IBK SCHEINT WIEDERGEWÄHLT BEI NOCHMAL HALBIERTER WAHLBETEILIGUNG – Le camp IBK confiant dans l’attente des résultats; abstention doublée

Foto (c) Journal du Mali: Un Malien montre son doigt marqué à l’encre bleue, après avoir voté aux présidentielles – Ein Malier zeigt seinen mit unlöschbarer Tinte gekennzeichneten Zeigefinger nach der Stimmabgabe

Vor-vorläufiges Ergebnis der Stichwahl, veröffentlicht am 13.08.:
Les pourcentages (pré-provisoires) par régions:
National 68 IBK / 31 SC
Kayes 66/33
Koulikoro 73/26
Sikasso 76/23
Ségou 68/31
Mopti 65/34
Tombouctou 87/12
Gao 69/30
Kidal 97/2
Bko 60/39
Étranger 58/41

Malis Opposition wittert wieder Wahlbetrug
Deutsche Welle – 13.08.2018
Noch vor Verkündung offizieller Zahlen stellt die Opposition klar: Sie werde das Ergebnis der Stichwahl um das Präsidentenamt nicht anerkennen. Die meisten Malier blieben den Wahllokalen ohnehin fern.
Kommentar: Malis verspielte Chance
Deutsche Welle – 13.08.2018

DEUTSCHER ARTIKEL WEITER UNTER DEN FRANZÖSISCHEN

Report à jeudi de l’annonce des résultats de la présidentielle
Bekanntgabe des Wahlergebnisses auf Donnerstag verschoben – aus praktischen Gründen.
Das soll ab 9:30 Ortszeit auf dem staatlichen Fernsehsender ORTM geschehen.

AFP – 15.08.2018 à 16:00
L’annonce des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle au Mali entre le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta, donné favori, et l’opposant Soumaïla Cissé, envisagée mercredi soir, a été reportée à jeudi matin pour des raisons pratiques, a-t-on appris de sources gouvernementales.
„Le ministre de l’Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf, annoncera jeudi les résultats“, a déclaré à l’AFP un collaborateur du ministre …
Ils seront proclamés „en direct sur la télévision nationale“ ORTM „dans la matinée“, selon la même source. (…)
© 2018 AFP

UPDATE:
AFP – 16.08.2018 à 22:00
Résultats du second tour de l'élection présidentielle au Mali
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3. Mali: le camp IBK confiant dans l’attente des résultats
AFP – 14.08.2018 à 23:00
Par Clément SABOURIN
Le parti du président malien sortant a estimé mardi qu’il „serait réélu“ à la tête du Mali, avant même l’annonce officielle des résultats et malgré les appels des Nations unies et de l’UE à garder le calme, après un deuxième tour marqué par les soupçons de fraude électorale et par une amélioration de la sécurité.
Les résultats provisoires du duel entre le président sortant et favori Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) et l’opposant Soumaïla Cissé doivent être annoncés mercredi, selon une source officielle.
Selon le camp d’IBK, il „serait réélu de manière large et confortable“, selon „les résultats issus du système de centralisation“. „Toutefois, nous attendons avec sérénité les résultats officiels qui vont être communiqués prochainement par les autorités compétentes“, a relevé Boukary Treta, son directeur de campagne.
La veille, son opposant avait appelé les Maliens à se „lever“ face à des résultats qu’il rejetait d’emblée car entachés de fraude, selon lui. Son chef de campagne, Tiébilé Dramé, a précisé mardi devant la presse que ces protestations seraient „pacifiques, démocratiques“.
Selon M. Dramé, Soumaïla Cissé „rejette d’ores et déjà les résultats“ attribués au président sortant, notamment „dans plusieurs localités du nord“, „caractérisés par du bourrage d’urnes“, et non l’ensemble de ce scrutin déterminant pour l’avenir du Sahel.
Le vainqueur entrera en fonctions le 4 septembre avec la lourde tâche de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg, dans ce vaste pays du Sahel toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq ans d’interventions militaires internationales.
(…)
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé „toutes les parties à conserver le calme jusqu’à la conclusion du processus électoral, (tout) en évitant les rhétoriques incendiaires“. A Bamako, la mission d’observation électorale de l’UE a exhorté „les candidats à faire preuve de mesure“ dans l’attente des résultats. ONU et UE ont insisté pour que les deux candidats évitent d’annoncer leurs propres résultats, en vain.
– Transparence ‚indispensable‘ –
Alors que la tension montait à Bamako, l’UE a exhorté lundi le gouvernement à publier „dès que possible et avant proclamation des résultats définitifs, l’intégralité des résultats provisoires bureau de vote par bureau de vote“.
„Il s’agit là de mesures indispensables afin de garantir l’intégrité du vote“, a insisté la cheffe de la mission d’observation électorale de l’UE, Cécile Kyenge, réitérant „ses appels à la transparence“ dans la compilation des résultats.
Ni les observateurs de l’Union africaine, ni ceux de l’UE, n’ont constaté les „fraudes électorales“ alléguées par l’opposition et rejetées en bloc par IBK qui accuse le camp adverse de „mise en scène“.
– Désintérêt –
Le second tour s’est déroulé dimanche dans un climat plus apaisé. Seuls 490 bureaux de vote – sur 23.000 – n’ont pu ouvrir, soit moitié moins que le 29 juillet. Ce succès est dû selon lui à la „montée en puissance“ de l’armée qui avait déployé 36.000 hommes, 6.000 de plus qu’au premier tour.
Le gouvernement a indiqué que la grande majorité des bureaux fermés (440 sur 490) étaient dans la région de Mopti (centre), en proie à des violences ethniques attisées par les jihadistes.
Le scrutin s’est déroulé dans une relative indifférence de la population et l’appel lancé lundi par M. Cissé ne semble pas avoir été suivi. „Les gens sont désormais à la préparation de la tabaski“, comme on appelle en Afrique de l’Ouest l’Aïd el-Kebir, relève l’analyste politique Souleymane Drabo. „Il faut acheter un mouton, l’élection est déjà en train de passer au second plan“.
© 2018 AFP

