NEIN ZUR VERSKLAVUNG IN ALL IHREN FORMEN AUF DEM AFRIKANISCHEN KONTINENT – Non a l’esclavage Sous toutes les formes sur le continent Africain

Fatoumata Diawara hat ein neues Lied herausgebracht, auf dem Hintergrund der Misshandlungen und Zwangsarbeit in Libyen.
Ein Medienbericht, nach dem in Libyen Flüchtlinge als Sklaven verkauft werden, hatte vor kurzem für Aufsehen gesorgt und war auch Thema beim EU-Afrika-Gipfel in der Elfenbeinküste.

„Nein zur Versklavung
in all ihren Formen auf dem afrikanischen Kontinent“

0.


Publié le 06.12.2017
Fatoumata Diawara vous présente son clip Esclavage « DJONYA » réalisé dans le but de dénoncer d’une part les atrocités commises sur des frères d’Afrique par d’autres frères d’Afrique et d’autres pour donner un soupçon de soulagement à toutes ces personnes victimes de telles barbaries.

Fatoumata Diawara präsentiert ihren Clip „Sklaverei“ (« DJONYA » auf Bambara), der aufgenommen wurde, um auf der einen Seite die Grausamkeiten, vollbracht an Brüdern aus Afrika von anderen Brüdern in Afrika, zu denunzieren, und auf der anderen, um allen Opfern solcher Barbarei ein Quäntchen der Erleichterung zu vermitteln.

VOIR AUSSI/BISHER
=> SKLAVENHANDEL MIT MIGRANTEN IN LIBYEN: DIE HÖLLE – La traite des migrants en Libye: l’enfer
in MALI-INFORMATIONEN 25.11.2017

WorldMusicCentral.org: On November 14, 2017, CNN broadcast an investigative report about the trafficking and sale of black migrants in Libyan slave markets. This has led to international condemnation of these human rights violations and UN investigations.
With “Djonya”, Fatoumata wishes to condemn this tragic situation. It is a song that defends the idea that every woman and every man belongs to the human race, regardless of color, ethnicity or religion and that every human being should be respected.

1. Sklavenmärkte in Libyen: Ruanda will 30.000 Migranten aufnehmen
LaTribuneAfrica – 22.11. 2017
Ruanda, neues Eldorado afrikanischer Migranten? Das Bild mag schmeichelhaft sein, aber das kleine Land im südlichen Afrika zeigt den richtigen Weg.
2. Verkauf von Migranten in Libyen: Mali bringt 170 Staatsangehörige zurück ins Land
Maliactu – 24/11/2017
Nach den Enthüllungen über die Versteigerung von Schwarzen in Libyen durch den amerikanischen Fernsehsender CNN hat die malische Regierung endlich die Entscheidung getroffen, ihre in Libyen inhaftierten Staatsbürger zu repatriieren.
3. Gefangen im Ghetto von Garabuli
Sklavenhandel mit Flüchtlingen in Libyen

GARABULI (taz) – 06.12.2017
Kein Schild weist auf der Schnellstraße zwischen Tripolis und Misurata zu dem Strandabschnitt mit Ferienhaussiedlungen hin, umgeben von Mauern, die den Namen Garabuli trägt. Nur die Fahrzeugspuren auf den unbefestigten Wegen sind ein Hinweis, was viele Migranten in Libyen mit Garabuli verbinden.

