RAS BATH WILL KEIN REVOLUTIONSFÜHRER SEIN, UND AUCH KEIN PRÄSIDENTSCHAFTSKANDIDAT (INTERVIEW) – Ras Bath : « Nous sommes le fruit d’une faillite du politique et de la société civile »

Ras Bath: „Wir sind das Ergebnis eines Versagens des Politischen und der Zivilgesellschaft“
Journal du Mali – 29.08.2017 17:40
Nach seinem Sieg mit der Plattform Anté Abana, mit der sie erreichten, dass Präsident IBK auf das Referendum über die Verfassungsänderung vorerst verzichtete, hat Ras Bath bereits sein neues Zugpferd, «Wechsel 2018 », aufgezäumt. Dieses Projekt zielt darauf ab, die Mentalität der Bürger zu verändern und sie zu bewussten Akteuren für die nächsten Wahlen zu machen.

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Ras Bath : « Nous sommes le fruit d’une faillite du politique et de la société civile »
Journal du Mali – 29.08.2017 à 17h40
Propos recueillis par Olivier Dubois
Après sa victoire, avec la Plateforme Anté abana, qui leur a permis d’obtenir du président IBK de « surseoir » au référendum sur la révision constitutionnelle, Ras Bath a déjà enfourché son nouveau cheval de bataille, «Alternance 2018 ». Ce projet ambitionne de changer les mentalités des citoyens et d’en faire des acteurs conscients pour les prochaines échéances électorales. L’activiste a accepté d’expliquer au Journal du Mali, les raisons qui ont provoqué son départ de la Plateforme et ce nouveau combat qui l’animera jusqu’au prochaines présidentielles.

JdM: Pourquoi avoir quitté la Plateforme Anté Abana ?
Ras Bath: Nous avons décidé de partir car notre projet « Alternance 2018 » qui a été acté par tous dans la déclaration de l’assemblée qui a suivi le report du projet de révision constitutionnelle du président a été rejeté. Pour nous, la cause de l’alternance et la raison substantielle de notre adhésion à la plateforme. Nous n’avions donc plus de raison de rester car c’était notre raison d’être et d’adhérer à ce mouvement.
Vous étiez un des poids lourds de la Plateforme, comment ont-ils pris votre départ ?
Pas très bien, mais nous avons été sollicité par eux ce mardi pour une rencontre, nous devons parler. Ils disent vouloir nous rencontrer pour échanger sur la question de l’alternance. Les responsables de la Plateforme disent qu’ils ne sont pas d’accord avec notre départ.  Ils disent souscrire à notre projet « Alternance 2018 » à présent car ils pensaient en fait que je serai moi-même candidat ou que j’aurai un candidat pour 2018. J’aurai préféré qu’ils viennent me le demander directement. Nous ne fermons pas la porte à l’échange, à la discussion. La question de l’alternance est centrale pour nous. S’ils sont d’accord pour « Alternance 2018 », je reviendrai dans la Plateforme Anté abana. Nous nous réunissons dans la journée et je dois leur donner ma réponse aujourd’hui.
Comment « Alternance 2018 », ce nouveau combat, va-t-il se traduire concrètement sur le terrain ?
Pour nous, après 20 ans de démocratie et principalement après 4 ans de gestion du régime IBK, nous devons tirer les leçons aussi bien à notre niveau par rapport à la chose publique et aussi sur le comportement de ceux en qui nous avons placé notre confiance en 2013. Nous devons grandir, mûrir, en termes de capacité citoyenne. Cela veut dire changer de mentalité, de perception dans notre rapport avec la politique. Donc, « Alternance 2018 », c’est le changement d’un système, d’une mentalité, il faut une autre façon de penser, une autre façon de faire. 2018, c’est l’année des élections : présidentielles, législatives, régionales, municipales. En démocratie le véritable moment où le peuple peut exercer son pouvoir,  c’est lors des élections. Il retrouve alors son pouvoir de sanctionner, de renouveler, de tout changer. Nous devons maintenant évaluer les politiques actuelles, juger si nous sommes satisfaits, si nous ne le sommes pas et provoquer le changement s’il y a lieu. En général, pour le citoyen lambda,  les élections sont une opportunité de se faire de l’argent. Donc l’alternance, c’est d’abord de changer la perception même de ce moment, c’est d’amener le citoyen à ne plus voir les élections comme l’opportunité de se faire des relations, de l’argent, d’obtenir des biens matériels, mais plus de lui faire comprendre qu’il décide de son avenir. C’est un travail préalable qui consiste à parcourir l’intérieur du pays pour expliquer le sens du vote, le sens de l’élection, le sens de s’impliquer dans le choix d’une politique et des hommes qui la porte. Ensuite les sensibiliser sur le fait que la carte Nina va leur permettre de choisir le bon programme, le bon projet de société. Donc nous commencerons, entre le 1er octobre et le 31 décembre, période de mise à jour du fichier électoral, à sensibiliser ceux qui viennent d’atteindre la majorité pour leur dire de s’inscrire et d’aller voter. Nous voulons renforcer la capacité des citoyens à détecter les bons programmes et les bonnes personnes. Avec « Alternance 2018 », il s’agit d’arriver à un nouveau type de Malien qui perçoit les élections autrement, qui agit autrement, en se plaçant dans l’optique de l’avenir de son pays dans lequel s’inscrit son propre avenir. Il faut que les candidats qui veulent être maires, députés, président, sachent désormais que le Mamadou d’hier n’est pas le Mamadou d’aujourd’hui, qu’ils se rendent compte que le Mali d’hier n’est pas le Mali d’aujourd’hui et que les achats de conscience ne font plus les élections,
Pourquoi ne pas incarner vous-même cette alternance politique en vous présentant aux élections ?