Fotos (c) AFP/Michele CATTANI: Un agent électoral tamponne une carte d’électeur dans un bureau de vote de Bamako lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 au Mali – Ein Wahlhelfer stempelt eine Wählerkarte in einem Bamakoer Wahllokal

Une femme vote lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Mali

Une femme vote lors du 2e tour de la présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Mali – Eine Frau gibt beim zweiten Wahlgang der Präsidentschaftswahlen ihre Stimme ab, am 12.August 2018 in Bamako

Des agents électoraux procèdent au dépouillement des bulletins de vote pour le 2e tour de l’élection présidentielle, le 12 août 2018 à Bamako, au Mali – Wahlhelfer beginnen mit der Stimmenauszählung, am Abend des 12. August 2018 in Bamako

1. Présidentielle au Mali : les abstentionnistes, entre lassitude et déception
Jeune Afrique – 09 août 2018 à 14h21
Par Aïssatou Diallo – Envoyée spéciale à Bamako
Plus de la moitié des Maliens ne se sont pas rendus aux urnes le 29 juillet pour le premier tour de la présidentielle. Au-delà des incidents qui ont empêché le vote dans plusieurs bureaux dans le centre et le nord du pays, ce fort taux d’abstention reflète la défiance des électeurs maliens vis-à-vis de leurs hommes politiques.

Foto (c) Baba Ahmed/AP/SIPA: Début du dépouillement dans un bureau de vote à Bamako, dimanche 29 juillet. – Beginn der Stimmenauszählung in einem Wahllokal in Bamako

« Pourquoi je n’ai pas voté le 29 ? Ce sont tous des égoïstes. D’ailleurs je n’ai jamais voté ! » Assis près de son étal de fripes au marché de Médina Koura, à Bamako, Ousmane s’étonne même que l’on pose la question, tant la réponse lui semble évidente. « J’avais voté pour IBK en 2013. Mais cette année, je n’ai même pas récupéré ma carte d’électeur. Je suis trop déçu », renchérit d’une voix calme son voisin d’étal, Moussa. Parmi la dizaine de commerçants installés le long de la route, peu exhibent des restes d’encre bleue sur l’index, preuve de leur vote.
Selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle mercredi 8 août, les abstentionnistes ont beau être majoritaires, la participation a cependant été l’une des plus élevées de ces dernières années. 23 % en 1992, 36 % en 2007… Seule exception, la présidentielle de 2013, lors de laquelle près de la moitié des électeurs s’étaient rendus aux urnes. Une mobilisation sans précédent qui tient au contexte. Le pays sortait d’un coup d’État militaire et la volonté de tourner la page a motivé les électeurs à se déplacer.
Comment expliquer ce désamour chronique des Maliens envers leur classe politique ? Il y a d’abord l’absence de renouvellement, la lassitude de voir les mêmes acteurs se partager sans cesse le devant de la scène. Au Mali, les élections se succèdent et les castings ne changent que très peu. Opposants bien rodés, anciens ministres ou députés, souvent passés par l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema-PASJ) avant de créer leur propre parti… la plupart des candidats à la présidentielle sont des habitués de la scène politique. …Le reste réservé aux abonnés de Jeune Afrique
© 2018 jeuneafrique.com

