UNTERRICHT IN AFRIKA: DIE NATIONALSPRACHEN MALIS HABEN IM BILINGUALEN SYSTEM IHREN PLATZ – Les langues nationales occupent leur place dans l’enseignement primaire

Im Curriculum der malischen Grundschulen ist schon lange die « pédagogie convergeante » verankert, ein bilinguales System gegenüber der « pédagogie classique », die aus der Kolonialzeit übernommen wurde. Nur sind die Schwierigkeiten unübersehbar: die Lehrerausbildung hinkt immer noch hinterher. Und so kann es manchmal sogar an Schulen, wo die konvergente Pädagogik eingeführt war, eine Rückentwicklung zur klassischen Pädagogik geben.

Dans le curriculum de l’Ecole Fondamentale au Mali, la « pédagogie convergeante », un système bilingue, est ancrée depuis les années 70. En raison de déficiences que connaît la formation des maîtres, elle n’est pas assurée. Dans la plupart des écoles on enseigne en « pédagogie classique », un système assumé depuis l’ère coloniale.

Bamanankan, Songhaï, Tamashek … die Nationalsprachen setzen sich nur langsam in den malischen Schulen durch
LE MONDE – 16.02.2018
Unterricht in Afrika (26). Der Staat hat sich entschieden, mehrere Sprachen in der Grundschule zu verwenden, aber die Zahl der Anhänger des (klassischen) Französischunterrichts bleibt hoch.
In der Mamadou-Kounta-Grundschule von Kalabancoro, einer Gemeinde von Bamako. I-Männchen Sekou, 7, schreibt einen Satz an die Tafel: « Karamɔgɔ nana an lajɛ » ( „Der Lehrer ist gekommen, um uns zu besuchen“) Das ist Bamanankan (Bambara), eine der Nationalsprachen von Mali.

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Bamanakan, songhaï, tamashek… les langues nationales peinent à s’imposer dans les écoles maliennes
Le Monde – 16.02.2018
La classe africaine (26). L’Etat a fait le choix d’utiliser plusieurs langues dans l’enseignement primaire, mais les partisans du français restent nombreux.
Par Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)

Foto (c) mali7.net: Dans une école primaire – In einer Grundschule

Ecole fondamentale Mamadou-Kounta de Kalabancoro, une commune de Bamako. Elève de première année, Sekou, 7 ans, écrit une phrase au tableau : « Karamɔgɔ nana an lajɛ » (« le maître est venu nous rendre visite »). C’est du bamanakan (bambara), l’une des langues nationales du Mali. « Il faut enseigner aux enfants dans nos langues, ça facilite la compréhension », estime Diarra Fatoumata Sountoura, 26 ans, qui enseigne aux 69 enfants de cette classe. En deuxième année, sa collègue lit avec ses élèves un texte en français, avant de basculer à la lecture en bamanakan. Le français, langue officielle du pays, occupe 25 % du temps scolaire en deuxième année.

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Depuis plus de trente ans, le Mali a opté pour l’enseignement dans les langues nationales pour sauver de l’échec le système éducatif. Malgré un taux de scolarisation brut estimé à 80 % selon les autorités, les élèves sont en butte à des difficultés de compréhension et de lecture. L’Etat malien aura beau injecter 37 % de son budget 2018 dans l’éducation, ces efforts seront plombés par une forte démographie.
« Tâtonnement pédagogique »
« Depuis la réforme de l’éducation en 1962, deux ans après l’indépendance, il était prévu de se passer du français, rappelle l’universitaire Alhassane Gaoukoye, qui a soutenu en 2014 une thèse sur l’enseignement dans les lycées publics et privés de Bamako. Puis on a fini par accepter le français, jugé plus unificateur. »
En 1978, le régime de Moussa Traoré crée quelques écoles expérimentales en bamanakan, avant l’introduction définitive, en 1993, d’une langue autre que le français dans l’éducation primaire. Enfin, l’utilisation des langues maternelles sera consacrée par le Programme décennal pour l’éducation (1998-2008), qui verra treize langues (dont le bamanakan, le fulfuldé, le songhaï ou le tamashek) accéder au statut de langue nationale.