DEUTSCH (#1, #2 VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1. Marchés d’esclaves en Libye : le Rwanda s’engage à accueillir 30 000 migrants
LaTribuneAfrique – 22.11. 2017
Par Ibrahima Bayo Jr.
Le Rwanda, nouvel eldorado des migrants africains ? L’image est peut-être flatteuse mais le petit pays d’Afrique australe est en train de montrer la voie. Au moment où se multiplient les expressions d’indignation et les réactions de condamnations dans les chancelleries africaines face à la tragédie des migrants africains réduits de force en esclavage, le Rwanda vient de répondre favorablement à un appel à l’aide de l’Union africaine (UA) pour leur rapatriement.
Après la suppression des visas pour les ressortissants des pays africains à compter du 1er janvier 2018, le pays de Paul Kagamé s’est engagé auprès de l’instance politique continentale à recevoir 30.000 migrants africains bloqués en Libye. Kigali s’est aussi proposée pour aider l’Union africaine dans le rapatriement de ces migrants dans leur pays d’origine.
L’engagement rwandais répondait à l’appel lancé quelques heures plus tôt au nom de l’UA par le président de sa commission, le Tchadien Moussa Faki Mahamat. A la tribune du siège de l’organisation continentale, ce dernier avait lancé un appel à l’aide en direction des Etats-membres et de leurs partenaires afin de mettre fin à ce qu’il a qualifié de « crime contre l’Humanité ».
« Je lance un appel à tous les Etats-membres de l’Union africaine, au secteur privé africain et aux citoyens africains pour qu’ils fassent des contributions financières en vue d’aider à alléger les souffrances des migrants africains en Libye. J’exhorte les Etats-membres qui disposent de moyens logistiques à les mettre à la disposition pour faciliter l’évacuation de la Libye des migrants africains qui le désirent », a déclaré Moussa Faki Mahamat .
– Rwanda, nouvelle terre d’accueil des migrants d’Afrique ? –
Plus enclins à des réactions diplomatiques comme pour toutes les tragédies qui ont pour théâtre le Continent, les pays africains ont tardé à mettre en place une chaîne de solidarité commune pour juguler la découverte des « marchés d’esclaves » au sein desquels leurs ressortissants sont les « marchandises ». La Côte d’Ivoire a bien entamé depuis 2015, le rapatriement de ses ressortissants mais à titre individuel et dans le cadre du Fonds fiduciaire d’urgence financé par l’Union européenne(UE).
Le Rwanda est donc le premier pays d’Afrique, du reste non concerné par l’horreur libyen, qui s’attaque aussi frontalement au problème depuis la diffusion du reportage de la chaîne américaine CNN qui a illustré un scandale que les organismes des droits humains documentent depuis avril dernier.
En attendant les premiers éléments de l’enquête de la Commission africaine des droits de l’Homme, sur les « marchés aux esclaves » à laquelle la Libye a accepté de collaborer, la réponse rwandais est peut-être la meilleure réponse provisoire à l’enfer vécu par les migrants africains. La réponse d’une Afrique qui reçoit ses enfants. Reste à leur proposer une alternative au départ vers l’Europe.
© 2017 afrique.latribune.fr

2. Vente de migrants en Libye : Le Mali rapatrie 170 ressortissants
Maliactu – 24/11/2017
Après les révélations sur la vente aux enchères des noirs en Libye par la chaîne de télévision américaine CNN, le gouvernement malien a enfin pris la décision de rapatrier ses ressortissants qui se trouvent dans des centres de détention en Libye.
170 migrants maliens composés d’hommes et de femmes seront accueillis ce vendredi 24 novembre 2017 à l’aéroport international Modibo Keita-Bamako-Sénou, a appris Maliactu.info.
Ce rapatriement fait suite à la vague d’indignation des pays africains contre la vente aux enchères des êtres humains, notamment des noirs en ce 21ème siècle à quelques encablures de la capitale Tripoli. Ces migrants transformés en esclaves, subissent des traitements inhumains.
Selon une source proche du ministère des maliens de l’extérieur, d’autres rapatriements vont intervenir dans les prochaines semaines pour extraire définitivement les ressortissants maliens des rangs de ces migrants.
Des mesures sont-elles prises pour leurs réinsertions socio-professionnelles ? la question sera répondue ce vendredi, par le Ministère des Maliens de L’Extérieur, lors d’une conférence de presse qu’il animera en son sein.
© 2017 Maliactu.info

Foto (c) Mirco Keilberth: La plage de Garabuli en Libye, où 400 refugiés sont arrêtés loin de l’Europe – Am Strand von Garabuli, weit weg von Europa: Dort werden etwa 400 Flüchtlinge festgehalten.

