KAMPF GEGEN DIE KORRUPTION IN MALI: NEUE METHODEN UNERLÄSSLICH – Des nouveaux codes pour en finir avec la corruption

1. (Facts) Korruption: Was wäre Mali ohne diese Plage?
Journal du Mali – 17.05.2019 um 10:00
Wie würde Mali ohne Korruption aussehen? …
Der letzte Jahresbericht des Rechnungshofs im Jahr 2017 berichtet von zahlreichen finanziellen Unterschlagungen bei verschiedenen öffentlichen Diensten im ganzen Land. Korruption ist ein echtes Entwicklungshindernis.
2. (Bekämpfungsverfahren? Meinung von Wissenschaftlern) Korruptionsbekämpfung: Methodenwechsel angesagt
Journal du Mali – 17.05.2019 um 09h46 Uhr
Der Kampf gegen die Korruption in Mali scheint bei weitem nicht effektiv, sondern von Nachgiebigkeit geprägt zu sein, die zu einer Verharmlosung des Phänomens führt.
3. Porträt von Professor Ibrahim N’Diaye
Absolvent der Ecole Normale Supérieure (ENSUP) in Bamako (Mali) und der University of West Virginia in Morgantown (USA), unterrichtet Professor Ibrahim N’Diaye Englisch, Multikulturalismus und Geschichte der Zivilisationen, während er gleichzeitig über die malischen und afrikanischen Traditionen und das Phänomen der kulturellen Übergänge und/oder sozialen Transformationen forscht.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. (Facts) Corruption : Où en serait le Mali sans ce fléau ?
Journal du Mali – 17.05.2019 à 10h00
Par Germain Kenouvi
À quoi ressemblerait le Mali sans la corruption ? La question prête à sourire pour beaucoup. Pour autant, elle mérite d’être posée, d’autant que tout le monde s’accorde à reconnaitre que les conséquences de ce phénomène qui gangrène le pays portent un sérieux coup à son développement sur plusieurs plans.

Foto (c) jdM: Vue de Bamako – Ansicht der Hauptstadt Bamako

Le dernier rapport annuel du Bureau du Vérificateur Général, en 2017, fait état de nombreuses malversations financières dans différents services publics du pays. Véritable entrave au développement, la corruption fait perdre chaque année des sommes importantes, qui pourraient être utilisées à d’autres fins.
Selon ce rapport, les vérifications financières font globalement état de graves manquements à la régularité et à la sincérité des transactions financières effectuées par les différentes entités vérifiées, ainsi qu’au respect des normes et textes législatifs et réglementaires. « Ainsi ont-elles mis en exergue des irrégularités financières d’un montant total de 23,28 milliards de FCFA (env. 35,5 millions d’€,ndlr), dont 6,96 milliards de FCFA (env. 10,6 millions d’€) au titre de la fraude et 16,32 milliards de FCFA (env. 24,9 millions d’€) au titre de la mauvaise gestion », précise le document.
Moins de corruption, plus de développement
741,43 milliards de FCFA (env. 1,13 milliards d’€). C’est la somme cumulée des irrégularités financières relevées par le Bureau du Vérificateur Général de 2004 à 2017. Un montant qui ne représenterait d’ailleurs qu’une infirme partie des pertes réelles engendrées par la corruption au Mali et qui aurait pu être investi dans de nombreuses actions de développement.
« Ce montant représente 4 500 kilomètres de routes bitumées, à raison de 150 millions par kilomètre ou 12 300 centres de santé, à raison de 60 millions par centre. Il aurait également pu servir à construire 160 000 salles de classe », estimait Amadou Mallé, membre de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) en décembre dernier, lors d’une rencontre lors de la Semaine nationale de lutte contre la corruption.
Selon lui, au-delà de l’impact financier, la corruption a un effet négatif sur le climat des affaires, freinant les investissements directs étrangers et jouant également sur l’image et la crédibilité du pays et de ses institutions.
Par ailleurs, d’après l’économiste Mamadou Keita, chaque année plus de 12 000 jeunes diplômés arrivent sur le marché, mais seulement 3% ont accès à l’emploi. « Si la corruption diminue et que plus de jeunes qui le méritent ont accès aux emplois, cela crée un équilibre. Toute la société en sortira gagnante, parce qu’il y aura moins de chômage ».
