10. RENTRÉE LITTÉRAIRE DU MALI: EINE ERFOLGSSTORY – L’anniversaire d’une success-story: grand moment de rétrospective, de prospective et de fête !

Die „Neue Literatursaison von Mali“ feiert ihr zehnjähriges Jubiläum
RFI – 19-02-2018 um 22:44
Die „Rentrée littéraire du Mali“ wurde 2008 gegründet und ist heute die Referenzveranstaltung, eine Buchmesse zur Förderung von Büchern und Lesen in Mali.

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La «Rentrée littéraire du Mali» célèbre ses 10 ans
RFI – 19-02-2018 à 22:44
Par Catherine Fruchon-Toussaint, envoyée spéciale à Bamako
Créée en 2008, la « Rentrée littéraire du Mali » est devenue aujourd’hui l’événement référence dédié à la promotion du livre et de la lecture au Mali. Pour fêter son dixième anniversaire, la manifestation propose cette année une édition exceptionnelle en présence de 150 auteurs pendant toute la semaine, jusqu’au 24 février. Et pour la première fois, des rencontres sont proposées non seulement à Bamako mais également à Tombouctou et Djenné, cités historiques du patrimoine.

Foto (c) RFI/C. Fruchon-Toussaint: Ousmane Diarra et Ibrahima Aya à Bamako (février 2018).

Après « Etonnants Voyageurs », né de la collaboration entre l’écrivain malien Moussa Konaté, aujourd’hui décédé, et le Français Michel Le Bris qui, à plusieurs reprises, avaient organisé à Bamako un festival réunissant les écrivains de nos deux pays, la « Rentrée littéraire » s’inscrit dans une tradition d’ouverture sur le monde par le livre. Initié par Ibrahima Aya et Aida Mady Diallo avec le Fonds des prix littéraires du Mali, l’événement, qui à ses débuts était une biennale, donne désormais rendez-vous au grand public tous les mois de février.
Son objectif est double : contribuer à l’amélioration de la filière du livre en Afrique en général, et au Mali en particulier, mais aussi célébrer la création littéraire du pays et faire dialoguer les auteurs maliens avec les auteurs africains et ceux des autres continents. Destinée au plus grand nombre, la « Rentrée littéraire du Mali » s’adresse particulièrement au jeune public, comme en témoignent les différentes animations prévues au sein de 25 lycées, 5 universités et 8 centres culturels, dont l’Institut français du Mali.
Mais les professionnels sont aussi concernés avec des ateliers qui, face aux difficultés structurelles de l’édition au Mali, visent à valoriser les métiers du livre, et à lutter contre l’insuffisance des supports de diffusion. Une démarche qui a déjà porté ses fruits puisqu’en 2017, 36 nouveaux titres (essais et fiction) ont été publiés au Mali, contre 6 au début de l’aventure en 2008.
« L’humanité est un lien »
A l’occasion de ses 10 ans, la « Rentrée littéraire du Mali » a souhaité affirmer l’importance de son rôle avec une édition d’envergure, plus longue dans le temps, et davantage déployée dans l’espace. En effet, pour la première fois la manifestation dure une semaine et surtout, en plus de Bamako, se délocalise aussi dans les villes de Tombouctou et de Djenné. Une offre plus importante perceptible également dans la liste des invités. A commencer par ceux du pays même, car on compte plus d’une centaine d’auteurs maliens, dont Amidou Magassa, Aminata Dramane Traoré, Drissa Diakité, ou encore Ousmane Diarra, très connu aussi en France puisqu’il publie ses romans, dont le dernier « La route des clameurs » aux éditions Gallimard.
A leurs côtés, une cinquantaine d’écrivains venus des cinq continents, parmi lesquels le Guinéen Tierno Monenembo, récemment couronné par le Grand prix de la francophonie de l’Académie française, le Togolais Sami Tchak, la Mauricienne Ananda Devi, la Canadienne Bibish Mumbu, ou encore l’Haïtienne Emmelie Prophète. Une programmation mondiale à l’image du thème, cette année « L’humanité est un lien ». Citation d’un proverbe (*) pour rappeler que les identités territoriales, les distances entre cultures devraient être abolies au profit d’un lien à tisser, un fil que tendent par essence les artistes et les créateurs. A ce titre des tables rondes, cafés littéraires et dédicaces sont organisés pour des rencontres nationales et internationales.
Un festival pluriculturel
La « Rentrée littéraire du Mali » est aussi une manifestation transversale. Théâtre, expositions, cinéma et hommages viennent compléter l’affiche. Avec, par exemple, la projection pour la première fois à Bamako du film « Wallay » de Berni Goldbalt, mais aussi des lectures publiques de textes par des comédiens, des concerts, des célébrations en l’honneur des grandes figures maliennes telles que Amadou Hampâté Bâ et Yambo Ouologuem entre autres.
Et enfin, quatre expositions de photographies sont à découvrir : « Les 10 ans de la Rentrée littéraire du Mali », « Les auteurs du Mali », « Fleuves » et « Murs et frontières ». Autant de passerelles entre les différents arts, de ponts avec la littérature qui montrent la vitalité de l’événement et la place importante de la culture et du livre au Mali. Un atout que les organisateurs, à la veille de la prochaine élection présidentielle, souhaitent encore valoriser pour les prochaines éditions.

