DSCHIHADISTEN AN DEN RUNDEN TISCH ? – Il faut négocier avec les djihadistes?

1. Mit Dschihadisten verhandeln?

Le Monde Diplomatique – 12.04.2018
Von Charlotte Wiedemann
Neutralisieren, unschädlich machen. Für das Töten muslimischer Terroristen werden Worte verwandt, die aus der Insektenvernichtung stammen. Es scheint sich um Täter jenseits aller gemeinhin geltenden Maßstäbe zu handeln, bei deren Bekämpfung folglich das Völkerrecht keine Anwendung zu finden braucht. Der War on Terror, psychologisch und rechtlich derart entgrenzt geführt, ist auf den meisten Schauplätzen militärisch gescheitert. Damit verliert auch die westliche Definition vom totalen Feind an Deutungsmacht.
2. Mit Dschihadisten verhandeln? Eine radikale Idee, die in Mali immer populärer wird
IRIN – 19.04.2018
Analyse von Aliou Hasseye, Freelance-Journalist in Bamako
Keine deutsche Übersetzung, aber hier geht es => zur englischen Version
3a. Frieden und Sicherheit in Mali: IBK hatte versucht, mit Iyad Ag Ghaly zu verhandeln
Bamako (La Sirène) – 21. Februar 2018
Viele Male von der malischen Zivilgesellschaft aufgefordert, einen Prozess des Dialogs mit den im Norden agierenden Terrorgruppen zu beginnen, hat sich Präsident IBK zu diesem Thema öffentlich schon immer kompromisslos gezeigt.
3b. Terroristen: sortiert sie, bevor ihr verhandelt!
maliweb – 27. März 2018
Verhandeln mit Iyad Ag Ghaly? Dies wäre nach Ansicht einiger Malier die Wunderlösung für die Probleme Malis. Aber was sagen die Terroristen? Haben sie sich jemals dafür ausgesprochen?

DEUTSCHE ARTIKEL (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG von #3) WEITER UNTER DEN FRANZÖSISCHEN

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2. Négocier avec les djihadistes ? Une idée radicale qui gagne en popularité au Mali
BAMAKO (IRIN) – 19 avril 2018
Par Aliou Hasseye, journaliste freelance
Au Mali, pays en proie à la violence où les attentats mortels perpétrés par des djihadistes sont monnaie courante, les observateurs posent une question auparavant impensable : le temps est-il venu de négocier avec les extrémistes ?« Toutes les analyses sur la crise malienne montrent que le tout militaire n’est pas possible », affirme Ambroise Dakouo coordonnateur au Centre de recherche Alliance pour refonder la gouvernance en Afrique (ARGA). « Il ne faut pas s’enfermer dans un dogmatisme. Il faut ouvrir les portes pour discuter avec ces acteurs et voir s’il y a des conciliations : ce qu’ils veulent et ce qu’on peut concéder. »
L’afflux de soldats étrangers pour prêter main-forte aux troupes maliennes n’a pas suffi à éradiquer les groupes extrémistes qui ont pris le contrôle du nord en 2012. De larges pans de déserts restent livrés à la criminalité malgré l’accord de paix signé en 2015 pour mettre fin au long conflit qui opposait les nomades touarègues du nord à l’État malien, basé dans le sud.
Les djihadistes, qui n’étaient pas parties à cet accord, ont été chassés en 2013 des villes du nord qu’ils avaient occupées. Mais leurs attaques continuent de faire des victimes et s’étendent au centre et au sud du pays. Il y a deux semaines, des extrémistes déguisés en Casques bleus ont attaqué deux bases des Nations Unies à Tombouctou, dans le nord du pays, faisant un mort et une dizaine de blessés. Fin mars, des personnes soupçonnées d’être des djihadistes ont attaqué un hôtel dans le centre du Mali peu après une visite du Premier ministre. Début avril, des dizaines de djihadistes présumés ont affronté les troupes françaises et maliennes près de la frontière avec le Niger.
Les autorités maliennes espèrent que la nouvelle force sous-régionale G5 Sahel, constituée de troupes maliennes, burkinabées, nigériennes, tchadiennes et mauritaniennes pourra finalement faire reculer les extrémistes islamistes.
Mais des observateurs influents, dont plusieurs personnalités politiques et religieuses, défendent de plus en plus vigoureusement une stratégie totalement différente : négocier avec les groupes djihadistes. Tiébilé Dramé en fait partie. Cet ancien ministre des Affaires étrangères a participé aux négociations des accords de Ouagadougou qui ont permis l’organisation du scrutin présidentiel de 2013 dans des localités contrôlées par les groupes armés. Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale est aussi de ceux-là, tout comme Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique malien et l’un des ecclésiastiques les plus influents du pays.

