FRIEDENSPFEIFE ZWISCHEN PEULH-HIRTEN UND DOGON-BAUERN – Reconciliation entre Peulhs et Dogons dans le centre du pays

2. Mali: Dogon und Peulh rauchen die Friedenspfeife
BBC Afrique – 17.03.2018
Die beiden Gemeinschaften (Peulh und Dogon) trafen sich in Bamako nach den Auseinandersetzungen, die in Mopti, im Zentrum des Landes, zwanzig Tote gefordert hatten.
1. Das Dogon-Land: Dan Na Amassagou durchkämmt das Gebiet, vieles wird in einen Topf geworfen
Le Pays – 14. März 2018
Die Kreise von Douentza, Bandiagara, Bankass, Koro, die das Dogon-Land ausmachen, leiden. Das Gebiet wird von Terroristen überfallen. Unsicherheit ist das tägliche Leben der Menschen. Um ihr Leben zu retten, gaben sie schließlich alle Aktivitäten auf. Keine Märkte, keine Weiden, keine Landwirtschaft usw.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

2. Mali : Dogons et Peuls fument le calumet de la paix
BBC Afrique – 17.03.2018
Les deux communautés (peuls et dogons) se sont retrouvées à Bamako après les affrontements qui ont fait une vingtaine de morts à Mopti, dans le centre du pays.

Foto (c) BBC/Joel Saget: Des bergers peuls avec leur troupeau à Boré, près de Mopti – Peulh-Hirten mit ihrer Herde bei Boré in der Nähe von Mopti

La rencontre organisée sous l’égide du ministère de la cohésion sociale et de la réconciliation a permis de rapprocher les deux communautés belligérantes.
Les deux responsables qui ont représenté les deux communautés se sont réjouis de l’initiative des autorités.
Mamadou Togo, représentant des dogons, a lancé un appel à ses frères.
“Je demande à mes parents d’avoir beaucoup de retenues et de déposer les armes, de ne pas répondre aux provocations”, a-t-il déclaré.
C’est la même initiative prise par Abdoul Aziz Diallo, le délégué de la communauté peule.
“Quand j’arrivais, j’étais très en colère. Mais après les échanges fructueux que nous avons eus, cela nous réconforte, il n’y a pas eu de problème entre nous et les dogons et nous pensons qu’il n’y en a toujours pas”, a-t-il laissé entendre.
Selon lui, les seuls problèmes qui existent viennent de ceux qui les tuent. “Il n’y a pas de problème entre les peulhs et les dogons. Il y a des problèmes entre nous et ceux qui nous tuent”, a-t-il affirmé.
Une raison pour lui de demander au gouvernement de “travailler à assurer la sécurité”.
Les affrontements meurtriers entre peuls et dogons depuis vendredi, près de Dioungani, dans le cercle de Koro, au centre du pays, avaient fait plus de 30 morts, selon le bilan établi par Adama Coulibaly, le préfet de Koro.
© 2018 bbc.com

