WIE IST DER TEUFELSKREIS DER GEWALT AUFZUBRECHEN? – Comment briser le cycle de violences?

In Zentralmali wird der Kreislauf von Gewalt durch Angst und Rache angeheizt (Expertenmeinung).
TV5Monde – 17.06.2019 um 14:00 Uhr
Der Teufelskreis der Gewalt in Zentralmali, wie das Massaker von Sobane Da letzte Woche, wird durch die Angst jeder Community vor den bewaffneten Gruppen der jeweils anderen geschürt, und nur der Dialog ermögliche es, aus ihm auszubrechen, so Ibrahim Yahaya Ibrahim, Analyst bei ICG.

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Die Frage, ob man mit den Dschihadisten verhandeln soll, tauchte auch schon vor gut 1 Jahr wieder bei verschiedenen Quellen auf:
Vgl. Beitrag / VOIR les interventions in MALI-INFORMATIONEN 04.05.2018
DSCHIHADISTEN AN DEN RUNDEN TISCH ? – Il faut négocier avec les djihadistes?

VOIR AUSSI le rapport 276 de l’ICG: Parler aux jihadistes au centre du Mali : le dialogue est-il possible ? – 28.05.2019

Dans le centre du Mali, un cycle de violences alimenté par la peur et la vengeance (expert)
TV5Monde – 17.06.2019 à 14:00
Propos recueillis par Selim SAHEB ETTABA
Le cycle de violences dans le centre du Mali, comme la tuerie de Sobane Da la semaine dernière, se nourrit de la peur qu’inspirent à chaque communauté les groupes armés des autres et seul le dialogue permettra d’en sortir, selon Ibrahim Yahaya Ibrahim, analyste à l’ICG.

Foto (c) AFP/STRINGER: Une maison détruite dans le village dogon de Sobane, deux jours après une attaque, le 9 juin 2019 au Mali – Ein zerstörtes Haus im Dogondorf Sobane, zwei Tage nach dem Überfall

Cet expert basé à Dakar est l’un des auteurs du rapport de l’International Crisis Group publié en mai qui recommande au gouvernement d’ouvrir des canaux de communication avec la „katiba Macina“, le groupe du prédicateur radical Amadou Koufa dans le centre du Mali, et ses partisans.

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FULL REPORT (FR)
Parler aux jihadistes au centre du Mali : le dialogue est-il possible ?
ICG Africa Report N°276 | 28.05.2019

Les critiques contre la lenteur de l’armée sont-elle justifiées?
„Au Mali, comme au Burkina Faso, ce sont des armées qui ont des capacités très limitées.
En général, ça prend beaucoup de temps pour organiser une sortie militaire, une patrouille, aller d’un endroit à un autre, pour s’assurer qu’on ne va pas tomber dans une embuscade.
Par ailleurs, ce sont des crises qui ont lieu dans des petits bourgs, parfois des hameaux, ou des grands villages, éparpillés sur des dizaines de milliers de km2. Donc être partout à la fois, c’est très difficile, et les forces internationales sont confrontées aux mêmes problèmes“.
Faut-il attribuer l’attaque de Sobane Da aux jihadistes ?
„Ce n’est pas le mode opératoire des jihadistes. Ils n’ont pas l’habitude de s’attaquer à des communautés, ils l’ont dit clairement dans leurs discours.
Depuis Ogossagou (massacre de quelque 160 villageois peuls attribué à des chasseurs traditionnels dogons dits +dozos+, le 23 mars, NDLR), il y a eu beaucoup d’accrochages entre les jihadistes et les dozos, ce qui était assez rare avant.
Mais de là à attaquer toute une communauté, des femmes et des enfants, ça nécessiterait un grand changement dans leur discours et leur tactique. Sans oublier qu’il y a des Dogons jihadistes, donc il serait difficile pour eux de justifier qu’on attaque leur communauté de manière indiscriminée.
Cela dit, il y a des milices peules dans cette zone qui ont demandé aux jihadistes leur bénédiction ou leur appui pour faire face aux violences perpétrées par les dozos.
Donc, il se pourrait que des milices peules, en particulier celles dont les villages ont récemment été victimes des violences des dozos, soient responsables, tout comme il se pourrait que certains éléments jihadistes qui n’agissent pas au nom de la katiba Macina y aient participé. Seule l’enquête nous dira exactement qui en sont les vrais responsables“.
Comment cet engrenage s’est-il déclenché ?
„Les tensions entre Peuls et Dogons se sont surtout exacerbées à partir de 2015, quand la katiba Macina est apparue et que des jihadistes qui accusent certains éléments dogons et bambaras de collaborer avec l’armée ont commencé à les éliminer.
Même si ces attaques étaient très ciblées, les milices ont considéré que chaque Dogon ou chaque Bambara touché, c’est comme si c’était la communauté qui était attaquée, donnant lieu à des représailles contre les communautés peules, soupçonnées de collaborer avec les jihadistes.
Aujourd’hui, c’est une situation qui est alimentée par la peur, la peur que ce soit l’autre qui attaque le premier, et un sentiment de vengeance. Il y a aussi un élément de banditisme et un désir de s’accaparer des terres“.
Comment en sortir ?
„Cette violence communautaire est dérivée de l’insurrection jihadiste mais elle dépasse le cadre de l’insurrection jihadiste elle-même.
Le problème n’a pas commencé avec une tension entre des communautés, mais par des groupes armés de part et d’autre, les jihadistes d’un côté et les milices dozos de l’autre. On ne peut pas faire la paix sans impliquer ces groupes armés-là.
Parler entre les communautés en excluant les jihadistes ne marchera pas. Il va falloir parler avec les jihadistes, les amener à la table des négociations. Quand deux groupes se font la guerre, vous ne pouvez pas désarmer un groupe et laisser l’autre avec ses armes.
Mais les options ne sont pas nombreuses. Lorsque le président malien (Ibrahim Boubacar Keïta, NDLR) dit que la survie du Mali est en jeu, je crois qu’il a raison“.
© 2019 AFP