En attendant, les différentes structures de lutte contre la corruption instaurées au Mali n’ont pas encore réussi à faire diminuer l’ampleur du phénomène. Au grand dam de la majorité du peuple, ce cancer continue de prospérer.
© 2019 journaldumali.com

2. (Procédé de maîtrise? L’avis de chercheurs) Lutte contre la corruption : Changer de méthode
Journal du Mali – 17.05.2019 à 09h46
Par Fatoumata Maguiraga
Loin d’être efficace, la lutte contre la corruption au Mali semble plutôt se caractériser par le laxisme, qui crée la banalisation du phénomène. Au point que chacun devient sinon auteur, au moins complice du fléau. Malgré l’existence de plusieurs structures dédiées à la lutte contre elle, la corruption continue de prendre de l’ampleur, avec de nombreuses conséquences sur les comportements individuels et collectifs. Alors que certains préconisent une application stricte de la loi, d’autres suggèrent une redéfinition du concept en fonction de nos réalités sociologiques, afin d’adapter les méthodes de lutte.
« Il y a une clarification qui s’impose. Dans le sens général, la corruption est un phénomène que nous vivons à tous les niveaux. Mais il faut distinguer différentes formes et prendre en compte la dimension sociologique, c’est-à-dire comment nous la définissons. Généralement, quand on évoque la corruption, on se réfère au niveau des institutions de l’État, par exemple. La définition, la perception, les modes de gestion ou même de répression sont présentés sous l’angle de l’approche générale occidentale, étrangère », relève le Professeur Ibrahim N’Diaye, chercheur et Directeur du centre d’études multipolaire « Do kayidara ». Alors qu’à partir de ce point de vue il existe d’autres « formes de corruption », qui, dans notre approche sociologique, n’en sont pas, ajoute le chercheur. Ainsi, certaines pratiques, comme le « woro songo » (littéralement le prix de la noix de cola en bamanan), autrefois « exécutées » avec des noix des colas ou encore des poulets, sont aujourd’hui monétarisées.
Les dépenses ainsi effectuées lors de missions ou au cours d’opérations administratives peuvent-elles être qualifiées d’actes de corruption ?
Codifier nos pratiques
Lorsqu’un usager du service public donne de l’argent à l’agent administratif qui lui a établi un acte, fait-il de la corruption ? Oui, si l’agent conditionne la délivrance de l’acte au paiement d’une somme d’argent. Mais lorsque l’usager estime qu’il est de son devoir de « faire un geste envers la personne qui a l’âge de sa mère, de sa tante ou de sa sœur, qui peut formuler des bénédictions pour lui », fait-il pour autant de la corruption ? C’est une dimension sociologique importante dans le contexte malien, selon le Professeur N’Diaye.
« Un travail d’analyse » s’impose, qui doit s’inscrire dans la durée. En effet, il faut par exemple qu’au niveau de chaque grande communauté, de « nouveaux codes soient définis », parce que les anciens ne sont plus valables.
Tant que les méthodes de lutte et la définition de la corruption seront des concepts étrangers au corps social, qui ne s’y reconnaît pas, la lutte contre la corruption au Mali restera un vain mot, parce que nous ne mettrons pas en phase nos pratiques avec nos lois. Et ceci sans aucun complexe. C’est à nous de dire quelles valeurs nous reconnaissons et voulons préserver. Ainsi, au lieu d’une « caisse noire » dont l’existence est justifiée pour certaines institutions et certains ministères, il faut tout simplement instaurer un système « transparent », à partir duquel les lois prévoiront les allocations faites en fonction des besoins. Les fonds ainsi budgétisés seront « légitimement et le plus officiellement du monde » consommés, ajoute le Professeur N’Diaye.
Malheureusement, c’est au phénomène contraire que nous assistons, avec la consommation de fonds non budgétisés. Et, dans une forme d’hypocrisie généralisée, nous continuons d’encourager « la farce » de la lutte contre la corruption.
Des outils inadaptés
Si chaque pays connaît ses problèmes de corruption, les moyens de lutte contre le phénomène ne peuvent être efficaces que si les lois sont conformes au style de vie de chaque Nation. Ainsi, nous devons, selon le chercheur, regarder en face nos réalités et adapter nos lois à notre éthique sociale, car les « outils étrangers » sont incapables de gérer nos « profils sociologiques ».