1. Sklavenmärkte in Libyen: Ruanda will 30.000 Migranten aufnehmen
LaTribuneAfrica – 22.11. 2017
Von Ibrahima Bayo Jr.
Ruanda, neues Eldorado afrikanischer Migranten? Das Bild mag schmeichelhaft sein, aber das kleine Land im südlichen Afrika zeigt den richtigen Weg. Da wo der Ausdruck von Empörung und die Reaktionen der Verurteilung in afrikanischen Staatskanzleien sich vervielfachen gegenüber der Tragödie der afrikanischen Migranten, die in die Sklaverei gezwungen werden, hat Ruanda positiv auf einen Hilfsanruf der Afrikanischen Union (AU) für ihre Rückführung reagiert.
Nach der Abschaffung der Visa für Staatsangehörige afrikanischer Länder ab dem 1. Januar 2018 verpflichtete sich das von Land Paul Kagamé beim politischen Gremium des Kontinents, 30.000 in Libyen gestrandete afrikanische Migranten aufzunehmen. Kigali hat auch angeboten, der AU bei der Rückführung dieser Migranten in ihr Herkunftsland zu helfen.
Mit dieser Verpflichtung antwortete Ruanda darauf, wozu der Vorsitzende seiner Kommission, der Tschader Moussa Faki Mahamat, kurz zuvor im Namen der AU aufgerufen hatte. Im Hauptquartier der kontinentalen Organisation appellierte er an die Mitgliedstaaten und ihre Partner, dem, was er als „Verbrechen gegen die Menschlichkeit“ bezeichnete, ein Ende zu setzen.
„Ich appelliere an alle Mitgliedstaaten der Afrikanischen Union, den afrikanischen Privatsektor und an die afrikanischen Bürger, finanzielle Beiträge zu leisten, um das Leiden afrikanischer Migranten in Libyen zu lindern. Ich fordere die Mitgliedstaaten, die über die Logistik verfügen, auf, sie zur Verfügung zu stellen, um die Evakuierung der afrikanischen Migranten, die es wollen, aus Libyen zu erleichtern“, sagte Moussa Faki Mahamat.
– Ruanda, neues Zuhause von Migranten aus Afrika? –
Ähnlich wie bei allen Tragödien, die sich auf dem Kontinent abspielen, neigen die afrikanischen Länder eher zu diplomatischen Reaktionen und haben sich nur langsam auf gemeinsame Solidaritätsaktionen einigen können, um den „Sklavenmärkten“ Einhalt zu gebieten, auf denen ihre Staatsangehörigen die „Waren“ sind. Die Elfenbeinküste hat seit 2015 wohl die Rückführung ihrer Staatsangehörigen begonnen, aber als Einzelpersonen und im Rahmen des von der Europäischen Union (EU) finanzierten Notstandstreuhandfonds.
Ruanda ist das erste Land in Afrika, übrigens selbst nicht vom libyschen Horror betroffen, das auch das Problem frontal angeht, seit der Bericht auf CNN ausgestrahlt wurde. Die Reportage hatte einen Skandal aufgezeigt, den die Menschenrechtsorganisationen seit dem letzten April dokumentieren.
Während auf die ersten Elemente der Untersuchung der Afrikanischen Menschenrechtskommission über die „Sklavenmärkte“ gewartet wird, bei der Libyen zur Zusammenarbeit bereit war, ist die Antwort Ruandas vielleicht die beste vorläufige Antwort auf die die Hölle, in der die afrikanischen Migranten leben. Die Antwort eines Afrikas, das seine Kinder aufnimmt. Was bleibt: ihnen eine Alternative zum Aufbruch nach Europa anzubieten.
© 2017 afrique.latribune.fr