Fotos (c) JA/Vincent Fournier, Emmanuel Daou Bakary: Aliou Diallo (g.) et Cheick Modibo Diarra, arrivés respectivement troisième et quatrième du premier tour de la présidentielle au Mali. – Aliou Diallo (li.) und CMD, dritter und vierter beim ersten Wahlgang der Präsidentschaftswahlen

2. Pourquoi les faiseurs de roi n’ont pas donné de consignes de vote
Jeune Afrique – 10 août 2018 à 15h42
Par Baba Ahmed – et Aissatou Diallo à Bamako
Ils totalisent à eux deux près de 15% des suffrages du premier tour le 29 juillet. Un réservoir de voix important, qui pourrait faire basculer le second tour entre le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta et son challenger, le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé. Mais ni Aliou Diallo, troisième avec 8,33%, ni Cheick Modibo Diarra, quatrième avec 7,4%, n’ont donné de consigne de vote pour dimanche.
– Aliou Diallo ménage ses options –
Jeudi, le riche homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo s’est adressé à ses militants depuis son QG de campagne. Après avoir dressé un bilan plutôt satisfait de sa campagne et de son résultat, il a déploré la « fraude » qui a, selon lui, entaché le scrutin. Et contre toute attente, il n’a donné aucune consigne de vote. « C’est donc aux Maliens que je laisse le soin de s’exprimer comme ils le souhaitent au second tour de l’élection présidentielle », a-t-il déclaré à ses militants.
Une position qui, même si elle semble faire l’unanimité au sein de son parti, tient plus au rejet du processus électoral qu’à une neutralité entres les deux candidats toujours en lice. « Il ne sert à rien d’aller au second tour dans les mêmes conditions, sans que nos exigences pour plus de transparence du scrutin soient mises en place. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. C’est perdu d’avance », explique le député ADP-Maliba Ahmadou Thiam, co-directeur de campagne d’Aliou Diallo. Le parti, dont plusieurs recours ont été rejetés par la Cour constitutionnelle, souhaitait un report du second tour ou une suspension du processus.
L’homme d’affaires, lui, semble avoir déjà le regard tourné vers la prochaine échéance électorale : les législatives. « Nous devrons redoubler d’efforts pour préparer les élections législatives du mois de novembre et obtenir une majorité de contrôle de l’action du président qui sera investi le 4 septembre prochain », a-t-il expliqué.
Des tractations ont pourtant eu lieu en vue d’un ralliement officiel d’Aliou Diallo à l’un des deux candidats au second tour. Si l’équipe de Soumaïla Cissé comptait sur le ralliement de Diallo, la direction de campagne d’IBK a également envoyé des émissaires au faiseur de roi. En vain.
En refusant de se positionner, ce serait en fait l’homme d’affaires Aliou Diallo qui aurait pris le dessus sur l’homme politique. « Il pensait qu’IBK n’était pas aussi populaire que ça et s’est présenté à l’élection pour mieux se positionner. Mais lorsqu’il s’est rendu compte du poids d’IBK, il a préféré ne pas trop enfoncer le clou pour ne pas trop abîmer ses affaires. En appelant à voter pour personne, il n’appelle pas à voter contre IBK… », analyse ainsi le politologue Issa Ndiaye, professeur à l’université de Bamako.
– Le calcul politique de Cheick Modibo Diarra –
Du côté de Cheick Modibo Diarra, le refus de soutenir l’un ou l’autre des candidats, assumé, découle d’une ligne politique définie avant l’élection. « Depuis notre congrès de novembre 2017, nous avons déclaré au niveau de Yelema que le changement que nous voulons n’est incarnée ni par le candidat de la majorité, ni par celui de l’opposition. Il se trouve, aujourd’hui, que ce sont les deux candidats au second tour, nous avons donc opté pour la neutralité. Que chacun vote comme il le veut », explique à Jeune Afrique Moussa Mara, président du parti Yelema et directeur de campagne de Cheick Modibo Diarra, en faveur duquel il s’était désisté un peu plus d’un mois avant le premier tour.
Mais derrière la posture affichée, il y a aussi un calcul politique bien compris, juge le politologue Issa Ndiaye. « L’électorat de Cheick Modibo Diarra est plus favorable à IBK qu’à Soumaila Cissé et les tractations pour les négociations en vue d’un futur portefeuille en cas de victoire n’ont pas abouti. Il ne servait donc à rien de donner des consignes de votes qui ne seront pas suivies ».
Au QG de campagne d’IBK, on répète depuis l’annonce des résultats du premier tour que les consignes du « boss » sont restées fermes, malgré les nombreuses prises de contacts et tractions. « Tout ralliement doit se faire sur la base du programme présidentiel, proposé par [IBK], mais il reste ouvert s’il y a des améliorations à faire », nous assure une source au cœur de la campagne du président IBK.
Faute de ralliement conséquent, et alors que la courte semaine de campagne d’entre-deux tours a été marquée par les polémiques sur le déroulement du scrutin, Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé ne peuvent donc compter que sur leur propre force pour rallier les électeurs qui les ont boudé au premier tour. Et plus encore ceux qui n’ont pas même pris la peine de se rendre aux urnes.
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Malis Opposition wittert wieder Wahlbetrug
Deutsche Welle – 13.08.2018
Noch vor Verkündung offizieller Zahlen stellt die Opposition klar: Sie werde das Ergebnis der Stichwahl um das Präsidentenamt nicht anerkennen. Die meisten Malier blieben den Wahllokalen ohnehin fern.