In Zentralmali wird der Kreislauf von Gewalt durch Angst und Rache angeheizt (Expertenmeinung).
TV5Monde – 17.06.2019 um 14:00 Uhr
Das Interview führte Selim SAHEB ETTABA
Der Teufelskreis der Gewalt in Zentralmali, wie das Massaker von Sobane Da letzte Woche, wird durch die Angst jeder Community vor den bewaffneten Gruppen der jeweils anderen geschürt, und nur der Dialog ermögliche es, aus ihm auszubrechen, so Ibrahim Yahaya Ibrahim, Analyst bei ICG.

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FULL REPORT (EN)
Speaking with the “Bad Guys”: Toward Dialogue with Central Mali’s Jihadists
ICG Africa Report N°276 | 28 May 2019

Dieser Experte aus Dakar ist einer der Autoren des im Mai veröffentlichten Berichts der International Crisis Group, der der Regierung empfiehlt, Kommunikationskanäle mit der „katiba Macina“, der Gruppe des radikalen Predigers Amadou Koufa, in Zentralmali und ihren Unterstützern zu eröffnen.
Ist die Kritik an der Langsamkeit der Armee gerechtfertigt? >
„In Mali, wie auch in Burkina Faso, haben wir es mit Armeen zu tun, die nur sehr begrenzte Fähigkeiten haben.
Im Allgemeinen dauert es lange, bis eine Patrouille von einem Ort zum anderen organisiert ist, um sicherzustellen, dass man nicht in einen Hinterhalt gerät.
Darüber hinaus handelt es sich um Krisen, die in kleinen Orten, manchmal Weilern oder großen Dörfern stattfinden, die über Zehntausende von Quadratkilometern verstreut sind. Es ist also sehr schwierig, überall auf einmal zu sein, und die internationalen Kräfte stehen vor den gleichen Problemen.
Ist der Angriff von Sobane Da auf Dschihadisten zurückzuführen?
„Das ist nicht die Vorgehensweise der Dschihadisten. Sie greifen üblicherweise keine Gemeinschaften an, wie sie es in ihren Reden deutlich gemacht haben.
Seit Ogossagou (Massaker an etwa 160 Fulani-Dorfbewohnern, die traditionellen Dogon-Jägern zugeschrieben wurden, bekannt als +dozos+, am 23. März, Ed) gab es viele Zusammenstöße zwischen Dschihadisten und Dozos, was vorher ziemlich selten war.
Aber um eine ganze Gemeinschaft, Frauen und Kinder, anzugreifen, wäre eine große Veränderung in ihrem Diskurs und ihrer Taktik erforderlich. Ganz zu schweigen davon, dass es Dogon-Dschihadisten gibt, so dass es für sie schwierig wäre, einen wahllosen Angriff auf ihre Gemeinschaft zu rechtfertigen.
Es gibt jedoch auch Peulh-Milizen in diesem Bereich, die Dschihadisten um ihren Segen oder ihre Unterstützung bei der Bekämpfung der von den Dozos ausgeübten Gewalt gebeten haben.
So könnte es sein, dass die Peulh-Milizen, insbesondere diejenigen, deren Dörfer kürzlich Opfer von Dozo-Gewalt geworden sind, verantwortlich sind, ebenso wie es sein könnte, dass einige dschihadistische Elemente, die nicht im Namen der katiba Macina handeln, teilgenommen haben. Nur die Untersuchung wird uns genau sagen, wer wirklich dafür verantwortlich ist.“
Wie ist diese Gewaltspirale in Gang gekommen?
„Die Spannungen zwischen den Fulani und Dogon haben sich vor allem seit 2015 verschärft, als die katiba Macina auftauchte, und Dschihadisten, die bestimmte Dogon- und Bambara-Elemente der Zusammenarbeit mit der Armee beschuldigen, begonnen sie zu eliminieren.
Obwohl diese Angriffe sehr zielgerichtet waren, vertraten die Milizen die Ansicht, dass es sich bei jedem betroffenen Dogon oder Bambara um die ganze Gemeinschaft handelte, die angegriffen wurde, was zu Vergeltungsmaßnahmen gegen die Peulh-Gemeinschaften führte, die der Zusammenarbeit mit den Dschihadisten verdächtigt wurden.
Heute ist es eine Situation, die von Angst, Angst vor dem anderen, der zuerst angreift, und einem Gefühl der Rache getragen wird. Es gibt auch ein Element des Banditentums und den Wunsch, Land zu besetzen.“
Wie kann man da rauskommen?