Ainsi, parmi les institutions « budgétivores », seul le Bureau du Vérificateur Général (BVG) peut répondre aux attentes, à condition d’être « redimensionné ». En effet, le chercheur préconise la création de BVG autonomes dans toutes les régions. Cette autonomie supposera un droit de regard, de contrôle et de sanction sur les services aussi bien publics que privés.
Plus que les institutions, ce sont les méthodes qui doivent changer pour que la lutte contre la corruption puisse aboutir. En principe, si la corruption existe dans la société malienne, c’est parce que nous sommes en porte à faux avec nos valeurs, reconnaît M. Mohamed Ben Chérif Diabaté, traditionnaliste, chercheur et fondateur du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE Mali). La société malienne a même construit des mécanismes pour éviter la corruption. En effet, les premières constructions n’avaient même pas de portes, parce qu’il « n’y avait pas de vols », explique M. Diabaté. Et, malgré les évolutions de la société malienne, celle-ci a toujours mis en place des mécanismes destinés « à protéger les individus contre les vices ». Donc le « vol et la corruption n’avaient pas leur place ».
Mais l’effritement de ces valeurs suite à l’abandon de notre système éducatif traditionnel a entraîné l’apparition de plusieurs phénomènes, dont celui de la corruption. Pour combattre ce fléau, la première action est une mise en synergie des institutions officielles chargées de lutter contre la corruption, qui doivent être réunies. « Sans complexe de supériorité », il faut accepter de confronter les systèmes traditionnels existants aux structures de l’État. Parce que ce sont « les structures informelles » qui représentent la population qui « nourrissent les structures formelles », souligne M. Diabaté. Il importe donc de leur donner la parole. Et, pour défendre des valeurs, il ne faut pas « des clubs créés de toutes pièces » et censés représenter la société civile, mais de vrais représentants, suggère M. Diabaté.
Mais combattre un système qui semble avoir pris le pas sur toutes les convictions ou valeurs n’est possible que lorsque tous les maillons de la chaîne fonctionnent convenablement.
La justice, maillon faible ?
Déterminée à mener la lutte contre le phénomène, la plateforme de lutte contre le chômage et la corruption s’engage à entreprendre des actions à long terme. Malgré la médiation menée par le RECOTRADE entre le Président du CNPM et celui de la Cour suprême, elle affirme que la « lutte ne fait que commencer ». Prévoyant de « constituer des dossiers pour déposer des plaintes collectives », elle prône de mener cependant les poursuites seulement « en cas de faits avérés ». Une démarche périlleuse et même inefficace, selon le chercheur Ibrahim N’Diaye. En effet, le système judiciaire, qui est l’ultime étape du processus de lutte, est tellement corrompu que les efforts de lutte sont voués à l’échec.
Il faut donc, même à ce niveau, envisager des « mécanismes traditionnels » et réécrire nos lois en fonction de ceux-ci, indique M. N’Diaye.
Revenir aux fondamentaux signifie l’application stricte de la loi, selon le Docteur Lassana Traoré, économiste. Même s’il reconnaît que « les mesures institutionnelles ne suffisent pas et qu’il faut éduquer les citoyens avec des règles de base et d’éthique », M. Traoré ajoute que « l’un des vrais problèmes, c’est la justice ». Et c’est le système politique qui a aggravé cette situation, en assurant la promotion d’un certain nombre de valeurs non reconnues par la société, ajoute M. Traoré. À cela s’ajoute « la faiblesse » de l’État, qui n’a même pas réussi à faire appliquer les dispositions relatives à la déclaration de leurs biens par les fonctionnaires.
La corruption n’est en tout cas pas une fatalité et nous avons les moyens de la combattre efficacement. Sans revenir vers le passé, nous pouvons cependant y puiser des mécanismes de gestion des hommes et des ressources, parce que nous « avons construit trois grands empires », relève M. Ibrahim N’Diaye. Il nous faut nous inspirer de principes qui sont immuables, conclut-il.