Foto (c) FES-Mali: mali-mètre no.9, nov.2017, page 73 – Aus der jüngsten Umfrage der Friedrich-Ebert-Stiftung: Verteilung der Befragten über die Notwendigkeit, mit den Terroristen/Dschihadisten zu verhandeln oder nicht, nach Regionen

Jusqu’à présent écartée par le gouvernement, la piste diplomatique avec les groupes extrémistes devient de moins en moins taboue dans le pays. Selon un récent sondage d’opinion réalisé par la fondation Friedrich Ebert, une petite majorité de Maliens (55,8 %) se déclarent favorables à de telles négociations. Cette enquête d’opinion menée en novembre 2017 a recueilli les avis des Maliens dans toutes les capitales régionales du pays et dans le District de Bamako.
Cette idée n’est pas totalement nouvelle. Elle avait notamment été abordée lors de la Conférence d’entente nationale tenue en avril 2017 à Bamako. Au terme des discussions, les participants — environ 300 porte-paroles du gouvernement, de l’opposition, des groupes armés et de la société civile — avaient prôné l’organisation de rencontres pour savoir ce que les djihadistes voulaient réellement.
Un an plus tard, l’idée semble faire son chemin, mais des questions difficiles restent à résoudre.
Avec qui négocier ?
Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa sont les deux principales figures dirigeantes de groupes extrémistes maliens. Après avoir échoué à prendre la tête du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le premier groupe armé à déclencher les hostilités contre l’armée malienne en 2012, Iyad Ag Ghaly s’est tourné vers le radicalisme et a fondé Ansar Dine, un groupe lié à al-Qaïda qui cherche à imposer la charia au Mali et qui opère essentiellement dans le nord. Quant à Amadou Koufa, prédicateur peul originaire de la région Mopti, il a créé en 2015 le Front de libération du Macina, qui opère plutôt au centre du pays. En mars 2017, ces deux groupes ainsi que la branche saharienne d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ont annoncé leur alliance au sein d’une nouvelle organisation, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).
Selon Ambroise Dakouo, de l’ARGA, l’un des objectifs du dialogue avec les extrémistes serait d’isoler les radicaux étrangers. « On aurait une idée claire sur le positionnement des mouvements djihadistes étiquetés maliens. Après, on saura que dans le reste il n’y a pas de Maliens. Là, ça informe de la nature réelle des adversaires ».
Cette stratégie pourrait également permettre de mettre fin à la persécution de certains groupes ethniques comme les Peuls, qui sont souvent pris pour des partisans d’Amadou Koufa.
Les groupes djihadistes sont-ils réellement ouverts au dialogue ?
En mai 2017, des émissaires d’Amadou Koufa et d’Iyad Ag Ghaly auraient respectivement approché Ali Nouhoum Diallo et Mahmoud Dicko. Si un dialogue devait avoir lieu, ce dernier serait bien placé pour faire office d’intermédiaire, estime Kissima Gakou, criminologue à l’université de Bamako et spécialiste des questions sécuritaires. « Ils reconnaissent en celui-là des valeurs. Lui, il a le bénéfice du doute. Il peut les approcher ».
Selon lui, c’est l’idéologie radicale des extrémistes qui fait le plus obstruction au dialogue. « Le problème avec les djihadistes, c’est qu’ils ont des positions maximalistes. Ils se sentent investis du pouvoir de se battre jusqu’à la dernière goutte de sang […] Ils n’ont pas d’autre chose que la violence. »
Fahad Ag Mohamed, secrétaire général du Groupe d’autodéfense des Touaregs Imghad et leurs alliés (GATIA), identifie un autre obstacle : la structure fonctionnelle des groupes extrémistes. Les mouvements dirigés par les Maliens seraient des branches indissociables des organisations centrales qui opèrent dans l’ensemble du Sahel. « On ne peut pas négocier avec l’un sans l’approbation des autres », affirme-t-il. « Si on doit discuter avec Amadou Koufa, il lui faut avoir l’assentiment de Iyad (Ag Ghaly), qui a besoin de l’assentiment de Droukdel [chef d’Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI)]. » Selon lui, ces mouvements plus larges ne laisseraient pas leurs alliés négocier avec le gouvernement malien.
Que discuter ?
L’objectif des djihadistes a toujours été d’instaurer la charia partout au Mali. Pour Adama Ben Diarra, porte-parole du Mouvement Waati Sera, qui organise régulièrement des manifestations de soutien à l’armée nationale, il ne peut être question de « discuter de la charia, de l’islamisation du pays ». Or, selon Ambroise Dakouo, l’idée qu’engager des négociations implique d’accepter la charia est erronée et pernicieuse. « Le dialogue est un mécanisme de résolution des crises ». La grille de référence doit être la préservation de « l’État républicain, de la justice et des principes du droit ». Les discussions devraient viser à intégrer les groupes extrémistes aux accords de paix et de réconciliation passés avec les Touaregs, estime-t-il. Impossible, affirme Fahad Ag Mohamed. « Si on ouvre un processus avec eux, ce sera un processus différent. Ça n’a rien à avoir avec l’accord signé en 2015. »
Quid des atteintes aux droits humains ?
Certains militants des groupes extrémistes sont accusés de graves atteintes aux droits fondamentaux. En plus d’avoir engagé plusieurs poursuites judiciaires liées à des violences sexuelles, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a introduit des plaintes visant de hauts responsables, dont Iyad Ag Ghaly.
« Le Mali a adopté une politique nationale de la justice transitionnelle », rappelle Ambroise Dakouo. Selon lui, des mécanismes peuvent être mis en place pour juger ces crimes tout en poursuivant le dialogue. Il souligne par ailleurs que le gouvernement malien et ses troupes sont également accusés de violations des droits humains.
Quid des alliés internationaux du Mali ?
Il ne faut pas oublier de prendre en compte les aspects internationaux du conflit malien. La France et les Nations Unies sont déjà profondément impliquées dans cette crise qu’elles essayent de résoudre. Bamako pourrait donc difficilement faire cavalier seul en entamant unilatéralement des pourparlers avec les groupes extrémistes. « L’enjeu du problème dépasse le cadre du Mali », explique Kissima Gakou. « Le Mali en tant qu’acteur ne peut pas engager le dialogue avant de convaincre l’ensemble des partenaires de la pertinence de sa démarche. Sinon c’est perdu d’avance ». Or, la ligne des acteurs internationaux présents au Mali a toujours exclu de dialoguer avec des groupes extrémistes.
« Ce sont des terroristes », a protesté l’année dernière Jean-Marc Ayrault, alors ministre français des Affaires étrangères, en réponse la recommandation de la conférence nationale d’envisager des pourparlers avec les djihadistes. « Comment négocier avec les terroristes ? C’est un combat sans ambiguïté. »
Mais pour Ambroise Dakouo, engager le dialogue est une option prometteuse, légitimée par le fait que les participants à la conférence de 2017 ont fermement soutenu l’idée. Le gouvernement, dit-il doit juste « trouver les bons arguments » s’il décide de faire ce choix.
© 2018 irinnews.org

