DIE MISSION BLEIBT ZWEIFELHAFT: NEUE STUDIE ZUR AKTUELLEN SITUATION IN MALI – 5 ans après le debut de l’intervention, il reste des doutes (Analyse)

Foto oben (c) AP/Jerome Delay: A French soldier waits for a French Puma transport helicopter to land on the soccer stadium to test the field in the center of Niono, some 400 kms (300 miles) North of the capital Bamako Sunday Jan. 20, 2013.

Charlotte Wiedemann hat wieder eine „treffende“ Analyse auf Grundlage zahlreicher (ca. 40) Gespräche während ihrer letzten Recherchereise nach Mali im Dezember 2017 geliefert. Eine Analyse aus deutscher Nicht-Regierungs-Sicht, aber eben auch aus malischer Sicht.

In diesem Zusammenhang ist ihr Beitrag in der taz vom 21.01.2013, 10 Tage nach der damaligen Intervention, immer noch sehr aufschlussreich: In zweifelhafter Mission.

Charlotte Wiedemann, une journaliste freelance, a fait des recherches et a mené une quarantaine d’entretiens au Mali avec différents interlocuteurs parmi lesquels des représentants locaux de la société civile, des acteurs politiques, des religieux, des scientifiques, des agents des forces de sécurité, des membres des Nations unies, des diplomates et des représentants allemands de la coopération au développement, en décembre 2017.
Une journaliste que j’apprécie beaucoup … pendant quelques années elle avait aussi vécu au Mali mariée á un syndicaliste – donc une femme de terrain, on pourrait dire.

Cette étude vient juste d’être traduite en français (VOIR en bas de l’article).

Viel Militär, weniger Sicherheit

Mali – fünf Jahre nach Beginn der Interventionen

,

Zusammenfassung

– Fünf Jahre internationaler Militärintervention haben für Malis Bevölkerung keine Sicherheit gebracht. Vielmehr breiten sich die Zonen der Unsicherheit im Land immer weiter aus.

– Der offizielle Friedensprozess für Nordmali hat nicht zur Entmachtung der bewaffneten Gruppen geführt, sondern zur Vervielfachung von Milizen. Die Grenzen zwischen Bündnispartnern, Dschihadisten und Großkriminellen sind fließend. In Zentralmali vermischt sich unterdessen Dschihadismus mit sozialer Revolte.

– Den Dialog mit Dschihadisten zu tabuisieren wird als Diktat der europäischen Partner empfunden und trägt zum Gefühl der Entmündigung bei.

– Die UN-Mission Minusma und die Dominanz internationaler Akteure in der Entscheidung über malische Belange wird als Belastung gesehen.

– Die Qualität der «Gouvernance», der Regierungsführung, hat unter Präsident Ibrahim Boubacar Keita einen Tiefpunkt erreicht.

– Die Krise hat neue Dynamiken in der jungen Generation und eine gestärkte Opposition hervorgebracht. Beides wird für den Friedensprozess nicht genutzt.

– Der Staat ist heute in weniger Gebieten präsent als noch vor fünf Jahren. Die für Juli 2018 geplanten Präsidentschaftswahlen sind deshalb fraglich geworden

– Fazit: Ein in mehrfacher Hinsicht von außen dominiertes Vorgehen hat im Bündnis mit einer miserablen Regierungsführung das Land noch näher an den Abgrund gebracht.
© 2018 boell.de

Une grande présence militaire, moins de sécurité
Le Mali, cinq ans après le début de l’intervention

Résumé
–– Cinq années d’intervention militaire internationale n’ont apporté aucune sécurité à la population malienne. En effet, les zones d’insécurité ne cessent de s’étendre à l’intérieur du pays.
–– Le processus de paix officiel au nord du Mali n’a pas entraîné l’éviction des groupes armés. Au contraire, il a généré la prolifération des milices. Les frontières entre les alliés, les djihadistes et le grand banditisme sont mouvantes. Dans le centre du Mali, le djihadisme se confond désormais avec la révolte sociale.
–– La tabouisation du dialogue avec les djihadistes est ressentie tel un diktat des partenaires européens et contribue à renforcer un sentiment de mise sous tutelle.
–– La mission des Nations unies Minusma et la prédominance des acteurs internationaux dans les décisions relatives aux intérêts maliens sont perçues comme un fardeau.
–– La qualité de la gouvernance a touché le fond sous la présidence d’Ibrahim Boubacar Keita.
–– La crise a engendré des dynamiques nouvelles au sein de la jeune génération, ainsi
qu’une opposition renforcée. Ces deux facteurs sont ignorés par les acteurs du processus de paix.
–– L’État est aujourd’hui moins présent sur le terrain au regard de la situation d’il y a
cinq ans. C’est la raison pour laquelle les élections présidentielles prévues pour juillet
2018 sont devenues incertaines.
–– Bilan : associé à une gouvernance lamentable, un processus dominé à plusieurs égards par des acteurs extérieurs a rapproché encore davantage le pays du précipice.
© 2018 boell.de

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