6.FEBRUAR: DER DIESJÄHRIGE WELTTAG GEGEN BESCHNEIDUNG WURDE MIT EINEM RUNDEN TISCH VERSCHIEDENER ORGANISATIONEN BEGANGEN – La Journée Internationale de Tolérance Zéro aux MGF 2019

Foto (c) Unfpa-Mali: Dorébougou (Dorf in der Region Koulikoro) erklärt die Abschaffung der Exzision und der Kinderheiraten; ebenso Bobougou

Am Vorabend des Internationalen Tags der Nulltoleranz gegenüber Genitalverstümmelung / Exzision organisierten der UNFPA (Bevölkerungsfonds der Vereinten Nationen), die französische und die britische Botschaft in Mali und das Ministerium für Frauen-, Kinder- und Familienförderung einen Runden Tisch der westafrikanischen Subregion.
DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

VBG :
les Violences
basées sur le genre

Geschlechts-
bedingte oder
geschlechter-
spezifische
Gewalt

A la veille de la Journée Internationale de Tolérance Zéro aux Mutilations Génitales Féminines/Excision, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), les Ambassades de France et de Grande-Bretagne au Mali ainsi que le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ont organisé une table-ronde sous-régionale ouest-africaine.
Cette table-ronde était d’abord constituée d’un débat rassemblant des personnalités engagées du Mali et de l’Afrique de l’Ouest autour de trois thématiques qui se succédèrent:
1) L’excision/les MGF : une tradition profondément ancrée dans les normes sociales. Le défi du changement de comportement.
2) L’excision/les MGF : une question de santé publique.
3) L’excision/les MGF au spectre des droits humains et des outils juridiques

Le débat était suivi du spectacle „Fatou T’as Tout Fait“ de la danseuse-chorégraphe et militante Fatoumata Bagayoko.

Au Mali, dès l’âge de 15 ans, près de 4 femmes sur 10 ont subi des violences de la part :
-65% mari/partenaire
-20% mère
-15% frère ou soeur
Source : EDSM 2012-2013 Enquête Démographique et de Santé du Mali
=> Pdf à télécharger

Ce qui a été dit:
„Face à cette tradition, je puis vous dire que le changement est possible. Le cycle est en train d’être rompu car beaucoup de femmes ayant subi les MGF disent qu’elles n’exciseront jamais leurs filles et beaucoup de leaders religieux, à travers le monde, soutiennent et partagent leurs initiatives visant à mettre fin aux MGF en 2030“. Mme Cat Evans Ambassadrice du Royaume Uni au Mali.
„Je souhaite saluer l’engagement du Gouvernement malien qui prépare un projet de loi contre les violences basées sur le genre. Ce texte permettrait aussi au Mali de se conformer à ses engagements internationaux“. Mme Françoise Gianviti. ambassade de France au Mali.
„Je saisis cette opportunité pour féliciter le gouvernement pour la création du Guichet Unique de prise en charge des cas de VBG (dit One Stop Center) qui offre aux survivantes des mutilations génitales féminines l’opportunité d’accéder à la prise en charge holistique (sécurité, santé, psychosocial et juridique en un seul endroit)“ Josiane Yaguibou Représentante UNFPA Mali.
(VOIR AUSSI => ERÖFFNUNG EINES NEUEN FRAUENHAUSES IN BAMAKO, MEHR HILFE BEI GENDERGEWALT – Inauguration d’un nouveau VBG One Stop Center / Guichet Unique à Bamako (04/2018) in MALI-INFOS , ndlr)

