KINDERHEIRAT IN DER SAHELZONE UND FEHLENDE SEXUALERZIEHUNG – Mariages des enfants contre « Filles, pas épouses »

Filles pas Epouses

Chaque année, 12 millions de filles sont mariées avant leurs 18 ans. 23 filles chaque minute. Près d’1 fille toutes les 2 secondes. – 23 Mädchen werden pro Minute vor ihrem 18. Lebensjahr verheiratet...

1. Mali: Aussetzung der Debatte über den Unterricht in Sexualerziehung
RFI – 18.12.2018 um 11:18
Aus Gründen der Beschwichtigung beschloss die malische Regierung, einen Reflexions-Workshop über die Vermittlung von Sexualerziehung für Jugendliche an Schulen auszusetzen. Muslimische Vereinigungen und religiöse Führer stellten sich dagegen und haben die Initiative verurteilt und sagten sogar, man würde in Mali bald in den Schulen über Homosexualität sprechen.
2. Kinderehen in Mali und Niger: ein Versuch, sie begreiflich zu machen
Maliennemoi – 16. Dezember 2018
Die Frühehe (= Kinderehe) ist in einigen Gegenden der Sahelzone immer noch sehr verbreitet, trotz der zahlreichen Projekte, die zu deren Beendigung durchgeführt wurden.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM ZWEITEN FOTO

Foto (c) Mariam Ibrahim Maiga: Jeunes filles du Mali

VOIR AUSSI : Mali : le Mariage précoce à Diéma touche 73,60% de filles
maliennemoi – 29 novembre 2017
et / und in MALI-INFORMATIONEN, 16.12.2015:
IN MALI WIE IN AFRIKA: ZWANGSHEIRATEN SIND EINE GEISSEL UND EINE VERLETZUNG DER MENSCHENRECHTE – Au Mali comme en Afrique, le mariage précoce est un fléau des sociétés traditionnelles et une violation des droits humains