3a. Paix et sécurité au Mali : IBK avait tenté de négocier avec Iyad Ag Ghali
Bamako (La Sirène) – 21 Fév 2018
Par D. Kéita
Plusieurs fois invité par la société civile malienne à entamer un processus de dialogue avec les groupes terroristes qui sévissent au nord du pays, le président IBK s’est toujours montré intransigeant sur la question publiquement. En revanche, on apprend par d’autres sources que le locataire a tenté en toute catimini la démarche.

Le président malien Ibrahim Boubakar Keïta à Gao

Foto (c) maliweb: Le président malien Ibrahim Boubakar Keïta – Der malische Präsident IBK


Du moins, c’est ce que l’on peut retenir de ce dossier spécial du site figaro.fr sur le Mali et sur l’ensemble du Sahel : “… C’est pourtant bien à Alger qu’un émissaire du président malien Ibrahim Boubacar Kéita dit IBK a rencontré, selon nos informations, Iyad Ag Ghali début 2017 pour explorer une voie de négociation entre Bamako et le mouvement terroriste Ançar Eddine, fer de lance d’Al-Qaïda”.
Avant de poursuivre : “Une réunion discrète couverte par le Premier ministre algérien de l’époque Abdelmalek Sellal. Dans les semaines précédentes, le Haut conseil islamique (HCI), une institution d’obédience wahhabite présidée par Mahmoud Dicko, un dignitaire religieux influent à Bamako, avait ouvert des canaux de discussion avec le chef jihadiste…”
Cabale médiatique ? Peut-être oui, mais une chose est sûre, si IBK n’a pas souhaité s’afficher publiquement sur la question, Mahmoud Dicko ne se cachait pas non plus pour le succès de cette initiative qui visait à ouvrir un processus de dialogue avec les groupes terroristes. Il l’a fait savoir à qui de droit.
Le Haut conseil islamique et ses hommes ne sont pas les seuls Maliens à souhaiter l’ouverture d’un processus de dialogue avec les groupes terroristes au nord du pays, la Conférence d’entente nationale du 27 mars au 2 avril 2017 a recommandé la même démarche. Des hommes politiques comme Tiébilé Dramé avaient aussi encouragé le régime à négocier avec les groupes terroristes.
En réponse à ces interpellations, le président IBK avait tout simplement fait savoir (publiquement) qu’il n’était pas favorable à de telles approches. Diantre ! C’était tout le contraire dans les coulisses.
© 2018 La Sirène

3b. Terroristes : faites le tri avant de négocier !
maliweb – 27 Mar 2018
Par Idrissa Khalou
Négocier avec Iyad Ag Ghaly ? Ce serait la solution miracle aux problèmes du Mali selon certains. Mais qu’en disent, eux, les terroristes ? Ont-ils une fois fait une demande en ce sens ? Jamais ! Après les frappes aériennes de Barkhane contre les chefs du JNIM (en fait GSIM, Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, ndlr) près de Tinzaouatène le 14 février, les terroristes auraient pu reconnaitre leur défaite et ouvrir la table des négociations. Au lieu de ça, 15 jours après, ils répondent par une attaque meurtrière à Ouagadougou.
Inclusivité et négociation sont les deux mots à la mode au Mali. Mais, pour inclure et négocier, il faut être deux et avoir quelque chose… à négocier. Ce n’est pas le cas des terroristes qui agissent dans le centre et le nord du Mali. Il faut en effet rappeler que les hommes d’AQMI présents dans notre pays depuis le début des années 2000 sont ceux qui ont refusé le processus de réconciliation et d’entente qui se mettait en place en 2000 en Algérie. Ces irrécupérables de l’Algérie ne sont pas plus récupérables ici, au Mali.
Iyad Ag Ghaly est le leader des irrécupérables. Il est d’autant moins récupérable lui-même qu’il est une sorte de bandit multidimensionnel, une espèce d’hybride combinant le crime, les trafics, les rackets, les enlèvements, l’ambition, le pouvoir sous couvert de religion. Il a surtout tué trop de gens, depuis trop longtemps, et continue à en tuer. On l’a vu à Ougadougou le 2 mars : il continue à tuer aveuglément et à revendiquer ses assassinats.
Imaginer négocier avec ce genre de terroristes est dangereux. La plupart d’entre eux ne veulent pas discuter. D’autres parmi eux, parmi Ansar Dine, le JNIM ou les anciens du MUJAO sont des individus égarés qui peuvent revenir réintégrer la société malienne. Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle il s’agit de groupes terroristes armés, organisés de façon militaire, et non d’individus isolés. Il ne peut pas y avoir un accord de paix avec des groupes de ce type. Ils ne peuvent être maîtrisés que par la force militaire, à commencer par celle des FAMa dont l’action se fait de plus en plus efficace dans le Centre ou autour de Ménaka. Mais une repentance individuelle de certains des terroristes contre une amnistie est ensuite envisageable pour ceux qui n’ont pas de sang sur les mains. Plus tôt ces terroristes récupérables déserteront, plus vite ils pourront faire valoir leur cause.
La négociation ne peut donc commencer avec ceux qui ne veulent pas sortir des groupes armés terroristes ni rendre leurs armes. C’est certain, au regard des 5 dernières années, ce désarmement ne peut être qu’imposé aux terroristes, et seulement par la force. Une fois qu’ils auront été vaincus jusque dans leur refuge, et que leur chef n’aura plus de pouvoir sur eux, il sera temps de discuter avec ceux que notre Justice jugera récupérables… et seulement ceux-là.
© 2018 maliweb.net

