KANN DIE NEUE REGIERUNG DIE HOHEN ERWARTUNGEN DER MALIER*INNEN ERFÜLLEN? – Voilà le nouveau gouvernement sorti d’un carrousel ministériel

Le gouvernement du Mali formé le 5 mai 2019 par le Premier ministre Boubou Cissé marque un profond remaniement de l’équipe gouvernementale : 12 ministres quittent leurs fonctions (dont plusieurs poids lourds), 7 changent d’attributions. La nouvelle équipe compte 9 femmes seulement parmi 38 membres (voir #3).

Die am 5. Mai 2019 von Premierminister Boubou Cissé gebildete Regierung von Mali markiert eine tiefgreifende Umgestaltung des Regierungsteams: 12 Minister verlassen ihre Funktionen (darunter mehrere Schwergewichte), 7 ändern ihr Portefeuille. Das neue Kabinett zählt nur noch 9 Frauen bei 38 Mitgliedern (s.#3).

Foto (c) maliweb: Photo de famille des membres du gouvernement, le 6 mai 2019 – Die Regierung Boubou Cissé


1. Neue Regierung: Wird es Dr. Boubou Cissé gelingen, die Herausforderung zu meistern ??
Nouvelle Libération – 9. Mai 2019
Die Regierung wurde von Dr. Boubou Cissé am 5. Mai 2019 präsentiert.
2. Boubou Cisse an der Spitze einer Regierung von 38 Ministern: Die sieben großen Herausforderungen einer Mannschaft in einer beauftragten Mission.
Inf@sept – 10. Mai 2019
Am Sonntag, den 5. Mai 2019, fand schließlich die schwierige Geburt einer lang erwarteten Regierung statt, nach so vielen Schlichtungen und Konsultationen. Dr. Boubou Cissé, an der Spitze eines 38-köpfigen Teams, trägt die sehr große Verantwortung, die vielen Herausforderungen, denen Mali gegenübersteht, sowohl aus gesellschaftspolitischer als auch aus wirtschaftlicher und sicherheitstechnischer Hinsicht, anzugehen.
3. Die NGO Wildaf ist wütend über den Rückgang der Frauenquote in der Regierung.
Inter De Bamako – 13. Mai 2019
Die NGO Wildaf, bekannt für die Verteidigung der Rechte der Frauen (Gleichberechtigung, Gleichstellung, Genderfragen usw.), ist empört über die Regierung Boubou Cissé, weil sie die Zahl der Ministerinnen auf 9 begrenzt hat gegenüber 11 in der scheidenden Regierung.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE DEEPL-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

1. Nouveau gouvernement : Dr. Boubou Cissé réussira-t-il à relever le challenge ?
Nouvelle Libération – 9 Mai 2019
Par Paul Dembélé
Le gouvernement du Dr. Boubou Cissé a été dévoilé le 5 mai 2019. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une équipe éléphantesque de 38 membres, qui comprend des personnalités issues aussi bien de la majorité que de l’opposition.

Foto (c) maliweb: Dr Boubou CISSE Premier Ministre de la République du Mali – Ministerpräsident von Mali

La liste des membres du Gouvernement de Boubou Cissé
maliweb – 05.05.2019
Le Président de la République
Vu la Constitution ;

Sur Proposition du Premier ministre,
DECRETE
Sont nommés membres du Gouvernement en qualité de :

1. Premier ministre, Chef du Gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances :
Docteur Boubou CISSE
2. Ministre de la Santé et des Affaires sociales :
Monsieur Michel Hamala SIDIBE
3. Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Malick COULIBALY
7. Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale :
Monsieur Tiébilé DRAME
20. Ministre de l’Economie numérique et de la Prospective :
Madame Kamissa CAMARA
…En lire plus

