DIE KÖNIGIN DER SÄFTE WERTET DIE ARBEIT DER MALISCHEN BÄUERINNEN AUF – Aïssata Diakité, femme influente qui valorise le travail des paysannes maliennes

Aïssata Diakité, die den Geschmack von Mali als Getränk liefert
maliennemoi – 10. August 2019
Die in Bamako ansässige Marke Zabbaan, die hochwertige Säfte produziert, belohnt die Arbeit der ländlichen Bevölkerung im Zentrum des Landes.
Zabbaan, sie behielt lange Zeit diesen Geschmack auf ihren Lippen, sie, das kleine Mädchen aus Mopti, das an schulfreien Tagen über die Märkte lief, auf der Suche nach dem Duft dieser wilden Pflanzen.

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Von den Anfangsschwierigkeiten / Des écueils qu’il fallait contourner : TAFFE JUNGUNTERNEHMERIN PRODUZIERT FRUCHTSÄFTE – Bel exemple d’une femme entrepreneure dans les jus de fruits , 04.06.2017 in MALI-INFOS
& ZABBAAN, DAS STARTUP, DAS MALI IN FLASCHEN ABFÜLLT – Zabbaan, la formule pour commercialiser les fruits du Mali en bouteille, 28.01.2018 in MALI-INFOS

Aïssata Diakité, celle qui donne à boire le goût du Mali
maliennemoi – 10 août 2019
Installée à Bamako, la marque Zabbaan, qui produit des jus haut de gamme, rémunère le travail des populations rurales du centre du pays.

Foto (c) RFI/Sébastien Bonijol: Aïssata Diakité, créatrice malienne de jus de fruits naturels, aux antennes de RFI, le 13 mars 2017 : «C’est tout un challenge!» – Aïssata Diakité, malische Gründerin des Start-Ups Zabban, am 13. März 2017 zu Gast auf RFI: „Das ist eine echte Herausforderung!“

Du zabbaan, elle en a longtemps gardé la saveur sur les lèvres, elle, la gamine de Mopti qui courait les marchés les jours sans école, en quête du parfum de ces plantes sauvages.
Avant-dernière d’une famille de sept enfants, elle connaissait par cœur le souk de sa ville, lieu magique où sa mère l’envoyait vendre du miel et des céréales et d’où elle rapportait des feuilles et des fleurs cueillies dans la nature par des femmes du cru.
Deux décennies plus tard, elle a popularisé le zabbaan, en mettant sa quintessence en bouteille et en baptisant de ce nom son entreprise de nectars haut de gamme. Cette liane de brousse et bien d’autres végétaux sauvages du Sahel, comme le quinqueliba, ou les feuilles de moringa, fournissent la substance, qui mêlée au gingembre ou aux menthes sauvages lui permettent de concocter des jus bio et équitables de très belle qualité. Des goûts inédits pour le consommateur français, traditionnels pour le buveur Malien.

Subtils mélanges
Même si son père, vétérinaire, l’imaginait docteur, Aïssata Diakité est restée fidèle à ses amours enfantines. Et à son désir de valoriser la flore du centre Mali. Une envie devenue encore plus pressante depuis que l’insécurité s’est installée sur ces terres, obligeant sa famille à les quitter pour se replier à Bamako, et à abandonner tout ce qui a fait l’enfance d’Aïssata.
« Mon bac en poche, je suis venue en France dans un lycée agricole pour étudier l’agrobusiness sans trop savoir ce que je ferai après », rapporte la jeune femme d’affaires. Une fois ce diplôme obtenu, Aïssata file en Grande-Bretagne compléter ses compétences par du marketing. On est en 2012, elle a 22 ans, et dans le fog londonien son horizon s’éclaircit soudain. Il lui devient évident qu’elle va lancer une marque de jus aux saveurs du Sahel. Un business qu’elle imagine d’emblée inscrit dans un écosystème de développement permettant aux petits paysans de Mopti de mieux vivre. Aujourd’hui, ils sont quelque 5 000 à être partenaires de sa start-up, Zabbaan. Elle les a intégrés dans l’association baptisée Zabbaan Equity & Development, afin d’accompagner les femmes de la zone rurale vers plus d’autonomie et d’indépendance et de favoriser l’éducation des enfants.
Ces plantes que les femmes cueillent souvent au lever du jour, lui arrivent à Bamako où ses employés les lavent, les trient, et les congèlent si nécessaire pour en disposer toute l’année. Dans son usine de l’ouest de la capitale malienne, mangue, goyave et tamarin, sont stockées à côté du zabbaan et des sacro-saintes feuilles de moringa. De subtils mélanges et des infusions secrètement dosées permettent de créer les saveurs dont seront remplies les 5 000 à 10 000 bouteilles produites quotidiennement. La plupart sont écoulées auprès d’entreprises clientes mais aussi, désormais, vers de nombreux points de vente. L’activité fait déjà travailler 35 personnes en direct et une trentaine d’autres en appui.

