im Juli dieses Jahres veröffentlichte. Die Autoren hatten untersucht, wie Wissenschaftler unterschiedlicher Disziplinen den Zusammenhang zwischen klimatischen Veränderungen und Konflikten einschätzen. Ihr Fazit: Das Klima hat ohne Zweifel Einfluss auf organisierte bewaffnete Auseinandersetzungen in unterschiedlichen Ländern. Viel entscheidender sind aber andere Faktoren, darunter eine geringe sozio-​ökonomische Entwicklung und ein schwacher Staat.
Abdoul Aziz Diallo von der Fulani-​Kulturorganisation Tabital Pulaaku spitzt das noch zu: „Das Problem sind das Desinteresse des Staates, seine Abwesenheit und die Korruption“, glaubt er. „Das ist es, was uns diese ganzen Schwierigkeiten eingebracht hat. Jeder will sich bereichern, jeder will seinen Teil vom Kuchen haben.“
Streitigkeiten gab es auch früher – aber auch klare Regeln für deren Schlichtung. So wurde ein Rind, das in einen bestellten Acker getrampelt war, vom Dorfchef in Gewahrsam genommen. Der Besitzer konnte es auslösen, gegen eine Entschädigung für den Bauern. Auch bei Landkonflikten richteten die Ältesten. In der modernen Gesellschaft haben sie an Einfluss verloren. Nun müssten der moderne Staat und seine Justiz diese Rolle übernehmen, müssten Recht sprechen und Konflikte dadurch lösen. Aber die Justiz in Mali ist ein eigenes Thema. Laut der Hilfsorganisation Transparency Internationalist sei sie eine der problematischsten Bereiche in einem ohnehin durch und durch korrupten System. „Deshalb werden die Probleme und die Ursachen der Konflikte nie abschließend geklärt“, beschreibt Diallo. „Die Beteiligten werden bloß narkotisiert.“
Die Folge ist ein weit verbreitetes Gefühl von Rechtlosigkeit und Ungerechtigkeit – ein wichtiger Faktor für das Entstehen von Gewalt. „Wie Klima und Konflikt genau zusammenhängen, ist weiterhin ungewiss“, fasst Jackson von der FAO zusammen. „Trotzdem gehen wir gegenwärtig davon aus, dass auch das Risiko künftiger Konflikte steigt, wenn der Klimawandel weiter zunimmt.“ Denn es sei ja davon auszugehen, dass auch in Zukunft andere Faktoren hineinspielen werden, wie beispielsweise die Vernachlässigung von Teilen der Bevölkerung durch ihre jeweiligen Regierungen.
© 2019 riffreporter.de

