FATOUMATA DIAWARA SINGT FÜR DIE JUNGE GENERATION, IN DIE SIE IHRE HOFFNUNG AUF EINE BESSERE ZUKUNFT SETZT – Fatou : artiste depuis toujours engagée pour la paix, à l’énergie contagieuse

Fatoumata Diawara : die malische Künstlerin, die sich zur Stimme der Frauen macht.
TV5Monde / Terriennes – 10.04.2019 um 11:12
Frauen und Kinder bleiben allzu oft diejenigen, die wir nicht hören. Fatoumata Diawara macht sich zu ihrem Sprachrohr. Von Mali im Krieg über den Glanz der Grammy Awards bis hin zu den Konzertsälen von Quebec engagiert sich die malische Sängerin seit Jahren für Frieden und Einheit.

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Fatoumata Diawara : l’artiste malienne qui porte la voix des femmes
TV5Monde / Terriennes – 10.04.2019 à 11:12
Par Catherine François
Les femmes et les enfants restent trop souvent celles et ceux que l’on n’entend pas. Fatoumata Diawara se fait leur porte-voix. Du Mali en guerre aux paillettes des Grammy Awards, en passant par les salles de concert du Québec, depuis des années, la chanteuse malienne s’engage pour la paix et l’unité. Rencontre.

Foto (c) Radio-Canada/Screenshot: Fatoumata Diawara sur scène à Montréal, le 10 avril 2019: On veut la paix, on veut plus de l’amour… – Fatou in Montreal, April 2019: Wir wollen Frieden, nicht mehr Liebe

Elle est considérée comme l’une des meilleures artistes de la scène africaine, avec Angélique Kidjo, Oumou Sangaré ou Myriam Makeba : Fatoumata Diawara est actuellement en tournée nord-américaine. Malienne d’origine, cette musicienne accomplie  est une artiste engagée qui se fait la voix de ceux qui, justement, n’en ont pas.

Chanter pour les femmes et les enfants
„Être la voix des sans-voix, c’est une grande responsabilité, explique Fatoumata Diawara, donc j’essaie de porter la voix des personnes qui ne sont pas écoutées : les enfants et les femmes, qui sont les premières victimes de la guerre. Nous, les femmes, on a besoin de savoir que nos enfants ont un avenir alors comment faire pour trouver un terrain d’entente et régler les conflits ? En tant que chanteuse, j’ai le droit de crier haut et fort de la part de toutes ces femmes qui sont inquiètes pour l’avenir de leurs enfants„.
Ce message, elle le porte durant son spectacle, présenté à guichets fermés à Montréal, lors de sa tournée nord-américaine qui a été un beau succès pour la chanteuse, auréolée de sa nomination et prestation aux légendaires Grammy. Son dernier disque, Fenfo, réalisé par Matthieu Chedid, est même sur la liste d’écoute de Barack Obama c’est dire…

Une artiste engagée
Fatoumata Diawara est une artiste engagée depuis toujours : en janvier 2013, alors que le nord de son pays est envahi par des hordes de djihadistes, elle réunit dans un studio une quarantaine d’artistes maliens et africains pour chanter en l’honneur d’un Mali uni et en paix. La chanson Mali Ko [La cause du Mali] a symbolisé l’unité d’un pays et la résistance d’un peuple à l’oppression de ces intégristes qui voulaient imposer la charia et faisaient régner la terreur dans la région qu’ils contrôlaient.
Aujourd’hui, la chanteuse s’inquiète toujours pour son pays, surtout sur le plan politique, mais elle se dit rassurée par la jeune génération, qui ne cède pas aux sirènes de la manipulation et aux amalgames dangereux. Une génération porteuse d’avenir pour tout le continent selon elle : „La jeunesse a pris la parole aujourd’hui par rapport à 2012, cela me rassure, c’est cette génération qui va pouvoir faire changer les choses. Car j’ai vu leurs réactions dans les médias sociaux, notamment après ce massacre dans un village peul du nord du pays – massacre qui a fait plus de 130 morts“.

Une femme libre, une survivante
Fatoumata Diawara revendique haut et fort le fait qu’elle est une femme libre, mais que cette liberté a été chèrement acquise, car elle s’est battue bec et ongles pour la gagner. Elle se qualifie d’ailleurs de survivante : „Une survivante car j’ai une douleur au fond de moi en mesurant tout le chemin que j’ai suivi, tout ce que j’ai vécu pour en arriver là. Je me suis dit : si toutes les femmes doivent vivre ça, tous les enfants, les jeunes filles de la future génération, des filles qui vont venir après moi, le combat n’est pas encore gagné. Alors oui, je suis une survivante, j’ai compris comment être autonome, j’ai pris ma guitare, j’ai bossé dur pour pouvoir m’exprimer avec la guitare et me conduire moi-même, mais comment je peux enseigner à une fille, un enfant pour trouver son chemin vers la liberté ? Il n’y a pas d’école. Maintenant je me rends compte que les grandes dames comme Angélique Kidjo, Oumou Sangaré, Nina Simone, Ella Fitzgerald, ce sont des survivantes elles aussi„.
Dans son spectacle, Fatoumata Diawara reprend d’ailleurs une chanson de Nina Simone, dans une interprétation tout à fait époustouflante. Cette artiste a des airs, d’ailleurs, de la grande Nina, elle en a le côté rebelle, la force de caractère et ce port de reine si exceptionnel. Sur scène, elle dégage un charisme magnétique et déborde d’une énergie contagieuse. On ressort électrisé et bluffé par la prestance de cette femme, sa beauté, son élégance, son talent.

