VIEL ZU VIELE TOTE BEI ÜBERFALL AUF EIN DOGONDORF – Des morts de trop: attaque terroriste d’un village dogon

Blutiger Angriff auf Dorf in Mali
Deutsche Welle – 10.06.2019
Bei einem bewaffneten Überfall auf ein Dorf im Zentrum des westafrikanischen Landes sind mindestens 95 Zivilisten getötet worden. Der Angriff richtete sich vermutlich gegen Angehörige der Volksgruppe der Dogon.
2. Behörden in Mali korrigieren Zahl der Toten bei Überfall deutlich
24matins.de – 12.06.2019
Nach einer gründlichen Überprüfung eines bewaffneten Überfalls im Zentrum Malis hat die Regierung in Bamako die Zahl der Getöteten von 95 auf 35 korrigiert.

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VOIR AUSSI / LESEN SIE AUCH : PEULH UND DOGON IN DEN UNRUHEN IN MALI: DIE GESCHICHTE EINER LANGEN UND AMBIVALENTEN BEZIEHUNG – Peuls et Dogons dans la tourmente au Mali : histoire d’une longue relation ambivalente in MALI-INFOS 26.03.2019
UND / ET
Briefing: The civilian fallout from the Sahel’s spreading militancy
The New Humanitarian – 30.05.2019
By Philip Kleinfeld (including „The crisis in numbers“)

1. Massacres au Mali : une attaque „terroriste“
BBC Afrique – 10 Juin 2019
Le gouvernement malien confirme la mort de 95 personnes dans l’attaque d’un village dogon du centre du pays. Il fait état de 19 villageois „portés disparus“ et soupçonne que l’attaque ait été menée par des „terroristes“.
„Le bilan provisoire établi par une mission du poste de sécurité de Diankabou, dépêchée immédiatement sur les lieux, en présence du maire de Sangha, fait état de 95 morts et de 19 portés disparus, plusieurs animaux abattus et des maisons incendiées“, annonce un communiqué des autorités maliennes.
L’assaut a eu lieu „lundi, vers 3 heures du matin, dans le village de Sobame Da, dans la commune de Sangha, dans la région de Mopti“, précise la même source.

Foto (c) bbc.com: Village dogon dans le cercle de Bandiagara – Dogondorf im Kreis Bandiagara

Elle ajoute que „des hommes armés, soupçonnés d’être des terroristes, ont lancé un assaut meurtrier contre ce paisible village“.
Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a appris „avec une grande tristesse et une profonde consternation les tragiques évènements survenus dans le village de Sobane Da“, écrit la présidence du Mali sur son compte Twitter.
[Le Président malien IBK a dénoncé « cet acte lâche et barbare » en annonçant, par ailleurs, écourter son déplacement en Suisse. RFI 11.06.2019]
Le village, également désigné sous le nom de Sobane-Kou, compte des membres de la communauté dogon, affirme l’Agence France-Presse (AFP), citant des sources locales.
Les forces de sécurité maliennes „mènent un large ratissage pour traquer les auteurs“, assure le gouvernement malien. Il affirme que „toutes les mesures seront prises pour arrêter et punir les auteurs de ce carnage“.
Le maire d’une commune locale, Ali Dolo, a annoncé à la BBC la mort d’au moins 95 personnes dans cette attaque.
Les assaillants ont également incendié des habitations, selon des témoins.
Un élu local a signalé à l’AFP des corps calcinés et affirme que des recherches sont en cours pour trouver éventuellement d’autres corps.
– “ Personne n’a été épargné “ –
Selon Amadou Togo, un rescapé, les assaillants étaient „une cinquantaine d’hommes lourdement armés, venus à bord de motos et de pick-up“.
„Ils ont d’abord encerclé le hameau avant de lancer l’assaut, tous ceux qui ont voulu fuir ont été abattus. Certains ont été égorgés et éventrés, des greniers et du bétail ont été brûlés. Personne n’a été épargné : femmes, enfants et vieilles personnes“, a délaré M. Togo à l’AFP.
Depuis plusieurs années, les affrontements entre Peuls et Dogons sont monnaie courante dans le centre du Mali, où ces deux ethnies créent des „groupes d’autodéfense“.
[Lire aussi : => Les jeunes Dogon et Peul pour la décrispation par BBC le 18.04.2018]
Le 23 mars dernier, quelque 160 villageois peuls ont été tués par des membres présumés de groupes de chasseurs dogons, à Ogossagou, un village situé près de la frontière burkinabè.
En plus des violences ethniques, la région connaît depuis 2012 des attaques menées par des groupes djihadistes.
Les Peuls, un groupe ethnique majoritairement musulman, sont accusés de soutenir les djihadistes.
Ils accusent le groupe d’autodéfense dogon „Dan Na Ambassagou“ d’attaquer leurs villages. Le gouvernement malien a prononcé la dissolution de „Dan Na Ambassagou“ après l’attaque du village d’Ogossagou en mars dernier.
Selon les autorités maliennes, une enquête sera ouverte par le parquet de Mopti, ville située dans le centre du pays.
Le 1er janvier dernier, 39 habitants de Kouloghon – dans cette partie du Mali toujours – avaient été tués.
Cette région est en proie à l’insécurité depuis 2015. L’ONU a dénombré 500 civils tués dans la zone en 2018.
Et 250 civils ont trouvé la mort dans des conditions similaires, entre le premier janvier et le 31 mai 2019, selon la Minusma, la mission des Nations unies au Mali.
© 2019 bbc.com