La construction de la nation requiert deux types de citoyen dans la société, le citoyen qui conduit l’action publique et celui qui contrôle la conduite de l’action publique. Le premier est un politicien, mais il faut aussi des citoyens qui sont là pour veiller afin que le navire ne soit pas dérouté par la volonté d’un seul puissant, sans personne pour le rappeler à l’ordre. Se présenter comme candidat n’est pas notre objectif. Nous sommes dans le contrôle citoyen, dans la formation et la construction citoyenne, pour le moment.
Les Maliens ont l’habitude de voter pour des acteurs politiques bien connus, les caciques des parties politiques qui font parti de ce système et qui joueront, à la prochaine échéance présidentielle, leur va-tout. Face à cela, le changement de système que vous appelez de vos vœux, n’est-il pas un coup d’épée dans l’eau ?
Pas du tout. Vous savez, le pire des hommes hier peut-être le meilleur des hommes aujourd’hui et inversement. Comme vous l’avez dit, l’élection de 2018 ne peut pas se faire sans les caciques, les Soumaila Cissé, Modibo Sidibé, les Zoumana Sacko, ils vont avoir bientôt 70 ans, ils sont incontournables. La question n’est pas trop la personne mais plutôt le peuple que ces candidats vont avoir à diriger, qui constitue la force qui va les conditionner, les obliger à faire avancer le pays. C’est le changement des mentalités qui peut faire changer les choses. Pour nous le travail est a exercer sur le peuple d’abord. Plus le peuple se renforce, plus les dirigeants seront regardants, attentifs et prudents par rapport à la conduite des choses publiques.
Nous comptons aussi demander à la classe politique un audit du processus électoral, il doit être transparent et efficace. Il faut évaluer le processus, en amont, les conditions de dépôt de candidatures, l’inscription sur les fichiers, de l’acheminement des résultats jusqu’au dépouillement. Il ne sert à rien d’éveiller les citoyens si les règles du jeu ne sont pas transparentes et que le processus n’est pas connu à l’avance.
Y’a t-il déjà, pour vous, un homme politique qui pourrait incarner ce renouveau, ce changement ?
Je ne me suis pas penché pour le moment sur une personne, mais nous avons un portrait-robot. La grève des médecins qui a duré 38 jours et qui a fait quasiment 1000 morts dont 400 enfants décédés, nous a donné à réfléchir.  À partir de 2018, nous souhaitons un président, qui s’engagera auprès du peuple, s’il est atteint d’une maladie qui peut être traitée au Mali, qui se soignera dans le pays. Cela aura comme effet, pour les citoyens, en voyant leur président se faire soigner dans un hôpital malien, de les rassurer, de les mettre en confiance par rapport à nos services hospitaliers. Nous avons besoin d’un président qui va avoir à coeur de relancer l’économie, d’utiliser les compétences de son pays, ses hôpitaux, son artisanat. Qui aura à coeur de relancer le tourisme intérieur en montrant l’exemple et en séjournant dans le pays au lieu de partir en vacances à l’étranger. Notre profil de candidat, c’est celui qui va avoir un programme, qui aura des éléments de relance de l’économie, de l’éthique et des codes de bonnes conduite. Un candidat qui appliquera un véritable « Mali d’abord ».
