ZUM INTERNATIONALEN FRAUENTAG 2018, NACHLESE MIT DEN MÜLLFRAUEN VON BAMAKO – La Journée Internationale de la Femme. Une glanure. Avec les chiffonnières de Bamako

Foto en haut (c) Oumou Sall Seck: Tirée de sa page facebook le 8 mars 2016

1. Internationaler Tag der Rechte der Frauen: Sie haben ihn auf Dreckhaufen zelebriert
Tjikan – 9. März 2018
Unter einer glühenden Sonne feierten Ténimba Doumbia (70) und mehrere ihrer Kolleginnen ‘Lumpensammlerinnen‘ den Internationalen Tag der Frauenrechte (8. März), auf Müllhaufen auf der Suche nach ihrem Lebensunterhalt.
2. 8. März: Internationaler Frauentag: Diese Frauen, die im Jahr 2017 herausragend waren
Le Républicain – 08.03.2018
Mali, wie die anderen Länder der Welt, feiert am 8. März 2018 den Internationalen Frauentag. Ihre Zeitung nutzt diese Gelegenheit, um mutige Frauen, die Malis Geschichte geprägt haben, zu ehren. Hier das Porträt und die Aktivitäten einiger von ihnen.
3. 8. März: Die Frauen des INRSP spenden Blut, um Leben zu retten
Le Républicain – 09.03.2018
Die ganze Welt feierte gestern den 8. März, den Frauentag. Diese Gelegenheit wurde von den Frauen des Nationalen Forschungsinstituts für öffentliche Gesundheit (INRSP) genutzt, um eine Blutspendeaktion für die malische Bevölkerung durchzuführen

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN BILD

1. Journée internationale des droits des femmes : Elles l’ont célébré sur les tas d’immondice
Tjikan – 9 Mar 2018
Par Lassina NIANGALY
Sous un soleil de plomb, Ténimba Doumbia, septuagénaire et plusieurs de ses camarades ‘’chiffonnières’’ ont célébré la journée internationale des droits des femmes (8 mars), sur des tas d’ordures en quête de leur subsistance. (Il ne s’agit pas en premier lieu de chiffons, de haillons, mais d’objets et de matériaux recyclables à trouver dans les ordures, ndlr.)
« Nous n’avons pas d’autres choix. La journée du 8 mars pour nous, elle se fête dans les ordures. Car nous avons des bouches à nourrir et bien d’autres charges à assurer pour nous et notre famille», déclare Ténimba Doumbia. Jeudi 8 mars sur la colline de Balabougou, le soleil est presqu’au zénith, la chaleur est torride. A quelques mètres de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion se situe l’une des plus grandes décharges de la rive droite du District Bamako. La foule de chiffonnières se bouscule à l’arrivée de chaque charrette chargée d’ordures. Ces braves dames ont toutes une histoire triste les unes que les autres. Septuagénaire, chapeau glissé sur le crâne, un vieux masque sur le nez, seuls moyens de protection pour elle, Ténimba Doumbia s’affaire dans les ordures. Chiffonnière depuis plus de 20 ans, elle travaille environ 10 heures par jour et six jours dans la semaine.
« Je ne me repose que le vendredi dans la semaine», affirme-t-elle. Couverte de poussières, les mains nues, dans une odeur nauséabonde, Ténimba trille dans le tas d’ordures, des matières récupérables: sachets plastiques, des bouteilles d’eau, de boisson ou de parfum, les vielles assiettes, chaussures et autres objets en plastique, des restes de nourriture entre autres. Le kilogramme de sachets en plastique est cédé entre 100 et 150 FCFA en fonction des catégories, tandis que celui des autres objets solides en plastique est cédé entre 250 et 300 FCFA (jusqu’à environ 0,46 €).
Quant aux restes de nourritures, ils sont séchés et vendus aux éleveurs de bétail à 1500 FCFA (2,30 €) le sac de 50kg. Mais cela nécessite plusieurs jours de travail.
« Par jour, nous gagnons entre 500 et 1500 FCFA» raconte Ténimba, avec un regard mélancolique. Veuve depuis une quinzaine d’années, elle a à sa charge, six enfants dont deux enfants de l’une de ses petites sœurs décédées.
