SOBANE TEIL 2 – Sobane part 2

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1. Dogons und Fulani rufen zur Gelassenheit auf.
bamada.net/Deutsche Welle – 11.06.2019
..will Ali Nouhoum Diallo aus der Community der Peulh Konfusionen vermeiden.
„Wir werden dafür sorgen, dass die Fulani und Dogon miteinander sprechen. … Wir müssen verstehen, dass wir alle das gleiche Volk sind und dass jedes Mal, wenn ein Dogon stirbt, es ein Malier ist, der gestorben ist.“
2. Mali: Wer steckt hinter dem Angriff auf Sobane?
RFI – 12-06-2019 um 11:56 Uhr
… Niemand bekannte sich zu dem Massaker in diesem Dorf im Dogonland. Jeder Spur zur Identifizierung der Angreifer wird nachgegangen.
DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Dogons et Peuls appellent au calme
bamada.net/Deutsche Welle – 11.06.2019
Par Eric Topona
(…)
Pas d’amalgame
Sans nier cette version des faits [suspicion du prédicateur peul Amadou Koufa], Ali Nouhoum Diallo, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Mali, issu de la communauté peule, veut éviter l’amalgame.

Foto (c) STRINGER/AFP: Des politiques et des habitants se tiennent près des cendres le 11 juin 2019 dans le village de Sobane, près de Sangha au Mali, après la tuerie du 9 juin 2019. – Politiker und Anwohner neben den abgebrannten Wohnungen im Dorf Sobane, nach dem Blutbad vom 9.Juni 2019

„Nous allons nous employer à ce que les Peuls et Dogons se parlent. Et qu’on arrête ça. Nous devons comprendre que nous sommes tous un même peuple et que chaque fois qu’un Dogon tombe, c’est un Malien qui est tombé. Chaque fois qu’un Touareg tombe, qu’un Arabe tombe, tout ça, ce sont des Maliens“, affirme-t-il.
Apaisement
Les responsables de la communauté dogon tiennent  eux aussi le même discours d’apaisement.
Hamidou Ongoiba, le vice-président de l’Association malienne pour la protection et la promotion de la culture dogon – Ginna Dogon – estime que ces actes de violences sont commis par des extrémistes issues des deux communautés.
Mais celui-ci estime que cela ne devrait pas compromettre l’entente séculaire entre les deux peuples et il fustige aussi la passivité des autorités maliennes.
„Ce n’est pas  une histoire entre Peuls et Dogons. Mais tous ceux qui connaissent la région savent combien ces gens sont entremêlés. Comme on dit chez nous, chacun à son Dogon. Chacun à son Peul. Il y a des Dogons qui ont été élevés par des Peuls. Il y a des Peuls qui ont été élevés par des Dogons. Brusquement, subitement, on dit non, ça ne vas pas entre eux. Il y a quelque chose. Mais malheureusement, notre Etat est incapable de nous protéger. C’est à dire que le gouvernement joue le rôle de croque-mort“ explique Hamidou Ongoiba. (…)
© 2019 dw.com

2. Mali: qui est derrière l’attaque de Sobane?
RFI – 12-06-2019 à 11:56
Le Premier ministre malien Boubou Cissé s’est rendu ce mardi [11 juin] dans le village de Sobane endeuillé par la tuerie du 9 juin, qui a fait 35 morts selon le bilan officiel (contre 95 décès annoncés dans un premier temps).
[Le 13 juin, le président Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu dans le village de Sobane. Face à la tragédie, le président a tenu à affirmer qu’il fallait éviter les amalgames et qu’il ne s’agissait pas d’un conflit inter-ethnique. « Les Dogons et les Peuls, ce sont deux communautés qui ont toujours vécu en parfaite symbiose. Tous ceux qui élaborent aujourd’hui des thèses douteuses devraient revoir leur copie. En tout cas, ne pas jeter de l’huile sur le feu : il n’y a aucun conflit inter-ethnique, je le dis très clairement, a-t-il insisté. Il y a une excroissance de ce que nous avons vécu dans le Nord et que nous vivons encore dans le Nord. » … « Pas d’acte de vengeance, nous prendrons les dispositions pour renforcer la sécurité et traquer les criminels », a notamment déclaré le chef de l’État. RFI – 14.06.2019]
Le massacre dans ce village du pays Dogon n’a pas été revendiqué. Aucune piste n’est écartée pour déterminer l’identité des assaillants.
Les autorités maliennes restent prudentes. Faute de revendication, pas question d’être affirmatif, même si ceux qui se sont exprimés jusqu’ici imputent le massacre de Sobane à des « terroristes ». Sous-entendu : les hommes du prédicateur Amadou Koufa, pour ne pas les citer. La zone d’action, le mode opératoire et les armes décrites par les témoins de l’attaque abondent en ce sens.
Quelles pourraient alors être les motivations de la katiba Macina ? Le chercheur Baba Dakono émet une hypothèse : les jihadistes auraient pu monter l’opération pour attiser les conflits intercommunautaires afin d’offrir par la suite leur protection aux villageois. Si tel était le cas, l’attaque ne serait pas revendiquée. Les jihadistes ont-ils voulu se venger ? À ce stade, « on ne peut rien exclure », ajoute le chercheur de l’Institut d’études de sécurité. D’autant que beaucoup d’acteurs sont devenus des « entrepreneurs » du conflit.
Parmi eux, les milices d’autodéfense qui profitent de la situation pour commettre des crimes. Passée celle, plus visible et bien organisée, de Dan Nan Ambassagou, présente dans le cercle de Bandiagara, il existe dans la région plusieurs groupes d’autodéfense : celui de Ségou, celui de Djenné et plus au sud, les chasseurs du Cercle de sang. Des organisations très mobiles qui n’ont pas été dissoutes, en dépit de la consigne des autorités après le massacre d’Ogossagou.
On est vraiment tristes. Ils ont tué nos camarades, nos frères et sœurs.
© 2019 rfi.fr

