OXFAM TRIFFT DIE SUPERHELD*INNEN DES SAHEL, DIE HOFFNUNG AUFKOMMEN LASSEN – Les Justiciers du Sahel de Oxfam: Le Sahel n’est pas que faim et misère, il est aussi espoir et courage.

Foto en haut (c) Oxfam in WestAfrica: Mieux que Black Panther, Découvrez les Justiciers du #Sahel !
9 super-héro.ïne.s bien réels qui luttent contre les inégalités au #Mali au #Tchad ou encore au #Niger
=> Sahel : terre d’inégalités et de super-héro.ïne.s – 03.07.2019

1. “ Die Zukunft der malischen Frau, ich sehe sie strahlend „„.
OXFAM – 1. Juli 2019
Marie-Anne ist eine junge malische Aktivistin. Als Journalistin, Dichterin und Schriftstellerin kämpft sie für die Rechte der Frauen. Sie kämpft vor allem gegen Frühehe und unerwünschte Schwangerschaften, damit junge Frauen ihre Ausbildung fortsetzen können.
2. „Wir können uns nicht darauf verlassen, dass die Behörden uns unsere Rechte zugestehen, wir müssen sie verteidigen „.
OXFAM – 1. Juli 2019
Adam ist eine junge malische Aktivistin. Sie kämpft dafür, dass die Forderungen der Jugendlichen Gehör finden, kämpft für Demokratie und die Förderung der Bürgerbeteiligung.
3. „Den Schwächsten helfen, sich gegenüber dem Staat zu organisieren „„.
OXFAM – 1. Juli 2019
Fousseyni ist ein junger malischer Aktivist. Als ausgebildeter Soziologe kämpft er gegen Menschenrechtsverletzungen und Landenteignung.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER ODER NEBEN DEM FRZ. ORIGINAL

1. « Le futur de la femme malienne, je le vois radieux »
OXFAM – 1 juillet 2019
Marie-Anne est une jeune activiste malienne. Journaliste, poétesse et écrivaine, elle lutte pour les droits des femmes. Elle se bat particulièrement contre le mariage précoce et les grossesses non-désirées pour que les jeunes femmes puissent continuer leurs études.
Issue d’une famille de 6 enfants, elle se démarque très jeune et s’impose notamment face à son frère ainé : « je ne suis pas conformiste, je refuse d’être dans une cage. Quand j’étais étudiante j’ai connu une femme mariée que sa belle-mère refusait de voir étudier. Elle songeait à abandonner ses études car elle craignait de perdre son mari. Dans la tradition, les femmes ne sont femmes que quand elles sont dans un foyer. Je l’ai conseillé de continuer les cours. Elle a fini par accepter qu’elle était forte et elle a pu terminer ses études. »
Diplômée en droit, elle fonde la jeune association « Pour la Cause des Femmes » avec laquelle elle mène des actions de sensibilisation auprès des étudiants. « Je vais à la faculté sur la Colline à Bamako pour sensibiliser les jeunes sur différents sujets. J’essaie de faire passer le message. La femme est une personne à part entière, elle peut être au-devant de la scène. L’homme les voit comme des concurrentes mais elles ont les mêmes droits que les garçons même si souvent elles l’ignorent. En plus, il y a le poids de la tradition qui les bloque. Je veux les convaincre qu’elles ont le droit de revendiquer leurs droits. »

Ses écrits en tant que journaliste et écrivaine se concentrent sur la promotion et la reconnaissance des droits des femmes. Elle travaille d’ailleurs sur la fin de son premier roman qu’elle auto-publiera, en indépendante. Marie Anne est optimiste : « Le futur de la femme malienne, je le vois radieux. Il y a aussi des hommes engagés, ça va changer c’est sûr. »
© 2019 oxfamfrance.org

L’éducation des filles au Sahel
Au Sahel, malgré les progrès de scolarisation des filles (le taux de scolarisation des filles a triplé en 30 ans au Niger), l’école ne parvient pas à gommer les inégalités entre filles et garçons. Elle contribue même encore parfois à accroitre l’écart d’opportunités de formation et d’insertion, faute de parvenir à maintenir les filles suffisamment longtemps dans le système scolaire. Dans beaucoup de familles, la décision d’éducation des filles dépend de la situation économique de la famille et passe après les choix éducatifs et professionnels des garçons, les grossesses et mariages précoces et les obligations domestiques qui leur sont imposées. Pourtant les filles et les femmes vivant dans la pauvreté sont celles qui auraient le plus à gagner.
L’éducation accroît le pouvoir décisionnel des femmes dans leur ménage et réduit l’écart salarial avec les hommes. Et si l’enseignement valorisait mieux l’application d’une pédagogie sensible au genre, cela permettrait de questionner les préjugés de genre, les pratiques pédagogiques discriminatoires et les codes sociaux discriminants qui peuvent être véhiculés au sein de la famille et des communautés. D’après l’UNESCO, si toutes les filles achevaient le cycle secondaire, le nombre de mariages précoces et forcés réduirait de 64 %.