1. Mit Dschihadisten verhandeln?
Le Monde Diplomatique – 12.04.2018
In Asien und Afrika werden muslimische Terroristen als Kämpfer ernst genommen. Experten raten dazu, mit ihnen zu reden, statt sie umzubringen.
Von Charlotte Wiedemann
Neutralisieren, unschädlich machen. Für das Töten muslimischer Terroristen werden Worte verwandt, die aus der Insektenvernichtung stammen. Es scheint sich um Täter jenseits aller gemeinhin geltenden Maßstäbe zu handeln, bei deren Bekämpfung folglich das Völkerrecht keine Anwendung zu finden braucht. Der War on Terror, psychologisch und rechtlich derart entgrenzt geführt, ist auf den meisten Schauplätzen militärisch gescheitert. Damit verliert auch die westliche Definition vom totalen Feind an Deutungsmacht. Dschihadisten – oft religiös mehr drapiert als motiviert – sind aus Sicht der Bevölkerungen in Afrika und Asien oft keine blindwütigen Fanatiker, sondern Kämpfer mit Zielen und Interessen. Und wo es die gibt, öffnet sich ein Fenster: um den Dialog zu suchen, womöglich zu verhandeln.Die afghanische Regierung hat den Taliban jüngst ein weitreichendes Gesprächsangebot gemacht: Anerkennung als politische Partei, Freilassung von Gefangenen. Nach 17 Jahren Krieg lebt heute ein Drittel der Afghanen erneut unter der Herrschaft der Taliban, und es gilt als folgenreicher Fehler, sie 2001/02 von den Petersberger Verhandlungen über die Zukunft des Landes ferngehalten zu haben.In den Sahelstaaten setzen Brüssel, Paris und Washington weiterhin allein auf die militärische Option. Als Frankreich 2013 in Mali intervenierte, schien der Vergleich mit Afghanistan („Sahelistan“) noch abwegig, doch nach fünf Jahren internationaler Interventionen ist Mali von einem komplexen Muster der Gewalt gezeichnet. Kaum ein Tag vergeht ohne Anschläge, meist zielen sie auf die ausländischen Truppen (12.000 Blauhelm-Soldaten, davon 1.000 deutsche sowie 1.000 französische Spezialkräfte).
Respekt trotz Verbrechen
Der dortige Friedensprozess schließt nur nichtislamistische Milizen ein, insbesondere die Tuareg-Rebellen, einst Auslöser der Krise. Gegenüber ihren zeitweiligen dschihadistischen Verbündeten gilt die Linie: nicht reden, sondern liquidieren. Für Mali war dies immer eine fremdbestimmte Unterscheidung zwischen Feind und Partner. Viele sehen in den Tuareg-Separatisten das größere Übel: Immerhin hatten sie in Nordmali so viel Unheil angerichtet, dass die nachfolgenden religiösen Besatzer zunächst als Ordnungsmacht begrüßt wurden. Ab 2014 warben dann einzelne malische Prominente für einen Dialog mit den Dschihadisten. Die Forderung gewann in jenem Maß an Rückhalt, wie die militärische Bekämpfung des Dschihadismus misslang. Außerdem ist dessen Gesicht heute eindeutiger einheimisch als in früheren Jahren; an der westlichen Liquidierungsstrategie nahm die malische Öffentlichkeit weniger Anstoß, solange es sich bei den Getöteten eher um Ausländer handelte.
Nun stechen zwei wohlbekannte Akteure heraus: in Zentralmali der Prediger Amadou Koufa, im Norden der Tuareg-Führer Iyad Ag Ghali – letzterer die personifizierte fließende Grenze zwischen Rebellion, Terror, Drogenhandel und al-Qaida im Maghreb. Beide Anführer signalisierten verhaltene Dialogbereitschaft. Und für beide empfinden zahlreiche Malier trotz aller Verbrechen einen gewissen Respekt. „Wir können diese Leute nicht in den Fluss werfen. Wir brauchen eine politische Lösung“, sagt der Politiker Tiébilé Dramé.
