WANN KOMMEN DIE LEHRER*INNEN ZU IHREM RECHT? – Les enfants du Mali ont besoin de leurs maîtres et maîtresses: ne les lâchez pas!

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Foto (c) epa/Tanya Bindra: Une fille, élève de la Soullamou Medersa, école coranique à Gao, lit un passage du coran – Eine Schülerin liest eine Passage aus dem Koran in einer Koranschule in Gao

3. Mali: Streik für Lehrer in Mopti geht weiter
RFI – 22.03 0,2019
In Mali streiken die Lehrer seit dem 11. März. Dies ist der fünfte Streik seit Beginn des Schuljahres (im Oktober, Ed). Die Gewerkschaften beruhigen sich nicht und fordern bessere Arbeitsbedingungen.
2. Mali: neuer Lehrerstreik
RFI – 14-03-2019 um 07:51
Seit Beginn der Woche sind elf Lehrergewerkschaften der Lehrer des öffentlichen Dienstes in einen 15-tägigen Streik getreten, der vorerst weitgehend befolgt wird.
1. Großer Marsch der Synergie des Bildungssektors: Lehrer zeigen der Regierung ihren starken Arm
Le Rayon – 12. März 2019
Das Kollektiv der Gewerkschaften, die am 15. Oktober 2016 eine Vereinbarung (mit der Regierung, immer noch nicht erfüllt, Ed) unterzeichnet haben, gingen am 6. März 2019 wieder auf die Strasse, um die Unaufrichtigkeit der Regierung gegenüber ihren Forderungen zu verurteilen.
0. Bücherverbrennungen in Mali: Islamisten greifen Schulen an
Mopti (dpa) – 06.07.2018 um 10:43
Djeneba Djiguiba spricht nur zögerlich vom Angriff radikaler Islamisten auf ihre Schule im Zentrum Malis. „Sie sind mit Waffen gekommen. Sie haben die Schule geschlossen und haben die Leute bedroht“, erinnert sich die Zwölfjährige.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG VON #1-3) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

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DER ARBEITSKAMPF DER LEHRER*INNEN IN KAYES, KITA UND SIKASSO SCHEINT FRÜCHTE ZU TRAGEN – Les manifestations des enseignant(e)s et des élèves semblent porter fruits

3. Mali: la grève continue pour les professeurs de Mopti
RFI – 22.03.2019
Au Mali, les enseignants sont en grève depuis le 11 mars. C’est la cinquième grève depuis la rentrée scolaire. Les syndicats ne décolèrent pas et réclament de meilleures conditions de travail. En plus des primes demandées par les syndicats à l’échelle nationale, les enseignants de la région de Mopti ont des demandes locales. Ils se plaignent de l’insécurité qui sévit dans la région et des retards de salaire.
Dans le quartier Banguetaba de Sévaré, les enfants ont abandonné la cour de récréation pour aller jouer au ballon dans la rue. L’école publique est déserte.
L’un des professeurs Backary Bongono, est en grève. « Les enseignants qui ont été enlevés par les bandits armés, jusqu’à présent nous sommes sans nouvelles d’eux. L’Etat n’a rien entrepris, ne serait-ce que pour les retrouver. Dans ces zones d’insécurité, il existe une autre éducation, qui n’est pas ce que nous avons appris. Quelqu’un qui sort (d’une filière ndlr) classique, quand tu lui dis d’enseigner l’arabe, ce n’est pas sa matière. »
Plus de 500 écoles fermées dans deux académies
Dans les académies de Douenza et Mopti, plus de 500 écoles sont fermées, selon les syndicats. Au-delà des menaces et l’insécurité, les enseignants accusent des retards de salaire.
« C’est vraiment spécifique à la région, et c’est dû en très grande partie à la mauvaise gestion de la décentralisation. Souvent, ces gens-là (les municipalités, ndlr) ont déjà des ressources sur place à travers les impôts et autres, mais ici dans notre région, il se trouve que les ressources font réellement défaut », indique Aboubacar Sidiki Touré, le porte-parole du collectif de la région.
Des retards confirmés par le maire de Mopti, Issa Kansaye, qui assure que toutes les dispositions sont prises pour remédier aux retards dans le paiement des salaires des collectivités territoriales.
© 2019 rfi.fr