On note l’entrée de Tiébilé Dramé qui a été l’ex-directeur de campagne de Soumaïla Cissé à la dernière présidentielle. C’est à lui qu’échoit le perchoir des Affaires étrangères. On note aussi la présence, dans ce nouveau gouvernement, d’un proche du général putschiste Amadou Sanogo (de 2012, ndlr). Il s’agit de l’ex-chef d’état-major des armées, le général Ibrahim Dahirou Dembélé, qui avait vu son contrôle judiciaire levé en 2018 ; ce qui lui avait valu de réintégrer l’armée en qualité d’inspecteur général. C’est lui qui dirige désormais le département de la défense.
En tout cas, pour une ouverture, c’en est une et on comprend pourquoi la nouvelle équipe gouvernementale a tardé à être dévoilée. Ainsi donc, on peut dire que «l’accord de gouvernance» signé le 2 mai dernier, entre la majorité et une partie de l’opposition, vient d’être mis en œuvre. Mais comme on le sait, le tout n’est pas de former un gouvernement.
Boubou Cissé ne bénéficiera pas d’état de grâce. Il faut qu’il soit à la hauteur des défis auxquels fait face le Mali où en plus du terrorisme, les conflits communautaires ont gagné du terrain. Comme en témoigne la tuerie d’Ogossagou où près de 160 civils, essentiellement des Peuls, ont été littéralement massacrés. Ce qui a valu d’ailleurs la démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, accusé d’incapacité à assurer la protection des populations mais aussi des militaires.
Cela dit, Dr. Boubou Cissé réussira-t-il là où son prédécesseur a échoué ? On attend de voir. Car, comme on le dit, c’est au pied du mur que l’on reconnaît le vrai maçon. Mais une chose est certaine :les attentes du peuple malien sont si nombreuses qu’il ne bénéficiera pas d’état de grâce. Il doit aller au charbon pour que le Mali, à défaut de retrouver sa quiétude d’antan, ne demeure pas un sanctuaire pour terroristes.
© 2019 Nouvelle Libération

2. Boubou Cisse à la tête d’un gouvernement de 38 ministres : Les sept grands défis d’une équipe en mission commandée
Inf@sept – 10 Mai 2019
Par Youssouf Sissoko
C’est finalement le dimanche 5 mai 2019 que le difficile accouchement d’un gouvernement tant attendu a eu lieu, après tant de conciliabules et de concertations. Dr Boubou Cissé, à la tête d’une équipe de 38 membres,a la très lourde responsabilité de relever les multiples défis qui se posent au Mali tant sur le plan sociopolitique qu’économico-sécuritaire. Parmi ces multiples défis, sept semblent urgents pour éviter au pays de s’effondrer. Boubou et son équipe seront-ils à hauteur de mission ? La non-participation d’une frange importante de la classe politique et de la société civile ne serait-elle pas un obstacle dans l’atteinte des objectifs ?

VOIR AUSSI la contribution de Sidi COULIBALY, qui essaie d’expliquer un peu le carrousel ministériel:
Nouveau gouvernement Boubou Cissé, une autre de mes lectures !
maliweb – 08.05.2019
… Ce gouvernement contient plusieurs catégories de personnel politique dans la gouvernance IBK.
Les indéboulonnables…
Les garanties officielles assimilables à des rançons politiques…
Les biens récompensés…
(…)
La main tendue vers l’avenir…
(…)
Même si Allah n’est pas obligé (titre d’un livre de A. Kourouma „Allah muss nicht gerecht sein“, ndlr), nous allons continuer de le prier en espérant une plus grande prise de conscience collective de notre part sur l’abime qui guette le Mali en cas d’échec de ce gouvernement sur lequel très peu de nos compatriotes comptent en réalité…En lire plus