© 2019 oxfamfrance.org

2. « On ne peut pas compter sur les autorités pour nous donner nos droits, il faut les défendre »
OXFAM – 1 juillet 2019
Adam est une jeune activiste malienne. Elle lutte pour que les revendications des jeunes soient entendues, elle se bat pour la démocratie et la promotion de la citoyenneté.
Adam s’est engagée très jeune dans les milieux associatifs, elle faisait partie du parlement des enfants, mais elle fut vite déçue. « On était là pour la décoration, nos discours étaient formatés et dictés à l’avance, on parlait des jeunes mais sans leur demander leur avis. »
Aujourd’hui, elle préside l’Association des Jeunes pour la Citoyenneté Active et la Démocraie (AJCAD). Cette association est née après la campagne d’Oxfam “My Rights, My Voice” qui appuyait les jeunes de huit pays à travers le monde dans les revendications de leurs droits en matière d’éducation et de santé. « À la fin du programme on a voulu continuer. On voulait créer un mouvement. Ça nous a poussés à créer l’AJCAD. »

VOIR AUSSI l’interview => «Justiciers du Sahel»: trois questions à Adam Dicko, jeune activiste malienne, RFI – 08.07.2019, dans le commentaire

L’AJCAD fait un travail de sensibilisation et de renforcement du leadership auprès des jeunes dans les villages ou les quartiers. « On va dans les quartiers, on forme des leaders et des cellules communautaires de proximité. Les jeunes débattent, sont sensibilisés et peuvent échanger plus facilement. » Tous les sujets de société sont abordés, de l’engagement citoyen à la sexualité en passant par la politique. « Pour les dernières élections on a aidé les jeunes à obtenir leurs cartes électorales. »
[Au mois de juin, AJCAD a dénoncé la violation de la Constitution et interpellé la Cour constitutionnelle sur la prorogation du mandat des députés. VOIR le Communiqué, ndlr]

75% de la population malienne a moins de 35 ans, mais selon Adam les jeunes ne sont pas pris en compte dans les décisions politiques. « On travaille pour interpeller les autorités sur la situation des jeunes, on a écrit un manifeste qu’on a fait signer par les politiciens. Le Président a même adressé une lettre à la jeunesse sous la pression de l’AJCAD. »
Adam s’engage pour les jeunes mais aussi pour les femmes alors que les autorités n’appliquent pas leurs propres lois. « Le gouvernement actuel présente 8 femmes sur 38 membres du gouvernement alors que la loi exige un minimum de 30%. Elles ne participent pas aux processus de décision, elles servent de décor. »
Elle a conscience de la place de la femme au Mali, elle veut faire évoluer les mœurs mais sans choquer. « Je fais partie de la génération épargnée par l’excision, mais les femmes sont encore instrumentalisées pour pratiquer ces traditions. » Adam est lucide. « On ne peut pas compter sur les autorités pour nous donner nos droits, ils s’arrachent. »
© 2019 oxfamfrance.org

3. « On aide les plus vulnérables à s’organiser face à l’État »
OXFAM – 1 juillet 2019
Fousseyni est un jeune activiste malien. Sociologue de formation, il lutte contre les violations des droits humains et l’expropriation des terres.
Voulant s’engager avec la société civile, il rejoint lors d’un stage la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement Mali (CAD). « J’ai commencé à travailler sur la politique de gratuité des services de santé pour les enfants de moins de 5 ans. » C’est dans ce cadre qu’il découvre la situation des agriculteurs expropriés.
« J’ai vu des paysans perdre des terres qu’ils exploitaient depuis 50 ans, car l’Etat les avait cédé à une multinationale. Un paysan qui perd ses terres devient très vulnérable, il doit travailler avec le reste de sa famille pour d’autres exploitants en tant que journalier. Les enfants ne vont plus à l’école. J’ai vu des familles souffrir. Ça m’a mis les larmes aux yeux. »