1. Dogons und Fulani rufen zur Gelassenheit auf.
bamada.net/Deutsche Welle – 11.06.2019
Von Eric Topona
(…)
Kein Amalgam
Ohne diese Version der Fakten zu bestreiten [Verdacht des Peul-Predigers Amadou Koufa], will Ali Nouhoum Diallo, früherer Präsident der Nationalversammlung von Mali, aus der Community der Peulh, Konfusionen vermeiden.
„Wir werden dafür sorgen, dass die Fulani und Dogon miteinander sprechen. … Wir müssen verstehen, dass wir alle das gleiche Volk sind und dass jedes Mal, wenn ein Dogon stirbt, es ein Malier ist, der gestorben ist. Jedes Mal, wenn ein Tuareg oder ein Araber stirbt, sind das alles Malier“, sagt er.
Beschwichtigung
Die Führer der Dogon-Community führen auch den gleichen Diskurs der Beschwichtigung.
Hamidou Ongoiba, Vizepräsident der Malischen Vereinigung zum Schutz und zur Förderung der Dogonkultur – Ginna Dogon – ist der Ansicht, dass diese Gewaltakte von Extremisten aus beiden Gemeinschaften begangen werden.
Aber er ist der Ansicht, dass dies das jahrhundertelange Verständnis zwischen den beiden Völkern nicht gefährden sollte, und er geißelt auch die Passivität der malischen Behörden.
„Es ist keine Geschichte zwischen Fulani und Dogon. Aber jeder, der die Region kennt, weiß, wie verflochten diese Menschen sind. Wie wir zu Hause sagen, hat doch jeder seinen Dogon. Jeder hat seinen Peulh. Es gibt Dogon, die von den Peulh aufgezogen wurden. Es gibt Peulh, die von Dogon aufgezogen wurden. Auf einmal, plötzlich, sagen wir: nein, die Dinge laufen nicht gut zwischen ihnen. Da ist etwas. Aber leider ist unser Staat nicht in der Lage, uns zu schützen. Das heißt, die Regierung spielt die Rolle des Totengräbers“ erklärt Hamidou Ongoiba. (…)
© 2019 dw.com

2. Mali: Wer steckt hinter dem Angriff auf Sobane?
RFI – 12-06-2019 um 11:56 Uhr
Der malische Premierminister Boubou Cissé besuchte am Dienstag das Dorf Sobane, durch das Blutbad vom 9. Juni überschattet, … Niemand bekannte sich zu dem Massaker in diesem Dorf im Land der Dogon.
[Am 13. Juni besuchte Präsident Ibrahim Boubacar Keïta das Dorf Sobane. Angesichts der Tragödie betonte der Präsident, dass Amalgame vermieden werden sollten und es sich nicht um einen interethnischen Konflikt handele. „Die Dogons und die Fulani sind zwei Gemeinschaften, die immer in perfekter Symbiose gelebt haben. Alle, die derzeit an fragwürdigen Thesen arbeiten, sollten ihre Texte überprüfen. Giessen Sie auf keinen Fall Öl ins Feuer: Es gibt keinen interethnischen Konflikt, ich sage das sehr deutlich“, betonte er. Es gibt ein Nachwachsen dessen, was wir im Norden erlebt haben und was wir noch im Norden erleben.“… „Keine Vergeltungsschläge, wir werden Maßnahmen ergreifen, um die Sicherheit zu stärken und die Verbrecher aufzuspüren“, sagte das Staatsoberhaupt. RFI – 14.06.2019]
Jeder Spur zur Identifizierung der Angreifer wird nachgegangen.
Die malischen Behörden äussern sich bisher nicht, … auch wenn diejenigen, die sich bereits zu Wort gemeldet haben, das Massaker von Sobane auf „Terroristen“ schieben. Stillschweigend: die Männer des Predigers Amadou Koufa, wenn man es auch nicht laut ausspricht. Das Aktionsgebiet, die Vorgehensweise und die von den Zeugen des Angriffs beschriebenen Waffen stimmen damit überein.
Was könnten dann die Beweggründe für die Katiba Macina sein? Der Forscher Baba Dakono stellt eine Hypothese auf: Dschihadisten hätten die Operation einleiten können, um interkommunale Konflikte zu schüren, um anschließend den Dorfbewohnern ihren Schutz anzubieten. Wenn dies der Fall wäre, würde niemand für den Angriff verantwortlich zeichnen. Wollten die Dschihadisten sich rächen? An dieser Stelle kann „nichts ausgeschlossen werden“, ergänzt der Forscher vom Institut für Sicherheitsstudien. Zumal viele Akteure zu „Unternehmern“ des Konflikts geworden sind.
Unter ihnen sind Selbstverteidigungsmilizen, die die Situation nutzen, um Verbrechen zu begehen. Neben der sichtbareren und gut organisierten Dan Nan Ambassagou, die im Kreis Bandiagara präsent sind, gibt es in der Region mehrere Selbstverteidigungsgruppen: die von Segou, die von Djenne und weiter südlich, die Jäger des Blutkreises. Sehr mobile Organisationen, die trotz Anweisungen der Behörden nach dem Massaker von Ogossagou nicht aufgelöst wurden.
Wir sind wirklich traurig. Sie töteten unsere Kameraden, unsere Brüder und Schwestern.
© 2019 rfi.fr