„Diese Gewalt in den Gemeinschaften leitet sich aus dem dschihadistischen Aufstand ab, geht aber über den dschihadistischen Aufstand selbst hinaus.
Das Problem begann nicht mit Spannungen zwischen den Gemeinschaften, sondern mit bewaffneten Gruppen auf beiden Seiten, Dschihadisten auf der einen Seite und Dozos auf der anderen Seite. Wir können keinen Frieden schließen, ohne diese bewaffneten Gruppen einzubeziehen.
Das Gespräch zwischen den Gemeinschaften unter Ausschluss der Dschihadisten wird nicht funktionieren. Man wird mit den Dschihadisten sprechen und sie an den Verhandlungstisch bringen müssen. Wenn sich zwei Gruppen im Krieg befinden, kann man nicht eine Gruppe entwaffnen und den anderen ihre Waffen lassen.
Aber es gibt nicht viele Möglichkeiten. Wenn der malische Präsident (Ibrahim Boubacar Keïta) sagt, dass das Überleben Malis auf dem Spiel steht, denke ich, dass er Recht hat.“

© 2019 AFP

Ein Gedanke zu „WIE IST DER TEUFELSKREIS DER GEWALT AUFZUBRECHEN? – Comment briser le cycle de violences?

  1. Comment sortir le Sahel de la violence?
    Cette question était au centre d’une conférence organisée à Francfort, en Allemagne. Rencontre à l’initiative de „Focus Sahel“, un réseau allemand d’organisations de la société civile.
    Deutsche Welle – 29.03.2019
    Par Nafissa Amadou
    L’insécurité connait une recrudescence importante dans le Sahel, marquée notamment par une hausse des attaques contre les civils et les forces de sécurité et de défense au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

    Au cours des débats, l’accent a été mis sur la gouvernance. Badié Hima, directeur du NDI, le National democratic Institut à Bamako au Mali, explique que le recul de la présence de l’Etat sont à la source de la crise sécuritaire au Sahel.
    „Si on fait une analyse on trouvera qu’au fondement de cette crise sécuritaire, il y a tous les déficits liés à la gouvernance démocratique. En raison de l’affaiblissement de nos Etats, ceux-ci ne sont pas toujours en mesure d’offrir les services sociaux de base“, affirme le directeur du NDI.
    Pour lui, les Etats du Sahel ont failli sur „la question de la responsabilité de protéger nos populations, d’assurer la sécurité humaine. La sécurité humaine, c’est le droit d’être à l’abri de la peur, du besoin et le droit de circuler librement dans son propre pays. „
    – La jeunesse entre manque de perspectives et nouveau départ –
    La population civile paie le plus lourd tribut dans ce conflit armé au Sahel. Les écoles sont fermées, les services sociaux de base ne sont plus assurés, les investissements potentiels abandonnés du fait du climat de terreur et de peur qui s’installe.
    Une situation qui prive d’espoir une jeunesse sans perspective d’avenir et fait le lit du terrorisme. Fatouma Elhadj Touré, vice-présidente de l’association Jeunes femmes leaders de Gao, donne des pistes pour empêcher les jeunes de céder à la tentation. „Ces jeunes sont marginalisés“, dit-elle. „Ils étaient là pour défendre l’Etat pendant l’occupation des djihadistes. On leurs a promis des choses dans l’accord de paix. Des promesses qui ne sont toujours pas respectées.“
    Fatouma Elhadj Touré suggère de mettre les jeunes dans leur droit en „créant par exemple une deuxième chambre du CENA pour les jeunes et aussi un comité consultatif de jeunes et des femmes. Ce sont des initiatives qui peuvent amener les jeunes à regagner espoir et ne pas se faire enrôler par les djihadistes.“
    A la fin des discussions de ce Focus Sahel, tous étaient unanimes : pour stabiliser la région et prévenir la radicalisation violente, il est indispensable de créer les conditions d’un développement économique créateur d’emplois, notamment pour une jeunesse en forte expansion démographique.
    (c) 2019 dw.com