« Avec mes maigres moyens, j’ai pu scolariser deux des six enfants. Les plus âgés d’entre eux viennent souvent m’aider à trier les ordures. On n’a pas d’autres choix que d’y faire face » dit-elle. A côté d’elle, Molobali Doumbia, la quarantaine révolue montre une de ses larges cicatrices au pied gauche. L’année dernière, elle s’est fait couper par un éclat de verre.
« La blessure était très grave, j’ai perdu beaucoup de sang. Les médecins l’ont cousu au centre de santé du Quartier-Mali, je suis restée à la maison environ un mois. Ici chaque jour que Dieu fait, une d’entre nous tombe malade ou se blesse. Mais on fait avec !», témoigne-t-elle. Epouse d’un commerçant ruiné et sans emploi, Molobali vit de la force de ses muscles depuis 15 ans pour nourrir ses deux enfants.
La situation d’Aissata Sidibé semble encore plus dure. Son époux précédemment employé à la CMDT à Dioïla, victime d’un grave accident de circulation est inactif depuis trois ans.
« Nous avons vendu nos bœufs de labour et dépensé toute notre économie pour le soigner. La blessure physique a été soignée mais il ne jouit plus de toutes ses facultés mentales. Il a été durement touché à la tête par l’accident. Je me débrouille comme je peux avec mes huit gosses», lâche-t-elle, le visage fermé.
Face ce coup pénible de la vie, ces femmes s’assument et affrontent le destin avec courage. Aucune d’entre elles ne bénéficient d’une aide de l’Etat, d’ONG ou des organisations féminines de défense des droits des femmes. « Nous nous faisions photographier et filmer par des gens autrefois. Ils nous font croire qu’ils nous cherchent de l’aide, mais nous n’avons jamais vu la couleur de leur aide. En réalité ils font de nous leur fonds de commerce. C’en est assez… », s’agace Ténimba Doumbia.
Pour elle et ses camarades le 8 mars ce n’est pas une affaire de ‘’chiffonnière’’ au Mali.
© 2018 Tjikan

2. 8 Mars : journée internationale de la Femme : Ces femmes qui ont marqué l’année 2017
Le Républicain – 08.03.2018
Le Mali, à l’instar des autres pays du monde entier, célèbre ce jeudi 8 mars 2018, la journée internationale de la Femme. Votre quotidien d’information générale saisi cette occasion pour rendre hommage à des braves femmes qui ont marqué l’histoire du Mali. Ci-dessous, le portrait et les activités menées par quelques unes d’entre elles.
Mme Diakité Kadidia Fofana, présidente du collectif des Amazones : Elle fait de la protection des droits des Femmes son cheval de bataille.
Communicatrice de son Etat, Mme Diakité Kadidia Fofana n’est plus une figure à présenter dans la société malienne eue égard des luttes nobles qu’elle a mené durant 2017 et en ce début d’année 2018. Elle est la présidente du collectif des Amazones du Mali, membre du directoire de la « Plateforme Antè Abana : touche pas à ma constitution ». Depuis la création de cette plateforme le 11 juin 2017, Mme Diakité Kadidia Fofana a œuvré pour la satisfaction de l’intérêt général. Cette plateforme a fait beaucoup de manifestations (marche et meeting) pour exiger le retrait pur et simple du texte de révision constitutionnelle. Et, elle a répondu présente à toutes ces manifestions. Pour rappel, c’est cette plateforme qui a obligé le président IBK de surseoir à son projet de révision constitutionnelle. Une lutte menée de bout en bout par cette amazone. (…) Elle a su se faire remarquée à travers sa perspicacité, ses déclarations pertinentes lors de ses prises de parole au cours des assemblées générales de la Plateforme. Vous avez été prudente et vous avez su bien placer vos mots Madame ? « Hé, je suis aussi journaliste, je suis communicatrice de formation. Je sais comment répondre aux questions pièges », me rétorqua-t-elle à la fin d’une Assemblée générale tenue le samedi 9 décembre 2017 à la bourse du travail. (…) Au mois de janvier 2018, Mme Diakité Kadidia Fofana, présidente du collectif des Amazones était à la tête d’une manifestation devant l’Assemblée nationale du Mali pour dénoncer les violences faites aux femmes. Au cours de ce sit-in qui a été réprimé par les forces de l’ordre, elle n’a pas hésité à dire ceci : « Il n’y a aucune différence entre ceux qui battent leurs femmes à mort et un régime qui réprime les droits aux manifestations des femmes ». A travers donc ses actes, elle a inscrit son nom sur la liste des femmes leaders du Mali, d’aucuns diront qu’elle est désormais une dame de fer au Mali.
Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, 3ème vice-présidente de l’URD : La force tranquille
Ancienne députée à l’Assemblée nationale du Mali, troisième vice-présidente de la deuxième force politique du Mali, l’Union pour la République et la Démocratie (URD), Mme Coulibaly Kadiatou Samaké est gestionnaire privé. Calme et très sage, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké a la tête sur les épaules. Elle a été aussi de tous les combats pour le rayonnement du Mali. Elle a participé à toutes les activités de la Plateforme Antè Abana qui a réussi à faire reculer le président IBK. « L’événement qui m’a marqué est bien sûr la lutte menée par la Plateforme Antè Abana contre le projet de révision constitutionnelle », nous confiait-elle encore hier, mercredi 7 mars 2018, dans l’après midi. Elle n’hésitait pas à dire ses quatre vérités aux membres du directoire de la Plateforme Antè Abana pour la réussite de leur lutte. « Il faut un règlement intérieur et un statut de fonctionnement de la Plateforme. Nous constatons un début de démobilisation. Il ne doit pas y avoir de perte de temps », a martelé Mme Coulibaly Kadiatou Samaké en Août 2017 à la CSTM (Confédération syndicale des travailleurs du Mali) lors d’une Assemblée générale de la Plateforme Antè Abana. Selon elle, la journée internationale de la Femme célébrée chaque 8 mars donne l’occasion aux femmes d’évaluer leurs parcours, s’il y a eu des avancées ou pas dans les différentes luttes menées par les femmes. A ses dires, le président de la République IBK n’applique pas la loi 2015-052 du 18 décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. A l’en croire, le quota des 30% pour les femmes n’est pas appliqué à la lettre. « Les femmes sont toujours fatiguées. Elles ont des difficultés énormes. Il y a trop de violence contre les femmes surtout les jeunes femmes », a fustigé la force tranquille. Notre sexagénaire aime la politique et la lecture. Elle déteste la calomnie et le mensonge. Elle a trois enfants.
Bintou Maiga dite Bébé : Une militante convaincue L’engagement est ancrée en elle, active au sein de la plate-forme « Antè Abana » qui s‘est farouchement opposée au projet de révision constitutionnelle en 2017. Militante du mouvement estudiantin, syndicaliste engagée au niveau de la justice sous le régime de Moussa Traoré, elle est l’une des grandes combattantes de la révolution de mars 91, ayant abouti à l’avènement de la démocratie au Mali. D’hier à aujourd’hui, cette grande dame s’est battue sans relâche pour la justice, l’égalité et la démocratie. Son engagement et ses prises de positions lui ont valu d’être citée dans le « Dictionnaire des femmes célèbres du Mali » de Adame Ba Konaré.
Mme Wadidiè Founé Coulibaly, l’amazone de la Plateforme « debout sur les remparts »
Comme les autres femmes leaders, Mme Wadidiè Founé Coulibaly peut être fière d’avoir commencé son militantisme très tôt et surtout pour la cause du Mali. Elle a eu à démontrer, lors des différentes manifestations pour la cause du Mali, que son patriotisme ne souffre d’aucune ambigüité. Pour preuve, le samedi 10 février 2018 au cours d’un meeting à la bourse du travail, elle a invité le gouvernement malien à mieux équiper les FAMAS (Forces armées maliennes). En outre, elle a appelé au sens de responsabilité de la hiérarchie militaire afin que la tuerie des militaires puisse cesser. Après avoir mené le combat avec ses aînés au sein de la Plateforme Antè Abana, qui a réussi à faire surseoir le projet de révision constitutionnelle, elle est une figure influente au sein de la Plateforme « debout sur les remparts : Wuli Ka Jô Tuma Sera».