Als im vergangenen Jahr die 900 Teilnehmer einer „Konferenz zur Nationalen Verständigung“ ebenfalls einen Dialogversuch forderten, ließ Staatspräsident Ibrahim Boubacar Keïta seinen Versöhnungsminister verkünden: „Mali ist bereit, mit all seinen Söhnen zu verhandeln.“ Wenige Tage später widerrief er unter französischem Druck. Der damalige Außenminister Jean-Marc Ayrault befand bei einem Mali-Besuch kategorisch, es gebe im Kampf gegen den Terrorismus „nur einen Weg, nicht zwei“, und der malische Präsident versprach Gehorsam.
„Es war schockierend zu sehen, wie begrenzt unser Handlungsspielraum ist“, sagt die Oppositionelle und Ex­außen­ministerin Sy Kadiatou Sow. „Mali steht faktisch unter Vormundschaft. Aber wir müssen den Mut haben, zu debattieren, was gut ist für uns selbst, für unser Land.“ Die Politikerin ist als Verfechterin von Frauenrechten bekannt; niemand unterstellt ihr Sympathie für einen radikalisierten Islam.
Die Bevölkerung reagiert zufrieden
Auch die nordirische IRA und Palästinas PLO galten früher als Ultraterroristen, mit denen Gespräche niemals möglich sein würden. Das Ausmaß begangener Verbrechen sei kein Kriterium, schreibt Jonathan Powell in seinem Buch „Terrorists at the Table“. Der einstige Stabschef von Tony Blair, ein Experte in internationaler Konfliktmediation, schlug bereits vor zehn Jahren Gespräche mit al-Qaida vor.
Dennoch hält sich die Vorstellung, mit Dschihadisten könne schon deshalb nicht rational verkehrt werden, weil es sich um religiöse Fanatiker mit wirren Kalifatsfantasien handele, ohne Bezug zum sozialen Geschehen vor Ort. Für Afrika trifft das kaum zu. ­Leonhard Harding, emeritierter Professor für afrikanische Geschichte an der Universität Hamburg, schreibt über die Sahel-Dschihadisten: „Ein gemeinsames Konzept zur Schaffung eines islamischen Staats oder die Ausrufung eines neuen Kalifats ist nirgendwo in Sicht.“ Die Kämpfer seien primär an lokalen Veränderungen interessiert und wollten die Bevölkerung gewinnen. Über Boko Haram sagt der französische Politologe Jean-François Bayart, es handele sich um „den religiösen Ausdruck eines sozialen Phänomens“.
Bereits im Westafrika des 18. und 19. Jahrhunderts kämpften sogenannte Dschihadisten mit religiösen Losungen gegen ungerechte Herrscher. Ähnlich präsentiert sich der heutige Dschihadismus in Zentralmali als Antwort auf staatliche Willkür und soziales Unrecht. Die Region wird von einer Bewegung erschüttert, in der sich Terror mit sozialer Revolte verbindet. Diese rekrutiert sich oftmals aus jungen Fulbe-Hirten; sie vertreiben die Repräsentanten eines Staats, den sie nur als Unterdrücker kennen, richten Steuereintreiber und Bürgermeister hin. Als ein Richter auf offener Straße entführt wurde, habe die örtliche Bevölkerung „zufrieden“ reagiert, berichtet ein Regisseur aus der Region. „Wenn derartiges passiert, höre ich jedes Mal: ‚Das geschieht den Beamten recht!‘ “