    „Die Unsicherheit ist noch gewachsen“
    Welt-Sichten – 04.04.2019
    Von Bernd Ludermann
    Der Einsatz der UN-Blauhelme in Mali hat die Sicherheitslage bislang nicht stabilisiert, kritisiert Youssouf Coulibaly. Er fordert, die Mission neu auszurichten.
    Sie schulen malische Sicherheitskräfte in Zusammenarbeit mit Bundeswehrangehörigen. Wie läuft das ab?
    Ich wirke an der Schule für Friedenssicherung, der École de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, der westafrikanischen Staatengemeinschaft ECOWAS daran mit, Soldaten und Polizisten auszubilden. Die Schule in Bamako ist dem malischen Verteidigungsministerium unterstellt. Es wählt auch die Offiziere aus, die wir schulen. Die Ausbildung finanzieren Japan, Deutschland, die Schweiz und Kanada. Der Leiter der Lehrgangseinheit ist ein deutscher Offizier, eine weitere Leitungsaufgabe hat ein Polizist der Bundespolizei.
    Welchem Ziel dient diese Ausbildung?
    Das Ziel ist, dass die Armee Malis professionell wird. Konflikte in Afrika sind gekennzeichnet von Völkerrechtsverstößen wie sexuellen Übergriffen oder dem Einsatz von Kindern. Wir bringen den Offizieren bei, dass sie sich an die Menschenrechte und das Kriegsvölkerrecht halten müssen. Sie müssen Kombattanten, gegen die sie vorgehen dürfen, von Zivilisten unterscheiden und die für das Überleben der Bevölkerung nötigen Einrichtungen schützen. Das ist schwierig, weil in Mali Kämpfer, zum Beispiel einer Miliz, sich häufig unter die Zivilbevölkerung mischen. Die Offiziere müssen ihre Untergebenen entsprechend ausbilden, denn sie tragen die Verantwortung für das Verhalten der ihnen unterstellten Soldaten.
    Der Armee werden immer wieder Übergriffe auf Zivilisten vorgeworfen. Hat die Ausbildung das Verhalten der Sicherheitskräfte verbessert?
    Sie beginnt einen Einfluss zu haben. Wenn man die Sicherheitslage und die Einsatzwirklichkeit betrachtet, muss man aber sagen: Die erhofften Ergebnisse sind bisher ausgeblieben. Die Ausbildung folgt dem vom Verteidigungsminister gesetzten Rahmen und müsste neu ausgerichtet werden, an menschlicher Sicherheit.