© 2018 Le Républicain

Foto (c) maliweb: Le 8 mars, les femmes portent toutes des habits cousus du même tissu (conçu spécialement par la COMATEX*) mais des différents modèles. – An jedem 8.März gibt es die besonderen COMATEX*-Stoffe, aus dem sich die Frauen verschiedene Modelle schneidern lassen.

3. Journée du 8 mars : Les femmes de l’INRSP donnent leur sang afin de sauver des vies
Le Républicain – 09.03.2018
Par M.K. Diakité
Le monde entier a célébré, hier jeudi 8 mars, la journée dédiée aux femmes. Cette opportunité a été saisie par les femmes de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (INRSP) pour organiser … un don de sang aux populations maliennes qui en ont fortement besoin. Concomitamment au don de sang, Dr Sangaré Aoua Tiéro, la présidente des femmes de l’INRSP, et ses amazones ont aussi organisé une activité de salubrité afin de rendre agréable leur cadre de travail….
Les femmes, de l’avis de la présidente des femmes de l’INRSP, jouent un rôle prépondérant dans la vie du centre. « Sur les 203 travailleurs de l’INRSP, 87 sont des femmes parmi lesquelles 24 chercheures. L’INRSP, de par ses missions est l’axe central du département de la santé, tant par ses activités de recherche, de surveillance épidémiologique, de diagnostic et de traitement des maladies et comme vous le constatez, les chiffres en disent long sur la place centrale des femmes dans notre structure », a souligné Dr Sangaré Aoua Tiéro.
Pour sa part, le Directeur Général de l’INRSP, le Pr Mamadou Souncalo Traoré a loué l’initiative des femmes de l’INRSP. « Je vous félicite pour cette initiative d’organiser ces activités de don de sang, j’allais dire activités de don de vie, car le sang c’est la vie, couplées avec les activités de salubrité pour un environnement sain, un témoignage de la présence de la femme dans notre société. », a précisé le Pr Mamadou Souncalo Traoré avant de donner le premier coup de balai sous le regard médusé des femmes du centre.
© 2018 Le Républicain
* COMATEX = Compagnie Malienne de Textile / Malische Textilgesellschaft (früher staatlich, jetzt privatisiert mit starker chinesischer Beteiligung)

Foto (c) ai-Gruppe Papenburg: Zum Internationalen Frauentag

1. Internationaler Tag der Rechte der Frauen: Sie haben ihn auf Dreckhaufen zelebriert
Tjikan – 9. März 2018
Von Lassina NIANGALY
Unter einer glühenden Sonne feierten Ténimba Doumbia (70) und mehrere ihrer Kolleginnen ‘Lumpensammlerinnen‘ den Internationalen Tag der Frauenrechte (8. März), auf Müllhaufen auf der Suche nach ihrem Lebensunterhalt. (Es handelt sich dabei weniger um Lumpen als um alles Wiederverwertbare im Müll, Ed.)
„Wir haben keine andere Wahl. Den 8. März feiern wir im Müll. Weil wir viele Münder zu stopfen und viele andere Lasten abzusichern haben für uns und unsere Familien“, sagt Ténimba Doumbia. Am Donnerstag, dem 8. März, auf dem Hügel von Balabougou, die Sonne steht fast im Zenit, die Hitze ist bleiern. Ein paar Meter von der Fakultät für Wirtschaft und Management entfernt liegt eine der größten Deponien des Distrikts von Bamako, Rive droite (am rechten Nigerufer). Eine Masse von Lumpensammlerinnen drängelt sich bei der Ankunft jedes mit Müll beladenen Wagens. Diese tapferen Damen haben, eine wie die andere, alle ihre traurige Geschichte. Als Siebzigjährige mit einem Hut auf ihrem Schädel, eine alte Atemmaske als einziger Schutz für sie auf der Nase, macht sich Ténimba Doumbia in den Abfällen zu schaffen. Seit über 20 Jahren arbeitet sie dort etwa 10 Stunden am Tag und sechs Tage in der Woche.