DÉCLARATION CONJOINTE
Unfpa – 06 février 2019
Prendre des mesures pour éliminer les mutilations génitales féminines d’ici à 2030
Mary Oloiparuni avait 13 ans lorsqu’elle a été mutilée. Tôt un matin, après avoir été immobilisée de force chez elle dans l’embrasure d’une porte, elle a été excisée. Elle a saigné abondamment et ressenti une douleur agonisante. Dix-neuf ans plus tard, sa cicatrice continue de lui faire mal. Mère de cinq enfants, elle a ressenti la même douleur atroce, lancinante à chaque accouchement.
Mary n’est pas la seule dans ce cas. Au moins 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui ont subi une mutilation génitale, l’un des actes de violence sexiste les plus inhumains au monde.
Lors de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, nous réaffirmons notre engagement en faveur de l’élimination de cette violation des droits de la personne, afin que des dizaines de millions de filles qui courent encore le risque d’être mutilées d’ici à 2030 n’endurent pas les mêmes souffrances que Mary.
Cette promesse est d’une importance capitale car les mutilations génitales féminines ont des conséquences physiques, psychologiques et sociales à long terme. Ces pratiques violent les droits des femmes à la santé sexuelle et reproductive, à l’intégrité physique, à la non-discrimination et à une vie exempte de tout traitement cruel ou dégradant. Elles constituent également une entorse à la déontologie médicale : les mutilations génitales féminines ne sont jamais sans risque, même si elles sont effectuées par un personnel de santé dans un endroit stérile.
Étant donné que les mutilations génitales féminines constituent une forme de violence sexiste, nous ne pouvons traiter ce problème indépendamment des autres formes de violence à l’égard des filles et des femmes ou d’autres pratiques néfastes comme les mariages précoces et forcés. Afin d’éliminer cette pratique, nous devons nous attaquer aux causes profondes des inégalités entre les sexes et œuvrer en faveur de l’autonomisation socio-économique des femmes.
En 2015, l’écrasante majorité des dirigeants de la planète ont fait de l’élimination des mutilations génitales féminines l’une des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030. C’est un objectif atteignable. Nous devons donc prendre des mesures immédiates pour concrétiser cet engagement politique.
À l’échelle nationale, nous avons besoin de nouvelles politiques et législations pour protéger les droits des filles et des femmes à une vie exempte de violence et de discrimination. Les gouvernements de pays où les mutilations génitales féminines sont répandues doivent également élaborer des plans d’action nationaux visant à mettre fin à cette pratique. Pour être efficaces, ces plans doivent inclure les lignes budgétaires consacrées à des services complets de santé sexuelle et reproductive, d’éducation, de protection sociale et d’assistance juridique.
À l’échelle régionale, nous devons faire en sorte que les institutions et les communautés économiques travaillent ensemble, afin d’éviter que les filles et les femmes aient à quitter leur pays pour se rendre dans un État doté de lois moins restrictives en matière de mutilation génitale féminine.
À l’échelle locale, nous attendons des chefs religieux qu’ils fassent tomber les mythes selon lesquels les mutilations génitales féminines sont ancrées dans la religion. Étant donné que les pressions sociétales favorisent souvent cette pratique, les individus et les familles ont besoin de davantage d’informations sur les bienfaits découlant de son abandon.
Les déclarations publiques en faveur de l’élimination des mutilations génitales féminines, notamment celles faites par des communautés entières, représentent un modèle efficace d’engagement collectif. En revanche, elles doivent s’accompagner de stratégies globales de changement des normes sociales qui cautionnent les mutilations génitales féminines. Des témoignages de survivantes comme Mary permettent également de mieux appréhender la sinistre réalité de cette pratique aux effets à long terme sur la vie des femmes. Les campagnes de plaidoyer et les médias sociaux peuvent accroître la portée du message suivant : l’élimination des mutilations génitales féminines sauve et améliore des vies.
Grâce aux efforts concertés des gouvernements, de la société civile, des communautés et des individus, les mutilations génitales féminines déclinent. Toutefois notre objectif ne se résume pas à faire reculer cette pratique, nous voulons réduire le nombre de mutilations génitales féminines à zéro.

Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA
Henrietta H. Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF
Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes

Am Vorabend des Internationalen Tags der Nulltoleranz gegenüber Genitalverstümmelung / Exzision organisierten der UNFPA (Bevölkerungsfonds der Vereinten Nationen), die französische und die britische Botschaft in Mali und das Ministerium für Frauen-, Kinder- und Familienförderung einen Runden Tisch der westafrikanischen Subregion.
Dieser runde Tisch bestand aus einer Debatte, in der engagierte Persönlichkeiten aus Mali und Westafrika zu drei aufeinander folgenden Themen diskutierten:
1) Exzision / FGM: eine Tradition, die tief in sozialen Normen verwurzelt ist. Die Herausforderung der Verhaltensänderung.
2) Exzision / FGM: ein Problem der öffentlichen Gesundheit.
3) Exzision / FGM im Spektrum der Menschenrechte und der juristischen Instrumente
Der Debatte folgte die Show „Fatou T’as Tout Fait“ der Tänzerin und Choreografin und Aktivistin Fatoumata Bagayoko.

In Mali waren ab dem Alter von 15 Jahren etwa 4 von 10 Frauen Opfer von Gewalt durch:
-65% ihren Ehemann / Partner
-20% ihre Mutter
-15% ihren Bruder oder ihre Schwester
Quelle: 2012-2013 EDSM
Enquête Démographique et de Santé du Mali (Erhebung zu Demografie und Gesundheit )

Was gesagt wurde:
„Angesichts dieser Tradition kann ich Ihnen sagen, dass Veränderungen möglich sind. Der Kreis wird aufgebrochen, da viele Frauen, die sich eine FGM erlitten haben, sagen, dass sie ihre Töchter nie beschneiden lassen werden. Und viele religiöse Führer auf der ganzen Welt unterstützen und teilen ihre Initiativen, um FGM im Jahr 2030 zu beenden „. Frau Cat Evans, Botschafterin des Vereinigten Königreichs in Mali.
„Ich möchte die Zusage der Regierung von Mali würdigen, die ein Gesetz gegen geschlechtsspezifische Gewalt vorbereitet, das es Mali ermöglichen würde, seinen internationalen Verpflichtungen nachzukommen“ . Frau Françoise Gianviti. Botschaftsrätin von Frankreich in Mali.
„Ich nutze die Gelegenheit, um der Regierung zur Gründung des Guichet Unique de prise en charge des cas de VBG (geschlechtsbedingte Gewalt) zu gratulieren, das Überlebenden weiblicher Genitalverstümmelung die Möglichkeit bietet, ganzheitliche Unterstützung (Sicherheit, Gesundheit , psychologische und juristische Hilfe an einem Ort) zu erfahren“ Josiane Yaguibou, Leiterin der UNFPA-Sektion Mali.

(Die Guichets uniques, von denen es 2 in Bamako und 12 über das Land verteilt gibt, werden auch One Stop Center genannt. Vgl. MALI-INFORMATIONEN! Ed)

GEMEINSAME ERKLÄRUNG
Unfpa – 06. Februar 2019
Maßnahmen ergreifen, um die weibliche Genitalverstümmelung bis 2030 zu beseitigen.
Fortsetzung folgt

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2 Gedanken zu „6.FEBRUAR: DER DIESJÄHRIGE WELTTAG GEGEN BESCHNEIDUNG WURDE MIT EINEM RUNDEN TISCH VERSCHIEDENER ORGANISATIONEN BEGANGEN – La Journée Internationale de Tolérance Zéro aux MGF 2019