Es gebe Beweise für Wahlbetrug, erklärte Soumaila Cissé, der Herausforderer von Staatschef Ibrahim Boubacar Keita. Zugleich forderte Cissé die Malier auf, sich zu „erheben“. „Wir werden es nicht hinnehmen, dass der Präsident durch Betrug gewinnt“, rief Cissé seinen Anhängern in der Hauptstadt Bamako zu. Wahlbeobachter hatten hingegen von einer weitgehend fairen Abstimmung gesprochen.
Schon nach der ersten Wahlrunde hatte die Opposition Betrugsvorwürfe erhoben. Cissé und weitere Oppositionskandidaten reichten zahlreiche Beschwerden gegen das Ergebnis ein, die vom Verfassungsgericht aber abgewiesen wurden. Ende Juli hatte der als Favorit ins Rennen gegangene Staatschef Keita nach offizieller Darstellung fast 42 Prozent der Stimmen erhalten, der frühere Finanzminister und heutige Oppositionsführer Cissé erzielte knapp 18 Prozent. Das Ergebnis der entscheidenden Stichwahl dürfte frühestens Mitte dieser Woche bekanntgegeben werden.
Gewalt prägt Wahl
Wie beim ersten Wahlgang konnten die Malier auch am Sonntag an etlichen Orten vor allem im Zentrum und im Norden des Landes nicht ihre Stimme abgeben. Nach Drohungen radikaler Islamisten blieben laut jüngsten Medienberichten mehrere Hundert der insgesamt 23.000 Wahllokale aus Sicherheitsgründen geschlossen. Die Furcht vor Gewalt sowie allgemeines Desinteresse führten wohl zu einer extrem niedrigen Wahlbeteiligung, die von Bürgerrechtlern auf lediglich rund 25 Prozent geschätzt wird.
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Kommentar: Malis verspielte Chance
Deutsche Welle – 13.08.2018
In Mali ist am Sonntag über das Präsidentenamt entschieden worden. Von Anfang an war Amtsinhaber Keïta trotz aller Unzufriedenheit im Land großer Favorit. Die Opposition hat ihre Chance verspielt, meint Katrin Gänsler.