2. Mali: nouvelle grève des enseignants
RFI – 14-03-2019 à 07:51
Depuis le début de la semaine, onze syndicats d’enseignants de l’Éducation nationale observent une grève de quinze jours, largement suivie pour le moment. Les instituteurs et les professeurs réclament l’amélioration de leurs conditions de vie, alors que ce nouveau mot d’ordre de grève pourrait conduire à une année blanche si rien n’est fait.
Un peu plus de 55 000 enseignants observent le mot d’ordre de grève. Sur le terrain, que ce soit à Bamako ou à l’intérieur du pays, les écoles et établissements publics sont fermés et à certains endroits on peut voir une épaisse couche de poussière sur les tables et les bancs, dans les classes.
Adama Fomba est le porte-parole des onze syndicats qui ont déclenché le mot d’ordre de grève. Il nous rappelle les revendications : « L’octroi d’une prime de logement au personnel enseignant et aussi l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités aux services centraux de l’Etat ».
Ajoutons que les grévistes demandent également des primes pour la correction des examens de fin d’année. Mais pour le moment, on ne sait pas si ces examens auront lieu, à cause du risque d’assister à une année scolaire blanche, c’est-à-dire non validée pédagogiquement.
« Si rien n’est fait dans les jours à venir, c’est inévitable, une année blanche », ajoute Adama Fomba.
Côté gouvernement, on n’hésite pas à dire qu’il n’y a pas de cagnotte, mais que le dialogue reste ouvert…
© 2019 rfi.fr

1. Grande marche de la Synergie de l’éducation : Les Enseignants montrent leurs biceps au gouvernement
Le Rayon – 12 Mar 2019
Le collectif des syndicats signataires du 15 octobre 2016 a battu le pavé, ce mercredi 6 mars 2019, pour dénoncer la mauvaise foi du gouvernement face à leurs doléances, fustigeant par ailleurs une campagne médiatique entreprise à leur encontre par le ministre de la fonction publique à l’intérieur du pays. Ladite marche dite synchronisée s’est tenue sur toute l’étendue du territoire national. …
Dans sa déclaration, le sieur Fomba, porte-parole du collectif, a dénoncé la mauvaise volonté du gouvernement, sa négligence et sa légèreté avec laquelle il fait face aux questions de l’éducation. Il a exhorté les partenaires techniques et financiers, la société civile à entreprendre des démarches afin de sauver l’école malienne. Les grévistes déterminés ont encore déposé sur la table du ministre de la fonction publique un autre préavis de grève de 15 jours à partir du lundi 11 mars. Pour informer l’opinion nationale et internationale sur les efforts consentis par le gouvernement en réponse aux doléances des enseignants, le ministre de la fonction publique et des relations avec les institutions, madame Racky Talla a entrepris la semaine dernière une campagne d’information à Bamako tout comme à l’intérieur du pays. (…)
Une énième séance de conciliation et ou de négociation ténue ce vendredi 8 mars s’est soldée par un échec. Les trois points de discorde sur les dix demeurent l’octroi d’une prime de logement, la relecture immédiate du décret n° 529 P-RM du 21 juin 2013 portant allocation d’indemnité au personnel chargé des examens et concours professionnels en ses articles 1,2 et 3 et l’accès des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat. …
© 2019 Le Rayon