Tailleur ou boubou traditionnel
Ces boissons, conditionnées dans des bouteilles design, se sont imposées d’autant plus vite que la jeune femme a passé deux ans à « pitcher » son sujet pour décrocher des prix et des financements, décisifs au moment de se lancer. Dès 2014, elle est la première lauréate malienne du programme international techno-économique Entrepreneurs en Afrique piloté par l’agence Campus France. « Ces récompenses font partie de mon modèle », précise celle qui a obtenu des fonds du ministère français des affaires étrangères mais aussi de plusieurs autres bailleurs internationaux. « Cela m’a permis d’acheter des machines et de lancer un marketing direct que les entreprises ont apprécié », ajoute-t-elle. Très vite, elle a pu soigner la distribution au Mali, tout en exportant vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la France.

« Nous sommes allés au Salon international de l’agriculture en 2018 à Paris, où notre succès a été immense en vente directe et où j’ai pu signer plusieurs nouveaux partenariats. »
Désormais, on savoure ses jus à BMK Paris-Bamako, un restaurant africain du 10earrondissement de Paris, mais aussi dès septembre dans les restaurants de la chaîne multiculturelle Poulet Braisé, en plus du commerce en ligne.
Si Aïssata est douée pour le business, elle a conscience que la partie n’est pas si simple à gagner pour les femmes. « Il faut faire attention à tout, objecte-t-elle, car on ne nous passe rien. » D’ailleurs, la jeune femme a embauché un homme pour aller conclure certains contrats dans des zones reculées où l’idée d’une patronne ne passe pas vraiment. En ville, elle oscille entre le tailleur et le boubou traditionnel, en fonction du lieu. « Quand on est une jeune femme, il faut brusquer la porte, certes, mais savoir où sont les limites », insiste-t-elle. Sage et fonceuse à la fois.
© 2019 maliennemoi.org

Foto (c) wanacorp.fr: Zabbaan : entreprise engagée qui met le goût du Mali en bouteille ! 05.02.2018 – Zabbaan: engagiertes Unternehmen, das den Geschmack Malis in Flaschen abfüllt (KLICK auf das Bild führt zum Artikel)

REGARDEZ AUSSI
=> Aïssata Diakité, entrepreneuse franco-malienne pur jus (vidéo publiée par Le Monde le 26.02.2018, 2 min)
=> Made in Africa: La reine des jus au royaume du fruit (vidéo publiée par rti.ci le 26.02.2018, 12 min)
Elle n’a pas 30 ans et est déjà à la tête d’une entreprise de 30 personnes avec un chiffre d’affaires de 500 millions de francs CFA. Je veux parler d’Aïssata Diakité. Cette jeune entrepreneuse malienne a lancé en 2016 : Zabbaan, une marque de jus 100% naturels. Pour comprendre les ressorts de cette success story et pour découvrir comment les jus sont produits, nos équipes sont allées à la rencontre d’Aïssata à Bamako au Mali. Une véritable reine, qui compte dans sa cour princes et princesses, comtes et comtesses, vous comprendrez ! Découvrez la reine des jus au royaume du fruit.