Ils sont désormais 38 ministres  à porter sur leurs frêles épaules la destinée d’une Nation martyrisée, fracturée et sur le point de s’effondrer. Ces hommes et ces femmes, d’horizons divers, et qui n’auront pas de période de grâce doivent s’atteler urgemment à relever sept défis majeurs.
Le premier défi serait  le rétablissement de la confiance entre gouvernants et gouvernés
Sans une large adhésion du peuple aux actions entreprises par le gouvernement, rien de potable, ne pourrait être réalisé. Aujourd’hui, la fracture est tellement profonde entre gouvernants et gouvernés que le gouvernement Boubou Cissé doit d’abord donner quelques gages  de confiance en imposant aux ministres plus de rigueur et de transparence dans la gestion des affaires.
Le second défi serait la lutte contre l’insécurité
Aucun développement n’est envisageable dans l’insécurité. Le Mali passe aujourd’hui aux yeux des partenaires techniques pour une zone à risque, une mauvaise destination pour les entreprises. La preuve de cette affirmation est que les investisseurs étrangers ont presque tourné le dos au Mali et pourtant ce n’est nullement par manque d’opportunités. Boubou  Cissé et son équipe doivent s’atteler très rapidement à redonner confiance  aux forces de Défense et de sécurité pour qu’elles mènent à bien leurs missions régaliennes de  sécurisation  des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire national.
Le troisième défi serait la satisfaction de la demande sociale
Jamais un régime, depuis l’avènement de la démocratie au Mali, n’a été autant secoué par la crise sociale que celui d’IBK. Toutes les couches socioprofessionnelles ont débraillé, réclamant une amélioration  de leurs conditions de vie et de travail. Boubou Cissé et son équipe  doivent faire de la demande sociale une des priorités. Ils doivent faire en sorte que la paupérisation puisse  reculer, que les revendications corporatistes puissent être satisfaites.Ils doivent comprendre que leur longévité au sein du gouvernement dépendra en grande partie de la satisfaction de la demande sociale.
Le quatrième défi serait la lutte implacable contre la corruption et la délinquance financière
L’un des obstacles pour un développement harmonieux du Mali est sans nul doute la corruption et la délinquance financière. Tous les secteurs sont gangrénés par ce fléau au point que les investisseurs fuient le Mali en dépit des énormes potentialités que le pays regorge. A force de la pratiquer, la corruption est désormais ancrée dans nos mœurs. Et pourtant, sans lutter contre ce fléau, il n y a point de développement. Donc, la nouvelle équipe est attendue pour donner de la voix, surtout un des farouches opposants du régime avait fait de ce combat son cheval de bataille.
Le cinquième défi serait la réduction des charges de l’Etat et la moralisation des dépenses publiques
C’est au Mali et dans une moindre mesure en Afrique que les hommes politiques sont riches. Donc la politique, au lieu de devenir un moyen permettant de bien gérer les affaires de la cité est plutôt devenue le chemin le plus court pour s’enrichir.  Pour renverser cette tendance, le gouvernement Boubou Cissé a la lourde responsabilité de réduire les charges de l’Etat à commencer par les institutions de la République. Ensuite, moraliser les dépenses publiques en veillant sur les ressources pour qu’il y ait moins de surfacturation et plus de rationalisation de dépenses  pour que les ressources puissent être bien distribuées.
Le sixième défi serait la relance de l’économie et la création des richesses
Le Président de la République lui-même a l’habitude de dire, quand il animait l’opposition face à ATT,  que le Mali n’est pas pauvre et qu’il est seulement pauvrement géré. Boubou Cissé et son équipe ont les coudées franches, surtout qu’il aurait la confiance des bailleurs de fonds ; pour booster notre économie afin de permettre la création des richesses et du coup réduire le taux de pauvreté  et permettre à tous les maliens d’avoir accès aux services sociaux de base que sont l’école, la santé, l’eau et l’électricité.
Le septième défi serait la lutte contre le chômage par la  création d’emplois pour les jeunes
Il ne fait l’ombre d’aucun doute que c’est le manque d’opportunités et d’emplois  pour les jeunes qui sont quelques-unes des causes de l’émigration clandestine, de la ruée vers les groupes armés terroristes, du banditisme et même de la délinquance juvénile. Ainsi, pour éviter que les jeunes n’aillent à de telles aventures, le gouvernement doit créer beaucoup d’emplois. Pour ce faire, il doit d’abord commencer à assainir l’économie créer un climat de confiance entre l’Etat et le secteur privé et lutter efficacement contre la corruption. Il n’y a point de stabilité et de paix si 80 % de la population active que constituent les jeunes  se sentent marginaliser.
En somme,si le gouvernement Boubou Cissé parvenait à relever ces sept défis majeurs, il marquera son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire de notre démocratie. Et s’il échoue, il s’en ira comme les précédents  gouvernements avant le sien.
© 2019 Inf@sept