2. Verkauf von Migranten in Libyen: Mali bringt 170 Staatsangehörige zurück ins Land
Maliactu – 24/11/2017
Nach den Enthüllungen über die Versteigerung von Schwarzen in Libyen durch den amerikanischen Fernsehsender CNN hat die malische Regierung endlich die Entscheidung getroffen, ihre in Libyen inhaftierten Staatsbürger zu repatriieren.
170 malische Migranten, Männer und Frauen, werden an diesem Freitag, den 24. November 2017, im Internationalen Flughafen Modibo Keita-Bamako-Sénou willkommen geheißen, erfuhr Maliactu.info.
Diese Repatriierung folgt der Empörungswelle afrikanischer Länder gegen die Versteigerung von Menschen, insbesondere von Schwarzen im 21. Jahrhundert unweit der Hauptstadt Tripolis. Diese zu Sklaven gewordenen Migranten werden unmenschlich behandelt.
Laut einer dem Außenministerium nahe stehenden Quelle werden in den kommenden Wochen weitere endgültige Repatriierungen stattfinden.
Werden Maßnahmen für ihre sozio-professionelle Reintegration ergriffen? Die Frage wird an diesem Freitag vom Ministerium der Malier im Ausland während einer Pressekonferenz beantwortet werden.
© 2017 Maliactu.info

3. Gefangen im Ghetto von Garabuli
Sklavenhandel mit Flüchtlingen in Libyen

GARABULI (taz) – 06.12.2017
Von Mirco Keilberth
Kein Schild weist auf der Schnellstraße zwischen Tripolis und Misurata zu dem Strandabschnitt mit Ferienhaussiedlungen hin, umgeben von Mauern, die den Namen Garabuli trägt. Nur die Fahrzeugspuren auf den unbefestigten Wegen sind ein Hinweis, was viele Migranten in Libyen mit Garabuli verbinden: zuerst ein Gefängnis und dann, ihre große Hoffnung, die Überfahrt nach Europa. „Zu den Ghettos? Dort lang“, weist ein Schäfer freundlich den Weg.
Ahmed Kharoubi, fast 1,90 Meter groß, stämmig und mit Vollbart, sorgt an der Straße für das, was die hier herrschenden Milizen unter Sicherheit verstehen. Er und seine Männer tragen Tarnuniformen. Auf den Schultern und an der Brust, wo bei Militärs üblicherweise Rang und Namen prangen, ist nichts zu sehen. „Wir sind keine Miliz, wir unterstehen dem Innenministerium“, betont er mit tiefer Stimme.
Vor der Revolution war der 39-Jährige Automechaniker, nun betreibt er den Kontrollpunkt an der Landstraße zwischen Tripolis und Misurata, an der Garabuli liegt. Wie überall in Libyen lassen sich die Uniformierten ihre Präsenz, aber auch das Wegschauen mit einem Handgeld bezahlen.
Über mehrere Kilometer erstrecken sich entlang weißer Sandstrände Einfamilienhäuser und Hütten, in denen die Hauptstädter in besseren Zeiten die Wochenenden verbrachten. Die drei Meter hohen Steinmauern sollten einst vor den Schergen Muammar al-Gaddafis schützen. Nun haben Menschenhändler die Region und den versteckt gelegenen Küstenabschnitt dahinter für sich entdeckt.
Alle Migranten sind nach geltendem Gesetz illegal im Land. Sie werden neuerdings von der Straße weg verhaftet und in den Lagern kaserniert. Ghanaer, Nigerianer und neuerdings auch Kenianer mit festen Jobs werden in Libyen aus ihren Wohnungen geholt. Sie kommen nicht aufs Meer. Sie landen im Gefängnis, das hier alle Ghetto nennen.