1. Le Pays Dogon : Dan Na Amassagou ratisse, l’amalgame s’installe
Le Pays – 14 Mar 2018
Par Kèlètigui Danioko
Les cercles de Douentza, Bandiagara, Bankass, Koro, appelés le Pays Dogon, souffrent. La zone est envahie par des terroristes. L’insécurité est le quotidien des populations. Pour sauver leur vie, elles ont finalement abandonné toutes les activités. Pas de foires, pas de pâturages, pas d’agricultures etc.
La physionomie de certains ennemis traqués ressemblant à celle d’une communauté qui vit sur le territoire depuis des siècles a semé l’amalgame. Du coup, la confiance s’est dissipée entre éleveurs Peulh et agriculteurs Dogon.
L’Etat étant absent, les Famas n’opérant pas de façon satisfaisante, les chasseurs Dogon de Dan Na Amassagou se sont donnés pour responsabilité de stabiliser la zone. La mission de la force d’auto-défense contre les forces du mal depuis des mois se poursuit. Elle est passée à l’offensive pour épargner aux habitants du Pays Dogon les visites inopinées des bandits armés suivies de meurtres et parfois la destruction des vivres comme ce fut le cas d’un village Dogon réduit en cendre, la semaine dernière par des terroristes.
Le ratissage étant en cours, comme eux-mêmes aiment à le dire, leur mission n’est pas exempte de critiques. Ils sont parfois accusés de s’en prendre à des individus innocents. Ceux-ci étant considérés comme des peulhs, la rumeur s’amplifie au niveau de la capitale et ailleurs.
Joints par nos soins, les chasseurs rassurent qu’ils sont tout simplement contre les ennemis du Pays Dogon et non le nom de la communauté qui est exprimée de part et d’autre. ‘’Les Peulhs ne sont pas nos ennemis. Nous vivions avec la communauté depuis des siècles, il n’y a jamais eu de problèmes. Nous combattons nos ennemis et qui dit ennemis ne parlera pas d’ethnie’’.
Ces propos suivent-ils pour rassurer ? Il semble difficile de convaincre car l’amalgame a atteint un niveau inquiétant.
Ce qui urge de faire, l’Etat doit dans un bref délai ouvrir les voies et moyens idoines de dialogues entre populations de cette zone et utiliser tous les canaux de communication possibles pour informer, sensibiliser. L’Etat doit aussi déployer rapidement les Forces Armées et de Sécurité afin qu’elles puissent assurer leur mission régalienne sur cette partie du territoire. Car il faudrait le reconnaitre, tout ce problème est dû à l’absence ou la présence insignifiante de l’armée dans la zone.
Pour ce qui est de la milice d’auto Défense Dogon qui se réclame pro gouvernement, les autorités doivent entamer dans un bref délai des rencontres avec elle afin de comprendre les réalités du terrain. Cela lui permettra de cerner le contour du problème et ensemble, ils trouveront des solutions à la situation du Pays Dogon.
L’Etat doit aller vite avant que la situation ne s’embrase. L’avenir du Mali est dépend de la stabilisation du centre car sans cela pas d’élection présidentielle. Le premier Ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, dès son arrivée se dit prêt au dialogue pour qu’ensemble, c’est-à-dire avec les groupes armés pro-gouvernement, ils puissent combattre le fléau de l’insécurité dans le centre. Il faudrait lier l’acte à la parole. Le Pays Dogon attend impatiemment la concrétisation de cette promesse du PM.
© 2018 Le Pays

2. Mali: Dogon und Peulh rauchen die Friedenspfeife
BBC Afrique – 17.03.2018
Die beiden Gemeinschaften (Peulh und Dogon) trafen sich in Bamako nach den Auseinandersetzungen, die in Mopti, im Zentrum des Landes, zwanzig Tote gefordert hatten.
Das Treffen, unter der Schirmherrschaft des Ministeriums für sozialen Zusammenhalt und Versöhnung organisiert, brachte die beiden verfeindeten Gemeinschaften zusammen.
Die beiden Verantwortlichen, die die beiden Gemeinschaften vertraten, begrüßten die Initiative der Behörden.
Mamadou Togo, Vertreter der Dogon, appellierte an seine Brüder.
„Ich bitte meine Verwandten, eine Menge Zurückhaltung zu üben und ihre Waffen niederzulegen, nicht auf Provokationen zu reagieren“, erklärte er.
Die gleiche Initiative wurde von Abdoul Aziz Diallo, dem Delegierten der Peulh-Gemeinschaft, ergriffen.
„Als ich ankam, war ich sehr zornig. Aber nach den fruchtbaren Diskussionen, die wir gehabt haben, das ist ein Trost, gab es kein Problem mehr zwischen uns und den Dogon und wir glauben, dass es keine mehr geben wird“, ließ er vermelden.
Seinen Worten nach kommen die einzigen Probleme, die es gibt, von denen, die töten. „Es gibt kein Problem zwischen den Peulh und den Dogon. Es gibt Probleme zwischen uns und denen, die uns töten“, versicherte er.
Ein Grund für ihn, die Regierung zu bitten, „daran zu arbeiten, die Sicherheit zu gewährleisten“.
Die tödlichen Auseinandersetzungen zwischen Peulh und Dogon seit Freitag in der Nähe von Dioungani im Kreis Koro in Zentralmali hatten mehr als 30 Tote gefordert, der Bilanz von Adama Coulibaly, dem Präfekten von Koro, zufolge.
© 2018 bbc.com