L’agriculture au Sahel
Le secteur agricole est très important dans les pays sahéliens, où la majorité de la population habite en milieu rural et dépend de l’agriculture et de l’élevage pour vivre. Ce secteur représente 25 % du PIB des pays sahéliens, mais le milieu rural concentre aussi la plus grande pauvreté et une population très vulnérable aux chocs climatiques, politiques ou économiques.
Si les femmes représentent autour de 40 % de la main-d’œuvre agricole au Burkina Faso, au Mali ou au Sénégal, et qu’elles jouent un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire des ménages, elles représentent moins de 10% des propriétaires de parcelles agricoles et ont considérablement moins accès aux ressources.
Le secteur agricole est un levier d’action clé pour lutter contre les inégalités en milieu rural et les politiques doivent agir plus fortement par des politiques agricoles et d’élevage ambitieuses et justes et favoriser l’accès des femmes à la terre.

© 2019 oxfamfrance.org

Depuis, Fousseyni lutte contre l’expropriation des terres par des investisseurs privés et des entreprises de l’Etat. Son principal défi est d’informer et de former, pour que ces personnes puissent se défendre. Il leur enseigne les outils que proposent les lois, souvent méconnues par les victimes. « Je fais des formations de sensibilisation, des plaidoyers pour que les plus vulnérables puissent se défendre. »
Ce sont les femmes qui sont les plus touchées. D’après la loi malienne, elles ont le droit d’être propriétaire, mais en pratique ce n’est pas respecté. Une femme qui se marie rejoint la famille du conjoint, parfois dans un autre village, donc la terre ne lui appartient pas et s’il meurt, les droits reviennent au premier fils. Fousseyni appuie à la création de réseaux d’associations pour créer une force locale. « On aide les plus vulnérables à s’organiser pour faire face aux services de l’Etat. »
© 2019 oxfamfrance.org

La situation au Sahel

Die Situation im Sahel
OXFAM – 01.07.2019
Die Sahelzone verfügt über ein immenses Entwicklungspotenzial. Diese Region am Rande der großen Sahara-Wüste steht ebenfalls vor großen Herausforderungen: Extreme Armut und krasse Ungleichheiten machen das Leben von Millionen von Menschen schwieriger und kürzer.
Gerade für Frauen sind Diskriminierungen hinderlich für ihre Emanzipation und persönliche Entwicklung. Zur Schule zu gehen für die kleinen Mädchen oder zum Arzt zu gehen für die Kranken bleibt für viele ein unerreichbarer Traum.
Im Sahel ist der Klimawandel bereits Realität, und das, während die Länder der Region nur für 0,25% der gesamten Treibhausgasemissionen der Welt verantwortlich sind.
Und schließlich verschlechtert sich die Sicherheitslage seit mehreren Jahren deutlich und stellt eine zusätzliche Herausforderung für Staaten dar, die oft instabil sind und über begrenzte Ressourcen verfügen.

OXFAM – 01.07.2019
Le Sahel possède un potentiel de développement immense. Cette région située aux abords du grand désert du Sahara fait également face à des défis de taille : pauvreté extrême et inégalités criantes rendent la vie de millions de personnes plus dure et plus courte.
Pour les femmes notamment, les discriminations sont autant d’obstacles sur le chemin de leur émancipation et de leur développement personnel. Aller à l’école pour les petites filles ou se rendre chez le médecin pour les malades reste un rêve inatteignable pour beaucoup.
Au Sahel, les changements climatiques sont déjà une réalité, et ce alors que les pays de la région sont responsables de seulement 0,25% du total des émissions de gaz à effets de serre dans le monde.
Enfin, depuis plusieurs années la situation sécuritaire se dégrade fortement et représente un défi supplémentaire pour des États souvent fragiles et aux ressources limitées.

TELECHARGER le document d’Oxfam, 56p.
=> Sahel: lutter contre les inégalités pour répondre aux défis du développement et de la sécurité
3 juillet 2019 00h01 GMT

Sahel: Kampf gegen Ungleichheiten führen
um auf die Herausforderungen der Entwicklung und Sicherheit zu antworten

[=> Für Notübersetzung das obige Dokument in translate.google.de einsetzen]

LES JUSTICIERS DU SAHEL

3 (parmi 9) héro.ïne.s aux pouvoirs bien réels

3 (von 9) Held*innen mit sehr realen Kräften

Die Sahelzone besitzt auch einen unschätzbaren Reichtum: ihre Jugend. Im Niger sind 70% der Bevölkerung unter 25 Jahre alt und ihre Köpfen sind voller Träume. Ob in Mali, Tschad oder Burkina Faso, Senegal, Niger oder Mauretanien, diese jungen Menschen sind entschlossen, die Verantwortung für ihre Zukunft zu übernehmen. Und sie bewegen die Figuren. In dem Bewusstsein, dass Armut und Ungleichheit nicht unvermeidlich sind, sondern das Ergebnis politischer und wirtschaftlicher Entscheidungen, mobilisieren sie ihre Communities, schärfen das Bewusstsein ihrer Nachbarn und arbeiten für einen gerechteren und solidarischeren Sahel. Sie sind die Superheld*innen des Alltags mit sehr realen Kräften.