Vous êtes une personnalité influente au Mali, très écoutée et très courtisée aussi par les politiques, comment faites-vous pour rester indépendant ?
Notre indépendance est d’abord idéologique. Nous avons une vision de l’État, une vision de la gestion de la chose publique et des arguments pour défendre cette vision. Nous sommes aussi indépendants financièrement, nous ne sollicitons l’aide de personne, on fonctionne avec les moyens du bord, nous autofinançons toutes nos actions. Pour les meetings à Bamako, jamais je ne sors un franc de ma poche, ceux qui nous invite s’occupe de toute la logistique. Mes déplacements en Europe sont financés par les militants. C’est un investissement dans l’avenir, dans l’idéal et non dans une personne. Ce sont des bases solides qui nous permettent de ne pas céder aux offres des hommes politiques qui essaient de nous amadouer avec des perspectives de projets, des financements, dans le but qu’on vote pour eux.
Vous considérez-vous comme un guide de la jeunesse malienne, comme on peut l’entendre ici ou là ?
Je ne suis pas fan du terme « guide » qui renvoie à une personne dont la parole est sacrée, qu’on ne remet pas en cause, un homme infaillible. Partout où je vais, je me présente comme un porte-parole, je porte une parole qui est décidé ailleurs, avec d’autres. Ce terme est parti de je ne sais où et je me suis retrouvé comme le guide de la révolution, c’est un titre que je ne reconnais pas.
Vous comblez quand même un vide, la jeunesse n’a pas de leader charismatique qui lui montre le chemin, le terme de guide est naturel, dans ce sens.
Nous ne sommes pas les premiers à tenir les discours que nous tenons, mais beaucoup qui ont tenu ces discours et ont mené ces combats ont abandonné au milieu du chemin à la première offre, aux premiers financements. La plupart des leaders sont devenus conseillers dans tel ministère, dans tel ONG ou ont bénéficié d’une bourse pour s’installer à leur propre compte. Celui qui arrive à tenir son discours et à poursuivre les combats, sans prendre de l’argent comme tout le monde s’y attend, les gens vont se dire qu’ils peuvent le suivre, car il est différent des autres,  dans sa constance, son honnêteté, son discours. Le politique et la société civile ont déçu le peuple et perdu leur place dans l’opinion. Il y a plus de 2000 associations au Mali, toutes ces organisations qui ont des budgets colossaux, des moyens juridiques, des moyens relationnels, ils ont fini par établir une sorte d’entente implicite de collaboration avec le politique, une sorte de vase communiquant, qui mène au détournement d’argent destiné à des projets par exemple. Ce qui fait que nous, on arrive sur un terrain vierge où la demande est forte. La population se sent abandonnée, elle n’est pas protégée par l’État. Nous sommes en fait le fruit d’une faillite du politique et de la société civile.
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Ras Bath: „Wir sind das Ergebnis eines Versagens des Politischen und der Zivilgesellschaft“
Journal du Mali – 29.08.2017 17:40
Interview mit Olivier Dubois
Nach seinem Sieg mit der Plattform Anté Abana, mit der sie erreichten, dass Präsident IBK auf das Referendum über die Verfassungsänderung vorerst verzichtete, hat Ras Bath bereits sein neues Zugpferd, «Wechsel 2018 », aufgezäumt. Dieses Projekt zielt darauf ab, die Mentalität der Bürger zu verändern und sie zu bewussten Akteuren für die nächsten Wahlen zu machen. Der Aktivist hat sich bereit erklärt, dem Journal du Mali die Gründe seines Ausscheidens aus der Plattform zu erklären, sowie diesen neuen Kampf, der ihn bis zu den nächsten Präsidentschaftswahlen in Bewegung halten wird.

JdM: Warum haben Sie die Anté-Abana-Plattform verlassen?
Ras Bath: Wir haben uns so entschieden, weil unser Projekt « Wechsel 2018 » abgelehnt wurde, obwohl es von allen in der Erklärung der Versammlung, die direkt auf die Verschiebung der Verfassungsrevision durch den Präsidenten folgte, abgesegnet war. Für uns ist die Sache mit dem Wechsel der wesentliche Grund für unser Festhalten an der Plattform. Wir hatten also keinen Grund zu bleiben, weil das unsere Daseinsberechtigung war und der Grund, an dieser Bewegung festzuhalten.
Sie waren einer der wesentlichen Köpfe der Plattform, wie haben die anderen Ihr Ausscheiden aufgenommen?