„Ich ruhe mich nur freitags aus“, sagt sie. Bedeckt mit Staub, mit bloßen Händen, einen ekelerregenden Geruch in der Nase, wühlt Ténimba in den Müllhaufen nach Wiederverwertbarem: Plastiktüten, Wasser-, Limo- oder Parfümflaschen, alte Teller, Schuhe und andere Plastikgegenstände, Essensreste usw. Das Kilogramm Plastiktüten bringt abhängig von der Art, zwischen 100 und 150 FCFA (ca. 15 bis 23 Cent), während ein Kilo von anderen festen Plastikgegenständen zwischen 250 und 300 FCFA (bis zu 45 Cent) bringt.
Was die Lebensmittelreste betrifft, werden sie getrocknet und an Viehzüchter mit 1500 FCFA (ca. 2,30 €) pro 50- kg-Sack verkauft. Aber das erfordert mehrere Tage Arbeit.
„Pro Tag verdienen wir zwischen 500 und 1500 FCFA“, sagt Ténimba mit einem melancholischen Blick. Sie ist seit fünfzehn Jahren Witwe und hat sechs Kinder, darunter zwei Kinder einer ihrer verstorbenen jüngeren Schwestern.
„Mit meinen knappen Mitteln konnte ich zwei der sechs Kinder zur Schule schicken. Die Älteren von ihnen kommen oft, um mir beim Sortieren von Müll zu helfen. Wir haben keine andere Wahl als uns dem zu stellen“, sagt sie. Neben ihr zeigt Molobali Doumbia, in den Vierzigern, eine große Narbe am linken Fuß. Letztes Jahr verletzte sie sich an einer Glasscherbe.
„Die Wunde war sehr schlimm, ich habe viel Blut verloren. Die Ärzte haben sie im Gesundheitszentrum Quartier-Mali genäht, ich blieb etwa einen Monat zu Hause. Hier wird jeden Tag, den Gott werden lässt, eine von uns krank oder verletzt sich. Aber man muss damit zurechtkommen!“, bekundet sie. Molobali, Frau eines ruinierten und arbeitslosen Händlers, ernährt seit 15 Jahren ihre beiden Kinder mit der Kraft ihrer Muskeln.
Die Situation von Aissata Sidibé scheint noch schwieriger. Ihr ehemals bei der CMDT (staatliche Baumwollgesellschaft) in Dioïla angestellter Mann, Opfer eines schweren Verkehrsunfalls, ist seit drei Jahren inaktiv.
„Wir haben unsere Ochsen verkauft und unsere ganzen Ersparnisse für seine Behandlung verbraucht. Die physische Wunde wurde geheilt, aber er hat nicht mehr alle seine geistigen Fähigkeiten. Er wurde durch den Unfall schwer am Kopf verletzt. Ich schlage mich mit meinen acht Kindern durch, so gut ich kann“, sagt sie mit verschlossener Miene.
Angesichts dieses schmerzhaften Schicksalsschlages nehmen diese Frauen ihr Los mit Mut auf sich. Keine von ihnen wird vom Staat, NGOs oder Frauenrechtsorganisationen unterstützt. „Wir wurden früher mal von Leuten fotografiert und gefilmt. Sie lassen uns glauben, dass sie Hilfe suchen, aber wir haben nie was davon gesehen. In Wirklichkeit machen sie uns zu ihrem Geschäft. Es ist genug … „, ärgert sich Ténimba Doumbia.
Für sie und ihre Kolleginnen ist der 8. März keine Sache der „chiffonnières“ in Mali, der „Müllklauberinnen“.
© 2018 Tjikan

2. 8. März: Internationaler Frauentag: Diese Frauen, die im Jahr 2017 herausragend waren
Le Républicain – 08.03.2018
Mali, wie die anderen Länder der Welt, feiert am 8. März 2018 den Internationalen Frauentag. Ihre Zeitung nutzt diese Gelegenheit, um mutige Frauen, die Malis Geschichte geprägt haben, zu ehren. Hier das Porträt und die Aktivitäten einiger von ihnen.