Oxfam traf sie in drei Ländern: Mali, Niger und Tschad. An Schwierigkeiten mangelt es dort nicht, aber Fousseyni, Marie-Anne, Adam und viele andere anonyme Helden zeigen uns jeden Tag, dass wir uns dem stellen können. [Über die anderen 6 liest man im vollständigen Oxfam-Artikel.] Die Sahelzone ist nicht nur Hunger und Elend, sie ist auch Hoffnung und Mut.
2019 oxfamfrance.org

Le Sahel, c’est également une richesse incalculable : sa jeunesse. Au Niger, 70% de la population a moins de 25 ans et des rêves plein la tête. Que ce soit au Mali, au Tchad ou au Burkina Faso, au Sénégal, au Niger ou en Mauritanie, ces jeunes sont bien décidés à prendre leur avenir en main. Ils et elles font bouger les lignes. Conscient.es que la pauvreté et les inégalités ne sont pas une fatalité mais le résultat de choix politiques et économiques, ils mobilisent leurs communautés, conscientisent leurs voisins et travaillent pour un Sahel plus juste et solidaire. Ce sont les super-héro.ïne.s du quotidien aux pouvoirs bien réels.

Oxfam est parti à leur rencontre dans trois pays : Mali, Niger et Tchad. Là-bas, les adversités ne manquent pas mais Fousseyni, Marie-Anne, Adam et bien d’autres héros anonymes, nous démontrent tous les jours qu’on peut y faire face. [LIRE PLUS sur Kadiatou, Younoussi, Salim, Yasmine, Aïcha et Epiphanie dans l’article complet de Oxfam.] Le Sahel n’est pas que faim et misère, il est aussi espoir et courage.
© 2019 oxfamfrance.org

1. “ Die Zukunft der malischen Frau, ich sehe sie strahlend „„.
OXFAM – 1. Juli 2019
Marie-Anne ist eine junge malische Aktivistin. Als Journalistin, Dichterin und Schriftstellerin kämpft sie für die Rechte der Frauen. Sie kämpft vor allem gegen Frühehen und unerwünschte Schwangerschaften, damit junge Frauen ihre Ausbildung fortsetzen können.
Sie kommt aus einer Familie mit 6 Kindern, sie zeichnet sich sehr jung aus und hebt sich besonders von ihrem älteren Bruder ab: “ Ich bin nicht konformistisch, ich weigere mich, in einem Käfig zu sein. Als ich Studentin war, lernte ich eine verheiratete Frau kennen, deren Schwiegermutter sich weigerte, sie studieren zu lassen. Sie dachte daran, die Uni zu verlassen, weil sie Angst hatte, ihren Mann zu verlieren. Traditionell sind Frauen nur dann Frauen, wenn sie sich in einem Haushalt befinden. Ich riet ihr, das Studium fortzusetzen. Sie akzeptierte schließlich, dass sie stark war, und konnte ihr Studium abschließen. „
Als promovierte Juristin gründet sie den jungen Verein “ Pour la Cause des Femmes „, mit dem sie unter den Studierenden Aufklärungsarbeit betreibt. „Ich gehe zur Fakultät in Bamako, um junge Menschen für verschiedene Themen zu sensibilisieren. Ich versuche, eine Botschaft zu vermitteln. Die Frau ist eine eigenständige Person, sie kann an vorderster Front stehen. Männer sehen sie als Konkurrentinnen, aber sie haben die gleichen Rechte wie die Jungen, auch wenn sie es oft übersehen. Darüber hinaus gibt es das Gewicht der Tradition, das sie blockiert. Ich möchte sie davon überzeugen, dass sie das Recht haben, ihre Rechte einzufordern.“
Ihre Schriften als Journalistin und Autorin konzentrieren sich auf die Förderung und Anerkennung von Frauenrechten. Sie arbeitet auch an ihrem ersten Romans, den sie selbst veröffentlichen wird. Marie Anne ist optimistisch: “ Ich sehe die Zukunft der malischen Frau als strahlend. Es gibt auch engagierte Männer; das wird sich ändern, bestimmt.“
© 2019 oxfamfrance.org