Nirgendwo lange Schlangen, nirgendwo Gedränge, aber vor allem nirgendwo Enthusiasmus. In Mali ist die Stichwahl zwischen Amtsinhaber Ibrahim Boubacar Keïta und Herausforderer Soumaïla Cissé auf wenig Interesse gestoßen. Es ist nicht davon auszugehen, dass sich das absehbarer Zeit ändert. Schon vor dem ersten Wahlgang waren im ganzen Land potenzielle Wähler unzufrieden. Im Norden und im Zentrum klagten sie über die anhaltend schlechte Sicherheitslage; zurecht, wie die Ermordung eines Wahlleiters in der Region Niafunké, Cissés Heimatregion, sowie der Überfall auf einen Konvoi nur zwei Tage nach dem ersten Wahlgang in der Nähe von Ségou zeigen. Dort starben vier Soldaten.
Frust herrschte aber auch im Süden und Westen über schlechte Arbeitsperspektiven und mangelnde Infrastruktur. Das zeigte bereits die geringe Wahlbeteiligung von lediglich 42,7 Prozent vor zwei Wochen, aktuelle Zahlen aus der Stichwahl stehen noch aus. Als vor fünf Jahren noch Aufbruchstimmung da war, gingen fast 49 Prozent wählen, so viele Menschen wie nie zuvor in der einstigen französischen Kolonie.
Eigentlich ein leichtes Spiel für die Opposition
Für die Opposition hätte diese Wahl ein leichteres Spiel sein müssen. Doch sie konnte sich von Anfang an nicht auf einen Kandidaten einigen, weshalb auf dem langen Stimmzettel neben Keïta 23 weitere Namen standen. Zwar gab es anfangs Beteuerungen, dass man bei einer Stichwahl den Zweitplatzierten unterstützen wolle. Doch Bündnisse mit Dutzenden Kandidaten gehen selten gut. Das haben schon die Tage vor der Stichwahl gezeigt, als weder der Drittplatzierte Aliou Diallo, noch der Vierte, Cheick Modibo Diarra, eine Wahlempfehlung abgaben und damit deutlich machten: Diese Wahl ist längst gelaufen. Denn letztendlich zählen persönliche Interessen. Wäre es anders und würde es um die Zukunft Malis gehen, hätten sie sich im Vorfeld auf einen Bewerber einigen können.
Das ist jedoch nicht der einzige Grund, weshalb Keïtas Kontrahenten ihre Chancen verspielt haben. Zwar geht es in Westafrika im Wahlkampf selten um Programme, konkrete Vorhaben oder gar deren Finanzierung. Die malische Opposition, allen voran Cissé und dessen Union für die Republik und die Demokratie (URD), fiel seit Wochen aber nur mit Regierungskritik auf. Schon vor der Wahl prangerten Cissés Leute ein möglicherweise falsches Wählerverzeichnis an. Die Klagen über massive Manipulation wurden anschließend noch lauter. Auf Nachfragen bei Wahlkampf-Mitarbeitern wurde allerdings nie ein konkretes Beispiel, nie nur eine Zahl genannt.
Müder Wahlkampf
Natürlich ist es wichtig und richtig, auf Unregelmäßigkeiten aufmerksam zu machen, über die auch malische Wähler und nationale Beobachter klagten. Schon im Vorfeld hatte es organisatorische Probleme gegeben. Aber bloß mit Gejammer und Schuldzuweisungen lassen sich keine Unterstützer gewinnen. Gerade Cissé hat damit eine weitere Möglichkeit vertan. Als klar war, dass er in der Stichwahl steht, hätte er mit seinen Ideen, vor allem aber mit Zuversicht und einem „wir schaffen das“ werben sollen. Doch bei Auftritten, von denen es einige gab, demonstrierte er Unzufriedenheit und Enttäuschung. Erst Freitagnachmittag und somit wenige Stunden vor dem offiziellen Ende des Wahlkampfs versuchte er ein einziges Mal, doch noch Wähler für sich zu gewinnen, ein müdes und kaum überzeugendes Unterfangen.
Letztendlich hätte schon vor der Wahl klar sein müssen, dass der von der Opposition propagierte Wandel und der Bruch mit dem alten Regime nicht zu ihren Personen passt. Gerade Cissé war bereits zweimal erfolgloser Kandidat. Seit der Demokratisierung Anfang der 1990er Jahre hatte er unterschiedliche Ministerposten inne und arbeitete sogar mit Keïta zusammen. Cissé ist selbst 68 Jahre alt in einem Land, in dem 67 Prozent der Einwohner jünger als 25 Jahre alt sind. Natürlich braucht ein Staatschef Erfahrung und Wissen. Doch bei zu vielen erfolglosen Versuchen wirkt das irgendwann abgenutzt.
Amtsinhaber Keïta steht indes vor riesigen Aufgaben. Er muss vor allem dafür sorgen, dass das Land nicht noch weiter auseinander driftet. Das gelingt nur, wenn der Staat in allen Landesteilen, vor allem aber Kidal und Zentralmali, wieder präsent ist. Nach den massiven Vorwürfen von Fälschungen gilt es außerdem, die Politik wieder zu einen. Neue Impulse sind nach der mageren Bilanz seiner ersten Amtszeit allerdings kaum zu erwarten.
Für viele der 18 Millionen Malier heißt das allerdings: Nach der verspielten Chance müssen sie fünf weitere Jahre warten, falls es nicht vorher zu einem Staatsstreich kommt. Vielleicht tritt die alte Garde, die seit Jahrzehnten Malis Politik dominiert, dann tatsächlich nicht mehr an und macht Platz, damit es zu einem wirklichen Bruch und einem Wandel in dem Sahel-Staat kommen kann.
© 2018 dw.com

2 Gedanken zu „IBK SCHEINT WIEDERGEWÄHLT BEI NOCHMAL HALBIERTER WAHLBETEILIGUNG – Le camp IBK confiant dans l’attente des résultats; abstention doublée

  1. da läuft was schief:::