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3. Portrait du Professeur Ibrahim N’Diaye
Diplômé de l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) de Bamako (Mali) et de l’Université de Virginie Occidentale à Morgantown (USA), Professeur Ibrahim N’Diaye enseigne l’Anglais, le Multiculturalisme et l’Histoire des Civilisations, tout en poursuivant des travaux de recherche relatifs aux traditions maliennes et africaines et aux phénomènes de transitions culturelles et/ou de transformations sociales. Issu des lignées d’érudits ayant fondé et structuré le système d’enseignement traditionnel appelé « do ’kayidara ,» le Professeur N’Diaye a aussi complété l’ensemble des cycles initiatiques dudit système et est, à ce jour, en train de l’adapter aux contextes de l’enseignement formel, de l’engagement citoyen et du développement local au Mali. Ainsi, il a hérité du titre de « Premier des Princes siratigiw (Maîtres de la Parole) du Mali ». Depuis plus de dix ans, il s’est dédié à l’enseignement, à la recherche et la revalorisation des savoirs anciens au Mali. « Homme ou femme, le griot est comme un écrivain qui prend date avec l’histoire, s’identifie à nous, partage notre vécu, marie notre ressenti et accouche d’un témoignage oral ou écrit qui nous sert de repère dans un monde plus que fluctuant.»
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1. (Facts) Korruption: Was wäre Mali ohne diese Plage?
Journal du Mali – 17.05.2019 um 10:00
Von Germain Kenouvi
Wie würde Mali ohne Korruption aussehen? Die Frage bringt viele Menschen zum Lächeln. Dennoch verdient sie es, angesprochen zu werden, zumal alle darin übereinstimmen, dass die Folgen dieses Phänomens, das das Land quält, einen schweren Schlag für seine Entwicklung auf mehreren Ebenen darstellen.
Der letzte Jahresbericht des Rechnungshofs im Jahr 2017 berichtet von zahlreichen finanziellen Unterschlagungen bei verschiedenen öffentlichen Diensten im ganzen Land. Korruption ist ein echtes Entwicklungshindernis und führt dazu, dass jedes Jahr erhebliche Geldbeträge verloren gehen, die für andere Zwecke verwendet werden könnten.
Dem Bericht zufolge werden im Rahmen der Finanzkontrollen schwerwiegende Verstöße gegen die Ordnungsmäßigkeit und Korrektheit der von den verschiedenen geprüften Stellen durchgeführten Finanztransaktionen sowie gegen die Einhaltung von Normen und Gesetzen und Vorschriften gemeldet. „So haben sie finanzielle Unregelmäßigkeiten in Höhe von 23,28 Milliarden CFA-Francs (ca. 35,5 Millionen €) aufgezeigt, darunter 6,96 Milliarden CFA-Francs (ca. 10,6 Millionen €) aus Betrugsfällen und 16,32 Milliarden CFA-Francs (ca. 24,9 Mio €) aus Misswirtschaft“, heißt es im Dokument.
Weniger Korruption, mehr Entwicklung
741,43 Milliarden Francs CFA (ca. 1,13 Mrd. €). Dies ist die kumulative Summe der finanziellen Unregelmäßigkeiten, die das Amt des Rechnungshofes von 2004 bis 2017 festgestellt hat. Ein Betrag, der im übrigen nur einen kleinen Teil der tatsächlichen Verluste durch Korruption in Mali ausmachen soll und der in viele Entwicklungsmaßnahmen hätte investiert werden können.
“ Diese Menge entspricht 4.500 Kilometern asphaltierter Straßen, zu einem Kilometerpreis von 150 Millionen, oder 12.300 Gesundheitszentren, zu 60 Millionen pro Zentrum. Es hätte auch für den Bau von 160.000 Klassenzimmern verwendet werden können“, sagte Amadou Mallé, Mitglied des Zentralamtes zur Bekämpfung der illegalen Anreicherung (OCLEI) im Dezember letzten Jahres, während eines Treffens während der nationalen Anti-Korruptionswoche.
Neben den finanziellen Auswirkungen habe die Korruption negative Auswirkungen auf das Geschäftsklima, behindere ausländische Direktinvestitionen und beeinträchtige auch das Image und die Glaubwürdigkeit des Landes und seiner Institutionen.
Darüber hinaus, so der Ökonom Mamadou Keita, kommen jedes Jahr mehr als 12.000 junge Absolventen auf den Markt, aber nur 3% haben Zugang zur Beschäftigung. „Wenn die Korruption reduziert wird und mehr verdienstvolle junge Menschen, die es verdienen, Zugang zu einer Beschäftigung haben, schafft das ein Gleichgewicht. Die gesamte Gesellschaft wird davon profitieren, weil es weniger Arbeitslosigkeit geben wird.“
Inzwischen ist es den verschiedenen in Mali eingerichteten Anti-Korruptionsstrukturen noch nicht gelungen, das Ausmaß des Phänomens zu drosseln. Zum großen Missfallen der Mehrheit der Menschen blüht dieser Krebs immer weiter.