3. Mali: Streik für Lehrer in Mopti geht weiter
RFI – 22.03 0,2019
In Mali streiken die Lehrer seit dem 11. März. Dies ist der fünfte Streik seit Beginn des Schuljahres (im Oktober, Ed). Die Gewerkschaften beruhigen sich nicht und fordern bessere Arbeitsbedingungen. Neben den landesweit von den Gewerkschaften geforderten Prämien haben die Lehrer der Region Mopti lokale Forderungen. Sie beschweren sich über die Unsicherheit in der Region und die Verzögerungen der Gehaltszahlungen
In Banguetaba, einem Viertel von Sévaré, haben die Kinder den Schulhof verlassen, um auf der Straße Ball zu spielen. Die öffentliche Schule ist verlassen.
Einer der Lehrer, Backary Bongono, streikt. „Bis jetzt haben wir keine Nachricht von den Lehrern, die von bewaffneten Banditen entführt wurden. Der Staat hat nichts getan, nicht mal um sie zu finden. In diesen unsicheren Gebieten braucht man eine andere Ausbildung, eine, die wir nicht gelernt haben. Jemand, der aus der klassischen Pâdagogik kommt, wenn Sie ihm sagen, er soll Arabisch unterrichten, so ist das nicht sein Fach.
In zwei Akademien wurden mehr als 500 Schulen geschlossen.
In den Akademien von Douentza und Mopti sind nach Angaben der Gewerkschaften mehr als 500 Schulen geschlossen. Zusätzlich zu Bedrohungen und der Unsicherheit berichten Lehrer über Gehaltsverzögerungen.
Es ist wirklich spezifisch für die Region, und das liegt sehr an der schlecht verwalteten Dezentralisierung. Oft haben diese Leute (die Kommunen, Ed) bereits lokale Ressourcen durch Steuern und dergleichen, aber hier in unserer Gegend stellt sich heraus, dass die Ressourcen wirklich fehlen„, sagt Aboubacar Sidiki Touré, der Sprecher des Kollektivs der Region.
Der Bürgermeister von Mopti, Issa Kansaye, bestätigte Verspätungen und versichert, dass alle Schritte unternommen werden, um Verzögerungen bei der Zahlung von Gehältern durch die örtlichen Behörden aufzuholen.
© 2019 rfi.fr

2. Mali: neuer Lehrerstreik
RFI – 14-03-2019 um 07:51
Seit Beginn der Woche sind elf Lehrergewerkschaften der Lehrer des öffentlichen Dienstes in einen 15-tägigen Streik getreten, der vorerst weitgehend befolgt wird. Grundschullehrer und Lehrer der Sekundarstufe fordern eine Verbesserung ihrer Lebensbedingungen, während diese neue Streik-aufforderung zu einem « weissen Jahr » (ein nicht zählendes Schuljahr, Ed) führen könnte, wenn nichts unternommen wird.
Etwas mehr als 55.000 Lehrer folgen dem Streik. Ob in Bamako oder im Landesinneren, öffentliche Schulen und Institutionen sind geschlossen, und an manchen Stellen sieht man eine dicke Staubschicht auf den Tischen und Bänken in den Klassenzimmern.
Adama Fomba ist der Sprecher der elf Gewerkschaften, die den Streik auslösten. Er erinnert an die Forderungen: „Die Gewährung von Wohngeldprämien für Lehrer und die Übernahme von Lehrern aus den lokalen Gemeinden in den Beamtendienst des Staates“.
Darüber hinaus fordern die Streikenden Prämien für die Korrektur der Jahresabschlussprüfungen. Im Moment weiss man jedoch nicht, ob diese Prüfungen stattfinden werden, wegen der Gefahr eines weißen Schuljahres.
„Wenn in den nächsten Tagen nichts unternommen wird, ist ein année blanche unvermeidbar“, fügt Adama Fomba hinzu.
Von Regierungsseite zögert man nicht zu sagen, dass es keinen Topf gebe, aber dass der Dialog offen bleibe …
© 2019 rfi.fr

1. Großer Marsch der Synergie des Bildungssektors: Lehrer zeigen der Regierung ihren starken Arm
Le Rayon – 12. März 2019
Das Kollektiv der Gewerkschaften, die am 15. Oktober 2016 eine Vereinbarung (mit der Regierung, immer noch nicht erfüllt, Ed) unterzeichnet haben, gingen am 6. März 2019 wieder auf die Strasse, um die Unaufrichtigkeit der Regierung gegenüber ihren Forderungen zu verurteilen, und auch eine Medienkampagne des Ministers für öffentlichen Dienst gegen sie im Innern des Landes anzuprangern. Der sogenannte synchronisierte Marsch wurde im gesamten Staatsgebiet durchgeführt. …
In seiner Erklärung verurteilte Adama Fomba, Sprecher des Kollektivs, den schlechten Willen der Regierung, ihre Nachlässigkeit und ihre Leichtigkeit, mit der sie sich den Fragen der Erziehung stellt. Er forderte die technischen und finanzielle nPartner sowie die Zivilgesellschaft auf, Schritte zu unternehmen, um die malische Schule zu retten. Die entschlossenen Streikenden haben erneut eine 15-tägige Streikankündigung vom Montag, dem 11. März an, der Ministerin für den öffentlichen Dienst auf den Tisch gelegt. Um die nationale und internationale Meinung über die Bemühungen der Regierung als Reaktion auf Beschwerden von Lehrern zu informieren, begann die Ministerin für den öffentlichen Dienst und Beziehungen zu den Institutionen, Frau Racky Talla, letzte Woche eine Informationskampagne in Bamako genau wie im Landesinneren. (…)
An diesem Freitag, dem 8. März, endete eine x-te Sitzung der Versöhnung und/oder Verhandlungen ergebnislos. Die drei Streitpunkte von den zehn bleiben die Gewährung einer Wohnprämie, die sofortige Überarbeitung des Dekrets Nr. 529 P-RM vom 21. Juni 2013 über die Zuteilung einer Entschädigung für die Lehrer, die für Prüfungen und berufliche Auswahlverfahren zuständig sind, und die Übernahme der beamteten Lehrer der Territorialverbände in den öffentlichen Dienst des Staates. …
© 2019 Le Rayon