Frau Diakité Kadidia Fofana, Präsidentin des Kollektivs der Amazonen: Sie macht den Schutz der Frauenrechte zu ihrem Schlachtross.
Frau Diakité Kadidia Fofana ist Kommunikatorin und eine Person in der malischen Gesellschaft, die man nicht mehr vorstellen muss wegen der edlen Kämpfe, die sie 2017 und Anfang dieses Jahres angeführt hat. Sie ist die Präsidentin des Kollektivs der Amazonen Malis und Vorstandsmitglied der „Plattform Antè Abana: Rühr meine Verfassung nicht an“. Seit der Gründung der Plattform am 11. Juni 2017 arbeitete Frau Diakité für das allgemeine Interesses. Diese Plattform hat viele Demonstrationen (Märsche und Treffen) durchgeführt, um die vollständige Rücknahme des Textes der Verfassungsrevision zu fordern. Überall war sie anwesend. Zur Erinnerung: Diese Plattform hat Präsident IBK gezwungen, seinen Entwurf einer Verfassungsrevision auszusetzen. Ein Kampf, geleitet von Anfang bis Ende durch diese Amazone. (…) Sie machte sich durch ihren Scharfblick, ihre relevanten Aussagen während ihrer Reden bei den Generalversammlungen der Plattform bemerkbar. Sie waren vorsichtig und haben Ihre Worte gut platziert, Madame? „Hey, ich bin auch Journalistin, ich bin als Kommunikatorin ausgebildet. Ich weiß, wie man knifflige Fragen beantwortet, ohne in eine Falle zu tappen“, erzählte sie mir am Ende einer Generalversammlung im Dezember 2017. (…) Im Januar 2018 war Frau Diakité Kadidia Fofana an der Spitze einer Demonstration vor der Nationalversammlung, um die Gewalt gegen Frauen anzuprangern. Während des Sit-in, das von der Polizei aufgelöst wurde, zögerte sie nicht zu sagen: „Es gibt keinen Unterschied zwischen denen, die ihre Frauen bis auf den Tod schlagen, und einem Regime, das die Demonstrationsrechte für Frauen unterdrückt.“ Durch ihre Taten schrieb sie ihren Namen auf der Liste der weiblichen Führer von Mali ein. Manche werden sagen, dass sie jetzt eine eiserne Lady von Mali ist.
Frau Coulibaly Kadiatou Samaké, 3. Vizepräsidentin der URD: Die stille Kraft
Früher Abgeordnete in der Nationalversammlung Malis, dritte Vizepräsidentin der zweiten politischen Kraft in Mali, der Union für die Republik und Demokratie (URD), ​​ist Frau Coulibaly Kadiatou Samaké eine private Managerin. Ruhig und sehr weise steht Frau Coulibaly mit beiden Beinen fest auf dem Boden. Sie war auch bei allen Kämpfen für die Ausstrahlung Malis dabei. Sie nahm an allen Aktivitäten der Plattform Antè A bana teil… „Das Ereignis, das mich markierte, ist natürlich der Kampf der Plattform Antè A bana gegen den Verfassungsänderungsentwurf“, sagte sie uns noch gestern. Sie zögerte nicht, den Mitgliedern des Vorstandes der Plattform Antè A bana gehörig ihre Meinung für den Erfolg ihres Kampfes zu sagen. „Es muss eine internes Reglement und Statuten der Plattform geben. Wir sehen einen Beginn der Demobilisierung. Es darf keine Verschwendung von Zeit geben“, betonte Frau Coulibaly im August 2017, als bei der CSTM (Arbeitergewerkschaftsbund von Mali) eine Generalversammlung der Plattform stattfand.