In dieser Atmosphäre sucht nun der Vorsitzende des Hohen Islamischen Rats von Mali Pfade zum Dialog. Mahmoud Dicko, ein politisch agiler und religiös gemäßigter Wahhabit, hat dafür zunächst die Koranschulleiter und traditionellen Autoritäten der Region zu mehreren großen Versammlungen geladen; 800 folgten dem Ruf. Sie haben dort, wo kein Staat mehr existiert, den größten Einfluss und sollen für Dicko Kontakte zum Kern der Dschihadisten herstellen. „Ich will Wege zum Dialog öffnen, indem ich frage, was wir für die Region tun können.“ Womöglich könne jenseits der staatlichen Justiz, unter deren Korruptheit besonders die Ärmsten leiden, die Einsetzung von traditionellen islamischen Richtern (Kadis) befriedend wirken.
Andere schicken Killerdrohnen
„Wir müssen die Bevölkerung dazu bringen, aus dem Sog der Gewalt herauszukommen“, sagt Dicko. „Aber wo ist die rote Linie, über die eine Repu­blik nicht hinausgehen darf? Das muss das Land, das Volk entscheiden.“ Ein offizielles Mandat für seine Bemühungen hat er nicht.
Ein malischer General a. D., dem Westen freundlich zugetan, mit schönen Erinnerungen an einen Lehrgang der Hamburger Führungsakademie der Bundeswehr, beschreibt ein mögliches Szenario nach einem Abzug ausländischer Truppen so: „Dann würden wir mit den Dschihadisten verhandeln, und wenn sie islamisches Recht einführen wollen, werden wir sehen, was genau das sein soll. Vielleicht ist es ja nicht schlecht. Die Dschihadisten wollen eine saubere Gerichtsbarkeit und haben in manchen Fragen recht.“
Ob und wie verhandelt werden kann, muss auf jedem Schauplatz gesondert bestimmt werden. Und niemand vermag vorherzusagen, wie groß die Chance auf Erfolg ist. Es aber zumindest zu versuchen, dazu ermuntern zahlreiche Experten.
„Man kann nicht alle Dschihadisten töten. Es gibt auch in Mali keine Alternative zu Verhandlungen“, sagt die Leiterin des Berliner Zentrums für internationale Friedenseinsätze, Almut Wieland-Karimi. Dass dies zuallererst eine Entscheidung der Malier sei, meint nun immerhin auch das Auswärtige Amt.
Zwölf Forscher aus Mali, Senegal, den USA und Frankreich warnten jüngst die französische Regierung, sie drohe mit ihrer Blockade von Dialogversuchen „auf der falschen Seite der Geschichte“ zu stehen. Das militärische Vorgehen sei einem politischen Ziel unterzuordnen, über das die Gesellschaften des Sahel bestimmen müssten.
Bei der Bekämpfung des Terrors nationale Souveränität wiederzuerlangen, danach rufen nun auch Intellektuelle der Region, etwa Moussa Tchangari, der im nigrischen Niamey die „Alternative Espaces Citoyens“ leitet. In Mali, Niger und Nigeria seien Verhandlungen mit Dschihadisten immer dann zulässig gewesen, wenn sie der Freilassung westlicher Geiseln dienten. Dies zeige, wie sehr „die Entscheidung über Dialog oder Krieg von den Interessen der großen Mächte des Westens dominiert“ sei. In der Tat: Frankreichs Außenminister Jean-Yves Le Drian antwortete in einer derartigen Situation einmal auf die Frage, ob der berüchtigte Iyad Ag Ghali ein Terrorist sei, ganz behutsam: „Es liegt an ihm selbst zu sagen, als was er sich betrachtet.“
Für die Forderung ihrer Bürger nach mehr nationaler Eigenständigkeit sind die Regierenden in Mali wie in Niger bisher schlechte Bündnispartner: weil ausländische Militärpräsenz ihre Macht stärkt und aufgeblähte Verteidigungsbudgets Einnahmen aus Korruption sichern. Der bitterarme Niger gibt 15 Prozent seines Haushalts für Militärisches aus – und erlaubt nun den USA, von einer neuen Basis aus erstmals Killerdrohnen in die Sahara zu schicken.
© 2018 monde-diplomatique.de