Kinani Ag-Gadeila est directeur de l’enseignement fondamental. Pour lui, les différents programmes visant à enseigner dans les langues nationales, notamment les projets SIRA (pour Selected Integrated Reading Activity), financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), et Elan, qui bénéficie d’un appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), répondent à la volonté du Mali de développer le bilinguisme dans le système éducatif. Pour Youssouf Mohamed Haïdara, linguiste et cadre de l’éducation nationale travaillant pour le programme SIRA, « il fallait introduire la langue maternelle que l’enfant comprend pour réduire la déperdition scolaire ».
« Si l’enfant a de solides acquis dans sa langue, il fait le transfert naturellement vers le français », explique Sylvaine von Mende, spécialiste en pédagogie au projet SIRA, qui n’utilise que le bamanakan, contre quatre langues pour Elan. Ces programmes se fondent sur l’approche équilibrée, qui consiste à apprendre à lire et à écrire aux enfants en se basant sur des aspects ludiques. D’aucuns parlent de « tâtonnement pédagogique », car, parallèlement à l’approche équilibrée, la méthode syllabique reste de mise dans les écoles.
« Résistance de l’élite francophone »
De fait, ces programmes n’ont pas que des partisans, y compris dans les milieux enseignants. « Cette méthode nous met en retard, c’est un gâchis ! Si c’était intéressant, ceux qui soutiennent ces programmes n’enverraient pas leurs enfants dans les écoles privées », déplore une directrice d’école publique qui a souhaité garder l’anonymat. Pour l’écrivain Ismaïla Samba Traoré, directeur de La Sahélienne, qui édite des livres en bamanakan, « il y a un désaveu des parents et des enseignants parce que les enfants des acteurs politiques à l’origine de ces programmes ont fait leurs humanités aux Etats-Unis et ailleurs ».
« Les grands cadres n’envoient pas leurs enfants dans ces écoles, confirme l’universitaire Alhassane Gaoukoye. Le bas peuple constate que c’est une innovation mais qu’il y a une discrimination qui ne dit pas son nom. Il y a aussi une résistance de l’élite francophone. » Enfin, le fait que les écoles privées soient tenues à l’écart de ces réformes est mal perçu par certains parents, qui déplorent la qualité de l’enseignement dans les écoles publiques.
« Avant de parler d’élargissement de ces programmes aux écoles privées, il faut d’abord stabiliser cette démarche », tempère Kinani Ag-Gadeila. Selon lui, « un enfant qui a fait l’enseignement classique n’est pas mieux formé qu’un enfant qui a suivi l’approche équilibrée ». Et de préciser, pour lever toute ambiguïté : « On n’enseigne pas la langue, on l’utilise comme médium d’enseignement, concomitamment avec le français. »
© 2018 lemonde.fr/afrique

Foto (c) AFP/FRED DUFOUR: Dans une école de Tombouctou, au Mali, en février 2013 – In einer Grundschule in Timbuktu, im Februar 2013

Bamanankan, Songhaï, Tamashek … die Nationalsprachen setzen sich nur langsam in den malischen Schulen durch
LE MONDE – 16.02.2018
Unterricht in Afrika (26). Der Staat hat sich entschieden, mehrere Sprachen in der Grundschule zu verwenden, aber die Zahl der Anhänger des (klassischen) Französischunterrichts bleibt hoch.
Von Bokar Sangaré (Mitarbeiter von Le Monde Afrique, Bamako)
In der Mamadou-Kounta-Grundschule von Kalabancoro, einer Gemeinde von Bamako. I-Männchen Sekou, 7, schreibt einen Satz an die Tafel: « Karamɔgɔ nana an lajɛ » ( „Der Lehrer ist gekommen, um uns zu besuchen“) Das ist Bamanankan (Bambara), eine der Nationalsprachen von Mali.
„Wir müssen die Kinder in unserer Sprache unterrichten, das erleichtert das Verständnis“, glaubt Diarra Fatoumata Sountoura, 26, die 69 Kinder in dieser Klasse unterrichtet. Im zweiten Jahr liest ihre Kollegin mit ihren Schüler*innen einen Text auf Französisch, bevor sie zur Lektüre in Bamanankan wechselt. Französisch, die Amtssprache des Landes, nimmt im zweiten Jahr 25% der Unterrichtszeit ein.
Seit mehr als dreißig Jahren hat sich Mali für den Unterricht in Nationalsprachen entschieden, um das Bildungssystem vor Misserfolgen zu bewahren. Trotz einer Bruttoeinschulungsrate, die laut Behörden auf 80% geschätzt wird, haben die Schüler*innen Schwierigkeiten beim Hör- und Leseverstehen. Obwohl die malische Regierung sich noch so sehr bemüht, 37% ihres Budgets für das Jahr 2018 in Bildung zu investieren, werden diese Bemühungen durch eine starke demografische Belastung konterkariert.
„Pädagogisches Tasten“
„Seit der Bildungsreform im Jahr 1962, zwei Jahre nach der Unabhängigkeit, wollte man Französisch aufgeben, erinnert sich der Universitätsprofessor Alhassane Gaoukoye, der im Jahr 2014 eine Arbeit über den Unterricht in öffentlichen und privaten Gymnasien in Bamako schrieb. Dann haben wir schließlich doch Französisch zugelassen, das der Einigung mehr zu dienen schien.“
Im Jahr 1978 gründet das Regime Moussa Traoré einige experimentelle Schulen mit Bamanankan vor der endgültigen Einführung einer anderen Sprache als Französisch in der Grundschule im Jahr 1993. Schließlich wird die Verwendung der Muttersprachen durch das Zehn-Jahres-Programm für die Bildung (1998-2008) besiegelt, das dreizehn Sprachen (einschließlich Bamanankan, Fulfulde (Peulh), Songhaï und Tamashek) in den Status einer Landessprache erhebt.