Aïssata Diakité, die den Geschmack von Mali als Getränk liefert
maliennemoi – 10. August 2019
Die in Bamako ansässige Marke Zabbaan, die hochwertige Säfte produziert, belohnt die Arbeit der ländlichen Bevölkerung im Zentrum des Landes.
Zabbaan, sie behielt lange Zeit diesen Geschmack auf ihren Lippen, sie, das kleine Mädchen aus Mopti, das an schulfreien Tagen über die Märkte lief, auf der Suche nach dem Duft dieser wilden Pflanzen.
Als Vorletzte einer Familie mit sieben Kindern kannte sie den Souk ihrer Stadt auswendig, einen magischen Ort, an den ihre Mutter sie zum Verkauf von Honig und Getreide schickte und von dem sie Blätter und Blumen mitbrachte, die von einheimischen Frauen in der Natur gesammelt wurden.
Zwei Jahrzehnte später machte sie Zabbaan populär, füllte seine Quintessenz ab und benannte danach ihre Firma für hochwertigen Nektar. Diese Buschrebe und viele andere wilde Pflanzen der Sahelzone, wie Quinqueliba oder Moringa-Blätter, liefern die Substanz, die mit Ingwer oder wilden Minzen vermischt wird, um Bio- und Fair-Trade-Säfte von sehr guter Qualität zu gewinnen. Neue Geschmacksrichtungen für den französischen Verbraucher, traditionell für den malischen Konsumenten.
Subtile Mischungen
Auch wenn ihr Vater, ein Tierarzt, sie sich als Ärztin vorstellte, blieb Aïssata Diakité ihrer kindlichen Leidenschaft treu. Und ihrem Wunsch, die Flora Zentralmalis aufzuwerten. Dieses Anliegen ist umso dringender geworden, seit sich die Unsicherheit auf diesen Gebieten angesiedelt hat, was ihre Familie zwang, sie zu verlassen und sich nach Bamako zurückzuziehen und alles aufzugeben, was Aïssatas Kindheit ausmachte.
„Mit meinem Abitur in der Tasche kam ich nach Frankreich, um an einer landwirtschaftlichen Hochschule Agrarwirtschaft zu studieren, ohne wirklich zu wissen, was ich als nächstes tun würde“, berichtet die junge Unternehmerin. Nach dem Abschluss geht Aïssata nach Großbritannien, um ihre Fähigkeiten im Bereich Marketing zu vervollständigen. Es ist 2012, sie ist 22 Jahre alt, und im Londoner Nebel erhellt sich ihr Horizont plötzlich. Es wird ihr klar, dass sie eine Saftmarke mit Sahel-Aromen einführen wird. Ein Unternehmen, das sie sich von Anfang an als Teil eines Entwicklungsökosystems vorstellt, das es den Kleinbauern in Mopti ermöglicht, besser zu leben. Heute sind rund 5.000 von ihnen Partner in ihrem Start-up-Unternehmen Zabbaan. Sie hat sie in den Verband Zabbaan Equity & Development integriert, um Frauen im ländlichen Raum zu mehr Autonomie und Unabhängigkeit zu verhelfen und die Bildung der Kinder zu fördern.
Diese Pflanzen, die Frauen oft bei Tagesanbruch pflücken, erreichen sie in Bamako, wo seine Mitarbeiter sie waschen, sortieren und bei Bedarf einfrieren, um sie das ganze Jahr über verwerten zu können. In ihrer Fabrik im Westen der malischen Hauptstadt werden Mango, Guave und Tamarinde neben Zabbaan- und hochheiligen Moringa-Blättern gelagert. Subtile Mischungen und geheim dosierte Aufgüsse bilden die Aromen, die die täglich produzierten 5.000 bis 10.000 Flaschen füllen. Die meisten von ihnen werden an Firmenkunden, aber von nun an auch an viele Verkaufsstandorte geliefert. Die Aktivität beschäftigt bereits 35 Mitarbeiter direkt und etwa 30 weitere zur Unterstützung.
Kostüm oder traditioneller Boubou
Diese in Designerflaschen abgefüllten Getränke wurden umso schneller populär, als die junge Frau zwei Jahre damit verbrachte, ihr Thema „zu pitchen“, um Preise und Fördermittel zu gewinnen, die bei der Markteinführung entscheidend sind. Im Jahr 2014 war sie die erste malische Preisträgerin des internationalen techno-ökonomischen Programms Unternehmer in Afrika, von der Agentur Campus France gesteuert. „Diese Auszeichnungen sind Teil meines Modells“, sagt diejenige, die Mittel vom französischen Außenministerium, aber auch von mehreren anderen internationalen Gebern erhalten hat. „Es erlaubte mir, Maschinen zu kaufen und ein Direktmarketing zu starten, das von den Unternehmen geschätzt wurde“, fügt sie hinzu. Sehr schnell konnte sie sich um die Auslieferung in Mali kümmern, während sie nach Senegal, Elfenbeinküste und Frankreich exportierte.
„Wir waren auf der Internationalen Landwirtschaftsausstellung 2018 in Paris, wo unser Erfolg im Direktverkauf enorm war und wo ich mehrere neue Geschäftsbeziehungen unterzeichnen konnte.“
Ab sofort kann man ihre Säfte im BMK Paris-Bamako, einem afrikanischen Restaurant im 10. Arrondissement von Paris, aber auch ab September in den Restaurants der multikulturellen Kette Poulet Braisé genießen, zusätzlich zum Online-Verkauf.
Aïssata ist sich bewusst, dass das Spiel für Frauen nicht so einfach zu gewinnen ist, wenn sie auch geschäftserfahren ist. „Du musst mit allem vorsichtig sein“, sagt sie, „weil man dir nichts durchgehen lässt.“ Tatsächlich hat die junge Frau einen Mann angeheuert, um einige Verträge in abgelegenen Gebieten abzuschließen, in denen die Idee einer Chefin nicht wirklich akzeptiert wird. In der Stadt pendelt sie je nach Lage zwischen dem Kostüm und dem traditionellen Boubou. „Wenn man eine junge Frau ist, muss man die Tür zuschlagen, aber man muss wissen, wo die Grenzen sind“, betont sie. Weise und unternehmungslustig zugleich.
© 2019 maliennemoi.org

