LENALI, SOZIALES NETZWERK IN SPRACHE, KÖNNTE DAS INTERNET IN AFRIKA REVOLUTIONIEREN – 1er réseau social vocal: « L’Internet vocal n’exclut pas l’écrit, mais y amène »

Le logo de Lenali: L’Afrique remise sur pied – Das Lenali-Logo stellt Afrika vom Kopf auf die Füße.

Mali: Lenali, dieses soziale Netzwerk, anders als alle anderen, macht einen Unterschied
Lenali, die Erfindung von Mamadou Gouro Sidibé, einem malischen Spitzeninformatiker, ist ein soziales Sprachnetzwerk in lokalen Sprachen. Revolutionär.
Le Point Afrique – 29.08.2018 um 17:54
Lenali entstand aus einer einfachen Frage, die Mamadou Gouro Sidibé, Doktor der Informatik, sich eines Tages in Bamako stellte.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Vidéo: Lenali, réseau social vocal pour l’économie numérique en Afrique !
Publié le 06.12.2017
Lenali, 1er réseau social totalement vocal, qui parle les langues locales et qui est adapté pour l’économie numérique en Afrique !
Lenali, das erste völlig sprachgestützte Social Network, das die lokalen Sprachen verwendet und der digitalen Wirtschaft in Afrika angepasst ist.

Mali : Lenali, ce réseau social pas comme les autres qui fait la différence
Invention de Mamadou Gouro Sidibé, informaticien malien de haut niveau, Lenali est un réseau social vocal en langues locales. Révolutionnaire.
Le Point Afrique – 29/08/2018 à 17:54
Par Hassina Mechaï, envoyée spécial à Bamako
Lenali est né de l’interrogation simple que s’est faite Mamadou Gouro Sidibé, docteur en informatique, un jour à Bamako. « Le propriétaire d’une boutique où j’avais mes habitudes me demande de lui lire un message en français. Je pensais qu’il savait lire, même si je n’ignore pas le problème d’alphabétisation au Mali. » Un réseau social accessible en langues locales et aux personnes analphabètes est né de ce constat. « On était en train de courir après les géants mondiaux qui utilisent des langues internationales, mais tout le monde ne les lit pas. »
Mamadou Gouro Sidibé crée alors une application qui propose des guides vocaux en langues locales pour installer l’application. « Ces guides ont d’abord été proposées dans les trois langues principales du Mali : bambara, soninké, songhaï. Puis en wolof du Sénégal, moré du Burkina et français. Les problèmes du Mali sont les mêmes que ceux de la sous-région, donc le modèle est transposable. »
L’interface de cette application, primo-modèle de celle de Lenali, est très simple. Une fois la langue choisie, une voix féminine explique le mode d’emploi de l’application. « Ce sont des amis qui nous ont prêté leur voix et lisent les instructions. Il est encore difficile d’utiliser l’intelligence artificielle pour les langues locales africaines car une même langue peut disposer de plusieurs dialectes. » La première étape vers Lenali est amorcée.
Mamadou Gouro Sidibé est donc aujourd’hui un homme heureux. Concentré aussi. Car Lenali est l’œuvre de sa vie. Ce docteur en informatique, après la recherche dans un laboratoire versaillais du CNRS, aurait pu continuer sa route paisible et prévisible dans de grands projets européens de recherche et développement. Mais cet inventeur et entrepreneur né a voulu allier innovation, pratique concrète et d’utilité sociale. Lenali est né de ce désir – faut-il dire vision ? –, tant Mamadou Sidibé met de la chaleur à décrire ce réseau social génération 3.0.
Le cheminement vers le paradigme de la « femme de ménage »
Au Mali, en 2018, sur 18 millions d’habitants, la possibilité d’être connecté concerne plus de 50 % de la population, mais seulement 9 % de la population est active sur Facebook, par exemple. S’en suit un raisonnement simple pour l’informaticien : « Il est toujours possible d’élargir la couverture internet, donc la possibilité d’accès pour la population. Les portables, en outre, sont de moins en moins chers. La raison à cette faible fréquentation n’est donc pas technique ou pécuniaire. Ce sont les réalités socio-économiques et culturelles qui restent difficiles à combler : 39 % de la population sait lire et écrire, 48 % pour les hommes et 29 % pour les femmes. Il existe une nette corrélation entre l’utilisation d’Internet et l’alphabétisation. Autre point, au Mali, on parle une multitude de langues. De plus, l’oralité y est une culture aussi. Aucun Malien ne maîtrise toutes les langues du pays. Tout cela combiné se résout dans le totalement vocal. »
À Bamako, il décide de tester ses idées auprès d’une jeune femme, Ada, qui vient nettoyer les bureaux de Lenali. « Ada ne sait ni lire ni écrire. Je lui ai demandé d’ouvrir un profil sur Lenali. Il fallait intégrer nom et prénom, mais elle n’a pu le faire. J’ai donc intégré un enregistreur vocal qui lui a permis d’enregistrer simplement sa voix. La seule chose à faire est d’enregistrer son numéro de téléphone, une seule fois. L’utilisation est instinctive, à base de messages vocaux. » Pour le reste, l’interface de Lenali ressemble à un réseau social classique, à coup de posts, likes, commentaires (vocaux eux aussi), tout cela en français ou langues locales.
Autre constat simple : le profil des réseaux sociaux est un outil de communication en soi. « Pourquoi ne pas l’utiliser pour dire, par exemple, que je suis plombier et j’offre mes services ? Toute personne qui est sur Lenali, et c’est cela la différence avec les autres réseaux sociaux, peut intégrer des messages vocaux », explique Mamadou Sidibé. Il a été possible pour Ada de passer des petites annonces, offrant ses services. « Dans un pays où plus de la moitié du travail est peu qualifié, cela peut servir de CV local et vocal. »

Foto (c) lepoint/DR: Toutes les fonctionnalités sur Lenali sont accessibles par la voix : les appels y sont gratuits et les messages vocaux peuvent prendre la forme d’une bande audio. – Alle Funktionen auf Lenali sind per Sprache erreichbar: Anrufe sind frei und Sprachnachrichten können als Tonbänder gespeichert werden.