3. L’ONG Wildaf en colère contre la réduction du nombre de femmes dans le gouvernement
Inter De Bamako – 13 Mai 2019
L’ONG Wildaf, connue pour la défense des Droits des femmes (égalité, équité, genre, etc.), est en colère contre le gouvernement Boubou Cissé pou avoir limité à 9 le nombre de femmes ministres contre onze dans le gouvernement sortant. La loi 052/2015 a été violée. Elle attribue un quota aux femmes dans les nominations aux fonctions administratives, institutionnelles et électives. M. le président, réfléchissez longuement avant d’agir, vous êtes l’auteur de la loi 052.
Le nombre pléthorique de ministres du gouvernement (42) montre que le secrétaire général de la présidence de la République n’est pas un administrateur chevronné. Ce fut un véritable partage de gâteau. Un ministère a été scindé en quatre (04): Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ministère de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, ministère de l’Intégration africaine, ministère des Maliens de l’extérieur. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération prend en compte celui de l’Intégration africaine et des Maliens de l’extérieur.
(… suivi par un bordereau des frais de ce carrousel, ndlr)
© 2019 Inter de Bamako

1. Neue Regierung: Wird es Dr. Boubou Cissé gelingen, die Herausforderung zu meistern ??
Nouvelle Libération – 9. Mai 2019
Von Paul Dembélé
Die Regierung wurde von Dr. Boubou Cissé am 5. Mai 2019 präsentiert. Das Mindeste, was wir sagen können, ist, dass es sich um ein Elefantenteam von 38 Mitgliedern handelt, zu dem sowohl Persönlichkeiten der (Regierungs-) Mehrheit als auch der Opposition gehören.
Wir nehmen den Amtsantritt von Tiébilé Dramé zur Kenntnis, der bei den letzten Präsidentschaftswahlen Wahlkampagnenleiter von Soumaïla Cissé war. Er ist jetzt Außenminister. Wir stellen auch fest, dass zu dieser neuen Regierung ein enger Vertrauter des Putschgenerals Amadou Sanogo (von 2012, Ed) gehört. Dies ist der ehemalige Chef des Verteidigungsstabs, General Ibrahim Dahirou Dembélé, dessen gerichtliche Überwachung 2018 aufgehoben wurde; dies führte dazu, dass er als Generalinspektor wieder in die Armee eintrat. Er ist jetzt Chef des Verteidigungsministeriums.
Auf jeden Fall ist es eine Offenbarung, und wir können verstehen, warum das neue Regierungsteam nur langsam offengelegt wurde. So kann man sagen, dass das am 2. Mai dieses Jahres zwischen der Mehrheit und einem Teil der Opposition unterzeichnete „Gouvernance-Abkommen“ tatsächlich umgesetzt worden ist. Aber wie wir wissen, ist die Bildung einer Regierung nicht alles.
Boubou Cissé wird nicht von einem Gnadenstatus profitieren. Er muss sich den Herausforderungen stellen, vor denen Mali steht, wo neben dem Terrorismus auch Community-Konflikte an Bedeutung gewonnen haben. Wie das Massaker von Ogossagou zeigt, bei dem fast 160 Zivilisten, hauptsächlich Fulani, buchstäblich massakriert wurden. Dies führte zum Rücktritt von Premierminister Soumeylou BoubèyeMaïga, dem vorgeworfen wurde, er habe die Bevölkerung, aber auch das Militär nicht geschützt.
Wird Dr. Boubou Cissé jedoch dort erfolgreich sein, wo sein Vorgänger versagt hat? Wir sind gespannt. Denn, wie man sagt, am Fuße der Mauer erkennt man den wahren Maurer. Aber eines ist sicher: Die Erwartungen des malischen Volkes sind so hoch, dass er nicht von einem Gnadenstatus profitieren wird. Er wird sich abrackern müssen, damit Mali, das seine frühere Ruhe nicht wiedererlangt, nicht ein Zufluchtsort für Terroristen bleibt.
© 2019 Nouvelle Libération