1. Das Dogon-Land: Dan Na Amassagou durchkämmt das Gebiet, vieles wird in einen Topf geworfen
Le Pays – 14. März 2018
Von Kèlètigui Danioko
Die Kreise von Douentza, Bandiagara, Bankass, Koro, die das Dogon-Land ausmachen, leiden. Das Gebiet wird von Terroristen überfallen. Unsicherheit ist das tägliche Leben der Menschen. Um ihr Leben zu retten, gaben sie schließlich alle Aktivitäten auf. Keine Märkte, keine Weiden, keine Landwirtschaft usw.
Die Physiognomie einiger gejagter Feinde, die einer Gemeinschaft ähneln, die seit Jahrhunderten auf dem Territorium lebt, hat das Amalgam, die Verquickung gesät. Infolgedessen ist das Vertrauen zwischen Peulh-Züchtern und Dogon-Bauern verloren gegangen.
Da der Staat abwesend ist und die FAMas (die malischen Streitkräfte) nicht zufriedenstellend operieren, haben sich die Dogon-Jäger von Dan Na Amassagou zur Aufgabe gemacht, das Gebiet zu stabilisieren. Die Mission dieser Selbstverteidigungstruppe, die seit Monaten gegen die Mächte des Bösen kämpft, dauert an. Sie ist in die Offensive gegangen, um den Bewohnern des Dogonlandes unangemeldete Besuche der bewaffneten Banditen zu ersparen, denen Morde und manchmal Zerstörung von Lebensmitteln folgten, wie im Fall eines Dogondorfes, das in der vergangenen Woche von Terroristen in Schutt und Asche gelegt worden war.
Während das Durchkämmen, wie sie selbst gerne sagen, weitergeht, ist ihre Mission nicht frei von Kritik. Ihnen wird manchmal vorgeworfen, unschuldige Menschen angegriffen zu haben. Da diese als Peulh gelten, verbreiten sich Gerüchte in der Hauptstadt und anderswo.
Auf Befragen versichern die Jäger, dass sie einfach gegen die Feinde des Dogon-Landes sind …: „Die Peulh sind nicht unsere Feinde. Wir haben seit Jahrhunderten mit ihnen in Gemeinschaft gelebt, es gab nie irgendwelche Probleme. Wir kämpfen gegen unsere Feinde und wer von Feinden spricht, wird nicht von Ethnien sprechen“.
Sollen diese Worte nur beruhigen? Es scheint schwierig zu überzeugen, weil das Amalgam ein besorgniserregendes Niveau erreicht hat.
Was dringend zu tun ist: der Staat muss in kurzer Zeit die geeigneten Mittel und Wege des Dialogs zwischen den Menschen dieses Gebietes öffnen und alle möglichen Kommunikationskanäle nutzen, um zu informieren und aufzuklären. Der Staat muss auch schnell die Streitkräfte und die Sicherheit bereitstellen, damit sie ihre souveräne Mission in diesem Teil des Territoriums gewährleisten können. Denn, man sollte es zugeben, dieses ganze Problem ist auf die Abwesenheit oder die unbedeutende Anwesenheit der Armee in dem Gebiet zurückzuführen.
Was die Dogon-Selbstverteidigungs-Miliz angeht, die sich als regierungstreu versteht, müssen die Behörden in kurzer Zeit Treffen mit ihr in die Wege leiten, um die Realitäten vor Ort zu verstehen.
Der Staat muss schnell machen, bevor die Situation sich entzündet.
Die Zukunft von Mali hängt von der Stabilisierung des Zentrums ab, da es ohne dieses keine Präsidentschaftswahlen geben kann. Der Premierminister, Soumeylou Boubèye Maïga, ist seit seinem Amtsantritt bereit für den Dialog, um zusammen, das heißt, mit den bewaffneten Pro-Regierungs-Gruppen, die Geißel der Unsicherheit im Zentrum bekämpfen zu können. Es wäre notwendig, dem Wort die Handlung folgen zu lassen. Das Dogon-Land erwartet ungeduldig die Erfüllung dieses Versprechens des Premierministers.
© 2018 Le Pays

Ein Gedanke zu „FRIEDENSPFEIFE ZWISCHEN PEULH-HIRTEN UND DOGON-BAUERN – Reconciliation entre Peulhs et Dogons dans le centre du pays