Nicht sehr gut, aber wir wurden von ihnen am Dienstag zu einem Treffen eingeladen, wir müssen uns unterhalten. Sie sagen, dass sie uns treffen wollen, um die Frage des Wechsels zu besprechen. Die Verantwortlichen der Plattform sagen, dass sie mit unserem Austritt nicht einverstanden sind. Sie wollen unser Projekt « Wechsel 2018 » jetzt unterschreiben, weil sie eigentlich dachten, dass ich selbst kandidieren oder einen Kandidaten für 2018 präsentieren würde. Es wäre mir lieber gewesen, sie hätten mich einfach direkt befragt. Wir schließen nicht die Tür für den Austausch, für die Diskussion. Die Frage des Wechsels ist für uns zentral. Wenn sie sich auf den « Wechsel 2018 » einigen können, werde ich zur Plattform Anté Abana zurückkehren. Wir treffen uns heute und ich muss ihnen dann meine Antwort geben.
Wie wird « Wechsel 2018 », dieser neue Kampf, tatsächlich vor Ort umgesetzt?
Für uns, nach 20 Jahren Demokratie, vor allem nach 4 Jahren IBK-Regime, müssen wir sowohl auf unserer Ebene in Bezug auf die öffentliche Sache die Schlüsse ziehen, als auch auf das Verhalten derer, in die wir 2013 unser Vertrauen gesetzt haben. Wir müssen wachsen, reifen, in Sachen Bürgerkapazität. Das bedeutet Veränderung der Mentalität, der Wahrnehmung in unserer Beziehung zur Politik. Also, « Wechsel 2018 » ist die Veränderung eines Systems, einer Mentalität, es braucht eine andere Art zu denken, eine andere Art Dinge zu tun. 2018 ist das Jahr der Wahlen: Präsidentschafts-, Parlaments-, Regional-, Kommunalwahlen. In einer Demokratie ist es genau dieser Moment, wo die Leute ihre Macht ausüben können, während der Wahlen. Dann finden sie ihre Macht wieder, zu sanktionieren, zu erneuern und alles zu verändern. Wir müssen jetzt die aktuelle Politik bewerten, beurteilen, ob wir zufrieden sind, ob wir nicht zufrieden sind, und gegebenenfalls Änderungen herbeiführen. Im Allgemeinen sind Wahlen für den Durchschnittsbürger eine Gelegenheit, an ein bisschen Geld zu kommen. Daher bedeutet Wechsel zunächst, die Wahrnehmung dieses Moments zu ändern, den Bürger dazu zu bringen, die Wahlen nicht als Chance zu sehen, sich Beziehungen aufzubauen, an Geld zu kommen, sich materielle Güter zu beschaffen, sondern mehr, ihn verstehen zu lassen, dass er über seine Zukunft entscheidet. Dies ist eine Vorleistung, man muss durchs Land reisen und die Bedeutung der Stimmabgabe erklären, die Bedeutung der Wahl, die Bedeutung der Beteiligung an der Wahl einer Politik und der Menschen, die sie vertreten. Dann muss man ihnen bewusst machen, dass die Nina-Karte ihnen erlaubt, das richtige Programm auszuwählen, das richtige Gesellschaftsprojekt. Also werden wir damit beginnen, zwischen dem 1. Oktober und dem 31. Dezember, wenn die Wählerlisten aktualisiert werden, diejenigen zu sensibilisieren, die gerade volljährig geworden sind, und sagen ihnen, sie sollen sich registrieren lassen und zur Wahl gehen. Wir wollen die Fähigkeit der Bürger verstärken, die richtigen Programme und die richtigen Leute zu finden. Beim « Wechsel 2018 » handelt es sich darum, eine neue Art Malier zu erreichen, die Wahlen anders wahrnehmen, anders handeln, die sich im Zusammenhang mit der Zukunft ihres Landes platzieren, wo ihre eigene Zukunft liegt. Wir brauchen Kandidaten, die Bürgermeister, Abgeordnete, Präsident werden wollen und die wissen, dass der Mamadou von gestern nicht der Mamadou von heute ist, die erkennen, dass das Mali von gestern nicht das Mali von heute ist, und dass man die Wahlen nicht mehr mit dem Kauf von Stimmen und Gewissen gewinnen kann,
Warum verkörpern Sie diesen politischen Wechsel nicht selbst, indem Sie sich zur Wahl stellen?