    2. korrektur

    „Für viele der 18 Millionen Malier heißt das allerdings: Nach der verspielten Chance müssen sie fünf weitere Jahre warten, “
    und bei jeder pseudodemokratischen wahl weltweit
    ja
    wenn man seine stimme „abgibt“ … ist sie weg …
    sie wird in einer „“urne““ versenkt und zu grabe getragen !!!!!!!!!!!!!

    luise

    Liken

  2. Mali : un second tour en forme de désillusion
    Le Point Afrique – 13/08/2018 à 21:21
    REPORTAGE. Si la mobilisation a été forte au premier tour de l’élection présidentielle, ses résultats ont achevé les espoirs de nombreux Maliens, qui ne se sont pas déplacés pour le second tour.
    Par Olivier Dubois, à Bamako
    Le pick-up blanc de la police, gyrophare dehors, sirène hurlante, s’élance sous la pluie, dans le chemin boueux et crevassé qui mène à l’école AB, très vite suivi d’un premier véhicule tout terrain, puis d’un second, portes latérales ouvertes, d’où émergent deux gardes du corps massifs dans leur costume, torse bombé, prêts à toute éventualité. Un quart d’heure plus tôt, le président Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa succession, a voté à l’école AB pour le second tour de l’élection présidentielle. Les flaques d’eau sale éclaboussent pneus et jantes chromées des véhicules tout terrain aux vitres teintées qui se dirigent sous bonne escorte vers la grande artère goudronnée du quartier de Sébénicoro. Un groupe d’une dizaine d’enfants et quelques femmes accompagnent d’acclamations et de cris stridents le passage du véhicule présidentiel. Ils ne verront pas « Boua », le vieux, mais la présence du chef de l’État qui, tel un monarque en carrosse, passe si près d’eux a un effet galvanisant sur le petit groupe. « Boua ta bla ! », « Boua ta bla ! » scandent-ils à pleins poumons.

    (…… En lire plus)
    – L’accès à Internet perturbé –
    À dix-huit heures, le scrutin prend fin et les 2 457 bureaux de vote de la capitale ferment leurs portes pour commencer le laborieux processus de dépouillement. Peu à peu, la nuit envahit la capitale. Sur un trottoir proche de la place de l’indépendance, Boubacar et un ami ont les yeux rivés sur leur téléphone portable, sur Facebook ou Whats App pour correspondre avec la famille ou les amis et avoir des infos sur le déroulement du scrutin dans leurs villages respectifs, à l’intérieur du pays. Le chargement est long, très long, et finalement rien ne s’affiche. « Une simple photo qui mettait une dizaine de secondes à charger met parfois 1 heure, voire plus », déplore Boubacar, qui estime que depuis le premier tour, sur Orange, le principal réseau du Mali, il est devenu très difficile de se connecter à Internet. Agacé, il cesse toute tentative.
    … Interrogé à ce sujet, Arouna Modibo Touré, l’énergique ministre de la Communication et de l’Économie numérique, dément toute action gouvernementale visant à perturber le réseau …
    « … le cahier des charges que nous avons signé avec les opérateurs ne nous permet pas de leur demander de couper l’accès à Internet et aux réseaux sociaux … », explique le ministre, qui concède néanmoins « une dégradation du réseau » possiblement dû à « un surplus d’utilisateurs », durant cette période de campagne.
    Il est aux alentours de 21 heures quand un petit groupe d’amis se poste à côté du bureau de vote du Sacré-Cœur à Baco Djicoroni pour essayer d’obtenir les premières tendances, tandis que dans le camp de Soumaïla Cissé, on fête déjà une victoire qui est loin d’être confirmée. À la question « Qui va l’emporter ? » Cheick répond avec certitude : « Toutes les conditions aujourd’hui sont réunies pour une victoire du président IBK. Il est difficile de reconnaître qu’un changement viendra de ce scrutin. Je ne vois pas avec tout ce qu’il s’est passé comment on pourra avoir des résultats transparents et crédibles de toute façon. » Un autre, à côté de lui, hausse les épaules. « Je ne sais pas trop qui gagnera, mais ça a peu d’importance pour moi, car ça ne changera rien. Dans une dizaine de jours, ce sera la fête de Tabaski, toute la famille sera là, donc j’ai d’autres préoccupations. »
    © 2018 lepoint.fr