3a. Frieden und Sicherheit in Mali: IBK hatte versucht, mit Iyad Ag Ghaly zu verhandeln
Bamako (La Sirène) – 21. Februar 2018
Von D. Kéita
Viele Male von der malischen Zivilgesellschaft aufgefordert, einen Prozess des Dialogs mit den im Norden agierenden Terrorgruppen zu beginnen, hat sich Präsident IBK zu diesem Thema öffentlich schon immer kompromisslos gezeigt. Andererseits erfährt man aus anderen Quellen, dass er dieses Vorgehen im Geheimen versucht hat.
Zumindest ist es das, was man dem Dossier des Figaro über Mali und die Sahelzone entnehmen kann: „…Und doch war es genau in Algier, dass ein Gesandter des malischen Präsidenten Ibrahim Boubacar Keïta genannt IBK, nach unseren Informationen, Anfang 2017 Iyad Ag Ghaly getroffen hat, um eine Verhandlung zwischen Bamako und der Terrorgruppe Ansar Dine, Speerspitze der Al-Al-Qaïda, auszuloten.“
Und weiter: „Eine unauffällige Versammlung gedeckt durch den damaligen algerischen Premierminister Abdelmalek Sellal. In den Wochen davor hatte der Hohe Islamische Rat (HCI), eine den Wahhabiten folgende Einrichtung unter dem Vorsitz von Mahmoud Dicko, einem einflussreichen religiösen Führer in Bamako, Wege der Diskussion mit dem Führer der Dschihadisten eröffnet … “
Medien-Kabale? Vielleicht, aber eines ist sicher, wenn sich auch IBK nicht öffentlich zu diesem Thema äußern wollte, versteckte sich Mahmoud Dicko nicht hinter dem Erfolg dieser Initiative, die darauf abzielte, einen Dialogprozess mit den terroristischen Gruppen zu eröffnen. Er hat es allen bekannt gegeben, die es wissen wollten.
Der Hohe Islamische Rat und seine Männer sind nicht die einzigen Malier, die einen solchen Dialogprozess wollen, die Konferenz für nationale Verständigung vom 27. März bis 2. April 2017 empfahl dasselbe Vorgehen. Politiker wie Tiébilé Dramé hatten das Regime ebenfalls ermutigt, mit den terroristischen Gruppen zu verhandeln.
Als Reaktion auf diese Anfragen hatte Präsident IBK einfach erklärt – öffentlich -, dass er solche Ansätze nicht befürworte. Zum Teufel! Hinter den Kulissen hat sich genau das Gegenteil abgespielt.
© 2018 La Sirène