Die Ausbildung der Mädchen im Sahel
In der Sahelzone ist es trotz der Fortschritte bei der Einschulung von Mädchen (die Einschulungsrate der Mädchen hat sich in Niger in 30 Jahren verdreifacht) nicht gelungen, Ungleichheiten zwischen Mädchen und Jungen zu beseitigen. Sie trägt sogar manchmal noch dazu bei, die Kluft bei den Ausbildungs- und Integrationsmöglichkeiten zu vergrößern und Mädchen nicht lange genug im Schulsystem zu halten. In vielen Familien hängen die Bildungsentscheidungen für die Mädchen von der wirtschaftlichen Situation der Familie ab, und die Bildungs- und Berufswünsche der Jungen haben Vorrang. Frühen Schwangerschaften und Ehen sowie den ihnen auferlegten häuslichen Verpflichtungen entkommen sie meist nicht. Doch Mädchen und Frauen, die in Armut leben, sind diejenigen, die am meisten zu gewinnen hätten.
Bildung erhöht die Entscheidungskompetenz von Frauen in ihren Haushalten und verringert das Lohngefälle zu Männern. Und wenn der Unterricht die Anwendung der geschlechtssensiblen Pädagogik besser bewerten würde, würde dies die Möglichkeit bieten, Geschlechtervorurteile, diskriminierende pädagogische Praktiken und diskriminierende Sozialcodes in Frage zu stellen, die innerhalb der Familie und der Gemeinschaften vermittelt werden können. Nach Angaben der UNESCO: wenn alle Mädchen die Sekundarschule abschließen würden, würde die Zahl der Früh- und Zwangsverheiratungen um 64% zurückgehen.
© 2019 oxfamfrance.org

2. „Wir können uns nicht darauf verlassen, dass die Behörden uns unsere Rechte zugestehen, wir müssen sie verteidigen „.
OXFAM – 1. Juli 2019
Adam ist eine junge malische Aktivistin. Sie kämpft dafür, dass die Forderungen der Jugendlichen Gehör finden, kämpft für Demokratie und die Förderung der Bürgerbeteiligung.
Adam engagierte sich schon in jungen Jahren in Vereinen, sie war Mitglied des Kinderparlaments, aber sie war schnell enttäuscht. “ Wir waren für die Dekoration da, unsere Reden waren vorformuliert und im Voraus diktiert, man sprach über die Jugendlichen, aber ohne sie nach ihrer Meinung zu fragen. „Heute leitet sie den Jugendverband für aktive Bürgerbeteiligung und Demokratie (AJCAD). Diese Vereinigung entstand nach der Kampagne „My Rights, My Voice“ von Oxfam, die junge Menschen in acht Ländern der Welt bei ihren Forderungen nach Bildungs- und Gesundheitsrechten unterstützte. „Am Ende des Programms wollten wir weitermachen. Wir wollten eine Bewegung schaffen. Das hat uns dazu gebracht, den AJCAD zu gründen.

LESEN SIE AUCH das Interview => «Justiciers du Sahel»: trois questions à Adam Dicko, jeune activiste malienne, RFI – 08.07.2019, übersetzt im Kommentar

AJCAD arbeitet daran, das Bewusstsein zu schärfen und die Führung junger Menschen in Dörfern oder Stadtteilen zu stärken. “ Wir gehen in die Stadtteile, trainieren Leader und Nachbarschaftszellen. Die jungen Leute diskutieren, werden sensibilisiert und können leichter Ideen austauschen. „Alle Themen der Gesellschaft werden abgedeckt, vom bürgerschaftlichen Engagement über Sexualität bis hin zur Politik. „ Bei den letzten Wahlen haben wir jungen Leuten geholfen, ihre Wählerausweise zu bekommen.
[Im Juni verurteilte AJCAD die Verletzung der Verfassung und rief das Verfassungsgericht an wegen der Verlängerung des Mandats der Abgeordneten. Ed].
75% der malischen Bevölkerung sind unter 35 Jahre alt, aber wie Adam sagt, werden junge Menschen bei politischen Entscheidungen nicht berücksichtigt. „Wir arbeiten daran, die Behörden aufzufordern, über die Situation junger Menschen Rechenschaft abzulegen, wir haben ein Manifest geschrieben, das wir von den Politikern unterschreiben ließen. Der Präsident schickte sogar einen Brief an die Jugendlichen unter dem Druck der AJCAD.
Adam engagiert sich für junge Menschen, aber auch für Frauen, wo die Behörden ihre eigenen Gesetze nicht anwenden. „Die aktuelle Regierung stellt 8 Frauen unter 38 Regierungsmitgliedern, während das Gesetz einen Mindestanteil von 30% vorschreibt. Sie nehmen nicht an der Entscheidungsfindung teil, sie dienen als Dekor. “
Sie ist sich der Position der Frau in Mali bewusst, sie will die Einstellungen ändern, aber ohne zu schockieren. „Ich gehöre zu der Generation, die von der Beschneidung verschont geblieben ist, aber Frauen werden immer noch instrumentalisiert, um diese Traditionen anzuwenden. “ Adam ist sich bewusst: „Wir können nicht darauf zählen, dass die Behörden uns unsere Rechte zugestehen, die Rechte müssen ihnen entrissen werden.
© 2019 oxfamfrance.org