  1. En supplément:
    Affrontements entre peulhs et dogons: Une dizaine de morts et un dégât important de matériels
    Le Démocrate – 14 Mar 2018
    Par Mahamane Baba Kounta
    Les affrontements communautaires entre Peulhs et Dogons ont repris dans le cercle de Koro depuis vendredi dernier. Attaques et représailles s’enchaînent. Les heurts auraient déjà occasionné la mort d’une dizaine de personnes et causé d’importants dégâts matériels. Bien sûr la tension reste vive dans la zone. Des dispositions sont en cours pour ramener le calme entre les deux communautés.
    Tout a commencé vendredi dernier, jour au cours duquel deux villages dogon Sabérré-Darrah et Diankabou ont été attaqués. Plusieurs témoignages désignent les Peulhs comme étant les assaillants.
    La riposte n’a pas tardé. Des chasseurs dogons ont aussitôt attaqué et incendié le village Peulh de Madougou dimanche matin. Certaines sources locales indiquent qu’un troupeau de 400 vaches appartenant aux Peulhs a été emporté par les dogons.
    Ces différents affrontements ont déjà fait une dizaine de morts, des maisons incendiées et des stocks alimentaires partis en fumée.
    Des témoins affirment que les combats entre les peulhs et les dogons se sont poursuivis jusqu’au dimanche dans après-midi. Des notabilités de la localité demandent à l’État d’intervenir pour rétablir la sécurité et protéger les populations des « exactions ».
    Pour apaiser la tension dans la localité, le préfet de Koro a organisé une rencontre avec les différentes communautés et les forces de sécurité.
    Il faut rappeler qu’en juin dernier, toujours dans le cercle de Koro, des affrontements entre Peulhs et Dogons ont eu lieu dans le village de Douna. Les combats avaient fait selon des sources locales 33 morts et une dizaine de blessés.
    © 2018 Le Démocrate

    Foto (c) ANNIE ROSEMBERG/AFP: Manifestation de Peuls organisée à Bamako par la Jeunesse Tabital Pulaaku-Mali le 15 mars 2018, pour dénoncer les exactions dont les Peuls sont victimes depuis plusieurs jours dans le centre du Mali
    Mali: les Peuls manifestent à Bamako pour dénoncer les amalgames
    RFI – 16-03-2018 à 04:57
    Les Peuls du Mali sont en colère. Ils dénoncent les amalgames qui tuent. Rien que la semaine dernière plus de 25 d’entre eux ont été assassinés, soit sans raison, soit parce qu’ils sont accusés de collusion avec les jihadistes. Et lors d’un rassemblement, jeudi matin à Bamako, plusieurs centaines de personnes ont manifesté leur ras-le-bol vis-à-vis de cette situation.
    C’est depuis 2015 que cet amalgame a fait surface au Mali. Depuis l’émergence du Front de libération du Macina, un groupe terroriste composé essentiellement de Peuls, qui agit dans la région du Macina au centre du pays. Une région gangrénée aujourd’hui par l’insécurité.
    Et si des Peuls sont affiliés aux groupes terroristes, la plupart des Peuls sont aujourd’hui des victimes et c’est ce que tenaient à rappeler ce matin les manifestants. Victimes d’abord des jihadistes qui ont forcé certains chefs de villages peuls à déménager, qui ont tué des habitants pour avoir informé l’armée, ou des religieux qui refusaient leur diktat. Victimes parfois d’exactions de l’armée également, par amalgame toujours.
    Ces dernières semaines, ils accusent une milice qui porterait le nom des chasseurs dozos, et dans laquelle on retrouve des Dogons, mais aussi des gens qui ne seraient pas maliens pour Amadou Nassrou Dicko, le président de l’association Andal Pulaako Mali, un des organisateurs de la marche : « La situation est très grave. Et de jour en jour, ça s’aggrave. Aujourd’hui, il y a une milice appelée Dozo, qui est descendue dans le centre et qui est en train de descendre dans les villages tuer les gens n’importe comment. Ils arrêtent même des voitures pour faire descendre les gens des voitures et les égorger. Ils brûlent les cases, ils tuent les animaux des Peuls. C’est très grave ! C’est une milice fabriquée. On ne sait pas qui tire les ficelles, mais ce qui est sûr c’est que cette situation-là n’est pas claire. Et ça risque de contaminer toute la région entière. Aujourd’hui, c’est Koro. Hier, c’était à Djenné. Demain, on ne sait pas si ce ne sera pas Douentza, chez nous, à Bankass ou Bandiagara ».
    Qui tire les ficelles et a intérêt à monter les communautés les unes contre les autres ? C’est la question qui revient souvent. Contrairement à d’autres violences qui ont opposé les Dogons sédentaires aux éleveurs peuls, la racine des dernières exactions n’est à priori pas celle-là. Mais le risque de vengeance communautaire existe lui bel et bien. C’est ce que rappellent les Peuls aujourd’hui.
    © 2018 rfi.fr

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