1. Mali: suspension du débat sur l’enseignement de l’éducation sexuelle + la suite sur RFI dans le commentaire!
RFI – 18-12-2018 à 11:18
Par souci d’apaisement, le gouvernement malien a décidé de suspendre un atelier de réflexion sur l’enseignement de l’éducation sexuelle aux adolescents dans les écoles. Vent debout, des associations musulmanes et des dignitaires religieux ont dénoncé l’initiative, allant jusqu’à dire qu’on s’apprêtait au Mali à parler d’homosexualité dans les écoles.L’atelier de réflexion avait déjà commencé à Ségou à 240 kilomètres au nord de Bamako. Les experts planchaient sur l’éducation sexuelle à destination des adolescents.
Dans l’un des documents de travail, dont RFI a pu se procurer une copie, figurait des modules avec des questions telles que : qu’est-ce que l’orientation sexuelle, tolérance, inclusion et respect ? L’objectif était, dans une démarche inclusive, de proposer des textes à enseigner dans des écoles.
Mais très rapidement, le président du Haut Conseil islamique du Mali a pris la parole, haussant le ton et laissant clairement entendre que les documents de travail font l’apologie de l’homosexualité. Le ministère de l’Education nationale a tenté de rassurer, expliquant que le texte pour le moment n’était pas adopté, mais que c’était la réflexion qui était engagée.
Pourtant Mahmoud Dicko, l’influent président du Haut Conseil islamique, signe et persiste: il est contre l’évocation des orientations sexuelles à l’école.
Pour apaiser la situation, le gouvernement malien a décidé de suspendre les travaux de l’atelier. Ce lundi, une association de jeunes musulmans du Mali a prévenu : « jamais un texte de cette nature ne passera ici ».
„Il est difficile de parler sexualité dans les écoles“, nous explique Harandé Touré, enseignant à Tombouctou.
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2. Mariages d’enfants au Mali et au Niger: comment les comprendre ?
Maliennemoi – 16 décembre 2018
Le mariage précoce persiste dans certaines régions du Sahel malgré les multiples projets mis en œuvre pour y mettre fin.
« Musulmans et musulmanes du Niger, les lâches promoteurs du “sexe pour tous” ayant rompu la fragile trêve, les associations islamiques se sentent en droit d’informer et de mobiliser les musulmans. » Cet extrait est issu d’une « déclaration des associations islamiques contre la dégradation des mœurs et l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école », publiée le 25 mars 2017 sur le site Niger Inter.
Ces organisations prônent que cette « éducation » favoriserait une trop grande liberté sexuelle, contraire aux mœurs et pratiques religieuses, et serait par ailleurs fomentée par des agents étrangers. En même temps, ces associations s’opposent avec véhémence aux projets de loi interdisant « le mariage des filles de nos villes et villages avant l’âge de 18 ans ». Comment comprendre ces positions à première vue contradictoires ?
L’Afrique de l’Ouest, première région concernée
En 2014, le nombre de femmes mariées avant 18 ans est estimé à 700 millions, et plus d’une sur trois l’a été avant l’âge de 15 ans. La majorité des mariages précoces ont lieu dans les pays en développement. L’Afrique de l’Ouest est la région du monde où la prévalence est la plus élevée. Parmi les dix pays enregistrant les taux les plus élevés de mariages précoces, la moitié se situe dans cette région. Le Niger et le Mali sont les plus concernés avec une prévalence respectivement de 77 % et 61 % de mariages précoces.
Notre recherche au Mali et au Niger, réalisée en 2016 et 2017, a porté sur les causes profondes qui expliquent la persistance du mariage précoce. Pourquoi et comment le mariage précoce est-il pratiqué et pourquoi persiste-t-il dans certaines régions malgré les multiples projets mis en œuvre pour y mettre fin ?
Une méthodologie mixte d’enquête combinant approches qualitative et quantitative a réuni des chercheurs des deux pays aux profils divers pour une analyse comparative menée sur la base de quatre approches disciplinaires : socioanthropologie du développement, anthropologie de la santé, sciences de l’éducation et sciences juridiques.
Nos résultats sur le Niger et le Mali, publiés dans le rapport Filles pas épouses, reviennent sur les facteurs couramment pointés du doigt, mais en développant des aspects sous-jacents et des causes profondes non analysées habituellement et non prises en compte par les pouvoirs publics et les ONG intervenant sur ces questions.
La peur de tomber enceinte hors mariage
Les normes sociales locales au Niger comme au Mali influencent largement les logiques d’acteurs mobilisées dans les trajectoires matrimoniales des adolescentes. Dès la puberté, une fille non mariée est considérée comme une célibataire pour laquelle un conjoint est souhaitable et, passé 15 ans, cette situation est perçue comme constituant un problème. Durant l’adolescence, la principale crainte des parents est que leur fille puisse tomber enceinte hors mariage. En effet, l’idéal de virginité est loin d’être réalisé dans la pratique.
La présence d’« enfants naturels »dans les familles est perçue comme une grande honte, d’autant plus que la honte est un régulateur social majeur, lié au regard des proches. Le terme de « bâtard »reste une injure grave. En même temps, l’avortement est moralement condamné, en particulier en raison de l’idéologie religieuse dominante, l’islam.
Il en résulte que plus une adolescente est mariée tôt, plus le risque d’une grossesse hors mariage s’éloigne. Face aux difficultés économiques mais aussi morales de prise en charge d’une fille-mère et de ses enfants au sein du foyer familial, le mariage apparaît comme la meilleure solution aux yeux des parents.
Mais il faut souligner que c’est aussi souvent un choix des adolescentes elles-mêmes : au Niger par exemple, d’après les rapports cités plus haut, 56 % des femmes mariées avant 18 ans déclarent que c’était leur choix personnel. La honte suscitée par une grossesse hors mariage vaut aussi pour les adolescentes – qui risquent d’être bannies par leur famille. Les garçons, quant à eux, ne subissent pas autant cette pression sociale. En outre, le statut de femme mariée apparaît comme une promotion dès l’enfance, le mariage devenant un idéal pour les filles – comme le montrent divers jeux de petites filles.