2. Boubou Cisse an der Spitze einer Regierung von 38 Ministern: Die sieben großen Herausforderungen einer Mannschaft in einer beauftragten Mission.
Inf@sept – 10. Mai 2019
Von Youssouf Sissoko
Am Sonntag, den 5. Mai 2019, fand schließlich die schwierige Geburt einer lang erwarteten Regierung statt, nach so vielen Schlichtungen und Konsultationen. Dr. Boubou Cissé, an der Spitze eines 38-köpfigen Teams, trägt die sehr große Verantwortung, die vielen Herausforderungen, denen Mali gegenübersteht, sowohl aus gesellschaftspolitischer als auch aus wirtschaftlicher und sicherheitstechnischer Hinsicht, anzugehen. Von diesen vielen Herausforderungen scheinen sieben dringend zu sein, um den Zusammenbruch des Landes zu verhindern. Werden Boubou und sein Team der Aufgabe gewachsen sein? Wäre die Nichtbeteiligung eines bedeutenden Teils der politischen Klasse und der Zivilgesellschaft nicht ein Hindernis für die Erreichung der Ziele?
Es gibt jetzt 38 Minister, die auf ihren zerbrechlichen Schultern das Schicksal einer gemarterten, gebrochenen und am Rande des Zusammenbruchs stehenden Nation tragen. Diese Männer und Frauen mit unterschiedlichem Hintergrund, die keine Gnadenfrist haben werden, müssen sich dringend mit sieben großen Herausforderungen befassen.
Die erste Herausforderung wäre, das Vertrauen zwischen den Herrschenden und den Regierten wiederherzustellen .
Ohne die breite Unterstützung der Bevölkerung für die von der Regierung ergriffenen Maßnahmen könnte nichts Sinnvolles erreicht werden. Heute ist die Kluft zwischen den Herrschenden und den Regierten so tief, dass die Regierung Boubou Cissé zunächst einige Vertrauensgarantien geben muss, indem sie den Ministern bei der Leitung ihrer Geschäfte mehr Strenge und Transparenz auferlegt.
Die zweite Herausforderung wäre der Kampf gegen die Unsicherheit.
Keine Entwicklung ist vor dem Hintergrund der Unsicherheit denkbar. Mali wird von den technischen Partnern heute als Gefahrenzone angesehen, ein schlechtes Zielland für Unternehmen. Der Beweis für diese Behauptung ist, dass ausländische Investoren Mali fast den Rücken gekehrt haben, aber keineswegs aus Mangel an Möglichkeiten. Boubou Cissé und sein Team müssen sehr schnell daran arbeiten, das Vertrauen der Verteidigungs- und Sicherheitskräfte wiederherzustellen, damit sie ihre souveränen Missionen zur Sicherung von Menschen und ihren Besitztümern im ganzen Land wahrnehmen können.
Die dritte Herausforderung wäre die Befriedigung der sozialen Forderungen .
Noch nie zuvor wurde ein Regime seit dem Zustandekommen der Demokratie in Mali so stark von der sozialen Krise erschüttert wie das von IBK. Alle sozio-professionellen Schichten sind aus den Fugen geraten und fordern eine Verbesserung ihrer Lebens- und Arbeitsbedingungen. Boubou Cissé und seine Mannschaft müssen die soziale Nachfrage zu einer der Prioritäten machen. Sie müssen sicherstellen, dass sich die Verarmung vermindert und die Anforderungen der Körperschaften (Konzerne) erfüllt werden können, und sie müssen verstehen, dass ihr Verbleib in der Regierung zu einem großen Teil von der Erfüllung der sozialen Forderungen abhängen wird.
Die vierte Herausforderung wäre der unerbittliche Kampf gegen Korruption und Finanzkriminalität.
Eines der Hemmnisse für die harmonische Entwicklung Malis sind zweifellos Korruption und Finanzkriminalität. Alle Sektoren werden von dieser Geißel so sehr geplagt, dass Investoren Mali meiden trotz des enormen Potenzials, das das Land bietet. Weil wir sie praktizieren, ist die Korruption heute in unserer Moral verankert. Und doch, ohne diese Plage zu bekämpfen, gibt es keine Entwicklung. So wird von der neuen Mannschaft erwartet, dass sie hier die Stimme erhebt, zumal einer der heftigsten Gegner des Regimes diesen Kampf zu seinem Wahlkampfschlager gemacht hatte.
Die fünfte Herausforderung wäre die Verringerung der staatlichen Lasten und die Moralisierung der öffentlichen Ausgaben.
In Mali und in geringerem Maße auch in Afrika sind Politiker reich. So ist die Politik, anstatt eines Mittels, um die Belange der Bürger gut zu regeln, eher der schnellste Weg geworden, um reich zu werden. Um diesen Trend umzukehren, trägt die Regierung von Boubou Cissé eine große Verantwortung für den Abbau der staatlichen Lasten, angefangen bei den Institutionen der Republik. Zum anderen sollten die öffentlichen Ausgaben moralisiert werden, indem man sich auf die Ressourcen konzentriert, so dass es weniger überhöhte Rechnungen und mehr Rationalisierung der Ausgaben gibt, so dass die Ressourcen gut verteilt werden können.
Die sechste Herausforderung wäre es, die Wirtschaft wiederzubeleben und Vermögen zu schaffen.
Der Präsident der Republik selbst pflegte zu sagen, als er die Opposition gegen ATT anführte, dass Mali nicht arm ist und dass es nur schlecht verwaltet wird. Boubou Cissé und sein Team haben freie Hand, zumal er das Vertrauen der Geber hätte; unsere Wirtschaft anzukurbeln, um Vermögen zu schaffen und damit die Armutsquote zu senken und allen Maliern Zugang zu grundlegenden sozialen Dienstleistungen wie Schule, Gesundheit, Wasser und Strom zu ermöglichen.
Die siebte Herausforderung wäre die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit durch die Schaffung von Arbeitsplätzen für junge Menschen .
Ohne jeden Zweifel sind es der Mangel an Möglichkeiten und Arbeitsplätzen für junge Menschen, die zu den Ursachen für illegale Migration, das Rennen zu bewaffneten Terrorgruppen, Banditentum und sogar für die Jugendkriminalität zählen. Um zu verhindern, dass junge Menschen solche Abenteuer erleben, muss die Regierung also viele Arbeitsplätze schaffen. Dazu muss sie zunächst damit beginnen, die Wirtschaft zu verbessern, indem sie ein Klima des Vertrauens zwischen Staat und Privatwirtschaft schafft und die Korruption wirksam bekämpft. Es gibt keine Stabilität und keinen Frieden, wenn sich 80% der arbeitenden Bevölkerung – das sind die jungen Leute – marginalisiert fühlen.
Kurz gesagt, wenn es der Regierung Boubou Cissé gelingen sollte, diese sieben großen Herausforderungen zu bewältigen, würde sie ihren Namen in goldenen Buchstaben in die Annalen der Geschichte unserer Demokratie eintragen. Und wenn er scheitert, wird er wie frühere Regierungen abtreten.
© 2019 Inf@sept