2.(Nachtrag)Demonstration in Bamako, um „Stopp“ zu den Massakern zu sagen
AFP – 21.06.2019 18h50
Zwischen 3.000 Menschen, so die Polizei, und 5.000, so die Organisatoren, demonstrierten am Freitag in Bamako, um „Stopp“ zu den Massakern in Zentralmali zu sagen, wo die Situation nach Angaben des Leiters der UN-Friedensmission eine „Alarmstufe“ erreicht hat.
Seit dem Erscheinen der dschihadistischen Gruppe des Predigers Amadou Koufa im Jahr 2015 in dieser Region, die vor allem unter den Peulh ihre Anhänger rekrutiert, haben sich die Konflikte zwischen dieser Community und den ethnischen Gruppen Bambara und Dogon, vor allem in der Landwirtschaft tätig, vervielfacht. Diese haben „Selbstverteidigungsgruppen“ gegründet.
Koulogon – 39 Peulh am 01.01. ermordet -; Ogossagou – 160 Peulh am 23.03. ermordet – ; Sobane Da – 35 Dogons am 09.06. ermordet – ; Gangafani und Yoro – 41 Dogons am 17.06. ermordet -: die Liste der gepeinigten Dörfer wächst weiter, trotz der von der Armee gesandten Verstärkungen.
Das Staatsoberhaupt Ibrahim Boubacar Keïta, der jede Ansicht eines „interethnischen Konflikts“ zurückwies, ernannte am Donnerstag einen seiner Vertrauten, den ehemaligen Interimspräsidenten von Mali (2012-2013) Dioncounda Traoré, zum „Hohen Vertreter des Präsidenten der Republik für das Zentrum des Landes“.
„Mehr als 2.800 Menschen, die vor der Gewalt in ihren Dörfern fliehen, haben Zuflucht in der Stadt Bandiagara gefunden“, wo sie mit Hilfe des örtlichen Roten Kreuzes „Töpfe, Kanister, Decken, Matten, Moskitonetze…“ erhalten haben, sagte das Internationale Komitee des Roten Kreuzes (IKRK) am Freitag.
(…)
Nach dem Freitagsgebet versammelten sich Tausende von Demonstranten im Zentrum von Bamako auf Einladung des Kollektivs der Jugendverbände der Region Mopti, um ein Ende dieses Gewaltzyklus zu fordern, den die von der Armee gesandten Verstärkungen bisher nicht aufhalten konnten.
“ Entwaffnet die Milizen“, „Stoppt das Verquicken“, “ Komplize Frankreich“, „Sagt nein zum Hass“, „Sichert die Zivilbevölkerung“,
Ein Leben ist ein Leben„, „Mopti hat genug gelitten“, „Peulh und Dogon sind Opfer“…. Die vielen Transparente richteten sich ebenso an die Regierung, an die internationale Gemeinschaft (Frankreich, UNO, Nachbarländer), die sie unterstützt, an Dschihadisten und andere bewaffnete Gruppen sowie an diejenigen, die Communities dazu anstiften, sich gegeneinander zu stellen.
„Es wurde zu viel Blut vergossen. Es muss aufhören, sonst wird es im Zentrum von Mali kein Leben mehr geben“, erklärte einer der Demonstranten, Habitatou Diallo. (…)
© 2019 AFP

1a.(Nachtrag)Yoro und Gangafani: etwa 40 Todesfälle bei zwei gleichzeitig erfolgten Angriffen
studio tamani – 18 Juni 2019 16:30 Uhr
Die Region Mopti ist erneut vom Zyklus der Gewalt betroffen. Bei zwei Angriffen auf Dörfer im Kreis Koro starben 41 Menschen, so mehrere Quellen vor Ort. Lokale Volksvertreter bestätigen diese Zahlen und appellieren an den Staat. Die Angriffe wurden nach ihren Angaben von „etwa hundert nicht identifizierten bewaffneten Männern auf Motorrädern“ durchgeführt. Diese Vorfälle ereigneten sich in den Dörfern Gangafani 2 und Yoro, die weniger als 100 Kilometer von Koro entfernt sind.
Das erste Dorf wurde am Montag gegen 17 Uhr angegriffen. Es ist Gangafani 2. Nach Angaben der Bewohner feuerten die Angreifer zunächst Warnschüsse ab, bevor sie die Jugendlichen der Selbstverteidigungsgruppe des Dorfes verhafteten. Siebzehn von ihnen wurden auf der Stelle getötet, berichtet uns ein lokaler Amtsträger.
Im Gegensatz zu früheren Angriffen verursachten die Angreifer in diesem Dorf keinen materiellen Schaden. Nach Angaben der Gemeindebehörden wurden das Militär über die Anwesenheit von nicht identifizierten bewaffneten Männern informiert. „Aber keinerlei konkrete militärische Maßnahmen wurden ergriffen“, bedauern die lokalen Behörden.
Nach ihren Angaben fuhren die Angreifer, die auf keinen Widerstand gestoßen waren, weiter in das Dorf Yoro, Hauptort der Gemeinde. In diesem Dorf wurden mindestens 20 Menschen getötet, erklärt der Abgeordnete in Koro, Issa Togo. (…)
Mehrere Bewohner dieser Dörfer haben inzwischen ihre Häuser verlassen, um im benachbarten Burkina Faso Zuflucht zu suchen, wie verschiedene lokale Quellen erklären.
Gleichzeitig schaffen Gerüchte eine Psychose in Badiangara. Sie melden mögliche Angriffe auf Communities im Kreis Bandiagara. Einige Bewohner haben die Stadt bereits verlassen. Der örtliche Präfekt Sirima Kanouté fordert die Bevölkerung auf, ruhig zu bleiben und an ihrem Wohnort zu bleiben. Ihm zufolge wird der malische Staat an ihrer Seite stehen, um ihren Schutz zu gewährleisten.
© 2019 studiotamani.org