Par ailleurs, le faible niveau et l’échec scolaire favorisent la décision du mariage précoce. Sur un effectif total de 916 femmes mariées précocement au Mali, 366 ont dû quitter l’école, tandis que 294 n’y ont jamais été. Le mariage précoce est un facteur de rupture scolaire, mais aussi une conséquence de la faillite du système éducatif. L’école, qui devrait en principe être un facteur d’émancipation, n’est plus perçue comme un ascenseur social pour nombre de jeunes générations et de parents. Elle est aujourd’hui d’une qualité déplorable et synonyme d’échec. On observe alors un cercle vicieux où la défaillance de l’école et les minces chances d’emploi qu’elle offre à terme favorisent le mariage précoce qui à son tour contribue à la déscolarisation des filles.
Des pressions agressives sur les élites politiques
En outre, l’école accroît aux yeux des parents les risques de comportements prohibés par les communautés : mixité, harcèlement sexuel, y compris par des enseignants. Le mariage précoce apparaît alors comme une alternative positive. La résistance se manifeste surtout à travers les discours, comme en témoignent ces extraits d’entretiens.
« Dieu nous a fait le choix, nous devons le suivre… Nous devons suivre le prophète comme modèle mais, aujourd’hui, les organismes et certains oulémas sont en train de lutter contre le soi-disant mariage précoce, alors que beaucoup de filles de 13 ans tombent enceintes hors mariage. De ce fait, on a commis un péché. » (Leaders religieux, commune I de Niamey, Niger). « Je suis convaincu que s’il y avait eu le référendum, les Maliens allaient boycotter le code. Je suis convaincu aussi que les Maliens ne sont pas contre les mariages précoces. » (Coordinateur des chefs de village, région de Kayes, Mali).
Comme le soulignent ces discours, collectés en 2017, issus des rapports de terrain (cités plus haut) et dont la synthèse sera bientôt publiée dans Etudes & travaux du Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (Lasdel), certaines communautés musulmanes vont ainsi à l’encontre des politiques de populations (espacement des naissances, planning familial), car elles sont influencées par certaines prescriptions coraniques et le poids croissant de l’idéologie salafiste.
Des pressions agressives, sur un ton extrêmement virulent, ont été exercées sur les élites politiques et ont parfois réussi à infléchir les positions gouvernementales. Au Niger, le projet du code de la famille et du statut de la personne n’a jamais pu être adopté. Et le projet de loi sur la scolarisation de la fille, incluant un module sur l’éducation sexuelle dans les programmes de l’enseignement secondaire, a été retiré par le gouvernement en 2014, à l’origine de ces projets, face à la mobilisation islamiste qui avait ébranlé sa propre majorité à l’Assemblée nationale. Par la suite, le gouvernement a adopté comme stratégie la dilution du programme d’éducation sexuelle dans deux autres programmes au secondaire (économie familiale et science de la vie et de la terre).
« Pas une vision occidentale de la famille »
Au Mali, sous la pression de certains courants religieux musulmans, un nouveau code de la famille a été adopté en 2011, en nette régression sur le statut de la femme et de la fille par rapport à l’ancien. Mais l’opposition des conservateurs islamistes est aussi une réaction à ce qu’ils considèrent comme un impérialisme culturel comme le témoignent ces propos collectés lors d’une étude sur les politiques de population au Niger (rapport à paraître dans Etudes & travaux : « On ne nous imposera pas une vision occidentale de la famille. » (Leader de groupe islamique, Tchadoua, Niger) ; « Les politiques de populations au Niger ne correspondent pas à la foi des Nigériens. » (Leader religieux, Radio Anfani Niamey, Niger).
Cet argument rencontre un fort écho au sein des populations, comme en témoigne cette commerçante rencontrée à Niamey (Niger) : « Les Blancs n’aiment pas qu’on ait beaucoup d’enfants parce que, quand on a beaucoup d’enfants, ils n’auront pas notre richesse. C’est une façon de limiter les naissances. C’est Allah qui amène la maladie et c’est Allah qui amène la santé. Les Blancs nous considèrent comme des animaux. »
Les politiques de contrôle de la natalité sont en effet promues par l’Occident (Etats ou ONG, souvent chrétiennes) et apparaissent comme méprisantes pour les valeurs identitaires africaines, qui considèrent la fertilité comme une valeur et une nombreuse progéniture comme une richesse et l’assurance d’être pris en charge pour ses vieux jours.
Brusquement plongées dans le monde des adultes
Les politiques publiques se réfèrent à des normes internationales où sont clairement compartimentées les périodes de l’enfance, de l’adolescence et de l’âge adulte. Pour chaque tranche d’âge, des programmes spécifiques standardisés sont élaborés, mais ils sont mis en œuvre dans des contextes locaux où les normes de référence des communautés sont très différentes. Auparavant, les rites de passage et les classes d’âge permettaient, en Afrique, de préparer les individus à un nouveau statut social d’adulte.
Les enfants apprenaient ainsi un savoir-faire et les normes de conduite qui lui sont liées. Ces rituels sociaux ont presque totalement disparu. Aujourd’hui, des filles se retrouvent brusquement plongées dans le monde des adultes sans préparation, sans transition, munies de leur seul savoir-faire d’enfant qui s’avère inopérant pour leur nouvelle vie. La catégorie adolescente n’existe presque pas dans la réalité sociale, alors qu’elle est une cible favorite dans les programmes des institutions de développement.
La réalité des mariages précoces est donc plus complexe qu’il n’y paraît. Les nombreuses interventions jusque-là réalisées, pilotées de l’extérieur, ont certes contribué à maintenir le problème sur l’agenda des politiques internationales et nationales, mais sans modifier les comportements des populations de façon significative.
Il reste à saisir cette opportunité pour approfondir les connaissances sur les logiques sociales – pas forcément en lien avec la tradition – qui sous-tendent le mariage précoce et pour élaborer avec les populations des réponses adaptées à leurs contextes locaux et qui n’apparaissent pas comme des injonctions occidentales.
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Foto (c) RFI / I.Strauss: Salle de classe au Mali (Image d’illustration – il s’agit probablement d’une réunion de parents d’élèves) – Klassenraum in Mali (vermutlich bei einer Elternversammlung)