Der folgende Artikel wurde im Juli 2018 von mehr als 20 Zeitungen in Deutschland gleichlautend unter diesem reisserischen Titel von dpa übernommen.
Wenn er auch in Teilen überholt ist, so hat sich die Situation im Norden und Zentrum Malis bisher nicht wesentlich verbessert. Ob inzwischen mehr Gelder aus dem malischen Staatshaushalt oder dem Budget der deutschen Blauhelme in Mali in Bildungsprojekte geflossen sind, weiss ich nicht zu sagen. Der Vollständigkeit halber dokumentieren wir den Artikel hier und bemühen uns weiter, bessere Nachrichten aus dem Bildungssektor, möglicherweise aus einzelnen Schulen zu finden und hier zu präsentieren. Ed

0. Bücherverbrennungen in Mali: Islamisten greifen Schulen an
Mopti (dpa) – 06.07.2018 um 10:43
Djeneba Djiguiba spricht nur zögerlich vom Angriff radikaler Islamisten auf ihre Schule im Zentrum Malis. „Sie sind mit Waffen gekommen. Sie haben die Schule geschlossen und haben die Leute bedroht“, erinnert sich die Zwölfjährige.„Dann haben sie auch Leute getötet.“ Ihr Vater Ibrahim Djiguiba (42) war Lehrer an jener Schule im Norden der Region Mopti. „Sie haben auch einen Kollegen in seinem Klassenzimmer vor den Schülern getötet.“ Spätestens dann sei klar gewesen, dass die Familie rasch fliehen müsse, sagt Djiguiba. Er lud seine Frau, die vier Kinder und ein paar Habseligkeiten in ein Boot und floh auf dem Fluss Niger in Richtung der Provinzhauptstadt Mopti.

Foto (c) dpa/ Jürgen Bätz: Schuldirektor Broulaye Doumbia steht in der Moulaye-Dembele-Schule in einem von Unicef errichteten Behelfsklassenzimmer für Binnenflüchtlinge.

Während sich rund 1000 Soldaten der Bundeswehr und etwa 12.000 weitere UN-Blauhelme um eine Stabilisierung Malis bemühen, wird der eigentliche Kampf um die Zukunft des armen westafrikanischen Landes in den Klassenzimmern geführt. Mit der Terrorgruppe Al-Kaida verbundene Islamisten greifen im Norden und vor allem im Zentrum Malis immer mehr Schulen an. Sie lehnen die staatliche Bildung ab und setzen stattdessen auf Koranschulen, in denen vor allem indoktriniert wird. Rund 750 Schulen wurden dort laut UN-Kinderhilfswerk schon in Folge der Angriffe geschlossen. Fast die Hälfte der malischen Kinder im Grundschulalter – rund 1,2 Millionen – gehen nicht mehr zur Schule. Es droht eine verlorene Generation.
Durch den mangelnden Zugang zu Bildung bestehe langfristig die Gefahr, dass die Spannungen verschiedener Volksgruppen und der Konflikt andauern, erklärte Fran Equiza, der bis vor Kurzem Unicef-Landesdirektor in Mali war. Ohne Schulbildung fehlt Hunderttausenden Mädchen und Jungen Wissen und Handwerkszeug, um erfolgreich ins Leben zu starten.