Ihrer Meinung nach gibt der Internationale Frauentag den Frauen die Möglichkeit, ihren Kurs zu bewerten, ob in den verschiedenen Kämpfen der Frauen Fortschritte erzielt wurden oder nicht. Sie sagt, der Präsident der Republik IBK wende das Gesetz 2015-052 vom 18. Dezember 2015 nicht an, das Maßnahmen zur Förderung der Gleichstellung im Zugang zu den Funktionen vorsieht, die durch Ernennung oder Wahl besetzt werden. Ihr zufolge wird die Quote von 30% für Frauen nicht wortgetreu angewandt. „Die Frauen ermüden langsam. Sie haben enorme Schwierigkeiten. Es gibt zu viel Gewalt gegen Frauen, besonders junge Frauen“, kritisierte die stille Kraft. Die Sechzigjährige liebt Politik und Lesen. Sie hasst Verleumdung und Lügen. Sie hat drei Kinder
Bintou Maïga genannt Bébé: Eine überzeugte Aktivistin
Das Engagement ist in ihr verankert, aktiv in der Plattform „Antè A bana“. Aktivistin der Studentenbewegung, engagierte Gewerkschaftlerin ​​unter Moussa Traoré, es sie einer der großen Kämpferinnen der Revolution vom März 91, mit der die Demokratie in Mali ankam. Von gestern bis heute kämpfte diese große Dame unermüdlich für Gerechtigkeit, Gleichheit und Demokratie. Ihr Engagement und ihre Stellungnahmen haben ihr eingebracht, im „Lexikon berühmter Frauen von Mali“ (1993) von Adame Ba Konaré erwähnt zu werden.
Frau Wadidiè Founé Coulibaly, die Amazone der Plattform « debout sur les remparts » („aufrecht auf den Wällen“)
Wie andere weibliche Führungskräfte kann Frau Wadidiè Founé Coulibaly stolz darauf sein, ihren Aktivismus sehr früh begonnen zu haben, insbesondere für die Sache von Mali. Während der verschiedenen Demonstrationen für die Sache Malis zeigte sie, dass ihr Patriotismus keine Zweideutigkeiten zulässt. Am 10. Februar 2018 forderte sie so die malische Regierung auf, die FAMas (Malische Streitkräfte) besser auszustatten. Außerdem appellierte sie an das Verantwortungsgefühl der Militärhierarchie, die Tötung der Soldaten müsse gestoppt werden. Nachdem sie den Kampf mit den Ältesten in der Plattform Antè A bana aufgenommen hatte, ist sie nun eine einflussreiche Figur in der Plattform „Aufrecht auf den Wällen: Wuli Ka Jo Tuma Sera“ .
© 2018 Le Républicain

3. 8. März: Die Frauen des INRSP spenden Blut, um Leben zu retten
Le Républicain – 09.03.2018
Von M. K. Diakité
Die ganze Welt feierte gestern den 8. März, den Frauentag. Diese Gelegenheit wurde von den Frauen des Nationalen Forschungsinstituts für öffentliche Gesundheit (INRSP) genutzt, um eine Blutspendeaktion für die malische Bevölkerung durchzuführen, die diese dringend benötigt. Begleitend organisierten Dr. Sangaré Aoua Tiero, Präsidentin der Frauen des INRSP, und ihre Kolleginnen auch eine Hygiene-Aktion, um ihre Arbeitsumgebung angenehmer zu machen ….
Die Frauen spielen nach Meinung der Präsidentin eine herausragende Rolle im Leben des Zentrums. „Von den 203 Beschäftigten des INRSP sind 87 Frauen, darunter 24 Forscherinnen. Das INRSP ist eine zentrale Achse des Gesundheitsministeriums, sowohl durch seine Forschung wie auch epidemiologische Überwachung, durch Diagnostik und Behandlung von Krankheiten. Und wie Sie sehen können, die Zahlen sprechen Bände über den wichtigen Platz der Frauen in unserem Institut“, sagte Dr. Sangaré Aoua Tiéro.
Der Generaldirektor des INRSP, Professor Mamadou Souncalo Traoré, lobte die Initiative. „Ich gratuliere Ihnen zu der Initiative eine solche Blutspende-Aktion zu organisieren, Leben zu spenden würde ich sagen, denn das Blut bedeutet Leben, in Verbindung mit der Hygieneaktion für eine gesunde Umwelt, ein Beweis für die Präsenz der Frauen in unserer Gesellschaft“, sagte Professor Traoré, bevor er unter dem verblüfften Blick der Frauen des Zentrums als erster den Besen schwang.
© 2018 Le Républicain

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