=> VOIR la vidéo de Radio-Canada

Aujourd’hui, je peux dire que je suis une femme libre sur scène, parce que je fais ce que je veux, je compose mes chansons, je les écris, je les arrange, je suis impliquée dans ma musique. C’est vrai que je suis exigeante, mais ce sont les coups que j’ai pris qui m’ont obligée à être aussi dure, à vouloir tout contrôler, car, quelque part, si tu ne contrôles pas tout, on t’amène dans des directions où tu n’as pas envie d’aller ; d’ailleurs la plupart du temps, avec les femmes, c’est comme ça que ça se passe, on t’amène dans des directions que tu n’as pas choisies, et après un ou deux albums, tu es perdue parce que tu ne sais plus comment conduire toi-même ton train ou ton avion.“

Artiste, femme, mère
Fatoumata Diawara est en pleine possession de ses moyens et du contrôle de sa carrière. Enceinte de 4 mois, elle raconte comment elle est fière de mener de front sa vie d’artiste et sa vie de femme, épouse, mère – elle a déjà un petit garçon de 3 ans qui est en tournée avec elle en ce moment. „Pour moi, la vie est un combat permanent, ce combat ne doit pas s’arrêter, donc j’ai une fierté de savoir que je peux faire des enfants en même temps que je m’occupe de ma carrière artistique. “
Et l’artiste malienne chante pour aider les femmes, Africaines et autres, à acquérir cette si précieuse liberté : „Tu peux avoir une très grande voix, tu peux avoir étudié dans la plus grande école de musique, tu sais jouer, tu sais faire tout ce que tu veux, mais si tu n’es pas libre, tu obtiendras difficilement ce que tu veux être, tu ne seras jamais ce que toi, tu veux être. La liberté est un combat permanent, ce n’est jamais acquis„.
© 2019 TV5Monde