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2. (Bekämpfungsverfahren? Meinung von Wissenschaftlern) Korruptionsbekämpfung: Methodenwechsel angesagt
Journal du Mali – 17.05.2019 um 09h46 Uhr
Von Fatoumata Maguiraga
Der Kampf gegen die Korruption in Mali scheint bei weitem nicht effektiv, sondern von Nachgiebigkeit geprägt zu sein, die zu einer Verharmlosung des Phänomens führt. Bis zu dem Punkt, dass jeder, wenn nicht sogar ein Urheber, aber zumindest ein Komplize der Plage wird. Trotz der Existenz mehrerer Strukturen zur Korruptionsbekämpfung nimmt die Korruption weiter zu, mit vielen Folgen für das individuelle und kollektive Verhalten. Während die einen für eine strikte Anwendung des Rechts eintreten, schlagen andere vor, das Konzept entsprechend unserer soziologischen Realität neu zu definieren, um die Bekämpfungsmethoden anzupassen.
„Es besteht Klärungsbedarf. Im allgemeinen Sinne ist Korruption ein Phänomen, das wir auf allen Ebenen erleben. Aber wir müssen zwischen verschiedenen Formen unterscheiden und die soziologische Dimension berücksichtigen, d.h. wie wir sie definieren. Generell beziehen wir uns, wenn wir über Korruption sprechen, zum Beispiel auf die Ebene der staatlichen Institutionen. Die Definitions-, Wahrnehmungs-, Management- oder sogar Repressionsmethoden werden aus der Perspektive des allgemeinen westlichen, ausländischen Ansatzes dargestellt“, sagt Professor Ibrahim N’Diaye, Forscher und Direktor des multipolaren Studienzentrums „Do kayidara“. Unter diesem Gesichtspunkt gibt es andere „Formen der Korruption“, die in unserem soziologischen Ansatz nicht existieren, ergänzt der Forscher. So werden einige Praktiken, wie z.B. „woro songo“ (wörtlich der Preis der Kolanüsse auf bamanankan), die einst mit Kolanüssen oder sogar Hühnern “ vollzogen “ wurden, mittlerweile monetarisiert.
Können die Ausgaben, die so bei Missionen oder Verwaltungsoperationen anfallen, als Bestechungshandlungen eingestuft werden?
Unsere Praktiken kodifizieren
Wenn ein Nutzer des öffentlichen Dienstes dem Verwaltungsbeamten, der eine Akte für ihn erstellt hat, Geld gibt, ist er dann korrupt? Ja, wenn der Bearbeiter die Ausstellung der Urkunde von der Zahlung eines Geldbetrages abhängig macht. Aber wenn der Nutzer das Gefühl hat, dass es seine Pflicht ist, „eine Geste gegenüber der Person zu machen, die im Alter seiner Mutter, Tante oder Schwester ist, die für ihn Segnungen formulieren kann“, macht er sich dann der Korruption schuldig? Dies ist eine wichtige soziologische Dimension im malischen Kontext, so Professor N’Diaye.
„Eine analytische Arbeit“ ist erforderlich, die langfristig sein muss. Tatsächlich ist es beispielsweise notwendig, dass auf der Ebene jeder großen Gemeinschaft „neue Codes definiert werden“, da die alten nicht mehr gültig sind.
Solange die Methoden der Korruptionsbekämpfung und die Definition von Korruption Konzepte sind, die dem Sozialverband fremd sind, der sich in ihnen nicht erkennt, wird der Kampf gegen die Korruption in Mali ein leeres Wort bleiben, denn wir werden unsere Praktiken nicht mit unseren Gesetzen in Einklang bringen. Und das ohne jegliche Komplexe. Es liegt an uns zu sagen, welche Werte wir anerkennen und bewahren wollen. Statt eines „Schmiergeldfonds“, dessen Existenz für bestimmte Institutionen und Ministerien gerechtfertigt ist, ist es also einfach notwendig, ein „transparentes“ System zu schaffen, aus dem die Gesetze bedarfsorientierte Zuweisungen vorsehen. Die so budgetierten Mittel werden „rechtmäßig und äusserst offiziell “ eingesetzt werden, ergänzt Professor N’Diaye.
Leider erleben wir das Gegenteil, nämlich den Verbrauch von nicht budgetierten Mitteln. Und in Form einer weit verbreiteten Heuchelei ermutigen wir weiterhin die „Farce“ des Kampfes gegen die Korruption.