    Foto (c) L’Indépendant: Youssouf Coulibaly ist Professor für internationales Recht an der Universität Bamako in Mali.
    Am 23. März hat eine Miliz aus der Volksgruppe der Dogon in der Region Mopti ein Massaker verübt. Stimmt es, dass die Miliz eine Art Partner des Staates war?
    Wenn sich Milizen zur Selbstverteidigung bilden, geschieht das immer, weil der Staat einverstanden ist. Die Dogon-Miliz, die in dem Dorf Ogossagou über 130 Menschen umgebracht hat, ist weder die erste noch die einzige in der Region. Die Milizionäre dachten, dass Terroristen der von Amadou Kouffa geführten und mit Al-Qaida verbundenen Islamisten sich unter die Bevölkerung gemischt hätten. Der Staat wusste, dass die Dogon-Miliz eine Gefahr für Flüchtlinge aus der Bevölkerungsgruppe der Peul war, die sich in dem Dorf aufhielten. Er hat nichts getan, um Gewalt zu verhindern. Insofern kann man sagen, dass der Staat das Massaker begünstigt hat. Danach hat er dann die Dogon-Miliz aufgelöst. Allerdings hat deren Chef erklärt, dass die Miliz nicht vom Staat geschaffen worden sei und er sie deshalb auch nicht auflösen könne. Wenn er das wolle, müsse er auch die anderen Milizen im Norden Malis auflösen wie die von Tuareg-Gruppen.
    Versucht die Regierung wieder – wie schon der 2012 gestürzte Präsident Amadou Toure –, Teile des Staatsgebiets unter Kontrolle zu bekommen, indem er Bündnisse mit Milizen und lokalen Machthabern schließt?
    Ja. Zum Beispiel hat eine der Regierung nahestehende Miliz, die von einem früheren Colonel der Armee angeführt wird, an der Befreiung einiger Städte in Nord-Mali von den Islamisten mitgewirkt. Man hat dem Staat vorgeworfen, er habe diese Miliz mit Waffen und Logistik unterstützt. Der Colonel ist selbst Tuareg, aber seine Großfamilie liegt im Streit mit einer anderen Tuareg-Familie, welche die Region Kidal dominiert. Solche Komplizenschaft zwischen dem Staat und Milizen gibt es weiterhin. Das Kalkül ist grundfalsch, denn Milizen zu nutzen ist ein zweischneidiges Schwert. Das sieht man an der Dogon-Miliz, die sich jetzt nicht entwaffnen lassen will. Der Staat muss das Monopol auf legitime Gewaltausübung haben. Allerdings versagt er dabei und ist in den Gebieten, in denen solche Massaker stattfinden, kaum zu sehen.
    Und deshalb bilden die Leute Milizen zur Selbstverteidigung?
    Richtig. Neu an dem Fall Ogossagou ist allerdings der Verdacht, dass Söldner aus dem Ausland zu den Exzessen beitragen. Der Chef der Peul, die Opfer dieses Massakers waren, hat berichtet, dass einige Täter keine Dogon waren: Sie hätten Englisch gesprochen oder ein Französisch wie in der Elfenbeinküste. Ich vermute, dass Söldner, die sich nach dem Ende des Bürgerkriegs in der Elfenbeinküste 2011 an der Grenze zu Ghana gesammelt haben, jetzt Arbeit suchen und die in Mali finden.
    Die europäische Militärintervention und die UN-Mission MINUSMA sollen den Staat in Mali stützen. Ist das unter diesen Umständen sinnvoll?
    Das ist das Kernproblem der internationalen Intervention. Die UN-Mission hat den Auftrag, die Umsetzung des Friedensabkommens und die Präsenz des Staates im ganzen Land zu stärken. Eingetreten ist eher das Gegenteil: Für die Bevölkerung ist der Staat in weiten Teilen des Landes kaum vorhanden. Die Unsicherheit ist noch gewachsen, es gibt mehr Anschläge als vor Beginn der Intervention. In vielen Gebieten haben die Menschen den Eindruck, dass sogar die bewaffneten Gruppen ihnen mehr Sicherheit bieten als der Staat. Das riesige Gebiet im Norden Malis ist zum Niemandsland geworden, in dem der Drogenschmuggel und das Schleusertum blühen. Der Ansatz der Missionen sollte geändert und die Sicherheit der Bevölkerung ins Zentrum gerückt werden.
    Die Bevölkerung zu schützen gehört nicht zum Mandat?
    Nein. Die Missionen konzentrieren sich auf die Unterstützung der malischen Sicherheitskräfte. Aber jedes Mal, wenn die geschickt werden, scheitern sie. Staatliche Sicherheitskräfte können Kidal und andere Gebiete gar nicht betreten. Dabei sind zahlreiche Soldaten der MINUSMA, der französischen Anti-Terror-Mission Barkhane und weitere internationale Truppen im Land.
    Wäre es besser, die internationalen Truppen abzuziehen?
    Nein. Ich bin nicht dafür, die Intervention zu beenden, sondern sie neu auszurichten. Neue Methoden sind nötig.
    Zum Beispiel welche?
    Mehr Nähe und Kontakt zu den Einheimischen. Zurzeit müssen die Truppen darum kämpfen, von der lokalen Bevölkerung akzeptiert zu werden. Es wird zum Problem, wenn Jugendliche denken, Europa sei die Ursache für das Unglück Afrikas. Eine Generation, die so denkt, kann leicht von Extremisten rekrutiert werden. Hier sind mehr Kommunikation und konkrete Hilfe nötig. Wenn internationale Truppen zum Beispiel in Kidal ein Krankenhaus eröffnen würden, dann würden sie akzeptiert.
    (c) 2019 Welt-Sichten.org

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