    Einige ähnliche Überlegungen in der deutschen Zeitung Jungle World:
    Sieg des Desinteresses
    Jungle World – 23.08.2018
    In Mali hat der Amtsinhaber die Stichwahl um die Präsidentschaft gewonnen. Es gibt Manipulationsvorwürfe, die Wahlbeteiligung war sehr niedrig.
    Von Bernhard Schmid
    Sage niemand, es bringe nichts, das Verfassungsgericht anzurufen. Am Montagvormittag gegen elf Uhr Ortszeit korrigierte das malische Verfassungsgericht das Ergebnis der Stichwahl vom 12. August zwischen Staatspräsident Ibrahim Boubacar Keïta und seinem Herausforderer Soumaïla Cissé. Keïta hatte laut offiziellen Angaben 67,17 Prozent der Stimmen erhalten, nach der Korrektur durch die neun Verfassungsrichter, deren Urteilsverkündung im Radio übertragen wurde, sind es nur noch 67,16 Prozent. Cissé war bereits bei den Wahlen vor fünf Jahren als Kandidat der Union für die Republik und Demokratie (URD) Keïta unterlegen.
    Trotz des Urteils bleiben viele Fragen offen. Etwa, wie es sein kann, dass in einer Reihe von Kommunen im von Steppen und Wüsten geprägten Norden des Landes offiziellen Angaben zufolge 92 bis 100 Prozent der Wahlbeteiligten ihre Stimme abgaben und zu fast 100 Prozent für den Amtsinhaber stimmten. Es geht unter anderem um Kommunen, aus denen die Mehrheit der Einwohnerinnen und Einwohner wegen der anhaltenden Gewalt in den drei nördlichen Verwaltungsregionen Timbuktu, Gao und Kidal geflohen war. Derzeit leben sie als Flüchtlinge in den Nachbarländern Mauretanien und Burkina Faso.
    Dass der Krieg niedriger Intensität andauert, erwies sich für die Regierung offenbar als praktisch. An den Kämpfen im Norden sind jihadistische Gruppen beteiligt, aber nicht nur sie profitieren von der anhaltenden Instabilität. Viele Jihadisten arbeiten als Söldner für kriminelle Gruppen, die am Transithandel mit Benzin, Zigaretten, Waffen und Drogen oder am Transport von Migranten durch die Sahara beteiligt sind; Mitglieder krimineller Gruppen geben sich wiederum oft als Jihadisten aus. An den für sie günstigen Bedingungen haben auch die Präsenz von über 3 500 Soldaten der französischen Streitmacht »Barkhane« zwischen Mali und dem Tschad und von 800 Soldaten der deutschen Bundeswehr unter anderem in Gao, die EU-Ausbildungsmission EUTAM sowie eine Reihe von Fortbildungsprogrammen für die malische Armee nichts geändert. In diesen Tagen bewachen etwa deutsche Soldaten die Flughafenhalle in Bamako, aber weder die Bundeswehr noch die malische Armee konnte bislang die Gewalt in Nordmali eindämmen, die seit einem Jahr erheblich zugenommen hat.
    Eine andere offene Frage lautet, wie es sein kann, dass in manchen Wahlbüros in Mali – folgt man den offiziellen Zahlen – bis zu 800 Menschen gleichzeitig abgestimmt haben sollen. In den Wahlbüros in den malischen Konsulaten in Frankreich waren es zur selben Zeit höchstens 150 Menschen, die abgefertigt werden konnten, und die Einrichtungen auf französischem Boden waren oft besser ausgestattet.
    Die Wahlbeteiligung fiel ausgesprochen gering aus. Im ersten Durchgang am 29. Juli betrug sie offiziell 42,7 Prozent, verglichen mit 65 Prozent fünf Jahre zuvor. In der Stichwahl fiel die Beteiligung laut Angaben des zuständigen Ministeriums für territoriale Angelegenheiten auf 34,5 Prozent. Es war ein historischer Tiefstand in Mali, einem Land, dessen Bevölkerung es 1991 aus eigener Kraft geschafft hatte, die 23 Jahre währende Militärherrschaft unter Moussa Traoré zu beenden und eine Demokratie aufzubauen. Die zivilgesellschaftliche Beobachtermission Pool d’observation citoyenne du Mali (POCIM), die 2 200 ehrenamtliche Wahlbeobachter in alle 49 Kreise des Landes entsandt hatte, errechnete eine Wahlbeteiligung von 27,3 Prozent. In der Hauptstadt Bamako war die Teilnahme unterschiedlichen Quellen zufolge noch erheblich schwächer. Die panafrikanische Wochenzeitschrift Jeune Afrique bezifferte die Wahlbeteiligung am 12. August bis zur Mittagszeit auf 4,8 Prozent.