1. Mali: Aussetzung der Debatte über den Unterricht in Sexualerziehung
RFI – 18.12.2018 um 11:18
Aus Gründen der Beschwichtigung beschloss die malische Regierung, einen Reflexions-Workshop über die Vermittlung von Sexualerziehung für Jugendliche an Schulen auszusetzen. Muslimische Vereinigungen und religiöse Führer stellten sich dagegen und haben die Initiative verurteilt und sagten sogar, man würde in Mali bald in den Schulen über Homosexualität sprechen.
Der Reflexions-Workshop hatte in Segou, 240 Kilometer nördlich von Bamako, bereits begonnen. Die Experten arbeiteten am Thema Sexualerziehung für Jugendliche.
In einem der Arbeitspapiere, von dem RFI eine Kopie erhalten konnte, erschienen Module mit folgenden Fragen: Was ist sexuelle Orientierung, Toleranz, Inklusion und Respekt? Ziel war es, in einem inklusiven Ansatz Texte für den Unterricht in Schulen anzubieten.
Aber sehr schnell ergriff der Präsident des Hohen Islamischen Rates von Mali das Wort, schlug einen sharfen Ton an und ließ eindeutig verlauten, dass die Arbeitspapiere eine Verherrlichung von Homosexualität darstellten. Das BIldungsministerium versuchte zu beruhigen und erklärte, dass der Text im Moment nicht zur Abstimmung anstehe, dass nur die Reflexion in Gang gesetzt worden sei.
Doch Mahmoud Dicko, der einflussreiche Präsident des High Hohen Islamischen Rates, bleibt dabei: Er ist gegen die Erwähnung sexueller Orientierungen in der Schule.
Um die Situation zu beschwichtigen, beschloss die malische Regierung, die Arbeit des Workshops einzustellen. Am Montag warnte eine Vereinigung junger Muslime in Mali: „ niemals wird ein solches Gesetz hier angenommen“.
„In den Schulen ist es schwer, über Sexualität zu sprechen“, sagt Harandé Touré, Lehrer in Timbuktu.
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2. Kinderehen in Mali und Niger: ein Versuch, sie begreiflich zu machen
Maliennemoi – 16. Dezember 2018
Die Frühehe (= Kinderehe) ist in einigen Gegenden der Sahelzone immer noch sehr verbreitet, trotz der zahlreichen Projekte, die zu deren Beendigung durchgeführt wurden.
„Da Muslime und Musliminnen in Niger, feige Befürworter des „Sex für alle „, den fragilen Waffenstillstand gebrochen haben, fühlen sich die islamischen Verbände berechtigt, die Muslime zu informieren und zu mobilisieren.“ Dieser Auszug stammt aus einer „Erklärung islamischer Vereinigungen gegen den Verfall der Sitten und die Einführung von Sexualerziehung in der Schule „, die am 25. März 2017 auf der Website Niger Inter veröffentlicht wurde.
Diese Organisationen prangern an, dass diese „Bildung“ im Gegensatz zu religiösen Sitten und Gepflogenheiten eine zu große sexuelle Freiheit begünstige und von ausländischen Agenten geschürt werde. Gleichzeitig wenden sich diese Verbände vehement gegen Gesetzesentwürfe, mit denen „die Verheiratung von Mädchen in unseren Städten und Dörfern vor dem Alter von 18 Jahren“ verboten wird. Wie lassen sich diese auf den ersten Blick widersprüchlichen Positionen begreifen?
– Westafrika, erste betroffene Region –
Im Jahr 2014 wird die Zahl der verheirateten Frauen unter 18 Jahren auf 700 Millionen geschätzt, und mehr als jede dritte Frau wurde vor dem 15. Lebensjahr verheiratet. Die meisten Frühehen finden in Entwicklungsländern statt. Dabei ist Westafrika die Region der Welt mit der höchsten Prävalenz. Von den zehn Ländern mit der höchsten Rate an frühen Ehen liegt die Hälfte in dieser Region. Niger und Mali sind mit einer Prävalenz von 77% bzw. 61% der Frühehen die am stärksten betroffenen Länder.
Unsere Untersuchung in Mali und Niger, die in den Jahren 2016 und 2017 durchgeführt wurde, konzentrierte sich auf die tieferen Gründe für das Fortbestehen der Frühehe. Warum und wie wird die frühe Ehe praktiziert und warum bleibt sie in einigen Gegenden bestehen, trotz der vielen Projekte, die sie eigentlich beenden sollten?
Eine gemischte Erhebungsmethodik, bei der qualitative und quantitative Ansätze miteinander kombiniert wurden, brachte Forscher aus beiden Ländern mit unterschiedlichen Profilen für eine vergleichende Analyse zusammen, die auf vier disziplinären Ansätzen beruhte: Sozioanthropologie der Entwicklung, Anthropologie der Gesundheit, Erziehungswissenschaften und Rechtswissenschaften.
Unsere im Bericht „Mädchen, nicht Ehefrauen“ veröffentlichten Erkenntnisse zu Niger und Mali nehmen häufig zitierte Faktoren auf, entwickeln jedoch zugrunde liegende Aspekte und tiefere Gründe , die normalerweise nicht analysiert und weder von den Regierungen noch den NGO berücksichtigt werden, die an diesen Fragen arbeiten.
– Die Angst, außerehelich schwanger zu werden –
Lokale soziale Normen sowohl in Niger als auch in Mali beeinflussen weitgehend die Logik der Akteure, die in den ehelichen Werdegängen der Heranwachsenden mobilisiert werden. Von der Pubertät an wird ein unverheiratetes Mädchen als eine Person betrachtet, für die ein Ehepartner wünschenswert ist, und wenn sie das Alter von 15 überschreitet, wird diese Situation als Problem wahrgenommen. Während der Adoleszenz besteht die Hauptsorge der Eltern darin, dass ihre Tochter außerehelich schwanger werden kann. Tatsächlich ist jedoch das Ideal der Jungfräulichkeit in der Praxis keineswegs verwirklicht.
Die Anwesenheit von „natürlichen Kindern“ in Familien wird als große Schande empfunden, zumal Scham ein wichtiger sozialer Regulator ist, der an das Ansehen der nahen Verwandten gebunden ist. Der Begriff „Bastard“ bleibt eine ernsthafte Beleidigung. Gleichzeitig wird die Abtreibung moralisch verurteilt, insbesondere wegen der vorherrschenden religiösen Ideologie, des Islams.
Daraus folgt, dass je früher ein junges Mädchen verheiratet ist, desto unwahrscheinlicher wird eine außereheliche Schwangerschaft. Angesichts der wirtschaftlichen, aber auch moralischen Schwierigkeiten, eine unverheiratete Mutter und ihre Kinder innerhalb der Familie zu versorgen, erscheint die Heirat in den Augen der Eltern als die beste Lösung.
Es muss jedoch betont werden, dass es oft auch eine Entscheidung der jungen Mädchen selbst ist: In Niger beispielsweise sagen 56% der unter 18 Jahren verheirateten Frauen, laut den oben genannten Berichten, dass dies ihre persönliche Entscheidung gewesen sei. Die Schande einer außerehelichen Schwangerschaft gilt auch für die Mädchen selbst – sie können aus ihren Familien verbannt werden. Die Jungen leiden nicht so sehr unter diesem sozialen Druck. Darüber hinaus erscheint der Status der verheirateten Frau seit der Kindheit als eine Aufwertung, die Ehe wird für die Mädchen zu einem Ideal – wie verschiedene Spiele kleiner Mädchen gezeigt haben.
