IN DER REGION MOPTI SIEHT ES NICHT GUT AUS AUF DEM SCHULSEKTOR – Mopti : l’école dans l’impasse

Mopti: Schule in der Sackgasse !
Studio tamani – 10. April 2018 14:48
Fast 200 Schulen wurden geschlossen, einige niedergebrannt, Lehrer von mutmaßlichen Dschihadisten bedroht, die der französischen Präsenz feindlich gegenüberstanden.

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Mopti : l’école dans l’impasse !
studio tamani – 10 avril 2018 14:48
Près de 200 écoles fermées, certaines incendiées, des enseignants menacés de mort par des présumés jihadistes hostiles à l’administration française. La situation sécuritaire précaire dans la région de Mopti a fortement impacté l’enseignement dans la région. Les autorités scolaires de mettre en place des initiatives pour « sauver » certains enfants. Mais non sans difficultés. A quoi ressemble l’éducation dans la région de Mopti ? Reportage.

Foto (c) studio tamani: Au Centre du pays au moins 200 écoles sont fermées du fait de l’insécurité – Im Zentrum des Landes sind mindestens 200 Schulen wegen der unsicheren Lage geschlossen

Depuis 2012, la situation des écoles dans la région de Mopti se dégrade. Le taux de scolarisation de la région est l’un des plus bas au Mali : 51% contre 76% au plan national. A cela vient s’ajouter la fermeture des centaines d’écoles dans la région. « Aujourd’hui dans l’académie de Douentza il y a 183 écoles fermées au cours d’une année. Dans l’académie de Mopti nous sommes à 257 écoles fermées. Et tout ceci à cause de la recrudescence de cette crise là », explique Amadou Déguéni, Directeur de l’Académie d’enseignement de Mopti.
Ces fermetures d’écoles ont obligé des enseignants à quitter leurs postes. Un parmi eux, qui a gardé l’anonymat, témoigne des raisons qui ont précipité leur déplacement.
« Une nuit, les jihadistes sont venus nous menacer de fermer l’école sous prétexte qu’ils sont contre l’administration française. Tout ce qui est français, ils sont contre, explique l’enseignant. Avant de poursuivre : Ils sont venus dans le village avec mon nom, ils étaient au nombre de cinq, tous armés. Ils cherchaient coute-que-coute à voir le directeur. Heureusement pour lui il était absent. Ils ont dit qu’ils vont partir ce soir, mais qu’ils reviendront demain soir à la même heure. Et ils ont menacé de tuer tout enseignant qui restera dans le village ».
Face à ces menaces, les enseignants se sont vite repliés sur la ville de Mopti. Ils laissent derrière eux des milliers d’enfants dont l’avenir est incertain et exposé à tous les dangers. Ce qui inquiète les parents d’élèves. « Un enfant qui n’est pas instruit il est appelé à faire n’importe quoi. Vous voyez ce que nous vivons à propos de l’insécurité et l’interprétation qu’ils font du Coran ? », s’interroge Narourou Daou un de responsables de l’Association des parents d’élèves à Mopti.
« C’est parce que ce sont des gens qui ne sont pas généralement instruits, poursuit le parent d’élèves. Une fois qu’on est instruit, on sait faire la part des choses. Mais quand c’est le contraire, on est exposé à tous les dangers », tranche Narourou Daou.
Pour éviter ces dangers, des initiatives sont en cours pour récupérer les élèves des écoles fermées.
« Il a été demandé aux parents de faire venir leurs enfants dans des localités où ils peuvent étudier. Ceux qui n’ont pas de parents ailleurs, qui ne peuvent pas aller ailleurs, nous avons adopté des stratégies. C’est le cas par exemple du SAAP (Support for African Agriculture Project ?, ndlr): c’est-à-dire on a pris des gens même du village qui ont un certains niveaux, on leur a donné une formation pédagogique et qui sont en train aujourd’hui de procéder au regroupement des enfants afin de leur assurer le minimum éducatif », explique Amadou Déguéni, Directeur de l’académie d’enseignement de Mopti.
Dans cette région, le droit à l’éducation, un droit fondamental pour les enfants est aujourd’hui bafoué à cause de la crise sécuritaire que connaît la région.
© 2018 studiotamani.org