Ende des Wegsehens
taz – 21.11.2017
Der Sender CNN veröffentlichte kürzlich ein Video, welches belegt, dass Migranten in Libyen verkauft werden. Nun reagiert Afrikas Politik.
Eine Welle der Empörung breitet sich durch Afrika und die afrikanische Diaspora aus, seit das CNN-Fernsehen am 14. November Szenen aus Libyen wie aus dem Mittelalter zeigte …Weiterlesen
=> Das CNN-Video

Sklavenhandel? „Nein, das ist doch ganz normal“
Bis vor wenigen Wochen hat das niemanden groß interessiert. Doch dann veröffentlichte der US-Nachrichtensender CNN Videoaufnahmen von einer angeblichen Sklavenauktion. Die grobkörnigen Handy-Bilder zeigen einen jungen Nigerianer, der als Teil einer Gruppe großer, starker Männer für Feldarbeit auf einem Markt zum Kauf angepriesen wird. Der Auktionator ist nicht im Bild zu sehen, aber zu hören: “800 … 900 … 1.000 … 1.100“, sagt eine Stimme, bevor zwei Männer für umgerechnet 875 Dollar an einen Unternehmer verkauft werden.
Hinter den Sandsäcken an dem Checkpoint vor Garabuli verstehen Kharoubis Männer die weltweite Empörung über diese Bilder nicht. „Wer kein Geld hat und illegal im Land ist, muss für die Weiterreise arbeiten, dass ist doch ganz normal“, kommentiert ein junger Milizionär mit Kalaschnikow und Dreadlocks trocken.
Nach Schätzungen von libyschen Menschenrechtsaktivisten werden an rund 20 Orten im Großraum Tripolis Arbeiter als Ware verkauft. Wer einen „Afrikaner“ für den Haushalt oder die private Baustelle benötigt, wurde in Libyen schon zu Gaddafis Zeiten an jeder größeren Straßenkreuzung fündig. Menschen mit dunkler Haut stellten sich seit dem Umsturz von 2011 jahrelang mit Werkzeugen, die ihren Beruf anzeigten, in der Hand an die Straße und verdienten bis zu 20 Euro am Tag – Geld für die Überfahrt nach Europa. Doch nun müssen die Migranten damit rechnen, verhaftet und eingekerkert zu werden.
Die Mauern und der Wald auf dem Weg nach Garabuli schützen vor den Blicken der Öffentlichkeit. Offizielle Autoritäten oder Polizei müssen Kommandeure wie Kharoubi nicht fürchten – höchstens feindliche Milizen.
Die Bauern und Bürger sind wie überall in Libyen machtlos gegenüber Männern wie Ahmed Kharubi. „Die traditionellen lokalen Strukturen sehen sich wie zu Gaddafis Zeiten einer nun völlig entfesselten Kultur der Milizen gegenüber“, sagt Faisal Swehli, ein Bauer. „Damals waren es die Söhne Gaddafis, deren Bewaffnete machen konnten, was sie wollten. Nun sind es Hunderte Gruppen von Ungebildeten und Chancenlosen, die sich mit der Waffe ein Auskommen sichern.“
80 bis 300 Dollar für einen Bauarbeiter oder Elektriker
In Garabuli gehen Pässe aus einem Dutzend westafrikanischer Länder über den Tisch von Ahmed Kharoubi. Die Geschäfte verwaltet der Chef des Ghettos, ein Nigerianer, der nur James genannt werden will. Entlang der libyschen Migrationsroute von Gatrun, 1.000 Kilometer südlich in der Sahara gelegen, bis zur Mittelmeerküste wickeln informelle Bankbüros, Havala (Überweisung) genannt, die Geldtransfers ab. Ghettochefs wie der 39-jährige James verwalten den Migrantenstrom, die libyschen Milizen übernehmen den Transport und sorgen für eine gewisse Sicherheit.
Dreimal in der Woche kommen Geschäftsleute, Uniformierte oder Bauern aus Misurata, Khoms und Tripolis und bieten 80 bis 300 Dollar für einen Bauarbeiter, Elektriker oder Gehilfen. Einige zahlen den Migranten Lohn, andere nicht.
Als Sklavenhandel verstehen die Besucher den Handel keineswegs. „Schließlich werden die meisten ja bezahlt, obwohl sie illegal hier sind“, merkt ein Polizist aus Khoms an, der für die Renovierung des Gefängnisses einen Elektriker sucht. 200 libysche Dinar bietet er für einen stämmigen Mann aus Ghana, genauer gesagt für die Übergabe des Reisepasses.