Kinani Ag-Gadeila ist Leiter der Grundschulbildung. Für ihn entsprechen die verschiedenen Programme in den Landessprachen, darunter die SIRA-Projekte (steht für Selected Integrated Reading Activity), finanziert von USAID (der Agentur der Vereinigten Staaten für internationale Entwicklung) und Elan (unterstützt durch die Internationale Organisation der Frankophonie (OIF)), dem Wunsch Malis, Zweisprachigkeit im Bildungssystem zu entwickeln. Für Mohamed Haïdara, Linguist und nationaler Bildungsbeamter im Auftrag des SIRA-Programms „war es notwendig, die Muttersprache des Kindes einzuführen, um die schulischen Verluste in Grenzen zu halten.“
„Wenn das Kind in seiner Sprache bereits solide Kenntnisse erworben hat, überträgt es sie natürlicherweise auf das Französische“ sagt Sylvaine von Mende, Pädagogikexpertin beim SIRA-Projekt, das nur Bamanankan verwendet, gegenüber vier Sprachen für Elan. Diese Programme basieren auf dem ausgewogenen Ansatz, Kindern spielerisch Lesen und Schreiben beizubringen. Einige sprechen von „pädagogischem Tasten“ , weil die Silbenmethode, parallel zum ausgewogenen Ansatz, immer noch in der Schule verbreitet ist.
„Widerstand der frankophonen Elite“
Tatsächlich haben diese Programme nicht nur Unterstützer, selbst in Lehrerkreisen. „Diese Methode bringt uns Verspätung, es ist ein Durcheinander! Wenn das interessant wäre, würden die Programmunterstützer ihre Kinder nicht auf private Schulen schicken.“, sagt die Schulleiterin einer öffentlichen Schule, die nicht genannt werden möchte. Für den Schriftsteller Ismaïla Samba Traoré, Direktor des Verlags La Sahélienne, der Bücher in Bamanankan veröffentlicht, gibt es eine Verleugnung von Eltern und Lehrern, weil die Kinder der politischen Akteure, die diese Programme entwickelten, ihre humanistischen Studien in den Vereinigten Staaten und anderswo absolviert haben.“
„Die oberen Führungskräfte schicken ihre Kinder nicht auf diese Schulen“, bestätigt der Akademiker Alhassane Gaoukoye. Die kleinen Leute sehen, dass es eine Innovation ist, aber dass es eine Diskriminierung gibt, die keiner beim Namen nennen will. Es gibt auch Widerstand von der frankophonen Elite. Schließlich wird die Tatsache, dass Privatschulen nicht diesen Reformen unterliegen, von einigen Eltern, die die Qualität der Bildung an öffentlichen Schulen bedauern, schlecht angesehen.
„Bevor wir über die Ausweitung dieser Programme auf Privatschulen sprechen, müssen wir diesen Ansatz erst stabilisieren“, sagt Kinani Ag-Gadeila. Ihm zufolge ist ein Kind, das das klassische System durchlaufen hat, nicht besser ausgebildet als ein Kind, das dem ausgewogenen Ansatz gefolgt ist. Und um zu klären, um Mehrdeutigkeiten zu vermeiden: „Wir unterrichten die Sprache nicht, wir benutzen sie als Unterrichtssprache, gleichzeitig mit Französisch.“
© 2018 lemonde.fr/afrique

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