Die Zeit drängt: Die Hälfte der Bevölkerung in Mali ist heute noch unter 18. Zudem soll sich die Zahl der Einwohner UN-Prognosen zufolge bis 2050 auf mehr als 40 Millionen Menschen verdoppeln. Doch die Regierung ist jetzt schon überfordert. Der Staat gehört einem UN-Index zufolge zu den 15 ärmsten Ländern der Welt.
Im Norden und im Zentrum des Landes – einem Gebiet von etwa der doppelten Fläche Deutschlands – hat Malis Militär spätestens seit dem Vormarsch von Islamisten 2012 nichts mehr zu melden. Die Weiten der Sahelzone sind die Rückzugsgebiete islamistische Terrorgruppen.
Der Konflikt hat inzwischen auch die zentrale Stadt Mopti erreicht. Gut 100.000 Einwohner leben hier zumeist in flachen Lehmhäusern, die meisten Straßen sind ungeteert. Die Lebensader des Ortes ist der Fluss Bani, der hier mit dem Niger zusammenfließt. Dutzende kleine Boote liegen am Ufer, sie bringen Menschen, Fische oder Waren aus dem Umland. Doch die friedliche Atmosphäre trügt: Die von UN-Truppen und Regierung kontrollierte Stadt liegt am Ostufer, doch westlich des Flusses haben allein Dschihadisten das Sagen.
Viele Binnenflüchtlinge haben in Mopti Schutz gesucht, die Schulen dort sind zum Bersten gefüllt. In einem von Unicef gebauten Behelfsklassenzimmer in der Schule Moulaye Dembele etwa drängeln sich 98 Drittklässler. Bis zu vier Kinder teilen sich eine Schulbank, gelernt wird bei gut 30 Grad Celsius im Schatten.
„Wir haben hier keine Klassen mehr mit weniger als 80 Schülern“, sagt Direktor Broulaye Doumbia. Die Zahl der Schüler insgesamt habe sich seit Beginn der Krise 2012 auf knapp 2000 verdoppelt. Vor allem in den Behelfsklassenzimmern ohne richtige Mauern oder Fenster sei es schwierig zu unterrichten. „Es war nur als Übergangslösung gedacht. Aber jetzt ist die Krise ein permanenter Zustand geworden.“
Wenn die Islamisten in ein Dorf kommen, schüchtern sie die Lehrer ein, damit sie fliehen, wie der Leiter des Schulbezirks Mopti, Amadou Degueni, erklärt. „Als nächstes verbrennen sie alle Schulbücher, oft auch die Schulbänke“, sagt er. Die Fundamentalisten lehnen nicht-religiöse Bildung ab, zudem greifen sie Dorfschulen an, weil diese oft die letzte verbliebene Vertretung des Staates sind. Sobald von den Schulen nichts mehr übrig sei, überließen sie die Dörfer wieder sich selbst. „Der Feind ist sehr mobil. Sie haben Motorräder und Kalaschnikows, das reicht“, so Degueni.
Die Islamisten tolerieren und fördern in dem von ihnen kontrollierten Gebiet nur Koranschulen. Dort bekommen Kinder in der Regel eine rudimentäre Grundbildung sowie reichlich Belehrung zum Islam. In Mali gibt es nun Bemühungen, die Koranschulen unter das Dach der staatlichen Bildung zu bekommen. Das würde dem Staat einen gewissen Einfluss erlauben, letztlich aber auch den radikalen Islamisten in die Hände spielen. Degueni und Unicef werben für eine Integration der Koranschulen ins staatliche System. „Wer denkt, der Preis dafür ist zu hoch, der vergisst eins: Die Kosten der Unwissenheit der Kinder sind noch höher“, so Degueni. „Wir brauchen wieder Frieden.“
Malis Bildungssystem ist natürlich nicht erst seit dem Vormarsch der Islamisten in der Krise: Die Lehrerausbildung steht seit langem in der Kritik, oft fehlt es an Schulmaterialien, zudem verlassen viele Mädchen die Schulen, weil sie sehr jung verheiratet werden. Kinder, die keine Grundschulbildung bekommen, sind natürlich auch in anderen Staaten Afrikas ein Problem – vor allem in Konfliktländern wie Südsudan, Kongo und Nigeria. Doch die Lage in Mali hat sich seit 2012 dramatisch zugespitzt, vor allem im Zentrum. „Die instabile Sicherheitslage hat das Problem der bereits extrem schlechten Schulen verschlimmert“, erklärt Unicef-Bildungsexperte Joa Keis.