Mopti: Schule in der Sackgasse !
Studio tamani – 10. April 2018 14:48
Fast 200 Schulen wurden geschlossen, einige niedergebrannt, Lehrer von mutmaßlichen Dschihadisten bedroht, die der französischen Präsenz feindlich gegenüberstanden. Die prekäre Sicherheitslage in der Region Mopti hatte großen Einfluss auf die Schulbildung in der Region. Schulbehörden sollen Initiativen einleiten, um einige Kinder zu „retten“. Aber nicht ohne Schwierigkeiten. Wie sieht Bildung in der Region Mopti aus? Reportage.
Seit 2012 verschlechtert sich die Situation der Schulen in der Region Mopti. Die Einschulungsrate in der Region ist eine der niedrigsten in Mali: 51% gegenüber 76% auf nationaler Ebene. Hinzu kommt die Schließung von Hunderten von Schulen in der Region. „Heute sind im Bereich des Schulamtes Douentza 183 Schulen pro Jahr geschlossen. Im Bereich Mopti haben wir 257 geschlossene Schulen. Und das alles wegen des Wiederausbruchs der dortigen Krise“, erklärt Amadou Déguéni, Direktor des Schulamtes Mopti.
Schulschließungen zwangen die Lehrer, ihren Dienst zu verlassen. Einer von ihnen, der anonym blieb, spricht über Gründe für ihr Weggehen.
„Eines Nachts bedrohten uns die Dschihadisten: wir sollten die Schule schließen unter dem Vorwand, sie seien gegen die französische Verwaltung. Sie sind gegen alles, was Französisch ist. Sie kamen mit meinem Namen in das Dorf, sie waren zu fünft, alle bewaffnet. Sie wollten um jeden Preis den Schuldirektor sehen. Zum Glück für ihn war er abwesend. Sie sagten, dass sie heute Abend gehen würden, aber morgen Abend zur selben Zeit zurückkommen würden. Und sie haben gedroht, jeden Lehrer zu töten, der im Dorf bliebe.“
Angesichts dieser Bedrohungen zogen sich die Lehrer schnell in die Stadt Mopti zurück. Sie lassen Tausende von Kindern zurück, deren Zukunft unsicher und allen Gefahren ausgesetzt ist. Was die Eltern der Schüler beunruhigt. „Ein Kind, das nicht zur Schule gegangen ist, macht irgendetwas. Sehen Sie, was wir durchmachen mit der Unsicherheit und wie sie den Koran interpretieren?“ fragt sich Narourou Daou, einer der Verantwortlichen der Elternvereinigung in Mopti.
„Das liegt daran, dass es sich um Menschen handelt, die nicht gebildet sind“, sagt er weiter. „Sobald man gebildet ist, weiß man, wie man die Dinge richtig einschätzt. Aber wenn das Gegenteil der Fall ist, ist man allen Gefahren ausgesetzt“, sagt Narourou Daou.
Um diese Gefahren zu vermeiden, laufen derzeit Initiativen, Schüler aus geschlossenen Schulen anders zu unterrichten.
„Eltern wurden gebeten, ihre Kinder zu Orten zu bringen, an denen sie lernen können. Diejenigen, die anderswo keine Verwandten haben, die nicht anderswohin gehen können, für die haben wir Strategien angewandt. Man nahm zum Beispiel … Leute aus dem Dorf, die ein bestimmtes Niveau haben, verpasste ihnen eine pädagogische Ausbildung, und jetzt sind sie dabei, Kinder zusammenzufassen, um ihnen das Bildungsminimum zu vermitteln“, erklärt Amadou Déguéni, Direktor des Schulamtes Mopti.
In dieser Region wird heute das Recht auf Bildung, ein Grundrecht für Kinder, wegen der Sicherheitskrise in der Region mit Füßen getreten.
© 2018 studiotamani.org

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