3. „Den Schwächsten helfen, sich gegenüber dem Staat zu organisieren „„.
OXFAM – 1. Juli 2019
Fousseyni ist ein junger malischer Aktivist. Als ausgebildeter Soziologe kämpft er gegen Menschenrechtsverletzungen und Landenteignung.

Landwirtschaft im Sahel
Der Agrarsektor ist in den Ländern des Sahel sehr bedeutend, wo die Mehrheit der Bevölkerung in ländlichen Gebieten lebt und für ihren Lebensunterhalt auf Landwirtschaft und Viehzucht angewiesen ist. Dieser Sektor macht 25% des BIP der Sahel-Länder aus, aber das ländliche Milieu ist auch geprägt von größter Armut und einer Bevölkerung, die sehr anfällig für klimatische, politische oder wirtschaftliche Erschütterungen ist.
Während die Frauen in Burkina Faso, Mali oder Senegal rund 40% der landwirtschaftlichen Arbeitskräfte stellen und eine wesentliche Rolle bei der Ernährungssicherung der Haushalte spielen, machen sie weniger als 10% der landwirtschaftlichen Grundstückseigentümer aus und haben deutlich weniger Zugang zu Ressourcen.
Der Agrarsektor spielt eine Schlüsselrolle für Maßnahmen zur Beseitigung der Ungleichheiten im ländlichen Raum, und die Politiker müssen durch ehrgeizige und faire Agrar- und Viehhaltungsmaßnahmen stärker handeln und den Zugang von Frauen zu Land fördern.

© 2019 oxfamfrance.org

In dem Wunsch, sich in der Zivilgesellschaft zu engagieren, schloss er sich während eines Praktikums der Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement Mali (Koalition der afrikanischen Alternativen für Schulden und Entwicklung, CAD) an.“ Ich habe begonnen, an dem Konzept der kostenlosen Gesundheitsversorgung für Kinder unter 5 Jahren zu arbeiten.“ In diesem Zusammenhang entdeckt er die Situation der enteigneten Bauern.
Ich habe gesehen, wie Bauern Land verloren haben, das sie seit 50 Jahren bewirtschaftet haben, weil der Staat es einem multinationalen Unternehmen gegeben hatte. Ein Bauer, der sein Land verliert, wird sehr verletzlich, er muss mit dem Rest seiner Familie für andere Bauern als Tagelöhner arbeiten. Die Kinder gehen nicht mehr zur Schule. Ich habe Familien leiden sehen. Es hat mir Tränen in die Augen getrieben.
Seitdem kämpft Fousseyni gegen die Enteignung von Land durch private Investoren und staatliche Unternehmen. Seine Hauptaufgabe besteht darin, zu informieren und zu schulen, damit sich diese Menschen verteidigen können. Er vermittelt ihnen die von den Gesetzen vorgesehenen Instrumente, die die Opfer oft nicht kennen. „Ich mache Sensibilisierungsschulungen, Plädoyers, damit sich die Schwächsten selbst verteidigen können.
Am stärksten betroffen sind dabei die Frauen. Nach malischem Recht haben sie ein Recht auf Eigentum, aber in der Praxis wird dies nicht respektiert. Eine Frau, die heiratet, kommt in die Familie des Mannes, manchmal in ein anderes Dorf, so dass das Land nicht ihr gehört, und wenn er stirbt, gehen die Rechte an den ersten Sohn. Fousseyni unterstützt die Gründung von Netzwerken von Verbänden, um eine lokale Kraft zu schaffen. “ Wir helfen den Schwächsten, sich zu organisieren, um mit den staatlichen Diensten zurechtzukommen.
© 2019 oxfamfrance.org

2 Gedanken zu „OXFAM TRIFFT DIE SUPERHELD*INNEN DES SAHEL, DIE HOFFNUNG AUFKOMMEN LASSEN – Les Justiciers du Sahel de Oxfam: Le Sahel n’est pas que faim et misère, il est aussi espoir et courage.