2 Gedanken zu „SOBANE TEIL 2 – Sobane part 2

  1. Und doch…
    Veröffentlichung der Liste der Opfer des Angriffs auf das Dogondorf Sobane Da am 9. Juni: Die Zahl von 101 Toten wurde durch das Bürgermeisteramt von Sangha bestätigt .

    Publication de la liste des victimes de l’attaque du village dogon de Sobane Da, le 9 juin dernier: Le chiffre de 101 morts confirmé par la mairie de Sangha
    Bamako (L’Indépendant) – 11.07.2019
    La mairie de Sangha, cercle de Bandjagara, région de Mopti, dont relève administrativement le village de Sobane Da a mis à jour, hier la liste des victimes de l’attaque qui a visé cette localité, le 9 juin dernier. Celle-ci qui donne leurs noms complets, leur âge et leur sexe comporte 101 personnes tuées. Ce qui contredit la version avancée par les autorités qui ont parlé de 35 morts au lieu de 95 qui était évoqué au départ.
    On se souvient que le nombre exact des victimes de l’attaque de Sobane Da avait été un véritable sujet de discorde.
    Le maire de la commune de Sangha, Alou Dolo, dès les premières heures du lendemain de l’attaque avait fait état d’un bilan de 95 morts et 19 personnes portées disparues. Sur les antennes d’un média international, il dira même que le nombre de victime a atteint la barre des cent. Plus tard, dans la grande édition du journal de 20 heures sur les antennes de l’ORTM, l’ex-gouverneur de Mopti, Sidi Alassane Touré dira que le bilan de cette attaque était de 35 morts.
    Un chiffre qui sera repris par le gouvernement dans un communiqué officiel. Au cours d’une visite effectuée sur les lieux de l’attaque afin de se recueillir sur la mémoire des victimes et apporter du réconfort au rescapé, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, semblait même être à couteau tiré sur ce sujet avec le maire de Sangha.
    D’aucuns disaient même que ce dernier, qui bénéficie du soutien des villageois avait même été empêché de s’exprimer. D’ailleurs, durant toute la durée de la visite de la délégation officielle du Premier ministre, à aucun moment il n’a été entendu alors qu’il était l’un des tout-premiers responsables à se déplacer sur les lieux avant même le gouverneur limogé Sidi Alassane Touré. C’est ainsi que quasiment, un mois jour pour jour, après l’attaque de Sobane Da c’est sa mairie qui publie la liste détaillée de toutes les victimes recensées.
    Parmi les 101 morts, nous avons dénombré au moins 35 de sexe féminin. Il y a aussi de nombreux enfants dont certains n’ont même que quelques mois. C’est dire l’ampleur de l’attaque et la brutalité des assaillants qui, apparemment voulaient rayer le nom du village sur la carte du Mali. Pourtant, on se rappelle que lors d’une interview accordée au journal « L’Indépendant » N°4747 du vendredi 21 juin, le Président de Ginna Dogon, Mamadou Togo avait confirmé que nombre de victimes de Sobane Da avait bien dépassé la barre des cent et que le gouvernement cherchait à cacher cette réalité. En tout état de cause, cette situation est extrêmement inquiétante dans la mesure où elle montre la rupture de confiance entre les autorités et une bonne partie de la population.
    © 2019 lindependant-mali.net

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