(*) La Rentrée littéraire du Mali a choisi pour thème l’esprit même de l’événement : le lien ! En écho à la chanson L’humanité est un lien – Maaya ye juru ye.
Car la création est aussi lien… C’est choisir de partager les savoirs entre tous… C’est explorer les potentialités et les faiblesses de nos sociétés… C’est oser parler à voix haute d’amour, d’espoir et de paix, refuser le fanatisme et l’ignorance… c’est aussi accepter la contradiction.
© 2018 rfi.fr

Die „Neue Literatursaison von Mali“ feiert ihr zehnjähriges Jubiläum
RFI – 19-02-2018 um 22:44
Von Catherine Fruchon-Toussaint, Sonderkorrespondentin in Bamako
Die „Rentrée littéraire du Mali“ wurde 2008 gegründet und ist heute die Referenzveranstaltung, eine Buchmesse zur Förderung von Büchern und Lesen in Mali. Zur Feier ihres zehnjährigen Bestehens bietet die Veranstaltung in diesem Jahr eine außergewöhnliche Ausgabe an: 150 Autoren werden während der Woche bis zum 24. Februar anwesend sein. Zum ersten Mal werden Treffen nicht nur in Bamako, sondern auch in den historischen Städten Timbuktu und Djenné angeboten.
Nach « Etonnants Voyageurs », aus der Zusammenarbeit des verstorbenen malischen Schriftstellers Moussa Konaté mit dem Franzosen Michel Le Bris entstanden, der immer wieder ein Festival in Bamako organisiert hatte, das Schriftsteller unserer beiden Länder zusammenbrachte, ist « Rentrée littéraire » Teil einer Tradition der Öffnung zur Welt durch das Buch. Initiiert von Ibrahima Aya und Aida Mady Diallo mit den Fonds der Literaturpreise von Mali, ist dieses Ereignis, das zunächst alle zwei Jahre stattfand, jetzt jedes Jahr im Februar ein Termin für die breite Öffentlichkeit.
Sein Ziel ist ein zweifaches: zur Verbesserung des Buchhandels in Afrika im Allgemeinen und in Mali im Besonderen beitragen, aber auch das literarische Schaffen des Landes feiern und einen Dialog der malischen Autoren mit afrikanischen Autoren und denen anderer Kontinente veranlassen. Vorgesehen für sehr viele Menschen, richtet sich die « Rentrée littéraire du Mali » vor allem an ein junges Publikum, wie die vielen verschiedenen Veranstaltungen in 25 Schulen, 5 Universitäten und 8 Kulturzentren (einschließlich des Institut français in Bamako) belegen.
Aber auch die Fachleute reffen sich in Workshops, die angesichts der strukturellen Schwierigkeiten der Veröffentlichung in Mali darauf abzielen, den Buchhandel aufzuwerten und gegen die Mängel der Verbreitung zu kämpfen. Ein Ansatz, der bereits Früchte trägt, denn 2017 wurden 36 neue Titel (Essays und Fiktion) in Mali veröffentlicht, gegen 6 zu Beginn des Abenteuers 2008.
« Die Menschheit ist ein Band »