  1. En supplément: Ergänzend dazu: nach unten scrollen!
    «Justiciers du Sahel»: trois questions à Adam Dicko, jeune activiste malienne
    RFI – 09.07.2019
    Par David Pauget
    « Les Justiciers du Sahel » sont mis à l’honneur à la Maison des cultures urbaines de Dakar jusqu’au 12 juillet, et partout en France à la rentrée, dans le cadre d’une exposition organisée par Oxfam. (…)
    Adam Dicko (25) est la directrice exécutive de l’Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocratie (AJCAD)….
    RFI : Quelle est la vie d’une femme au Sahel ?
    Adam Dicko : Être une femme dans le Sahel, plus particulièrement au Mali, c’est devoir travailler beaucoup plus que les hommes pour pouvoir être vue, être considérée comme une citoyenne qui veut aussi contribuer au développement de son pays. C’est être une personne qui est destinée à vivre dans un foyer et à être une « poule pondeuse » : donner naissance, s’occuper des enfants, des tâches ménagères.
    Être une femme au Sahel, c’est aussi être une personne soumise, une personne qui subit, qui n’a pas le droit de hausser le ton, de réclamer quelque chose. C’est ce qu’on nous inculque dès le plus jeune âge. C’est être une femme qui n’a pas le droit à la parole, et qui ne cherche même pas la parole ; mais aussi qui n’a pas son rôle à jouer en tant que citoyenne. Son rôle se limite à la famille : être une bonne fille ou être une bonne femme.
    Les femmes sont les premières victimes au Sahel, elles sont les victimes traditionnelles, coutumières, éternelles. C’est devenu tellement la norme que lorsque qu’une femme n’est pas dans ce cas-là, elle constitue l’exception. Quand on voit une femme qui défend les droits des autres femmes ou des jeunes, c’est considéré comme une héroïne. Pour moi, ça ne devrait pas être le cas.
    Quel est votre regard sur la situation au Sahel ou au Mali ?
    C’est vrai que quand on parle du Sahel, on ne voit que des problèmes. Mais je ne suis pas pessimiste, je ne me donne pas ce droit. Je suis au contraire assez optimiste.
    On n’a pas que des problèmes. Mais on en a beaucoup trop, si bien que ça masque un peu les efforts des uns et des autres. Il y a des personnes qui se battent pour l’amélioration des conditions de vie, sauf que les problèmes s’accumulent tellement que les actions ne sont pas assez visibles. Surtout que dans le cas du Mali, il n’y a pas secteur où on peut dire que ça va un peu, que ce soit les services sociaux de base, l’accès à la justice, l’éducation, ou sur le plan sécuritaire.
    Sur tous les plans, nous traversons une crise multiforme et multidimensionnelle qui fait que les bonnes actions menées sur le terrain sont souvent diluées. Tant que les stratégies ou actions que nous nous menons ne tendent pas vers quelque chose de plus global, tant que l’État n’assume pas ses responsabilités, les actions n’auront pas assez d’impact. Pour que le changement puisse être global, il faut que ces actions soient accompagnées mais aussi soutenues par l’État.
    Pourquoi cette exposition d’Oxfam, « Les Justiciers du Sahel », vous a-t-elle séduite ?
    Parce qu’on s’intéresse à notre travail. Nous ne sommes que des Maliens lambda qui essayent de jouer leur rôle en tant que citoyens engagés, et voir une organisation internationale comme Oxfam s’intéresser à notre travail, venir regarder ce que nous faisons sur le terrain, au sein de nos communautés, c’est vraiment encourageant et cela fait plaisir.
    J’étais particulièrement fière quand j’ai vu mon illustration en super-héroïne. C’est un sentiment de fierté, mais aussi de défi, car cela veut dire qu’on ne peut plus baisser les bras. On doit continuer le combat pour les nombreuses personnes privées de leurs droits, mais aussi surtout pour les milliers de personnes qui croient en nous et qui suivent nos combats.
    © 2019 Oxfam / rfi.fr