3b. Terroristen: sortiert sie, bevor ihr verhandelt!
maliweb – 27. März 2018
Von Idrissa Khalou
Verhandeln mit Iyad Ag Ghaly? Dies wäre nach Ansicht einiger Malier die Wunderlösung für die Probleme Malis. Aber was sagen die Terroristen? Haben sie sich jemals dafür ausgesprochen? Nie! Nach Barkhane’s Luftangriffen gegen die JNIM-Führer in der Nähe von Tinzaouatene am 14. Februar hätten die Terroristen ihre Niederlage erkannt haben können und den Verhandlungen eröffnen können. Stattdessen reagieren sie 15 Tage später mit einem tödlichen Angriff in Ouagadougou. (JNIM: frz. GSIM, Gruppe zur Unterstützung des Islam und der Muslime, Ed)
Inklusivität und Verhandlung sind zur Zeit die beiden Schlagworte in Mali. Aber um einzubeziehen und zu verhandeln, müssen Sie zwei sein und etwas … zu verhandeln haben. Dies gilt nicht für die in Zentral- und Nord-Mali agierenden Terroristen. Es sei daran erinnert, dass die Männer von AQMI in unserem Land seit Anfang der 2000er Jahre diejenigen waren, die den Prozess der Versöhnung und der Einigung verweigerten, der im Jahr 2000 in Algerien beginnen sollte. Die sich in Algerien nicht wieder eingliedern ließen, lassen das hier in Mali auch nicht zu.
Iyad Ag Ghaly ist der Anführer der Nichteingliederbaren. Er selbst ist sogar noch weniger eingliederbar als dass er eine Art von mehrdimensionalem Banditen ist, der Kriminalität, Menschenhandel und Schmuggel, Erpressungen, Entführungen, Ehrgeiz, Macht unter dem Deckmantel der Religion kombiniert. Vor allem hat er zu viele Menschen getötet und fährt fort zu töten. Wir haben ihn am 2. März in Ougadougou gesehen: Er fährt fort, blindlings zu töten und sich zu seinen Attentaten zu bekennen.
Sich vorzustellen, mit dieser Art von Terroristen zu verhandeln, ist gefährlich. Die meisten von ihnen wollen nicht diskutieren. Andere unter ihnen, von Ansar Dine, dem JNIM oder den Ehemaligen der MUJAO, sind verirrte Individuen, die zurückkehren können, um sich wieder in die malische Gesellschaft zu integrieren. Das Problem ist, dass es sich gerade um bewaffnete, militärisch organisierte terroristische Gruppen handelt, und nicht um isolierte Individuen. Es kann kein Friedensabkommen mit Gruppen dieser Art geben. Sie können nur durch militärische Gewalt kontrolliert werden, angefangen mit der FAMa (Malische Streitkräfte), deren Aktion im Zentrum oder um Ménaka immer effektiver wird. Aber die individuelle Reue einiger Terroristen gegen eine Amnestie ist dann für diejenigen möglich, die kein Blut an den Händen haben. Je schneller diese eingliederbaren Terroristen desertieren, desto eher können sie ihren Fall geltend machen.
Verhandlungen können nicht mit denen beginnen, die die bewaffneten Terrorgruppen nicht verlassen oder ihre Waffen nicht abgeben wollen. Was mit Blick auf die letzten fünf Jahre sicher ist: diese Entwaffnung
kann nur mit Gewalt gegen die Terroristen verhängt werden. Sobald sie bis in ihre Rückzugsräume geschlagen sind und ihr Anführer keine Macht mehr über sie hat, wird es Zeit sein, mit denen zu diskutieren, die unsere Justiz als eingliederbar beurteilen wird … und nur mit diesen.
© 2018 maliweb.net

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