Aminata Yanogue gehört zu den Vertriebenen, die in Moptis Stadteil Sévaré Schutz und eine Schule gefunden haben. Ihre Familie floh 2013 aus dem nordöstlichen Gao, nachdem Islamisten dort die Macht an sich gerissen hatten. „Wer in die Schule ging, wurde von den Dschihadisten verprügelt“, erinnert sich die 15-Jährige. Mädchen wurden auch bestraft, wenn sie auf der Straße spielten, wie Aminata berichtet.
Ein Jahr lang konnte sie nicht in die Schule gehen, bis die Familie nach Mopti floh. Hier lebt die Familie in einem kleinen Lehmhaus am Rand der Stadt. In Aminatas Klasse sind jetzt 86 Schüler, aber sie ist strebsam und voller Hoffnung. „Ich will einmal Ärztin werden“, sagt sie. „Hier habe ich in der Schule auch keine Angst mehr.“ Doch selbst in Sévaré ist Sicherheit nur relativ: Ende Juni verübten Terroristen einen tödlichen Anschlag auf einen Militärstützpunkt.
Mit der Beteiligung an der UN-Friedensmission – der aktuell gefährlichsten weltweit – hat Deutschland in Mali Verantwortung übernommen. Für die Bundeswehr ist Mali knapp hinter Afghanistan der zweitgrößte Auslandseinsatz. Er kostet pro Jahr derzeit etwa 270 Millionen Euro. Der Bildungssektor hingegen scheint sträflich vernachlässigt: In Afghanistan investierte Deutschland von 2013-2018 rund 350 Millionen Euro in Bildungsprojekte, in Mali nur 17 Millionen Euro, wie Zahlen des Berliner Entwicklungsministeriums zeigen. Unicef hat Geber für 2018 um rund 20 Millionen Euro gebeten – doch bis Mai ging erst gut eine Million Euro ein.
«Das Militärische scheint gegenüber Entwicklungsinitiativen klar Priorität zu haben», sagt Expertin Corinne Dufka, die stellvertretende Westafrika-Direktorin bei Human Rights Watch. Die internationale Gemeinschaft versäume es, sich mit den eigentlichen Ursachen des Konfliktes zu befassen, nämlich Korruption, Armut, einem schwachen Rechtsstaat sowie dem desolaten Gesundheits- und Bildungssystem. Dufka sagt: «Das sollte die oberste Priorität sein, doch das steht ganz unten auf der internationalen Agenda.»
© 2018 dpa

Ein Gedanke zu „WANN KOMMEN DIE LEHRER*INNEN ZU IHREM RECHT? – Les enfants du Mali ont besoin de leurs maîtres et maîtresses: ne les lâchez pas!

  1. Vom malischen Schüler- und Studentenverband werden in solchen Streiksituationen häufig auch die Schüler*innen der zahlreichen Privatschulen zum Schulstreik aufgefordert, um für die „Gleichstellung aller Schüler und Studenten Malis “ zu sorgen.
    Grève de 15 jours de la coalition des syndicats de l’éducation : L’association des Élèves et Étudiants du Mali (AEEM) a décrété une grève de 72 heures
    Le Pays – 12 Mar 2019
    Cette grève a été déclenchée hier lundi 11 mars 2019 dans le but de réclamer la reprise des cours au niveau des établissements publics qui sont en cessation de travail depuis au mois de décembre. L’AEEM justifie la sortie des écoles privées par le souci de « l’égalité pour tous les élèves et étudiants du Mali. » Selon le secrétaire général du bureau de la coordination nationale de l’AEEM, il n’est pas acceptable que les écoles privées continuent de fonctionner tandis que les établissements publics sont en grève. Le deuxième point de revendication de l’AEEM est la libération de l’espace universitaire occupée, selon le bureau de coordination, par la mairie de la commune V. Face à cette situation l’AEEM vient de décréter une grève de 72 heures renouvelables. Aux dires du secrétaire de la coordination nationale, Moussa Niangaly, d’autres actions seront planifiées après ses 72 h.
    © 2019 LePays

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