James sagt, der Ghanaer sei ein Kreditflüchtling, er sei einem Kollegen in der Wüstenoase Gatrun noch 500 Dinar schuldig und müsse die Summe nun abarbeiten.
„Zu essen gibt es nur Suppe und Brot“
Rund 100 Besucher kommen pro Woche in das Ghetto von Garabuli. Große Limousinen mit Kennzeichen aus Misurata oder Tripolis stehen vor den mit Stacheldraht bewehrten Mauern, zwei Männer in Zivil bewachen das Metalltor, von dem man auf das offene Meer schauen kann. Ein Besucher, Mitte 40 und aus dem benachbarten al-Khoms kommend, sagt, dass es falsch sei, von Auktionen zu sprechen.
„Ich würde die Arbeitskräfte lieber wie früher auf der Straße anwerben, aber sie sind ja alle wegen der Milizen von dort verschwunden. Hier sind sie doch zumindest sicher und alles ist geregelt.“ Nach einer Stunde verlässt er das Gelände mit zwei Ghanaern, die auf einer Baustelle helfen sollen. Sie sagen schüchtern, dass sie froh seien, dem Ghetto entkommen zu sein. Über die Verhältnisse dort wollen sie nicht sprechen. „Zu essen gibt es nur Suppe und Brot“, sagt einer. Von drinnen sind scharfe Befehle auf Arabisch zu hören.
Vom 1.000 Kilometer entfernten Gatrun aus schicken Havala-Vermittler aus Westafrika die Migranten in die Ghettos an der libyschen Küste. Die Reise wird ohne jedes Bargeld abgewickelt. An einem Ort wird Geld eingezahlt, an einem anderen an den Empfänger gegen ein vom Absender hinterlegtes Codewort ausgezahlt.
Wer ohne Geld in Libyen ankommt, kann einen Kredit mit einem Zinssatz von 40 Prozent aufnehmen. Nur wenige ahnen, dass sie das Geld in Sabratha, Tripolis oder Garabuli unter Zwang abarbeiten müssen.
Eine Nigerianerin mit dem Vornamen Joy leitet ein Hawala-Büro in Gatrun. Sie versteht die Aufregung um das Geschäft mit den Migranten nicht. „Wer in Europa seinen Kredit nicht zurückzahlt, wird doch auch bestraft.“ Die 29-Jährige organisiert die Weiterfahrt nach Tripolis oder direkt nach Italien. „Ich verdiene gut und helfe denjenigen, die sich dafür entschieden haben, nach Norden zu gehen. Aber jeder ist für sich selbst verantwortlich.“
100 Menschen sind in ­einem Raum eingesperrt
Sie war nie an der libyschen Küste und weiß nichts von den Bedingungen in den Lagern. Doch die letzten Geldtransfers von Nigeria nach Garabuli haben auch sie stutzig gemacht. Von ganzen Dörfern zusammengeliehene Lösegeldzahlungen sollen es sein, um Verwandte aus der Hand der Menschenhändler freizukaufen.
Das CNN-Video hat auch sie gesehen. Seitdem kämen immer weniger Kunden nach Gatrun, sagt Joy. „Viele warten ab, bis sich die Lage beruhigt.“ Doch diejenigen, die schon in Garabuli sind, stecken fest. Grausame Bilder von den Haftbedingungen gelangen über libysche Aktivisten an die Öffentlichkeit.
Hinter den Mauern von Garabuli kann man das Meer riechen. Milizenkommandeur Ahmed Kharoubi blickt über das unübersichtliche Gelände. Angst vor einem Aufstand der Gefangenen hat er nicht, obwohl bis zu hundert Menschen in jeweils einem von vier großen Räumen leben müssen.
„Sie wollen nach Europa und hoffen, nach ihrem Arbeitseinsatz abreisen zu können“, sagt Ahmed Kharoubi. Es sei ihm egal, wie man in Europa die Bedingungen hier nenne, Sklaverei oder Arbeit. „Europa hat doch über Jahrhunderte Afrika ausgebeutet. Nun kommt Afrika eben nach Norden. Wir Libyer leiden selbst unter einem Krieg und wollen sie nicht. Warum verhindert denn niemand, dass sie sich überhaupt auf den Weg machen? “
© 2017 taz.de