Darüber hinaus begünstigen niedriges Bildungsniveau und Schulversagen die Entscheidung für die Frühehe. Von insgesamt 916 Frauen, die in Mali früh verheiratet waren, mussten 366 die Schule verlassen, während 294 noch nie eine Schule besuchten. Die Frühehe ist nicht nur eine Ursache für Schulabbruch, sondern auch eine Konsequenz des Bankrotts des Bildungssystems. Die Schule, die grundsätzlich ein Faktor der Emanzipation sein sollte, wird von vielen jüngeren Generationen und Eltern nicht mehr als Motor sozialen Aufstiegs angesehen. Heute ist sie von beklagenswerter Qualität und wird mit Scheitern gleichgesetzt. Es gibt einen Teufelskreis, in dem der Mangel an Schulbildung und die begrenzten Beschäftigungschancen, die sich damit langfristig bieten, die vorzeitige Heirat begünstigen, was wiederum zum Schulabbruch der Mädchen beiträgt.
– Aggressiver Druck auf die politischen Eliten –
Darüber hinaus erhöht die Schule in den Augen der Eltern die Risiken einiger der von den Gemeinschaften verbotenen Verhaltensweisen: Koedukation, sexuelle Belästigung, auch von Lehrern. Die frühe Ehe erscheint dann als positive Alternative. Widerstand manifestiert sich vor allem in Gesprächen, wie diese Ausschnitte aus Interviews zeigen.
„Gott hat für uns die Wahl getroffen, wir müssen ihm folgen … Wir müssen dem Propheten als Vorbild folgen, aber heute kämpfen die Organisationen und einige ulema gegen die sogenannte frühe Ehe, während viele Mädchen von 13 Jahren außerhalb der Ehe schwanger werden. Infolgedessen hat man eine Sünde begangen. „(Religionsführer, Kommune I von Niamey, Niger). „Ich bin überzeugt, dass die Malier das Gesetz boykottieren würden, falls es ein Referendum gegeben hätte. Ich bin auch überzeugt, dass Malier nicht gegen eine Frühheirat sind. „(Koordinator der Dorfchefs, Region Kayes, Mali).
Wie aus diesen im Jahr 2017 gesammelten Gesprächen aus den Feldberichten (oben zitiert) hervorgeht, deren Synthese in Kürze in Studien & Arbeiten des Labors für Studien und Forschungen zur sozialen Dynamik und lokalen Entwicklung (Lasdel) veröffentlicht wird, sind einige muslimische Gemeinschaften sind daher gegen die Bevölkerungspolitik (Geburtenabstand, Familienplanung), weil sie von bestimmten Vorschriften des Koran und dem wachsenden Gewicht der salafistischen Ideologie beeinflusst werden.
Aggressiver und extrem virulenter Druck wurde auf die politischen Eliten ausgeübt und war manchmal erfolgreich, um Regierungspositionen zu verbiegen. In Niger konnte der Entwurf des Familiengesetzbuchs nie verabschiedet werden. Und das Gesetz über die Einschulung von Mädchen, einschließlich eines Moduls zur Sexualerziehung in Sekundarschulcurricula, wurde von der Regierung, die diese Entwürfe verantwortete, im Jahr 2014 zurückgezogen, angesichts der islamistischen Mobilisierung, die in der Nationalversammlung ihre Mehrheit erschüttert hatte. Anschließend hat die Regierung die Auflösung des Sexualerziehungscurriculums in zwei Programme der Sekundarstufe (Hauswirtschaft und Wissenschaft des Lebens und der Erde) als Strategie beschlossen.
– „Keine westliche Vision der Familie“ –
In Mali wurde 2011 unter dem Druck bestimmter muslimischer religiöser Strömungen ein neues Familiengesetz verabschiedet, das den Status von Frauen und Mädchen in Bezug auf das alte Gesetz stark verschlechterte. Die Opposition der islamistischen Konservativen ist jedoch auch eine Reaktion auf das, was sie als Kulturimperialismus betrachten, wie diese Aussagen zeigen, die in einer Studie zur Bevölkerungspolitik in Niger gesammelt wurden (Bericht wird in Etudes & Travaux erscheinen: „Man wird uns keine westliche Vision der Familie aufdrängen können. „(Islamischer Gruppenführer, Chadoua, Niger)“ Die Bevölkerungspolitik in Niger entspricht nicht dem Glauben der Nigerer.“ (Religionsführer, Radio Anfani Niamey, Niger) .
Dieses Argument stößt bei den Einwohnern auf ein starkes Echo, wie der in Niamey (Niger) angetroffene Ladenbesitzer beweist: „Weiße mögen nicht viele Kinder, denn wenn man viele Kinder hat, werden sie nicht unseren Reichtum haben. Es ist eine Möglichkeit, Geburten zu begrenzen. Es ist Allah, der Krankheit bringt, und es ist Allah, der Gesundheit bringt. Weiße sehen uns als Tiere. “
Eine Politik der Geburtenkontrolle wird in der Tat vom Westen gefördert (von Staaten oder NGOs, oft christlichen) und scheint die afrikanischen Werte zu verachten, die die Fruchtbarkeit als einen Wert und einen großen Nachwuchs als Reichtum ansehen und als eine Versicherung, im Alter versorgt zu werden.
– Plötzlich in die Welt der Erwachsenen gestürzt –
Öffentliche Politik bezieht sich auf internationale Normen, in denen die Perioden von Kindheit, Jugend und Erwachsenenalter klar getrennt sind. Für jede Altersgruppe werden spezifische standardisierte Programme entwickelt, die jedoch in lokalen Kontexten implementiert werden, in denen die Referenzstandards der Gemeinschaften sehr unterschiedlich sind. In der Vergangenheit ermöglichten die Riten des Übergangs und die Altersklassen in Afrika die Vorbereitung auf einen neuen sozialen Status als Erwachsene.
Kinder lernten so Wissen und Verhaltensregeln, die mit ihnen in Verbindung standen. Diese sozialen Rituale sind fast vollständig verschwunden. Heute finden sich die Mädchen plötzlich ohne Vorbereitung und ohne Übergang in die Welt der Erwachsenen gestürzt und sind nur mit ihren Kenntnissen der Kinderwelt ausgestattet, die sich für ihr neues Leben als unwirksam erweisen. Die Kategorie der Jugendlichen existiert in der sozialen Realität kaum, während sie in den Programmen der Entwicklungsinstitutionen eine beliebte Zielgruppe darstellt.
Die Realität der frühen Ehen ist daher komplexer als es scheint. Die zahlreichen von außen geleiteten Interventionen haben sicherlich dazu beigetragen, das Problem auf der Tagesordnung der internationalen und nationalen Politik zu halten, ohne jedoch das Verhalten der Bevölkerung wesentlich zu verändern.
Man sollte diese Gelegenheit nutzen, um das Wissen über die sozialen Logiken zu vertiefen, die der frühen Ehe zugrunde liegen und nicht notwendigerweise mit der Tradition zu tun haben, und um mit der Bevölkerung Antworten zu finden, die an ihren lokalen Kontext angepasst sind und nicht als westliche Weisungen erscheinen.
© 2018 maliennemoi.org