3. Die NGO Wildaf ist wütend über den Rückgang der Frauenquote in der Regierung.
Inter De Bamako – 13. Mai 2019
Die NGO Wildaf, bekannt für die Verteidigung der Rechte der Frauen (Gleichberechtigung, Gleichstellung, Genderfragen usw.), ist empört über die Regierung Boubou Cissé, weil sie die Zahl der Ministerinnen auf 9 begrenzt hat gegenüber 11 in der scheidenden Regierung. Das Gesetz 052/2015 wurde verletzt. Dieses steht Frauen eine Quote für die Besetzung von Verwaltungs-, institutionellen und Wahlfunktionen zu. Herr Präsident, denken Sie lange und gründlich nach, bevor Sie handeln, Sie sind der Urheber des Gesetzes 052.
(… es folgt eine Aufstellung über die horrenden Kosten der neuen Regierungsmannschaft, Ed)
© 2019 Inter de Bamako

2 Gedanken zu „KANN DIE NEUE REGIERUNG DIE HOHEN ERWARTUNGEN DER MALIER*INNEN ERFÜLLEN? – Voilà le nouveau gouvernement sorti d’un carrousel ministériel

  1. wer sich die „regierungen“ der welt ansieht, mag erkennen, dass „DIE HOHEN ERWARTUNGEN DER…“
    regierten, der untertanen SELBST-täuschung sind.,,, da sind verwaltung und macht-spiele

    sehen WIR, dass SELBST-verwaltung preiswerter ist und effizienter == anarchisch ,… luise

    Liken

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