La fibre féministe de Lenali
Ada sera utile pour développer d’autres idées. « Quand Lenali est sorti, je lui ai demandé si elle achèterait un smartphone. Sa réponse fut négative. Je lui en ai offert un. Mais elle ne pensait utiliser Internet que gratuit et refusait, disait-elle de perdre son temps avec les bêtises des autres sur les réseaux sociaux. Ada vend aussi des fruits et légumes en étal. Je lui ai expliqué qu’elle pourrait, par Lenali, avec des photos de ses produits et des annonces vocales, offrir de livrer des fruits et légumes à des clients. Avec la possibilité de multiplier son chiffre d’affaires par trois. » Dès lors, Ada accepte l’idée d’acheter un portable (40 euros soit un mois de salaire pour elle) et des forfaits internet si cela peut lui permettre de mieux gagner sa vie.
Sur son profil, Ada apparaît devant son étal. Elle a enregistré un message précisant qu’elle n’a jamais été scolarisée et qu’il faut lui parler bambara. Ada propose ses services de femmes de ménage et sa marchandise à vendre. Son annonce sera vue par 15 000 personnes, 243 likes et 42 commentaires, où pêle-mêle, les utilisateurs demandent des précisions sur ses horaires et tarifs. Le pari est gagné, symboliquement, pour Lenali.
Quoi faire pour que l’Internet devienne aussi un outil pour les femmes et combler ainsi l’inégalité structurelle liée à l’alphabétisation faible ? « L’Internet vocal n’exclut pas l’écrit, mais y amène », devient le credo de Mamadou Sidibé.
Très vite, il décèle l’utilité sociale que peut constituer le réseau tout juste créé. Là encore, Ada lui permettra de mesurer cette utilité potentielle : « Je lui avait proposé de financer ses cours d’alphabétisation mais elle n’en voyait pas l’utilité concrète. La vraie question au Mali et ailleurs est de comprendre pourquoi malgré énormes efforts des acteurs de l’alphabétisation, les gens ne suivent pas les campagnes d’alphabétisation. Tout simplement car ils n’y voient pas de débouchés matériels. J’y suis sensible car je me dis que si les femmes travaillent et sont alphabétisées, la société s’en portera mieux. » L’application Lenafemme offre ainsi la possibilité de cours d’alphabétisation en ligne et en langues locales. Des photos de lettres défilent et une voix explique la différence entre « lettres majuscules » et « lettres minuscules » : « En rouge c’est A, en bleu c’est B, en jaune c’est C… » La plateforme offre aussi des cours de santé et de planning familial.
Mamadou Gouro Sidibé admet la part affective de son action : « Je veux faire quelque chose pour une certaine population. Que Lenali soit considéré comme un Facebook africain ne me fera pas gagner mon pari. Je l’aurais gagné quand j’aurais montré à une certaine jeunesse qu’une autre voie est possible que l’émigration. Le numérique est l’avenir et est porteur d’énormes bénéfices et de possibilités de créer des emplois. Pas besoin de créer des avions, il suffit d’avoir un ordinateur. Il s’agit d’apporter aux populations locales des solutions locales. »
Des applications multiples
Les utilisations de Lenali sont exponentielles. Ainsi, Mamadou Gouro Sidibé a inventé l’appel navigation GPS, idée née du constat que, au Mali, les rues sont très mal indiquées. Si, par exemple, la désormais célèbre Ada veut préciser à un acheteur où se trouve son étal, elle n’a plus qu’à déclencher l’appel navigation GPS. L’acheteur potentiel est alors mené vers Ada. Cette idée peut évidemment servir pour des appels au secours, en cas d’accident ou violences conjugales mais également pour fixer des rendez-vous pour diverses professions.

Autre utilisation, le développement du commerce électronique. « Le principal frein au décollage de ce commerce est la non-compréhension de l’outil numérique et l’inadaptabilité de ce même outil. Un portable est tout à la fois un ordinateur, un téléphone, une carte bancaire. Mais cela est compliqué pour un pays avec plusieurs langues et une population peu alphabétisée. » Lenamarket a alors été pensé comme une véritable boutique virtuelle, personnalisable à chaque utilisateur. Des solutions ont été pensées pour vocaliser tous les outils de bancarisation.
Lenali constitue ainsi une porte d’entrée unique vers tout Internet. Slack, Facebook, Messenger, navigation GPS, appel vidéo et audio, vidéo sur le mode YouTube, tout cela concentré sur une seule interface. « On a réinventé l’Internet ; nous aurons toujours de l’avance sur les grandes sociétés d’informatique qui travaillent en laboratoire, déconnectées des réalités. Je passe beaucoup de mon temps à parler avec les gens, je note leurs difficultés face à l’instrument numérique. Je crois en l’innovation. Les grands d’Internet couvrent tout le monde de façon générale, moi je couvre les questions locales. J’ai un boulevard devant moi. »
Lenali recréé aussi la place du village. Il peut devenir un outil de podcast, avec la publication d’articles de presse, de vidéos, avec „débat du jour“, commentaires audio en langue locale. « Des modérateurs surveillent les posts, mais chacun peut signaler des posts vocaux ou vidéos gênants. »
Chaque utilisateur peut aussi créer sa plateforme ou rubrique personnelle, la personne disposera alors de toutes les applications développées par la société de Mamadou Sidibé. Et évidemment, sur Lenali emploi, chacun peut créer sa page avec son offre spécifique.
Lenali compte déjà plus de 45 000 utilisateurs, 30 % au Mali, 15 % en France, 10 % en Italie. « La diaspora représente deux tiers des utilisateurs, le reste est au Mali. La langue la plus utilisée est le bambara. C’est aussi une façon aussi d’unifier le Mali, car nous ne voulons pas enfermer les gens dans les langues locales. Il est possible de s’élargir vers d’autres langues, communautés. »
Si, pour le moment, Lenali a été créé sur fonds propres, le modèle économique est tout entier dans l’accroche du site : « Communicate freely », ou „Communiquez librement mais aussi gratuitement“. « Comme pour les autres réseaux sociaux, la pub et la récolte de données permettront d’engranger des revenus. Si un investisseur veut s’implanter dans telle région, on pourra l’aider à comprendre le marché local grâce aux datas disponibles. Il nous est possible aussi de créer des applications vocales et sociales pour des demandes spécifiques. » Déjà, une équipe de dix-huit personnes, dont treize femmes, œuvrent au développement du site autour d’un homme décidément pas comme les autres : Mamadou Sidibé.
Un parcours prédestiné ?
Il faut dire que Mamadou Gouro Sidibé a toujours voulu comprendre. Petit, à Bamako, entouré d’une mère au foyer et d’un père vétérinaire, il mettait ses grands frères en rage en démontant systématiquement les objets électriques neufs : « Je faisais sans le savoir du reversing engineering. Au lycée technique, j’ai refait sans le savoir l’expérience de Hertz, qui avait démontré l’existence des ondes magnétiques. J’ignorais encore les théories mathématiques, mais je tâtonnais », détaille-t-il.
Après l’obtention d’une bourse, le voici en Russie. Saint-Pétersbourg, septembre 1991, l’URSS est alors en pleine déréliction. « J’y suis resté dix ans et ai vécu cette période de transition. Ce fut comme une formation militaire accélérée, car tout y était difficile. » Parfaitement russophone, Mamadou Gouro Sidibé y rencontre son épouse, Elena, infirmière, à qui il a dédié le nom de son réseau social, „Lena“, diminutif d’Elena, et „Li“ pour évoquer le Mali avec les deux dernières lettres du nom de son pays.