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2 Gedanken zu „KINDERHEIRAT IN DER SAHELZONE UND FEHLENDE SEXUALERZIEHUNG – Mariages des enfants contre « Filles, pas épouses »

  1. Mali: le gouvernement abandonne la réforme de l’éducation sexuelle
    RFI – 20.12.2018
    Le gouvernement malien renonce à l’élaboration d’un manuel scolaire d’éducation sexuelle pour les adolescents. Accusé par des associations musulmanes de faire la promotion de l’homosexualité, le ministère malien de l’Éducation nationale avait, dans un premier temps, décidé de suspendre les travaux d’un atelier de réflexion sur la question. Mais la pression devenait trop forte. Hier mercredi, la primature a annoncé que l’État renonçait à l’élaboration d’un document sur le sujet.
    C’est par un tweet que le Premier ministre malien a annoncé la nouvelle au grand public. « En raison de la polémique en cours autour de l’adoption de manuels sur l’éducation sexuelle au Mali, nous avons décidé de renoncer à son élaboration », signe Soumeylou Boubèye Maïga (21:14 – 19 déc. 2018).
    après nos informations, peu avant cette annonce, il a notamment reçu une cinquantaine d’associations musulmanes, de femmes et de jeunes. Face à ses interlocuteurs, le chef du gouvernement a tenté de calmer les esprits. Il faut dire que la polémique était, ici, loin de retomber.
    Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, était toujours vent debout contre le projet d’éducation sexuelle à l’école. Selon lui, dans le projet en question, il était fait l’apologie de l’homosexualité. Pour faire plier le gouvernement, Mahmoud Dicko avait même montré ses muscles et annoncé pour ce week-end la tenue d’un grand meeting regroupant les imams et des fidèles. Mahmoud Dicko voulait profiter de l’occasion, disait-il, pour faire des révélations.
    La tension montait nettement, des partis politiques approuvant les prises de position du dignitaire religieux. Il fallait calmer le jeu, le Premier ministre l’a rapidement compris.
    © 2018 rfi.fr