Fatoumata Diawara : die malische Künstlerin, die sich zur Stimme der Frauen macht.
TV5Monde / Terriennes – 10.04.2019 um 11:12
Von Catherine François
Frauen und Kinder bleiben allzu oft diejenigen, die wir nicht hören. Fatoumata Diawara macht sich zu ihrem Sprachrohr. Von Mali im Krieg über den Glanz der Grammy Awards bis hin zu den Konzertsälen von Quebec engagiert sich die malische Sängerin seit Jahren für Frieden und Einheit.
Sie gilt als eine der besten Künstlerinnen der afrikanischen Szene, mit Angélique Kidjo, Oumou Sangaré oder Myriam Makeba: Fatoumata Diawara ist derzeit auf Tournee in Nordamerika. Die gebürtige Malierin ist eine engagierte Künstlerin, die sich zur Stimme derer macht, die eben keine haben.
Singen für Frauen und Kinder .
„Die Stimme der Menschen ohne Stimme zu sein, ist eine große Verantwortung“, erklärt Fatoumata Diawara, „deshalb versuche ich, die Stimme derer weiterzutragen, die nicht gehört werden: Kinder und Frauen, die die ersten Opfer des Krieges sind. Wir Frauen müssen wissen, dass unsere Kinder eine Zukunft haben, also was machen wir, um eine gemeinsame Basis zu finden und Konflikte zu lösen? Als Sängerin habe ich das Recht, laut und deutlich zu schreien seitens all dieser Frauen, die sich um die Zukunft ihrer Kinder sorgen, „.
Diese Botschaft trug sie während ihrer Show vor, die in Montreal ausverkauft war, auf ihrer Nordamerika-Tournee, die für die Sängerin ein großer Erfolg war, gekrönt von ihrer Nominierung und ihrem Auftritt bei den legendären Grammy Awards. Ihr jüngstes Album, Fenfo, unter der Regie von Matthieu Chedid, ist sogar auf Barack Obamas Playlist, was bedeutet….
Eine engagierte Künstlerin
Fatoumata Diawara ist eine Künstlerin, die sich seit jeher engagiert: Im Januar 2013, als der Norden ihres Landes von Horden von Dschihadisten überfallen wurde, versammelt sie in einem Studio etwa 40 malische und afrikanische Künstler, um zu Ehren eines vereinten und friedlichen Mali zu singen. Das Lied Mali Ko [Die Sache Malis] symbolisierte die Einheit eines Landes und den Widerstand eines Volkes gegen die Unterdrückung jener Fundamentalisten, die die Scharia durchsetzen wollten und Terror in die von ihnen kontrollierte Region brachten.
Heute ist die Sängerin immer noch besorgt um ihr Land, vor allem politisch, aber sie sagt, dass die jüngere Generation ihr Mut macht, die sich nicht den Sirenen der Manipulation und den schädlichen Verquickungen hingibt. Eine Generation mit einer vielversprechenden Zukunft für den gesamten Kontinent, meint sie: „Junge Menschen haben heute in Bezug auf 2012 das Wort ergriffen, das gibt mir Mut, es ist diese Generation, die in der Lage sein wird, die Dinge zu verändern. Denn ich habe ihre Reaktionen in den Social Media gesehen, besonders nach dem Massaker in einem Peulh-Dorf im Norden des Landes – ein Massaker, bei dem mehr als 130 Menschen starben“.
Eine freie Frau, eine Überlebende .
Fatoumata Diawara verkündet laut und deutlich, dass sie eine freie Frau ist, aber dass diese Freiheit hart erkämpft wurde, weil sie mit Zähnen und Klauen um sie kämpfen musste. Sie nennt sich eine Überlebende: „Eine Überlebende, weil ich einen Schmerz in meinem Inneren habe, indem ich den ganzen Weg messe, den ich verfolgt habe, alles, was ich erlebt habe, um dorthin zu gelangen. Ich dachte mir: Wenn alle Frauen das durchmachen müssen, alle Kinder, die jungen Mädchen der nächsten Generation, die Mädchen, die nach mir kommen werden, dann ist die Schlacht noch nicht gewonnen. Also ja, ich bin eine Überlebende, ich habe verstanden, wie man autonom sein kann, ich habe meine Gitarre genommen, ich habe hart gearbeitet, um mich mit der Gitarre ausdrücken zu können und mich selbst zu leiten, aber wie kann ich einem Mädchen, einem Kind beibringen, seinen Weg zur Freiheit zu finden? Es gibt keine Schule dafür. Jetzt merke ich, dass die großen Damen wie Angélique Kidjo, Oumou Sangaré, Nina Simone, Ella Fitzgerald, auch sie sind Überlebende„.
In ihrer Show nimmt Fatoumata Diawara einen Song von Nina Simone in einer atemberaubenden Performance wieder auf. Diese Künstlerin hat außerdem einen Hauch von der großen Nina, sie hat ihre rebellische Seite, die Charakterstärke und diese so außergewöhnliche Haltung einer Königin. Auf der Bühne strahlt sie ein magnetisches Charisma aus und sprudelt vor ansteckender Energie. Man kommt elektrisiert heraus und staunt über die Ausstrahlung dieser Frau, ihre Schönheit, ihre Eleganz, ihr Talent.
Heute kann ich sagen, dass ich eine freie Frau auf der Bühne bin, weil ich tue, was ich will, ich komponiere meine Songs, ich schreibe sie, ich arrangiere sie, ich bin in meine Musik eingebunden.
Es ist wahr, dass ich anspruchsvoll bin, aber es sind die Schläge, die mich gezwungen haben, so hart zu sein, alles kontrollieren zu wollen, denn irgendwie, wenn du nicht alles kontrollierst, bringen sie dich in eine Richtung, wo du nicht hin willst; übrigens so passiert das meistens mit den Frauen, sie bringen dich in eine Richtung, die du nicht gewählt hast, und nach ein oder zwei Alben bist du verloren, weil du nicht weißt, wie du deinen Zug oder dein Flugzeug selbst steuern sollst.“

Künstlerin, Frau, Mutter
Fatoumata Diawara ist im vollen Besitz ihrer Mittel und der Kontrolle über ihre Karriere. Im 4. Monat schwanger, erzählt sie, wie stolz sie ist, ihr Leben als Künstlerin und ihr Leben als Frau, Ehefrau, Mutter unter einen Hut zu bringen – sie hat bereits einen 3-jährigen kleinen Sohn, der gerade mit ihr auf Tournee ist. „Für mich ist das Leben ein ständiger Kampf, dieser Kampf darf nicht aufhören, deshalb bin ich stolz darauf zu wissen, dass ich Kinder haben kann, während ich mich gleichzeitig um meine künstlerische Karriere kümmere. “
Und die malische Künstlerin singt, um Frauen, Afrikanerinnen und anderen zu helfen, diese kostbare Freiheit zu erlangen: „Du kannst eine großartige Stimme haben, du kannst in der größten Musikschule studiert haben, du kannst spielen, du kannst alles tun, was du willst, aber wenn du nicht frei bist, wirst du schwerlich bekommen, was du sein willst, du wirst nie sein, was du wirklich sein willst. Freiheit ist ein permanenter Kampf, man kann sich ihrer niemals sicher sein„.
© 2019 TV5Monde

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