    2013 markierte die Präsidentschaftswahl in den Augen vieler Malierinnen und Malier einen Neubeginn, nachdem der Staat beinahe zusammengebrochen war. Im April 2012 hatte sich die Nordhälfte des Landes unter dem Namen »Azawad« abgespalten, maßgeblich unterstützt durch jihadistische Kräfte. Die formelle Rückeroberung des Nordens erfolgte ab Januar 2013 binnen kurzer Zeit durch die französische Militärintervention »Operation Serval«. Zahlreiche Taxis und andere Fahrzeuge schmückten ihre Heckscheiben damals mit Postern zur Wahl, oft mit dem Bild von Keïta. Die jüngsten Wahlen interessierten den Großteil der ärmeren Bevölkerungsmehrheit hingegen kaum.
    Keïtas Herausforderer Cissé vermochte es nicht, die Bevölkerung ausreichend zu begeistern. Er hatte zwischen 1993 und 2002 Ministerämter inne. Ihm wird vorgeworfen, in seiner Amtszeit vor allem im Energieministerium an großangelegten Unterschlagungen beteiligt gewesen zu sein. Im Frühjahr 2012 stürzte eine Handvoll Offiziere unter Hauptmann Amadou Sanogo mit der Unterstützung junger Militärangehöriger ihre korrupten Vorgesetzten sowie das alte Regime und übernahm vorübergehend die Regierungsgewalt in Bamako, unter dem Applaus vieler Malierinnen und Malier. Während dieser Krise beteiligte sich Cissé an dem Appell führender Politiker der Nachbarländer, Mali unter Embargo zu stellen. Mehrere Staaten der Region, die Westafrikanische Wirtschaftsgemeinschaft und die frühere Kolonialmacht Frankreich verhängten daraufhin Sanktionen, die das Land wirtschaftlich in eine tiefe Krise stürzten. Nach einer halbjährigen Übergangsphase wurde eine neue Regierung eingesetzt, in der mehrheitlich wieder die alte Führungsschicht vertreten war.
    Viele Wahlberechtigte verübeln dies Cissé bis heute. So etwa der aus ärmeren Verhältnissen kommende Amadou. Er arbeitet als Experte für die Entschärfung von Explosivstoffen bei der Polizei, erhält jedoch nur einen geringfügigen Verdienst im Vergleich zu den Unteroffizieren, die im Dienst auf ihn angewiesen sind, wenn es um Antiterroreinsätze geht. Es seien Prämien für Spezialisten wie ihn vorgesehen gewesen, doch die seien im Ministerium infolge der Korruption unterschlagen worden, erzählt er. Um auf einen gutdotierten Unteroffiziersposten zu kommen, brauche man nicht Kompetenzen, sondern Beziehungen, fügt er hinzu. Er habe in der ersten Runde für den Oppositionskandidaten Cheick Modibo Diarra gestimmt, einen ehemaligen Premierminister. In der Stichwahl habe Amadou zwischen Enthaltung und der Wahl Keïtas geschwankt, obwohl er den Amtsinhaber heftig kritisiert – von Förderung der Korruption bis zum völligen Fehlen positiver Leistungen in der Amtszeitbilanz reichen die Vorwürfe. Doch Cissé sei seiner Meinung nach das größere Übel, so Amadou.
    Für Wahlmanipulationen, die es zweifellos gegeben hat, war es entscheidend, die Ergebnisse des ersten Wahlgangs im Sinne der Regierung umzugestalten. Es gibt Berichte über Manipulationen der Stimmenzahlen bis hin zu Stimmenkauf. So sollen etwa arme Bauern für ihren aus der Wahlkabine mitgebrachten leeren Stimmzettel 2 000 Franc CFA (drei Euro) erhalten haben – nachdem sie einen für sie fertig ausgefüllten in die Urne geworfen hatten. Dass der bei Armen und der Mittelschicht weithin unbeliebte Cissé in der ersten Runde auf den zweiten Platz kam, ließ nicht erwarten, dass jene Bevölkerungsteile sich in der Stichwahl für ihn einsetzen würden. Der Dritt- und der Viertplatzierte nach dem ersten Durchgang, der Geschäftsmann und Goldminenbesitzer Aliou Diallo sowie Cheikh Modibo Diarra, gaben keine Wahlempfehlung vor der Stichwahl ab.
    Insofern war nicht allzu viel Wahlmanipulation nötig, um die Stichwahl zu entscheiden. In der zweiten Runde dürfte sie vor allem dazu gedient haben, die Beteiligung anzuheben. Die meisten Einwohnerinnen und Einwohner der Hauptstadt Bamako kümmerten sich eher darum, das muslimische Opferfest vorzubereiten, das am Dienstag und Mittwoch stattfand. Am Wochenende durchzogen große Hammelherden und Rinder das Industriegebiet von Bamako. Das in der Familie begangene Fest ging vor, das Wahlergebnis brachte kaum jemanden in Feierstimmung.
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