2. Massacre de Sobane Da: Le bilan ramené de 95 à 35 morts (communiqué gouvernement malien)
maliweb – 12 Juin 2019
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que suite à la mission des enquêteurs effectuée ce jour, mardi 11 juin 2019 dans le village de Sobame, le nombre de personnes tuées a été ramené de 95 à 35 (11 adultes et 24 enfants). Ce nombre résulte d’un décompte minutieux effectué par une équipe constituée d’éléments de la protection civile, de médecins légistes du procureur de la République.
Au sujet des 95 précédemment annoncés, le chef du village de Sobame a témoigné que cela correspondait aux morts et disparus combinés. Il ressort des premières investigations menées sur le terrain qu’une centaine de femmes se seraient aussi réfugiées dans le village de Koundo. (…)
© 2019 maliweb.net

Foto (c) BBC/Getty Images: Des villageois du centre du Mali – Dorfbewohner in Zentralmali

1. Blutiger Angriff auf Dorf in Mali
Deutsche Welle – 10.06.2019
Bei einem bewaffneten Überfall auf ein Dorf im Zentrum des westafrikanischen Landes sind mindestens 95 Zivilisten getötet worden. Der Angriff richtete sich vermutlich gegen Angehörige der Volksgruppe der Dogon.
Ein örtlicher Behördenvertreter sagte, die meisten Opfer seien verbrannt. Rund 20 Personen gelten als vermisst. In einer Erklärung der Regierung in Bamako heißt es, der Angriff auf den Ort Sangha (genau: Sobame Da in der Gemeinde Sangha, Ed) in der Region Mopti erfolgte in der Nacht zum Montag. Er sei von „bewaffneten Männern, vermutlich Terroristen“ ausgeübt worden. Bei dem Überfall seien auch Häuser in Brand gesteckt und zahlreiche Tiere getötet worden.
Möglicherweise handelt es sich um einen Angriff durch Angehörige der Volksgruppe der Fulbe (auch: Peulh oder Fulani, Ed). Der ethnische Konflikt zwischen den Fulbe, die der Viehzucht nachgehen, und den Dogon, die Landwirtschaft betreiben, hat sich in den vergangenen Jahren verschärft. Häufig geht es dabei um seltene Weidegründe und Ackerflächen in der trockenen Sahelzone.
Beobachter bringen dies mit dem Erscheinen der dschihadistischen Gruppierung des Predigers Amadu Kufa in Verbindung, der vor allem unter den Fulbe Kämpfer für seine Organisation rekrutiert. Im März waren bei einem Angriff auf ein Dorf der Fulbe im Zentrum des westafrikanischen Lande rund 150 Menschen getötet worden. (…)
© 2019 dw.com

2. Behörden in Mali korrigieren Zahl der Toten bei Überfall deutlich
24matins.de – 12.06.2019
Nach einer gründlichen Überprüfung eines bewaffneten Überfalls im Zentrum Malis hat die Regierung in Bamako die Zahl der Getöteten von 95 auf 35 korrigiert. Der Bürgermeister des Dorfes Sobane habe die ursprünglich viel zu hohe Angabe damit begründet, dass auch Vermisste zu den Toten gezählt worden seien, erklärte die Regierung am Mittwoch.
Der in der Nacht zu Montag verübte Angriff richtete sich gegen ein Dorf der Volksgruppe der Dogon. Laut der korrigierten Bilanz wurden bei dem Überfall elf Erwachsene und 24 Kinder getötet. Rund einhundert Frauen flüchteten demnach in ein Nachbardorf.
In den vergangenen Jahren verschärften sich in der Region im Zentrum Malis ethnische Konflikte zwischen den Fulbe, die der Viehzucht nachgehen, und den Dogon, die Landwirtschaft betreiben. (…)
© 2019 24matins.de/AFP

2 Gedanken zu „VIEL ZU VIELE TOTE BEI ÜBERFALL AUF EIN DOGONDORF – Des morts de trop: attaque terroriste d’un village dogon

  1. Viele Malier*innen sind der Meinung, dass diese Konflikte weder von Dogon noch von Peulh geschürt werden, sondern von Kriegstreibern, denen wegen ihrer geschäftlichen Interessen an einer Fortsetzung der unsicheren Lage gelegen ist.

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