Anlässlich seines 10-jährigen Bestehens wollte die « Rentrée littéraire du Mali » die Bedeutung ihrer Rolle mit einer großen Ausgabe, mit mehr Zeit und mehr Raum bestätigen. In der Tat dauert die Veranstaltung zum ersten Mal eine Woche und zieht neben Bamako vor allem auch in die Städte Timbuktu und Djenné. Ein größeres Angebot, auch in der Gästeliste erkennbar. Beginnend mit denen des eigenen Landes, denn es gibt über hundert malische Autoren, darunter Amidou Magassa, Aminata Dramane Traoré, Drissa Diakité oder Ousmane Diarra, auch in Frankreich sehr bekannt, da er seine Romane bei Gallimard veröffentlicht, der letzte war « La route des clameurs » (etwa „Die Straße in die Hölle“, noch keine deutsche Übersetzung, Ed).
An ihrer Seite fünfzig Autoren aus fünf Kontinenten, darunter der Guineer Tierno Monenembo, kürzlich ausgezeichnet mit dem Großen Preis der Frankophonie der Académie française, der Togoer Sami Chak, Ananda Devi aus Mauritius, die Kanadierin Bibish Mumbu oder die Haitianerin Emmelie Prophète. Ein globales Programm passend zum Thema, in diesem Jahr „Die Menschheit ist ein Band“. Zitat eines Sprichworts, um daran zu erinnern, dass territoriale Identitäten, Abstände zwischen den Kulturen zugunsten einer zu webenden Verbindung aufgehoben werden sollten, ein Faden, den im wesentlichen Künstler und Kreative aufspannen. So werden runde Tische, literarische Cafés und Widmungen für nationale und internationale Treffen organisiert.
Ein multikulturelles Festival
Die « Rentrée littéraire du Mali » ist auch ein Querschnitt. Theater, Ausstellungen, Kino und Ehrungen runden das Bild ab. Mit zum Beispiel der Erstaufführung des Films „Wallay“ von Berni Goldbalt in Bamako, aber auch mit Lesungen von Texten durch Schauspieler, mit Konzerten, mit Festen zu Ehren der großen malischen Persönlichkeiten wie Amadou Hampâté Bâ und Yambo Ouologuem unter anderen.
Und schließlich sind vier Fotoausstellungen zu entdecken: « 10 Jahre der Rentrée littéraire du Mali », « Die Autoren Malis », « Flüsse » und « Mauern und Grenzen ». So viele Brücken zwischen verschiedenen Künsten, Brücken mit der Literatur, die die Vitalität der Veranstaltung und den wichtigen Platz der Kultur und des Buches in Mali zeigen. Ein Trumpf, den die Organisatoren am Vorabend der nächsten Präsidentschaftswahl für zukünftige Ausgaben noch verwerten wollen.
© 2018 rfi.fr

Ein Gedanke zu „10. RENTRÉE LITTÉRAIRE DU MALI: EINE ERFOLGSSTORY – L’anniversaire d’une success-story: grand moment de rétrospective, de prospective et de fête !

  1. ECOUTEZ l’audio
    Amadou Bah, libraire à Bamako
    RFI – 20.02.2018
    A l’occasion de la « Rentrée littéraire du Mali » inaugurée ce soir officiellement à Bamako, l’invité culture est Amadou Bah, fondateur de la librairie Donko-Ba à Bamako. Fervent défenseur du livre au Mali depuis 35 ans, il répond aux questions de Catherine Fruchon-Toussaint qui est allée à sa rencontre.

    Foto (c) RFI/Catherine Fruchon-Toussaint: Amadou Bah, directeur de la libraire Donko-Ba à Bamako.