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2 Gedanken zu „NEIN ZUR VERSKLAVUNG IN ALL IHREN FORMEN AUF DEM AFRIKANISCHEN KONTINENT – Non a l’esclavage Sous toutes les formes sur le continent Africain

  1. What Libya’s “slave auctions” tell us about the humanitarian system
    It’s time to talk about race and racism

    IRIN – 06.12.2017
    By Nanjala Nyabola (Nairobi-based writer and political analyst)
    In the wake of the CNN report on human auctions in Libya, there has rightly been a surge in concern for the thousands of Africans languishing in inhumane conditions in detention camps.
    Political leaders in Europe and Africa, including UN Secretary-General António Guterres and African Union Commission Chairperson Moussa Faki, have condemned the situation.
    Notable also has been the spontaneous attention of African and African-American celebrities in the face of the silence by official Hollywood goodwill ambassadors for various international organisations.
    After years of flailing diplomacy and lonely advocacy, it seems the world is finally ready to talk about the humanitarian disaster in Libya.

    But while this new wave of attention is welcome and necessary, it does raise key questions.
    Why did it take so long to have this near-unified voice of condemnation on a well-researched and well-covered issue that has been in the public domain for the better part of the last decade? Why now and not before? And more importantly, what does this delayed reaction say about race and racism in international humanitarian work?
    The CNN film has had such a major impact in part because of the starkness of the imagery – the visuals reminiscent of the trans-Saharan and trans-Atlantic slave trades.
    Although the men in the videos are not shackled, they are certainly imprisoned and, in a later part of the film, they detail the dire conditions in which they are held. Rape, beatings, starvation and murder all recur with alarming frequency in this contemporary slave trade.

    The impact of injustice
    Yet this information is not new. International organisations, politicians, and journalists have all reported the dire conditions facing African migrants in Libya from at least 2010.
    Rather, this new urgency can be attributed in part to the rise of new forms of organising for racial justice.
    Specifically, the Black Lives Matter movement has broadened the concerns of global racial solidarity, not just in the United States where it was born, but also across other racially divided societies like South Africa and Brazil.
    African diasporas in France and in the United Kingdom have also organised chapters to fight local racial battles. The call for a new global compact for racial justice demanded in the streets of Baltimore, New York, Paris, Johannesburg, and Tel Aviv is finally being heard in offices in Geneva and New York.

    Is global humanitarianism ready to talk about race?
    It should be, considering that anti-black racism is the elephant in the room when it comes to the protection of refugees and migrants.
    The vast majority of the world’s refugees and migrants today are Asian and African, unlike in the 1940s when the original instruments of protection were negotiated.
    Most of these people remain in their region of origin. South-South migration is common in Africa where, for example, 20,000 Ethiopians and Eritreans try to reach southern Africa every year.
    It’s important to situate contemporary human mobility in its proper place. With the notable exception of the cruel and inhumane global slave trade, the search for better opportunities, particularly in young men negotiating patriarchal masculinities, is – and has long been – common.