1b.(Nachtrag)Angriff in Mali: 41 Tote laut UNO, Verstärkungen der Armee
AFP – 20/06/2019 um 01:05
(…)
Die jüngsten Ziele, die Dörfer Gangafani und Yoro, nahe der burkinischen Grenze, wurden am Montagabend von motorisierten und teilweise sehr schwer bewaffneten Angreifern heimgesucht.
Diese Angriffe, die „von bewaffneten Peulh“ verübt wurden, forderten 41 Tote, so ein der AFP am Mittwoch vorgelegtes internes UN-Dokument, …
Darin ist die Rede von der „Vertreibung von 750 Menschen“ in die Nachbarstadt Dinagourou und anderen ins nahe gelegene Burkina Faso.“Ein Kontingent von Verteidigungs- und Sicherheitskräften wurde vor Ort entsandt, um die Bevölkerung und ihr Eigentum zu sichern und die Täter dieser Angriffe aufzuspüren“, sagte die Regierung. (…)
Während einer Reise in das Dogon-Dorf Sobane Da… kündigte Präsident Ibrahim Boubacar Keïta insbesondere das Fahrverbot für Motorräder in mehreren Orten der Region an.
Ein in der Region lebender pensionierter Beamter, Amidou Maïga, war überrascht, dass die Angreifer trotz dieser Einschränkungen „auf mehr als 100 Motorrädern“ ankommen konnten.
Abdoulaye Goro, Sicherheitsbeamter in Bamako, wurde auf seinem Weg mit dem Lastwagen zur Beerdigung seines Vaters in der Nähe der Dörfer angehalten.
Ihm zufolge beschuldigten die Angreifer die Bewohner dieser beiden Dörfer, mit der Armee bei einer Operation zusammenzuarbeiten, bei der viele Peulh verhaftet worden waren. (…)
© 2019 AFP

Ein Gedanke zu „KLIMA UND KONFLIKTE IM ZENTRUM MALIS: WIE HÄNGT DAS ZUSAMMEN? – Yoro et Gangafani ou la vie sous le changement climatique

  1. En supplément (VOIR #2 du post)
    «Stop aux tueries» au Mali: une marche pour dire non aux violences dans le centre
    RFI – 22-06-2019 à 11:07
    Quelque 3000 personnes -5000 selon les organisateurs- ont marché dans les rues de la capitale malienne, hier vendredi 21 juin, pour dire leur colère après la multiplication des massacres dans le centre du Mali.

    Manifestation à Bamako contre les violences dans le centre du pays, le 21 juin 2019.
    © REUTERS/Malick Konate
    Koulogon, Ogossagou, Sobane, Gangafani ou encore Yoro… plus de 250 personnes ont été tuées dans ces villages attaqués depuis le début de l’année. Selon la Croix Rouge, plus de 2800 personnes ont trouvé refuge à Bandiagara. «Stop aux tueries», c’était le mot d’ordre de la manifestation de Bamako.
    Les manifestants font le même constat que Oumar, jeune malien déterminé. « Je peux dire que le Mali se meurt… La région de Mopti, le centre, c’est une digue qui protège le Mali. Et quand cette digue va céder, tout va partir à l’eau ».« Une vie est une vie », « Peuls et Dogons sont des victimes » reprennent les manifestants et les nombreux calicots brandis interpellent non seulement le gouvernement malien mais également à la communauté internationale.
    Pour un porte-parole de la jeunesse, le temps du silence est terminé. « On ne peut plus se taire ! Nous sommes obligés de mettre la pression à ceux qui nous dirigent aujourd’hui, qui doivent chercher la solution ! »
    Les chiffres des victimes de plusieurs localités du centre (Sobane, Ogossagou, ou encore Yoro), ont été rappelés.
    Pour arrêter les tueries de masse, il faut désarmer les groupes, insiste un manifestant : « L’État doit désarmer tout le monde ! Pourquoi l’État tarde à désarmer les gens ? Il faut désarmer ! », lance t-il.
    Le grand rassemblement s’est déroulé sans incident majeur, avec un service de maintien d’ordre plutôt irréprochable.
    (…)
    © 2019 rfi.fr

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