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    Rentrée littéraire du Mali : La 10e édition ouverte pour tisser le lien entre les humains
    Aujourd’hui-Mali – 24 Fév 2018
    Par Siaka DOUMBIA
    La 10e édition de la Rentrée littéraire a officiellement ouvert ses portes le mardi 20 février 2018 au Musée national sous la présidence de la ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo. …Alpha Blondy (l’invité d’honneur de la Rentrée littéraire)…
    …cette aventure qui a commencé en 2008, pour venir au secours de l’édition des livres qui était en difficulté. A ses dires, la Rentrée littéraire a été lancée pour la promotion du livre et de la lecture. Dix ans après sa création, la Rentrée littéraire est devenue internationale grâce, selon Ibrahima Aya, à l’accompagnement des partenaires, surtout des pays européens.
    Alain Holleville, ambassadeur de l’Union européenne au Mali : “La culture permet de voir l’autre, de reconnaître son humanité”
    Alain Holleville, ambassadeur de l’Union européenne au Mali, dira que l’Union européenne est honorée de demeurer un partenaire clé de la Rentrée littéraire qui fête avec engagement et dynamisme ses 10 ans et le thème “L’humanité est un lien” est, à ses dires, une évidence car la condition humaine est en effet ce qui relie les êtres humains.
    Selon lui, le thème s’inscrit dans le processus de retour à la paix et de reconstruction en cours au Mali. …
    Seydou Koné alias Alpha Blondy s’est réjoui de sa présence à la Rentrée littéraire. Il a expliqué le concept de son émission radiophonique “Radio livres” diffusée sur sa radio “Alpha Blondy FM” pour stimuler la lecture chez les jeunes car, d’après lui, dans le livre il y a la parole qui s’est cristallisée. A son entendement, le thème “L’humanité est un lien” est d’actualité car la lecture, les livres rapprochent les humains pour dissiper la peur qui existe entre eux. “Le livre a ce pouvoir”, a-t-il dit.
    – L’hommage de la ministre de la Culture aux écrivains du Mali –
    „…Tous, dis-je donc, étaient mus par ce même désir d’humanité et de liens. De ce point de vue, le besoin de créer du lien apparait comme une nécessité artistique absolue, un moteur essentiel à la création littéraire et sans doute un des traits les plus caractéristiques de la condition humaine”, s’est-elle inspirée du thème “L’humanité est un lien”.
    D’après elle, la civilisation traditionnelle africaine est fondée sur cette conscience collective du lien, à tous les niveaux : le lien entre les vivants et les morts qui ne sont jamais partis ; le lien entre les humains et la nature, le lien de responsabilité et de solidarité entre les humains.
    Le Mali étant un pays de manuscrits et de traditions littéraire multiforme, elle a appelé urgemment à réarmer intellectuellement les sociétés.Notre défi, c’est d’introduire le livre dans nos familles, et dans nos habitudes de consommation. C’est un enjeu de résistance culturelle. Une question de survie même, parce que l’art reste le meilleur antidote à l’embrigadement idéologique. Parce que l’art fait appel à la capacité d’analyse critique de l’individu, à son sens de la créativité et de l’innovation, toutes facultés qui le prémunissent contre les dangers du dogmatisme et la peur de l’altérité… “.
    Son coup de cœur personnel vient d’une autre innovation majeure. Il s’agit de l’initiative “Lire avec les oreilles” entreprise par Alpha Blondy. “C’est une entreprise salutaire qui donne à l’oralité un rôle inédit de support de vulgarisation du livre. Il fut un temps où l’écriture devait secourir la parole, urgemment, avant que ne meurt le vieillard, et que ne brûle la bibliothèque. Aujourd’hui, j’ai comme le sentiment que c’est autour de la parole de secourir l’écriture. Tous les enfants du monde aiment écouter des histoires. Mettre en voix les livres, au travers de la radio, est donc un formidable raccourci vers la construction de citoyens nouveaux capables de repenser et de renouveler le monde. Tonton Alpha Blondy, je vous salue, merci pour votre travail. Dans le contexte du monde, plus qu’une bataille pour la lecture, Alpha Blondy, vous avez entamé une bataille pour la paix “. …En lire plus

    Foto (c) maliweb: Les invités dont Alpha Blondy, Adama Samassekou et Younouss Touré
    © 2018 Aujourd’hui-Mali

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