Ungeeignete Werkzeuge
Wenn jedes Land seine eigenen Korruptionsprobleme hat, können die Mittel zur Bekämpfung des Phänomens nur dann wirksam sein, wenn die Gesetze mit dem Lebensstil jeder Nation übereinstimmen. So müssen wir uns nach Ansicht des Forschers unserer Realität stellen und unsere Gesetze an unsere Sozialethik anpassen, denn „fremde Werkzeuge“ können unsere „soziologischen Profile“ nicht verwalten.
So kann unter den „budgetverbrauchenden“ Institutionen nur das Bureau du Vérificateur Général (BVG, in etwa der Bundesrechnungshof) die Erwartungen erfüllen, sofern es „redimensioniert“ wird. Tatsächlich befürwortet der Forscher die Schaffung autonomer BVGs in allen Regionen. Diese Autonomie beinhaltet ein Recht auf Überwachung, Kontrolle und Sanktionierung sowohl öffentlicher als auch privater Dienstleistungen.
Mehr als die Institutionen sind es die Methoden, die sich ändern müssen, wenn der Kampf gegen die Korruption erfolgreich sein soll. Im Prinzip, wenn Korruption in der malischen Gesellschaft existiert, liegt es daran, dass wir im Widerspruch zu unseren Werten stehen, erkennt Herr Mohamed Ben Chérif Diabaté an, ein Traditionalist, Forscher und Gründer des Netzwerks der traditionellen Kommunikatoren für Entwicklung (RECOTRADE Mali). Die malische Gesellschaft hat sogar Mechanismen zur Vermeidung von Korruption aufgebaut. Tatsächlich hatten die ersten Bauten nicht einmal Türen, denn „es gab keine Diebstähle“, erklärt Herr Diabaté. Und trotz der Entwicklungen der malischen Gesellschaft hat diese immer Mechanismen geschaffen, um „die Individuen vor Untugenden zu schützen“. „Diebstahl und Korruption hatten also keinen Platz“.
Aber die Erosion dieser Werte nach der Aufgabe unseres traditionellen Bildungssystems hat zum Auftreten mehrerer Phänomene geführt, darunter dem der Korruption. Um diese Geißel zu bekämpfen, müssen zunächst die für die Korruptionsbekämpfung zuständigen offiziellen Institutionen zusammengeführt werden. „Ohne einen Überlegenheitskomplex ist es notwendig, zu akzeptieren, dass bestehende traditionelle Systeme mit den Strukturen des Staates konfrontiert werden. Denn es sind die „informellen Strukturen“, die die Bevölkerung repräsentieren, die „die formalen Strukturen speisen“, sagt Diabaté. Deshalb ist es wichtig, ihnen die Möglichkeit zu geben, zu sprechen. Und um Werte zu verteidigen, brauchen wir keine „von Grund auf neu gegründeten Clubs“, die die Zivilgesellschaft vertreten sollen, sondern echte Vertreter, schlägt Herr Diabaté vor.
Aber die Bekämpfung eines Systems, das Vorrang vor allen Überzeugungen oder Werten zu haben scheint, ist nur möglich, wenn alle Glieder der Kette richtig funktionieren. Tatsächlich hatten die ersten Bauten nicht einmal Türen, denn „es gab keine Diebstähle“, erklärt Herr Diabaté. Und trotz der Entwicklungen der malischen Gesellschaft hat diese immer Mechanismen geschaffen, um „die Individuen vor Untugenden zu schützen“. „Diebstahl und Korruption hatten also keinen Platz“.
Aber die Erosion dieser Werte nach der Aufgabe unseres traditionellen Bildungssystems hat zum Auftreten mehrerer Phänomene geführt, darunter dem der Korruption. Um diese Geißel zu bekämpfen, müssen zunächst die für die Korruptionsbekämpfung zuständigen offiziellen Institutionen zusammengeführt werden. „Ohne einen Überlegenheitskomplex ist es notwendig, zu akzeptieren, dass bestehende traditionelle Systeme mit den Strukturen des Staates konfrontiert werden. Denn es sind die „informellen Strukturen“, die die Bevölkerung repräsentieren, die „die formalen Strukturen speisen“, sagt Diabaté. Deshalb ist es wichtig, ihnen die Möglichkeit zu geben, zu sprechen. Und um Werte zu verteidigen, brauchen wir keine „von Grund auf neu gegründeten Clubs“, die die Zivilgesellschaft vertreten sollen, sondern echte Vertreter, schlägt Herr Diabaté vor.