    Mali: la réforme de l’éducation sexuelle continue de faire des vagues à Bamako
    RFI – 24.12.2018
    Au Mali, la polémique continue autour d’un manuel d’éducation sexuelle pour les adolescents qui était à l’étude par le ministère de l’Education. Malgré l’annonce du retrait de ce projet par le gouvernement la semaine dernière, plusieurs milliers de Maliens ont manifesté dimanche à Bamako, à l’appel de l’imam Mahmoud Dicko. Le manuel comporte un chapitre sur l’orientation sexuelle, ce que le président du Haut Conseil islamique interprète comme une apologie de l’homosexualité.
    Alors que la manifestation était déclarée reportée, voire annulée, voilà des centaines de jeunes musulmans qui convergent vers le palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ de Bamako. Bientôt, ils seront quelques milliers. Pas de forces de l’ordre sur place pour empêcher cette manifestation non autorisée. Un des manifestants galvanise la foule : « Allah Akbar… ».
    Quelques instants après, assis à côté de son chauffeur, Mahmoud Dicko, président du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) et imam, arrive à la rencontre de ses partisans. Il est porté en triomphe.
    « Pas de pédagogie autour du projet »
    Dans l’enceinte du palais de la Culture, l’imam prend la parole. Pas un seul mot sur l’objet de son courroux. Il invite plutôt ses partisans à retourner dans le calme chez eux en attendant les futures consignes.
    A côté de lui, des opposants maliens. Maître Mohamed Ali Bathily, candidat malheureux à la dernière présidentielle par exemple. Il prend la parole, fustige le gouvernement, utilise des mots durs pour dénoncer le projet pourtant abandonné du manuel scolaire qui aborde notamment la question de l’homosexualité.
    « Manque de pédagogie » en amont
    Pour Kalilou Sidibé, docteur en sciences politiques à l’université de Bamako, le gouvernement n’a pas su mettre en place une pédagogie autour de son projet. « Il fallait d’abord expliquer la méthodologie, dégager les objectifs à atteindre, préparer les enfants, les futurs adultes sur la vie sexuelle, sur la tolérance entre hommes et femmes, et à l’acceptation de l’autre, mais dans une perspective d’évolution de la société. Il n’y a pas eu de pédagogie à l’avance, c’est pourquoi les gens se sont braqués immédiatement. On sait que le Mali est une société fortement islamisée, musulmane en majorité, et dans cette majorité, on a une frange fondamentaliste. Si vraiment vous voulez faire progresser les droits, il faut au préalable négocier surtout avec les religieux et la société civile, les notables parce qu’on est dans une société conservatrice ».
    « Un enjeu politique »
    Pour Bréhima Ely Dicko, chef du département de socio-anthropologie à l’université de Bamako, la question de la sexualité est véritable enjeu politique dans son pays. « Le Mali dans sa Constitution est un pays laïc, mais lorsque vous interrogez les Maliens lors du recensement, ils répondent à 95% être de confession musulmane. Mais au-delà, les valeurs restent conservatrices et ensuite, depuis ces vingt dernières années, on a vu un peu la montée d’un islam politique. L’Etat aussi a courtisé par moments. Cela fait que, dans un contexte de crise politique post-électorale, c’est difficile même d’engager toutes les réformes. Et lorsque vous regardez aussi Mahmoud Dicko, il a eu ces derniers temps des soucis avec le président Ibrahim Boubacar Keita depuis 2013 qu’il l’avait appelé à voter pour lui et qu’il l’avait aidé. Entre temps, le désamour s’est installé. Donc ce n’est pas étonnant que l’invective vienne de lui ».
    A la fin de la manifestation, le proche entourage de l’influent imam Mahmoud Dicko ne le cache pas, on entendra de plus en plus parler de lui au Mali.
    © 2018 rfi.fr