    But the rules have changed.
    In the 19th century as more and more young men took to the sea from southern Portugal as part of exploration and colonisation missions, the women they left behind would sing mournful songs, lamenting their departure and willing them to return safely, songs collectively known as Fado.
    Now, hundreds of thousands of young African men and women die on their journeys abroad – from the North African deserts to the Mediterranean Sea, primarily as a consequence of increasingly inhumane policies towards human mobility. They are unmourned except when families finally get word that they have gone missing.

    Criminalising migrants
    Unlike European men in the last century who were celebrated for leaving home in search of opportunity or even adventure, young African men today are criminalised and punished, especially when they try to enter predominantly white societies.
    Take another example. Hundreds of thousands of Rohingya have crossed into Bangladesh and have been largely welcomed, if under-resourced, while Australia expends much force and energy to keep hundreds of refugees violently contained on Manus Island. The same can be said of South Americans attempting to cross into the United States, and of course the frame of existential crisis that populist parties in Europe reserve for Muslim refugees from the Middle East.
    If there is a global crisis of migration it is that societies are resorting to increasingly draconian measures to keep “The Other” out.
    Contrast this panic with the treatment of predominantly white migrants or “expats”. Most countries in the world have migration policies that favour immigration by “expats” while penalising similar migration from predominantly black and brown populations.
    This includes African countries like Kenya, which has kept half a million Somali refugees encamped with no legal status or pathway to citizenship for over 25 years.
    On the campaign trail earlier this year, French President Emmanuel Macron emphatically offered France as a “second home” to American climate scientists concerned about the anti-science proclivities of Donald Trump’s administration.
    But when African and European leaders met in Abidjan last week, Macron was equivocal in offering the same emphatic welcome to African migrants held in the detention centres in Libya – regardless of their qualifications.
    Everyone wants “good migrants” – where “good” means primarily white and/or wealthy.

    Ignoring the suffering
    At the same time, consider that the barter of African bodies in Libya is not a question of a handful of criminals in the desert. It is a global system that rises to the highest level.
    Deposed Libyan leader Muammar Gaddafi routinely used the threat of allowing mass migration of black Africans to Europe in negotiations for improved political relations.
    European governments have repeatedly paid African countries to take and keep African migrants and refugees in Africa. Black and brown bodies are constantly on sale in the modern era, but it is couched in the polite language of diplomatic negotiation and “helping them where they are”.

    And the very act of feigning shock at information that has been in the public domain – reported by survivors and journalists alike – for so long speaks to an unwillingness to see the suffering of Africans.
    Race and racism are at the heart of the ongoing refugee and migrant crisis, but, to date, humanitarianism has been reluctant to talk about it in stark terms.
    The preferred language of protection is dry and technical, linked to statutes and conventions that were drafted at the time of Jim Crow and independence movements around the world.
    Consider that the refugee convention entered into force in 1951 when most of Africa and the Caribbean was still colonised and three years before Brown v. Board of Education desegregated US schools.

    New voices
    The convention was not designed with ethnic minorities in mind and has struggled to adapt as the dynamics of refugee protection have shifted. It responded to the white-on-white crimes of World War II and is predicated on the goodwill of states towards citizens that arguably has never been extended to black or brown people.
    Which is probably why, less than a week later, the momentum triggered by the CNN film is already fading. The United States has pulled out of the new global compact on migration, and the document agreed upon by EU and AU leaders in Abidjan is widely viewed as weak.
    The stark visuals of the CNN report have forced a conversation on humanitarian protection to be openly and explicitly framed as a question of racial justice.
    This has allowed new voices and new advocacy into the conversation. It remains unclear if this new momentum and direction of thought will translate into more meaningful action for those on the move.
    © 2017 irinnews.org

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  2. auch KINDER-arbeit ist sklaven-arbeit … für ,, „elektro-autos“, für windräder, für elektronische teile wie handy, pc etc
    wo bleibt auch nur ein hauch von EHRLICHKEIT … p wie person mer .. k..el…….??

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