Foto (c) lepoint/DR: Mamadou Gouro Sidibé est rentré au pays en 2014, après avoir été envoyé en 1991 étudier à l’Université électro-technique de Saint-Pétersbourg. – Mamadou Gouro Sidibé kehrte 2014 in sein Heimatland zurück, nachdem er 1991 an die Elektrotechnische Universität St. Petersburg geschickt worden war.

En 2001, le couple vient en France et l’ingénieux Malien passe un doctorat en informatique. « Mon directeur de thèse travaillait sur des projets européens et j’ai intégré ses recherches. » Un chemin tracé sur lequel Mamadou Sidibé s’ennuie vite. « J’aimais la recherche mais je voulais appliquer les théories. »

Un chemin de défis à relever
En France, Mamadou Gouro Sidibé note que les frais de téléphone avec sa famille malienne sont très élevés. « Skype existait mais a un inconvénient, il faut intégrer un e-mail. Or cela peut être compliqué pour les populations maliennes, surtout âgées. J’avais créé en 2010 un système de communication avec l’utilisation du numéro de téléphone en guise d’identifiant. Je l’ai installé chez les membres de ma famille. On a pensé le développer de façon commerciale. Mais il fallait disposer d’un numéro fixe et d’une connexion. Or, l’Internet au Mali était très cher. Puis le fixe était passé de mode. J’ai donc pensé créer une application, avec toujours ce numéro de téléphone comme identifiant. J’ai expliqué cette idée à des amis qui m’ont dit que je ne gagnerai pas d’argent ou que c’était du Skype en moins bien. »
L’informaticien, découragé, renonce. Six mois plus tard sort Viber, l’application qui permet de téléphoner gratuitement (avec un numéro de téléphone mobile comme identifiant, ndlr). Exactement la même idée qu’il avait eue. À chaque idée qu’il aura par la suite, un Viber malien adapté à un pays où l’Internet est peu puissant et aléatoire, puis un réseau social avec une messagerie intégrée, Mamadou Sidibé est pris de vitesse par les mastodontes mondiaux. « À chaque fois, c’était 30 000 euros sur fonds propres. J’ai eu la tentation de tout abandonner. » Heureusement, l’idée de Lenali est venue. Réseau social vocal et en langues locales, il a permis à Mamadou Gouro Sidibé d’apporter à ses recherches une dimension d’inclusivité qui a fait la différence.
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Mali: Lenali, dieses soziale Netzwerk, anders als alle anderen, macht einen Unterschied
Lenali, die Erfindung von Mamadou Gouro Sidibé, einem malischen Spitzeninformatiker, ist ein soziales Sprachnetzwerk in lokalen Sprachen. Revolutionär.
Le Point Afrique – 29.08.2018 um 17:54
Von Hassina Mechaï, Sonderkorrespondentin für Bamako
Lenali entstand aus einer einfachen Frage, die Mamadou Gouro Sidibé, Doktor der Informatik, sich eines Tages in Bamako stellte. „Der Besitzer eines Ladens, in dem ich gewöhnlich einkaufe, bittet mich, ihm eine Nachricht auf Französisch vorzulesen. Ich dachte, er könne lesen, obwohl ich das Problem der Alphabetisierung in Mali nicht ignoriere.“ Aus dieser Beobachtung geht ein soziales Netzwerk, zugänglich in lokalen Sprachen und für Analphabeten, hervor. „Wir jagten den globalen Giganten nach, die internationale Sprachen verwenden, aber nicht alle lesen sie.“
Mamadou Gouro Sidibé erstellt dann eine App, die Sprachanweisungen in lokalen Sprachen anbietet, um die App zu installieren. „Diese Anleitungen wurden zuerst in den drei Hauptsprachen Malis aufgelegt: Bambara, Soninke, Songhai. Dann in Wolof aus Senegal, Moré aus Burkina und Französisch. Die Probleme in Mali sind die gleichen wie in der Subregion, daher ist das Modell übertragbar.“
Die Schnittstelle dieser Anwendung, Primo-Modell von Lenali, ist sehr einfach. Sobald die Sprache ausgewählt ist, erklärt eine weibliche Stimme die Bedienungsanleitung zur Verwendung der App. „Es sind Freunde, die uns ihre Stimmen geliehen und die Anweisungen lesen. Es ist immer noch schwierig, künstliche Intelligenz für lokale afrikanische Sprachen zu verwenden, da dieselbe Sprache mehrere Dialekte haben kann. Der erste Schritt in Richtung Lenali ist eingeleitet.
Mamadou Gouro Sidibé ist jetzt ein glücklicher Mann. Konzentriert auch. Denn Lenali ist sein Lebenswerk. Dieser Doktor der Informatik, nach einer Untersuchung in einem Labor in Versailles CNRS, hätte seinen friedlichen und vorhersehbaren Weg in großen europäischen Forschungs- und Entwicklungsprojekten fortsetzen können. Aber dieser Erfinder und geborene Unternehmer wollte Innovation, konkrete Praxis und sozialen Nutzen verbinden. Lenali wurde aus diesem Wunsch – oder eher der Vision? – geboren, so viel Wärme legt Mamadou Sidibé in die Beschreibung dieses sozialen Netzwerks der Generation 3.0.
Der Werdegang des „Haushälterinnen“-Paradigmas
In Mali, im Jahr 2018, von 18 Millionen Einwohnern, betrifft die Möglichkeit, vernetzt zu sein, mehr als 50% der Bevölkerung, aber nur 9% der Bevölkerung sind zum Beispiel auf Facebook aktiv. Es folgt eine einfache Argumentation für den Informatiker: „Es ist immer möglich, die Internetabdeckung zu erweitern, also die Möglichkeit des Zugangs für die Bevölkerung. Laptops werden außerdem immer erschwinglicher. Der Grund für diese geringe Teilnahme ist daher nicht technischer oder finanzieller Natur. Es sind die sozioökonomischen und kulturellen Realitäten, die nach wie vor schwer anzugleichen sind: 39% der Bevölkerung können lesen und schreiben, 48% der Männer und 29% der Frauen. Es besteht ein eindeutiger Zusammenhang zwischen Internetnutzung und Alphabetisierung. Ein anderer Punkt: in Mali sprechen wir eine Vielzahl von Sprachen. Oralität ist auch eine Kultur. Kein Malier beherrscht alle Sprachen des Landes. All das zusammen lässt sich komplett sprachlich lösen“