  1. MORE FGM / Tolérance Zéro in MALI-INFORMATIONEN (ca. 20 posts !)
    => CLICK HERE!

    En supplément – ça se passe en Guinée, mais c’est un bon exemple!
    Excision : «En Guinée, c’est avec nos sœurs qu’on peut changer les choses»
    Libération — 6 février 2019 à 16:26
    Par Virginie Ballet
    A 18 ans, Kadiatou Konate, secrétaire générale du Club des jeunes filles leaders de Guinée, essaie de faire évoluer les mentalités dans un pays où 97% des 15-49 ans ont été excisées.
    Elles sont 200 millions. 200 millions de femmes et de filles dans le monde à avoir subi une forme de mutilation génitale. Une situation une nouvelle fois dénoncée ce mercredi, journée internationale de tolérance zéro à l’égard de ces pratiques, par le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. Le diplomate a ainsi appelé à «une action accrue, concertée et mondiale pour mettre fin aux mutilations génitales féminines et garantir pleinement le respect des droits fondamentaux des femmes et des filles.» Selon les données de l’ONU, ces mutilations sont toujours légion dans une trentaine de pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud, avec de lourdes conséquences physiques, mais aussi psychologiques.

    En Guinée, deuxième pays le plus touché dans le monde (après la Somalie), près de 97% des 15-49 ans ont connu l’excision. C’est pour combattre cette situation intolérable qu’a été créé, il y a trois ans, le Club des jeunes filles leaders de Guinée, association qui lutte contre toutes les formes de violences basées sur le genre. La structure revendique aujourd’hui 200 membres et pense avoir évité une quinzaine de mariages forcés. A 18 ans, Kadiatou Konate, secrétaire générale de l’association, mise sur la pédagogie et l’entraide pour faire évoluer les mentalités.
    Comment est né ce Club des jeunes filles leaders de Guinée ?
    On souhaitait créer un espace de discussion pour les jeunes filles, dans lequel elles pourraient se sentir en sécurité et évoquer les maux dont nous sommes victimes. On veut promouvoir l’épanouissement des jeunes filles, en luttant contre les violences basées sur le genre, que ce soit le mariage précoce, le viol ou encore la déscolarisation des filles. En Guinée, près de 23% des filles sont mariées avant 15 ans, par exemple. Sans parler des grossesses précoces et des mutilations génitales. Alors, on est sur le terrain, pour essayer de faire évoluer les mentalités, en intervenant dans les écoles ou en faisant du porte-à-porte pour parler aux parents.
    Concrètement, comment est accueillie votre action contre l’excision ?
    Il n’est pas rare qu’on nous chasse, parce que l’excision demeure un sujet hypersensible dans la communauté, pour ne pas dire un tabou. Beaucoup ne veulent pas en discuter, parce que c’est une pratique ancestrale défendue par un certain nombre de parents ou de vieillards. A ceux-là, on explique les conséquences sanitaires de ce geste, et on rappelle la loi, qui n’est pas respectée. Car l’excision est interdite et passible de trois mois à deux ans de prison, assortis d’une amende de 200 millions de francs guinéens [près de 20 000 euros, ndlr].
    Dans la mesure où la loi existe déjà et semble peu respectée, voire pas du tout, quels sont vos leviers d’actions ?
    On croit beaucoup au pouvoir de la parole : à force d’aborder ce sujet avec la société guinéenne et dans les médias internationaux, les parents finiront peut-être par comprendre qu’il faut en finir avec l’excision. Mais surtout, on est persuadées que c’est avec nos sœurs qu’il faut changer les choses, parce qu’elles sont de futures mères et qu’elles pourront ainsi faire passer le message dans leur foyer. C’est par la pédagogie et la prévention qu’on amènera les futurs parents à la vérité, en ciblant les milieux ruraux, qui sont les plus concernés.
    (c) 2019 liberation.fr

    LIRE AUSSI: Guinée: ces «candidats à la mort» qui luttent contre l’excision
    Libération — 6 février 2018
    Par Emile Boutelier
    A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’excision, «Libération» a rencontré deux activistes guinéens qui s’attaquent à cette pratique. Ils témoignent des avancées de ce combat, et des nombreuses contraintes qu’ils affrontent. …En lire plus + DEUTSCHE VERSION

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