2 Gedanken zu „DIE KÖNIGIN DER SÄFTE WERTET DIE ARBEIT DER MALISCHEN BÄUERINNEN AUF – Aïssata Diakité, femme influente qui valorise le travail des paysannes maliennes

  1. Mali – Teeproduktion in Frauenhand
    Deutsche Welle – 15.04.2019
    Von Jürgen Schneider
    Ein eigenes Unternehmen gründen trotz Krise im Land. Madame Touré hat sich damit einen Traum erfüllt. Sie stellt malischen Tee her und exportiert ihn erfolgreich nach Westafrika und Europa. Frauen wie sie braucht das Land, denn die Wirtschaft kommt nicht recht in Gang.
    Hier ansehen => Video 2:38

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  2. Gründen im Krisenland Mali
    Deutsche Welle – 21.11.2019
    Von Jürgen Schneider
    Trotz der Krisensituation in Mali gibt es junge Menschen, die sich eine Zukunft aufbauen. Dazu gehört Aissata Diakité. Sie ist erst 29 Jahre alt und bereits Unternehmerin. Ihre Firma Zabbaan stellt Biosäfte her, die in Malis Nachbarstaaten und nach Europa exportiert werden. Frauen wie Aissata Diakité sind eine große Hoffnung für Mali, irgendwann mehr Wohlstand für die Bürger zu schaffen.
    Hier ansehen =>Video 2:43

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