In Bamako beschließt er, seine Ideen mit einer jungen Frau, Ada, zu testen, die als Reinigungskraft bei Lenali arbeitet. „Ada kann weder lesen noch schreiben. Ich bat sie, ein Profil auf Lenali zu eröffnen. Sie musste Namen und Vornamen eingeben, aber sie konnte es nicht. Also habe ich ein Diktiergerät integriert, mit dem sie einfach ihre Stimme aufnehmen kann. Das einzige, was zu tun ist, ist ihre Telefonnummer einmal zu registrieren. Die Verwendung ist instinktiv, basierend auf Sprachnachrichten.“ Für den Rest sieht die Oberfläche von Lenali wie ein klassisches soziales Netzwerk aus, mit Posts, Likes, Kommentaren (auch per Stimme), alles in französischer oder lokaler Sprache.
Eine weitere einfache Beobachtung: Das Profil sozialer Netzwerke ist ein Kommunikationsinstrument an sich. „Warum sollte man das nicht benutzen, um beispielsweise zu sagen, dass man Klempner ist und seine Dienste anbietet?“ Jeder, der auf Lenali ist, und das ist der Unterschied zu anderen sozialen Netzwerken, kann Sprachnachrichten integrieren“, erklärt Mamadou Sidibé. Ada konnte Anzeigen schalten und dort ihre Dienste anbieten. „In einem Land, in dem mehr als die Hälfte der Arbeit informell ist, kann es als lokaler und mündlicher Lebenslauf dienen.“
Lenalis feministische Ader
Ada wird dabei helfen, andere Ideen zu entwickeln. „Als Lenali herauskam, fragte ich sie, ob sie ein Smartphone kaufen würde. Ihre Antwort war nein. Ich habe ihr eins geschenkt. Aber sie wollte das Internet nur kostenlos nutzen und lehnte ab. Sie wolle ihre Zeit mit dem Quatsch anderer Leute in sozialen Netzwerken verschwenden, meinte sie.
Ada verkauft auch Obst und Gemüse an ihrem Stand. Ich erklärte ihr, dass sie mithilfe von Lenali durch Bilder ihrer Produkte und Sprachannoncen anbieten könne, Obst und Gemüse an Kunden zu liefern. Mit der Möglichkeit, ihren Umsatz verdreifachen.“ Ada akzeptiert von da an die Idee, einen Laptop (40 Euro, das ist ein Monatsgehalt für sie) und Internet-Flatrates zu kaufen, wenn sie damit ihren Lebensunterhalt besser verdienen kann.
Auf ihrem Profil erscheint Ada vor ihrem Stand. Sie hat eine Nachricht aufgenommen, in der sie erklärt, dass sie nie in der Schule gewesen sei und dass sie Bambara sprechen müsse. Ada bietet ihre Reinigungsdienste und ihre Ware an. Die Annonce wird von 15 000 Personen gesehen und erhält 243 Likes und 42 Kommentare, wo die Nutzer nach Details zu ihren Terminen und Preisen fragen. Symbolischer Gewinn der Wette für Lenali.
Wie kann das Internet auch zu einem Werkzeug für Frauen werden und damit die strukturelle Ungleichheit im Zusammenhang mit niedriger Alphabetisierung ausgleichen? „Das vokale Internet schließt das geschriebene Wort nicht aus, sondern führt dazu“ , das wird zum Credo von Mamadou Sidibé.
Sehr schnell offenbart es ihm den gesellschaftlichen Nutzen, den das gerade geschaffene Netzwerk erzielen kann. Auch hier wird Ada es ihm erlauben, diesen potenzielle Nutzen zu messen: „Ich hatte ihr angeboten, ihre Alphabetisierungskurse zu finanzieren, aber sie sah keinen konkreten Nutzen darin. Die eigentliche Frage in Mali und anderswo ist es, zu verstehen, warum Menschen trotz enormer Bemühungen von Alphabetisierungsakteuren nicht an Alphabetisierungskampagnen teilnehmen. Einfach weil sie keine materiellen Möglichkeiten sehen. Ich achte sehr darauf, weil ich denke, dass, wenn Frauen arbeiten und lesen können, die Gesellschaft besser dran ist. Die App Lenafemme bietet daher die Möglichkeit von Online-Alphabetisierungskursen in lokalen Sprachen. Fotos von Buchstaben scrollen und eine Stimme erklärt den Unterschied zwischen „Großbuchstaben“ und „Kleinbuchstaben“: „In Rot ist es A, in Blau ist es B, in Gelb ist es C …“ Die Plattform bietet auch Kurse in Gesundheit und Familienplanung an.
Mamadou Gouro Sidibé gibt zu, dass er zum Teil emotional handelt: „Ich möchte etwas für eineN bestimmten Bevölkerungsteil tun. Dass Lenali als afrikanisches Facebook gilt, damit habe ich mein Ziel noch nicht erreicht. Ich hätte es erreicht, wenn ich bestimmten Jugendlichen gezeigt hätte, dass ein anderer Weg möglich ist als die Emigration. Das Digitale ist die Zukunft und bringt enorme Vorteile und Möglichkeiten, um Arbeitsplätze zu schaffen. Es ist nicht mal notwendig Flugzeuge zu bauen, man braucht nur einen Computer. Es geht darum, der lokalen Bevölkerung lokale Lösungen zu bringen.
Unterschiedliche Anwendungen
Die Nutzung von Lenali wächst exponentiell. So erfand Mamadou Gouro Sidibé die Verbindung zur GPS-Navigation, eine Idee geboren aus der Beobachtung, dass in Mali die Straßen sehr schlecht ausgeschildert sind. Wenn zum Beispiel die heute berühmte Ada einem Käufer sagen will, wo ihr Stand ist, muss sie nur den GPS-Navigationsanruf aufrufen. Der potentielle Käufer wird dann zu Ada geführt. Diese Idee kann natürlich für Hilferufe, bei Unfällen oder häuslicher Gewalt verwendet werden, aber auch um Treffen für verschiedene Branchen anzusetzen.
Eine andere Verwendung ist die Entwicklung des elektronischen Geschäftsverkehrs. „Die Hauptbremse für den Start dieses Geschäfts ist das mangelnde Verständnis des digitalen Tools und die Unerreichbarkeit desselben Tools. Ein Laptop ist gleichzeitig ein Computer, ein Telefon, eine Bankkarte. Aber das ist kompliziert für ein Land mit vielen Sprachen und einer schlecht gebildeten Bevölkerung. „Lenamarket“ wurde zunächst als ein echter virtueller Shop angedacht, den jeder Nutzer seinem Bedarf anpassen konnte. Lösungen wurden angedacht, um alle Tools für Bankgeschäfte zu vokalisieren.