Aber die Bekämpfung eines Systems, das Vorrang vor allen Überzeugungen oder Werten zu haben scheint, ist nur möglich, wenn alle Glieder der Kette richtig funktionieren.
Die Justiz, ein schwaches Glied ?
Die Plattform zur Bekämpfung von Arbeitslosigkeit und Korruption ist entschlossen, den Kampf gegen dieses Phänomen anzuführen und verpflichtet sich zu langfristigen Maßnahmen. Trotz der von RECOTRADE durchgeführten Mediation zwischen dem Präsidenten des CNPM und dem Präsidenten des Obersten Gerichtshofs behauptet sie, dass der „Kampf gerade erst begonnen hat“. Sie plant, „Akten zur Einreichung von Sammelklagen anzulegen“, empfiehlt aber, dass Strafverfolgungsmaßnahmen nur „im Falle nachgewiesener Tatsachen“ durchgeführt werden sollten. Ein gefährlicher und sogar ineffektiver Ansatz, so der Forscher Ibrahim N’Diaye. Tatsächlich ist das Justizsystem, das der letzte Schritt im Kampfprozess ist, so korrupt, dass die Bemühungen des Kampfes zum Scheitern verurteilt sind.
Wir müssen daher auch auf dieser Ebene „traditionelle Mechanismen“ in Betracht ziehen und unsere Gesetze entsprechend neu formulieren, sagt Herr N’Diaye.
Die Rückkehr zu den Fundamentaldaten bedeutet nach Ansicht des Ökonomen Dr. Lassana Traoré eine strenge Umsetzung des Gesetzes. Obwohl er anerkennt, dass „institutionelle Maßnahmen nicht ausreichen und die Bürger mit grundlegenden und ethischen Regeln unterrichtet werden müssen“, fügt Herr Traoré hinzu, dass „eines der wirklichen Probleme die Justiz ist“. Und es ist das politische System, das diese Situation verschärft hat, indem es eine Reihe von Werten fördert, die von der Gesellschaft nicht anerkannt werden“, ergänzt Traoré. Darüber hinaus ist der Staat „schwach“ und hat es nicht einmal geschafft, die Bestimmungen über die Vermögensdeklaration der Beamten durchzusetzen.
Auf jeden Fall ist Korruption nicht unvermeidlich, und wir haben die Mittel, sie wirksam zu bekämpfen. Ohne auf die Vergangenheit zurückzukommen, können wir jedoch aus ihr Mechanismen zur Verwaltung von Menschen und Ressourcen ableiten, denn wir haben „drei große Reiche aufgebaut“, sagt Ibrahim N’Diaye. Wir müssen uns von Prinzipien leiten lassen, die unveränderlich sind“, schließt er.
© 2019 journaldumali.com

3. Porträt von Professor Ibrahim N’Diaye
Absolvent der Ecole Normale Supérieure (ENSUP) in Bamako (Mali) und der University of West Virginia in Morgantown (USA), unterrichtet Professor Ibrahim N’Diaye Englisch, Multikulturalismus und Geschichte der Zivilisationen, während er gleichzeitig über die malischen und afrikanischen Traditionen und das Phänomen der kulturellen Übergänge und/oder sozialen Transformationen forscht. Nach dem Vorbild von Wissenschaftlern, die das traditionelle Bildungssystem „do’kayidara“ gegründet und strukturiert haben, hat Professor N’Diaye auch alle Initiationszyklen dieses Systems abgeschlossen und passt es heute an die Kontexte der formalen Bildung, des Bürgerengagements und der lokalen Entwicklung in Mali an. So erhielt er den Titel „Erster der Siratigiw (Meister des Wortes) von Mali“. Seit mehr als zehn Jahren widmet er sich der Lehre, Forschung und der Aufwertung des überlieferten Wissens in Mali. „Mann oder Frau, der Griot ist wie ein Schriftsteller, der sich mit der Geschichte verabredet, sich mit uns identifiziert, unsere Erfahrungen teilt, mit unseren Empfindungen verschmilzt und ein mündliches oder schriftliches Zeugnis hervorbringt, das uns in einer Welt, die mehr als schwankend ist, als eine Referenz dient.“
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