    „Die Rächer des Sahel“: drei Fragen an Adam Dicko, eine junge malische Aktivistin.
    RFI – 09.07.2019
    Von David Pauget
    „Les Justiciers du Sahel“ werden im Maison des cultures urbaines de Dakar bis zum 12. Juli und im Herbst überall in Frankreich im Rahmen einer von Oxfam organisierten Ausstellung geehrt. (…)
    Adam Dicko (25) ist die geschäftsführende Direktorin des Jugendverbandes für aktive Bürgerschaft und Demokratie (AJCAD)…….
    RFI: Wodurch bestimmt sich das Leben einer Frau im Sahel?
    Adam Dicko:
    Als Frau im Sahel, vor allem in Mali, muss man viel härter arbeiten als die Männer, um gesehen zu werden, um als eine Bürgerin betrachtet zu werden, die auch zur Entwicklung ihres Landes beitragen will. Das bedeutet, eine Person zu sein, die dazu bestimmt ist, in einem Haushalt zu leben und eine „Legehenne“ zu sein: Kinder gebären, sich um Kinder kümmern, Hausarbeiten erledigen. Eine Frau im Sahel zu sein bedeutet auch, eine demütige Person zu sein, eine Person, die leidet, die kein Recht hat, ihre Stimme zu erheben, etwas zu beanspruchen. Das ist es, was uns von klein auf beigebracht wird. Es geht darum, eine Frau zu sein, die nicht das Recht hat zu sprechen, und die nicht einmal versucht zu sprechen; aber auch, die nicht ihre Rolle als Bürgerin hat. Ihre Rolle beschränkt sich auf die Familie: ein gutes Mädchen oder eine gute Frau zu sein.
    Frauen sind die ersten Opfer im Sahel, sie sind die traditionellen, üblichen, ewigen Opfer. Dies ist so sehr zur Norm geworden, dass, wenn sich eine Frau nicht so verhält, sie die Ausnahme ist. Wenn man eine Frau sieht, die die Rechte anderer Frauen oder junger Menschen verteidigt, wird sie als Heldin betrachtet. Ich finde, das sollte nicht so sein.
    Wie schätzen Sie die Situation im Sahel oder in Mali ein?
    Es stimmt, wenn wir über die Sahelzone sprechen, sehen wir nur Probleme. Aber ich bin nicht pessimistisch, ich gebe mir dieses Recht nicht. Im Gegenteil, ich bin recht optimistisch.
    Wir haben nicht nur Probleme. Aber wir haben zu viele von ihnen, so dass es die Bemühungen der einen oder anderen ein wenig verdeckt. Es gibt Menschen, die für die Verbesserung der Lebensbedingungen kämpfen, nur dass sich die Probleme so stark ansammeln, dass die Aktionen nicht sichtbar genug sind. Zumal es im Falle Malis keinen Bereich gibt, in dem wir sagen könnten, dass es etwas besser läuft, weder bei den Basissozialdiensten noch beim Zugang zu Justiz, Bildung oder im Bereich Sicherheit.
    Auf allen Ebenen befinden wir uns in einer vielschichtigen und multidimensionalen Krise, die oft gute Aktionen vor Ort verwässert. Solange die von uns verfolgten Strategien oder Aktionen nicht zu etwas Globalerem führen, solange der Staat seine Verantwortung nicht wahrnimmt, werden die Aktionen nicht genügend Einfluss haben. Damit der Wandel global sein kann, müssen diese Maßnahmen vom Staat mitgetragen, aber auch durch ihn unterstützt werden.
    Warum hat Sie diese Oxfam-Ausstellung „Les Justiciers du Sahel“ gereizt?
    Weil man sich für unsere Arbeit interessiert. Wir sind ganz normale Malier, die versuchen, als engagierte Bürger unsere Rolle zu spielen. Zu sehen, wie eine internationale Organisation wie Oxfam sich für unsere Arbeit interessiert, kommt um zu sehen, was wir vor Ort, in unseren Communities tun, ist wirklich ermutigend und macht einen glücklich.
    Ich war besonders stolz, als ich meine Darstellung als Superheldin sah. Es ist ein Gefühl des Stolzes, aber auch eine Herausforderung, denn es bedeutet, dass wir nicht mehr aufgeben können. Wir müssen den Kampf für die vielen Menschen, die ihrer Rechte beraubt sind, aber auch und vor allem für die Tausende von Menschen fortsetzen, die an uns glauben und unsere Kämpfe verfolgen.
    © 2019 Oxfam / rfi.fr

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