Lenali ist somit ein einzigartiges Gateway zum ganzen Internet. Slack, Facebook, Messenger, GPS-Navigation, Video- und Audiotelefonie, Video im YouTube-Modus, alles konzentriert auf eine einzige Oberfläche. „Wir haben das Internet neu erfunden; wir werden immer den großen Computerfirmen voraus sein, die im Labor arbeiten, abgeschnitten von der Realität. Ich verbringe viel Zeit damit, mit den Leuten zu reden, ich nehme ihre Schwierigkeiten mit dem digitalen Gerät zur Kenntnis. Ich glaube an Innovation. Die Großen des Internets decken jeden allgemein ab, ich decke die lokalen Probleme ab. Mir sind Tür und Tor geöffnet.“
Lenali erfindet auch den Marktplatz im Dorf wieder. Es kann ein Podcast-Tool werden, mit der Veröffentlichung von Presseartikeln, Videos, mit „Debatte des Tages“, Audio-Kommentaren in lokalen Sprachen. „Moderatoren überwachen die Beiträge, aber jeder kann störende Sprach- und Videobeiträge melden.“
Jeder Nutzer kann auch seine Plattform oder seinen persönlichen Bereich erstellen, die Person hat dann Zugriff auf alle von der Firma Mamadou Sidibé entwickelten Apps. Und natürlich, auf „Lenali Emploi/Job“ kann jeder seine Seite mit seinem spezifischen Angebot erstellen.
Lenali hat bereits mehr als 45 000 Nutzer, 30% in Mali, 15% in Frankreich, 10% in Italien. „Die Diaspora repräsentiert zwei Drittel der Nutzer, der Rest ist in Mali. Die am häufigsten verwendete Sprache ist Bambara. Es ist auch eine Möglichkeit, Mali zu vereinen, weil wir Menschen nicht in lokalen Sprachen einsperren wollen. Es ist möglich, auf andere Sprachen, Communities zu erweitern.“
Wenn Lenali im Moment auch aus privaten Mitteln geschaffen wurde, hat die Website doch das Wirtschaftsmodell vollständig im Griff: „Kommuniziere frei“ oder „Kommuniziere frei, aber auch unentgeltlich“. „Wie bei anderen sozialen Netzwerken werden Werbung und Datensammlung Einnahmen bringen. Wenn sich ein Investor in einer solchen Region ansiedeln möchte, können wir ihm dank der verfügbaren Daten helfen, den lokalen Markt zu verstehen. Wir können auch Sprach- und soziale Anwendungen für bestimmte Anfragen erstellen.“ Schon arbeitet ein achtzehnköpfiges Team, darunter dreizehn Frauen, daran, die Website um einen Mann zu entwickeln, der entschieden nicht wie die anderen ist: Mamadou Sidibé.
Ein vorgezeichneter Kurs?
Man muss sagen, dass Mamadou Gouro Sidibé schon immer etwas verstehen wollte. Als Kind in Bamako, umgeben von einer Mutter am Herd und einem Tierarzt als Vater, brachte er seine großen Brüder in Rage, weil er systematisch alle neuen elektrischen Geräte auseinandernahm: „Ich war ohne es zu merken dabei, umgekehrtes Entwickeln zu machen. In der technischen Oberschule entdecke ich das Experiment von Hertz, der die Existenz magnetischer Wellen nachgewiesen hatte. Ich kannte die mathematischen Theorien noch nicht, aber ich tastete mich vorwärts.“
Mit einem Stipendium kam er nach Russland, St. Petersburg. Im September 1991 ist die UdSSR in Auflösung. „Ich blieb dort für 10 Jahre und habe diese Übergangszeit durchlaufen. Es war wie eine beschleunigte militärische Ausbildung, weil alles schwierig war.“ Perfekt russisch-sprachig, trifft Mamadou Gouro Sidibé seine Frau Elena, Krankenschwester, der er den Namen seines sozialen Netzwerks widmet – “Lena“, ein Diminutiv von Elena, und “Li“, um mit den letzten beiden Buchstaben sein Land Mali anzusprechen.
Im Jahr 2001 kommt das Paar nach Frankreich und der erfinderische Malier promoviert in Informatik. „Mein Doktorvater arbeitete an europäischen Projekten und ich stieg in seine Forschungen ein. Ein markierter Pfad, auf dem sich Mamadou Sidibé schnell langweilt. „Ich liebte die Forschung, aber ich wollte die Theorien anwenden.“
Ein Weg der Herausforderungen
In Frankreich stellt Mamadou Gouro Sidibé fest, dass die Telefonkosten mit seiner malischen Familie sehr hoch sind. „Skype existiert, hat aber einen Nachteil, es ist notwendig, eine E-Mail zu haben. Dies kann für die malische Bevölkerung, insbesondere ältere Menschen, kompliziert sein. Ich habe 2010 ein Kommunikationssystem mit der Verwendung der Telefonnummer als Kennung erstellt. Ich habe es bei meinen Familienmitgliedern installiert. Wir dachten uns, es kommerziell zu entwickeln. Aber man musste eine Festnetznummer und einen Anschluss haben. Das Internet in Mali war sehr teuer. Dann war das Festnetz aus der Mode gekommen. Also dachte ich, eine App zu erstellen, immer mit dieser Telefonnummer als Kennung. Ich erklärte diese Idee Freunden, die mir sagten, dass ich kein Geld verdienen würde oder dass es nur schlechteres Skype wäre.
Der Informatiker gibt entmutigt auf. Sechs Monate später kommt Viber, die App, die kostenlose Telefonanrufe (mit einer Mobilnummer als Kennung, Ed) ermöglicht. Genau die gleiche Idee, die er gehabt hatte. Bei jeder Idee, die er in Folge hat, ein malisches Viber geeignet für ein Land, wo das Internet weniger leistungsfähig und sporadisch ist, dann ein soziales Netzwerk mit integriertem Messenger, wird Mamadou Sidibe von globalen Giganten überholt. „Jedes Mal waren es 30.000 Euro Eigenmittel. Ich war versucht, alles hinzuwerfen.“ Glücklicherweise kam die Idee Lenali. Als ein soziales Sprachnetzwerk auch in lokalen Sprachen ermöglichte es Mamadou Gouro Sidibé, seinen Forschungen eine Dimension der Inklusivität zu verleihen, die den Unterschied ausmacht.
© 2018 lepoint.fr