    Mali: manifestation contre un manuel scolaire évoquant l’homosexualité, pourtant abandonné
    AFP – 24.12.2018 à 13:00
    … L’influent imam Mahmoud Dicko était intervenu dans plusieurs médias pour dénoncer „un texte qui veut enseigner l’homosexualité aux enfants à l’école“. [Il se rapportait au dudit manuel comportant notamment un chapitre intitulé „orientation sexuelle“.]
    „Nous ne voulons pas de l’enseignement de l’homosexualité dans nos écoles. Le gouvernement doit faire attention!“, a déclaré dimanche à l’AFP un manifestant, Oumar Kanté, 24 ans, étudiant en sociologie à l’université de Bamako.
    „Nous soutenons Mahmoud Dicko. Il a bien fait de refuser ce projet. Nous sommes des musulmans et nous sommes contre ces déviances“, a abondé Moussa Diallo, un chômeur de 37 ans.
    Après la marche-arrière du gouvernement, plusieurs membres du HCIM avaient annoncé l’annulation de la manifestation, non autorisée par le pouvoir, mais ils n’ont pas été suivis par les plus fervents partisans de Mahmoud Dicko.
    S’exprimant devant la foule, l’imam leur a demandé de rester „sereins“. „Ne brûlez rien, ne cassez rien“, a-t-il dit, dans un discours ponctué de „Allah Akbar“.
    L’homosexualité n’est pas illégale au Mali mais des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) sont victimes de discriminations, dont des actes de violence „punitive“ commis par des membres de leur famille ou de leur entourage, selon un rapport de l’ONG américaine Freedom House. …
    © 2018 AFP

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    „Entweder du heiratest, oder wir verstoßen dich“
    WELT – 07.04.2018
    Von Jürgen Bätz

    Foto (c) dpa/ Jürgen Bätz: Die 13-jährige Minata, die schon im Alter von zwölf Jahren verheiratet wurde, hält im Hof ihres Elternhauses ihre etwa zweieinhalb Monate alte Tochter Dioulaba im Arm

    Dem Imam reichte die Anwesenheit ihrer Eltern. Bei der Hochzeitszeremonie war die zwölfjährige Minata aus Mali nicht dabei. Angst hatte sie vor allem vor der Hochzeitsnacht. Für viele Mädchen gleicht die Heirat einem Todesurteil.
    Minata hat ihren Mann erst in der Hochzeitsnacht kennengelernt. Voller Angst wartete sie im Schlafzimmer, bis er aus der Moschee zurückkam. Sie war erst zwölf Jahre alt. Noch ein Kind. Doch wenig später war sie schon schwanger. „Ich hatte keine Wahl“, erinnert sich die heute 13-Jährige mit traurigem Blick. Ihr Schicksal ist in Mali nicht ungewöhnlich. …Weiterlesen

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