3 Gedanken zu „LENALI, SOZIALES NETZWERK IN SPRACHE, KÖNNTE DAS INTERNET IN AFRIKA REVOLUTIONIEREN – 1er réseau social vocal: « L’Internet vocal n’exclut pas l’écrit, mais y amène »

  1. Ein Bericht über LENALI vom April 2019 (see below in English):
    Afrique Horizons : Une messagerie malienne innovante et sur mesure
    Afrique Renouveau/un.org: Avril 2019 – Juillet 2019; 9 Avril 2019
    Par Caroline Dubois
    Le Malien Mamadou Gouro Sidibé aurait pu poursuivre une carrière confortable au Centre national de la recherche scientifique en France. Mais en 2017, il décide de rentrer au pays pour développer Lenali, une application de réseau social qui fonctionne avec la voix.
    Contrairement à Facebook, Instagram ou Viber – qui reposent sur des messages écrits –, Lenali utilise le langage parlé. Il compte déjà 60 000 utilisateurs et ce nombre ne cesse d’augmenter
    Lenali offre un accès dans plusieurs langues locales comme le bambara, le soninké, le songhaï, le mooré et le wolof, mais aussi le français. L’application est donc accessible aux personnes sans éducation formelle, notamment celles des zones rurales. Tout le monde peut télécharger l’application, s’inscrire en ligne et l’utiliser.
    Sur Lenali, les utilisateurs peuvent sélectionner leur langue, taper ou enregistrer leur nom, publier des messages et laisser des commentaires à voix haute, sans avoir à lire. Les messages qu’ils envoient peuvent aussi bien être des mises à jour personnelles, des photos que des nouvelles. Selon M. Sidibé, Lenali est adapté aux professionnels qui souhaitent dynamiser leurs affaires.
    Un vendeur de mangues peut ainsi publier une photo, ajouter un fichier audio indiquant l’endroit où il se trouve, et dire aux personnes qui le souhaitent qu’elles peuvent obtenir des informations en envoyant leurs propres messages vocaux. « Tout peut se faire sans avoir à écrire», explique M. Sidibé, même si l’application accepte aussi les messages écrits.
    Pour l’entrepreneur, l’application est une solution sur mesure à un problème local. Selon l’UNESCO, le taux d’alphabétisation au Mali est inférieur à 50%, ce qui explique peut-être pourquoi le nombre d’utilisateurs de Facebook a stagné à 9% malgré la baisse des prix de la téléphonie mobile et l’augmentation du taux d’accès à Internet.
    L’objectif de M. Sidibé est, selon ses propres mots, de renforcer l’inclusion numérique, d’abord au Mali, puis dans d’autres pays d’Afrique. « Puisque les problèmes du Mali se retrouvent dans la plupart des pays d’Afrique, l’application peut fonctionner n’importe où. Nous envisageons d’ajouter d’autres langues à l’avenir », confie-t-il.
    M. Sidibé, 44 ans, raconte comment il a eu l’idée de Lenali quand, au supermarché, quelqu’un est venu lui demander de l’aide pour se servir de l’application de messagerie en ligne Viber. Comme l’explique M. Sidibé à Afrique Renouveau, c’est cette rencontre qui lui a donné l’idée de créer une plate-forme destinée aux personnes qui sont dans l’incapacité d’utiliser les applications de messagerie textuelle.
    Certaines organisations non gouvernementales actives au Mali, comme le Réseau national pour le développement des jeunes filles et des femmes du Mali, utilisent aussi Lenali à des fins de mobilisation sociale.
    « Une part essentielle des informations que nous publions concerne la santé en matière de procréation, la violence sexiste et l’alphabétisation », déclarent Hawa Niakate et Aminata Camara, qui travaillent pour cette organisation. « Nous utilisons le réseau social Lenali pour toucher tout le monde ».
    Deux utilisateurs de Lenali, Ada et Ladji, disent se servir de la plate-forme à des fins publicitaires pour vendre des services ou des produits tels que des légumes, ou encore l’utiliser pour héberger leurs CV. Le procédé est simple : elles enregistrent leurs voix dans une langue locale et publient les messages sur la plate-forme, dans l’espoir de toucher plusieurs dizaines de milliers d’utilisateurs.
    Le démarrage de Lenali ne s’est pas fait sans difficultés, rappelle M. Sidibé. « Lorsque j’ai créé mes deux premières entreprises en 2014, il n’y avait pas d’incubateurs au Mali. Mes projets auraient sans doute rencontré plus de succès avec l’aide d’un incubateur ». Les incubateurs sont des entreprises qui soutiennent les start-ups en mettant à leur disposition des bureaux, une formation à la gestion, un financement et d’autres aides.
    C’est la persévérance qui stimule l’esprit d’entreprise de M. Sidibé. « Quand vous avez un bon projet, vous devez être motivé et vous donner les moyens de réussir », explique-t-il. Et d’exhorter tous les jeunes entrepreneurs d’Afrique à explorer à leur tour les opportunités qu’offre l’industrie numérique.
    © 2019 un.org

    Africa Watch: Innovative messaging app tailor-made for Malians
    Africa Renewal (un.org): April 2019 – July 2019; 9 April 2019
    By Caroline Dubois
    Mamadou Gouro Sidibé of Mali could have continued his comfortable life working for the French National Center for Scientific Research, but in 2017 he decided to return to his country to develop Lenali—a voice-based social network app.
    Unlike Facebook, Instagram and Viber, apps that rely on written posts, Lenali works with spoken language. Already it boasts 60,000 users—and counting.
    Lenali integrates local languages such as Bambara, Soninke, Songhai, Mooré and Wolof, as well as French, making the app accessible to people without formal education, including those in rural areas. Anyone can download the application, register online and use it.
    On Lenali, users can select their language, type in or record their name, post and comment vocally without having to read anything. Posts could be anything from personal updates to photos to news. Mr. Sidibé even thinks people could use Lenali to boost their businesses.
    A mango vendor could post a photo, add audio that tells his or her location and ask people who want more information to comment by voice posts. “Everything is done without the need for writing skills,” Mr. Sidibé says, though the app does accept written posts as well.
    For the entrepreneur, the app is a tailor-made solution to a local problem. The literacy rate in Mali is less than 50%, according to UNESCO, which may be why the number of Facebook users in the country has stagnated at 9% despite the falling price of mobile phones and increasing internet access.
    Mr. Sidibé says his goal is to boost digital inclusivity, first in Mali and later in other countries in Africa, “because the problems in Mali are the same in the majority of countries in Africa, the app could work anywhere, and in the future, we can add many languages.”
    Lenali was improbably conceived in a supermarket, the 44-year-old Mr. Sidibé recalls, when someone asked for his help to use the online messaging app Viber. That planted a seed for the computer entrepreneur, giving him the idea to create a platform that caters to people who cannot use text-based messaging apps, Mr. Sidibé tells Africa Renewal.
    Currently some local nongovernmental organizations, such as the National Network for the Development of Young Girls and Women of Mali, are using Lenali for social mobilization.
    “An essential part of the information we publicize is about reproductive health, gender-based violence and literacy,” say Hawa Niakate and Aminata Camara, who work for the organization. “We use Lenali social network to reach everyone.”
    Two Lenali users, Ada and Ladji, say that they advertise services and produce such as vegetables on the platform, as well as use it to host their CVs. The process is simple: they record their voices in a local language and post the messages on the platform, hoping to reach tens of thousands of users.
    Starting up Lenali was not without its difficulties, Mr. Sidibé recalls. “When I was creating my first two businesses in 2014, there were no incubators in Mali. Perhaps my projects would have been more successful with the support of an incubator.” Incubators are companies that support start-ups with office space, management training, funding and other help.
    Perseverance, Mr. Sidibé explains, is what drives his entrepreneurial spirit. “Once you have a good project, you need to be motivated and give yourself the means to succeed.” He urges all young entrepreneurs in Africa to explore opportunities in the digital industry.
    © 2019 un.org

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  2. Ein Bericht über LENALI vom Januar 2021
    How this Malian voice-only app is helping illiterate small business owners reach more customers
    FACE2FACE AFRICA – 08.01.2021
    By Abu Mubarik
    Before returning to Mali to establish Lenali in 2017, a voice-based social media app, Mamadou Gouro Sidibé was working at the French National Center for Scientific Research.
    As lucrative as his job was, Sidibé identified a gap in the digital space in his native country, where social media platforms are not accessible to the uneducated or illiterates.
    The idea to develop Lenali came to him when a grocery store owner pleaded with him to read a Viber message he had received because he couldn’t read. “That’s when it clicked: I’m running after tools that are not understood yet,” Sidibé told Los Angeles Times.
    To make the app accessible to those without formal education, Lenali is integrated with local languages such as Bambara, Soninke, Songhai, Mooré and Wolof as well as French. Also, it is recognized as the world’s first voice-based network available in multiple West African languages, according to the Los Angeles Times.
    Sidibé, an IT engineer by profession, said the app has the potential to change the way business is done in West Africa. He told Africa Renewal Magazine the overriding aim of his app is to also increase inclusion in Mali and Africa as a whole. “The problems in Mali are the same in the majority of countries in Africa, the app could work anywhere, and in the future, we can add many languages,” he said.
    Mali has a population of 18 million with less than 50% of them being literates, according to UNESCO. This means that not many Malians can read or write, thereby limiting their ability to use the internet. For instance, despite the popularity of Facebook in West Africa, its penetration in Mali is less than 12%.
    Social groups such as the National Network for the Development of Young Girls and Women of Mali, are using Lenali for social mobilization. “An essential part of the information we publicize is about reproductive health, gender-based violence and literacy,” said Hawa Niakate and Aminata Camara, who work for the organization. “We use Lenali social network to reach everyone.”
    A Lenali user, Ada, said she advertises services and produce such as vegetables on the platform. She records her voice in a local language and posts the messages on the platform, with the goal to reach scores of users.
    There are already existing apps like Viber that allows people to communicate by recording voice. But what sets Lenali apart is the fact that users can build a profile using audio.
    So far, the app has over 50,000 users, mainly from Mali and part of the diaspora. Sidibé is, however, optimistic that the app will reach millions of people across the continent in the near future. He recently recalled the challenges he encountered in creating the app, noting Mali had no incubators to assist early startups. “Perhaps my projects would have been more successful with the support of an incubator,” he said.
    © 2021 face2faceafrica.com

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  3. « Le premier réseau social TOTALEMENT vocal et qui PARLE les langues locales »

    Lenali, l’application malienne d’autonomisation des propriétaires de petites entreprises analphabètes (English version)
    africanews. – 14.08.2019
    Ada Tembeli fait partie d’un nombre croissant d’entrepreneurs analphabètes qui ont maintenant trouvé une nouvelle façon de faire des affaires grâce aux médias sociaux. Ça s’appelle l’application vocale Lenali.
    Tembeli attire les clients en envoyant un message vocal en bambara avec l’emplacement de son stand, ainsi que des photos des fruits et légumes disponibles le jour même.
    “Voici vos jolis fruits. Nous avons de belles oranges mûres, des pommes, des bananes. Sans oublier de mentionner les ananas. Aujourd’hui, nous avons presque tout pour vous satisfaire. Pour nous trouver, allez au troisième pont et vous me verrez “, dit Tembeli, puis elle envoie le message vocal.
    Elle dit que l’application fonctionne pour elle parce qu’elle n’est pas allée à l‘école et ne comprend pas le français – qui est utilisé sur toutes les plateformes d’affaires en Afrique de l’Ouest francophone. Tembeli a également déclaré que ses revenus ont triplé depuis qu’elle a commencé à utiliser l’application, qui, tout comme Facebook, offre aux utilisateurs des options telles que “aime” et “messages”. Son interface est disponible dans différentes langues locales.
    Lenali a été développé par Mamadou Gouro Sidibe, un ingénieur informatique malien.
    Sidibe a eu l’idée de créer l’application lorsque le gérant d’un magasin qu’il visite régulièrement lui a demandé de lire un message en français sur l’application de chat Viber.
    Sidibe a mis des années à développer l’application. Il a quitté sa carrière dans des start-ups françaises pour travailler sur ce qu’il dit être le seul réseau vocal au monde disponible dans différentes langues ouest-africaines comme le bambara et le soninké qui sont parlées au Mali.
    Il a dit qu’il voulait créer une application qui pourrait être utilisée par les personnes qui ne savent ni lire ni écrire, ainsi qu’aider ceux qui ont besoin de partager l’information en français mais qui ne sont pas allés à l‘école pour l’apprendre.
    “J’ai décidé que Lenali devrait être une application vocale pour les médias sociaux, dans la langue locale. Donc, parce que j’avais besoin de permettre à des gens comme lui (le gérant du magasin) de comprendre ce qu’ils faisaient lorsqu’ils essayaient de l’installer,” explique-t-il.
    “Jusqu‘à faire votre profil vocalement. Si vous savez écrire, vous pouvez le faire par écrit, sinon, vous parlerez dans la demande et l’enregistrerez. Et après cela, vous pouvez publier vocalement, vous pouvez commenter vocalement et vous pouvez vraiment tout faire dans cette application sans jamais avoir à écrire un seul mot”, a-t-il ajouté.
    Avant la demande, la plupart des propriétaires de petites entreprises au Mali comptaient sur leurs amis, leur famille et le bouche-à-oreille pour assurer leur survie.
    Désormais, ils peuvent aller plus loin et attirer un plus large réseau de clients grâce à l’application vocale et au réseau de partage.
    Les ventes de motos dans la boutique de Boubacar Sidiki Goita à Bamako ont augmenté de 5% cette année après avoir commencé à utiliser une application de médias sociaux vocaux pour promouvoir ses produits et partager des informations avec des clients qui ne savent pas lire.
    Goita est alphabétisé mais beaucoup de gens qu’il essaie d’atteindre ne le sont pas.
    Il dit que Lenali est devenu populaire auprès des jeunes.
    “Depuis que j’utilise Lenali, mon chiffre d’affaires a augmenté de 5% et maintenant je peux vendre 20 motos par jour alors qu’avant c‘était dur de vendre seulement 5 par jour.
    Seulement 33% des Maliens sont alphabétisés, selon les Nations Unies.
    L’application gratuite, disponible depuis janvier 2017, compte 73 500 utilisateurs et devrait devenir rentable lorsqu’elle atteindra 200 000 utilisateurs, selon M. Sidibe.
    © 2019 fr.africanews.com

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