Der Aufbau der Nation erfordert zwei Arten von Bürgern in der Gesellschaft: den Bürger, der die öffentliche Aktion leitet, und denjenigen, der die Leitung öffentlicher Aktionen kontrolliert. Die erste ist ein Politiker, aber es braucht auch die Bürger, die da sind, um aufzupassen, dass das Schiff nicht durch den Willen einer einzigen Person an der Macht aus dem Ruder läuft, ohne dass jemand diese zur Ordnung ruft. Zu kandidieren ist nicht unser Ziel. Wir sind zur Zeit in der zweiten Gruppe, in der Kontrolle durch die Bürger, in der Ausbildung und im Aufbau der Bürger.
Die Malier haben die Angewohnheit, bekannte Politiker zu wählen, die Kaziken, die alten Chefs der politischen Parteien, die Teil dieses Systems sind und die, wenn der nächste Präsident fällig ist, alles auf eine Karte setzen. Ist dem gegenüber die Änderung des Systems, die Sie sich wünschen, nicht ein Schlag ins Wasser?
Überhaupt nicht. Wissen Sie, die schlimmsten Männer von gestern können heute die besten Männer sein und umgekehrt. Wie Sie gesagt haben, kann die 2018 Wahl nicht ohne die Kaziken erfolgen, die Soumaila Cissé, Modibo Sidibé, Zoumana Sacko, sie sind bald 70 Jahre alt, aber unumgänglich. Die Frage ist nicht so sehr die Person, sondern vielmehr die Menschen, die diese Kandidaten regieren müssen, die die Kraft darstellen, die sie konditioniert, sie zwingt, das Land voranzubringen. Es ist der Wechsel der Mentalitäten, der die Dinge verändern kann. Wir meinen, man muss zuerst mit den Menschen arbeiten. Je stärker die Menschen werden, desto aufmerksamer und vorsichtiger werden die Verantwortlichen bei der Führung der öffentlichen Sache sein.
Wir planen auch, von der politischen Klasse eine Überprüfung des Wahlprozesses zu fordern, dieser muss transparent und effektiv sein. Es ist notwendig, den Prozess, die Bedingungen der Hinterlegung von Kandidaturen, die Registrierung in den Wählerverzeichnissen, vom Eintreffen der Ergebnisse bis zur Auszählung zu evaluieren. Es hat keinen Sinn, Bürger aufzuwecken, wenn die Regeln des Spiels nicht transparent sind und der Prozess nicht im Voraus bekannt ist.
Gibt es für Sie schon einen Politiker, der diese Erneuerung verkörpern könnte, diese Veränderung?
Ich habe mich im Moment auf keine Person festgelegt, aber wir haben ein Phantombild. Der 38-tägige Ärztestreik, der den Tod von fast 1.000 Menschen, darunter 400 Kindern, verursachte, hat uns ernüchtert. Ab 2018 wollen wir einen Präsidenten, der sich dem Volk verpflichtet, der, wenn er eine Krankheit hat, die in Mali behandelt werden kann, diese auch im Land behandeln lässt. Dies hat den Effekt, für die Bürger, dass sie mehr Vertrauen in unsere Krankenhausleistungen setzen werden. Wir brauchen einen Präsidenten, der daran interessiert ist, die Wirtschaft wiederzubeleben, die Fähigkeiten seines Landes, seiner Krankenhäuser und seiner Handwerker zu nutzen. Der daran interessiert ist, den heimischen Tourismus wiederzubeleben, indem er mit dem Beispiel vorangeht und im Land bleibt, anstatt im Ausland Urlaub zu machen.
Unser Kandidatenprofil ist das einer Person, die ein Programm haben wird, die Elemente zu einem Neustart der Wirtschaft, der Ethik und der Regeln guten Verhaltens haben wird. Ein Kandidat, der „Mali zuerst“ (Wahlslogan IBK’s 2013) wirklich ernst meint.
Sie sind eine einflussreiche Persönlichkeit in Mali, der man sehr zuhört und die auch von den Politikern sehr hofiert wird, wie bleiben Sie unabhängig?
Unsere Unabhängigkeit ist primär ideologisch. Wir haben eine Vision des Staates, eine Vision des Managements der öffentlichen Sache und Argumente, um diese Vision zu verteidigen. Wir sind auch finanziell unabhängig, wir suchen Hilfe von niemandem, wir arbeiten mit den zur Verfügung stehenden Mitteln, wir finanzieren alle unsere Aktionen selbst. Für Versammlungen in Bamako hole ich mir nie einen Franc aus der Tasche. Die, die uns einladen, kümmern sich um die gesamte Logistik. Meine Reisen in Europa werden von Aktivisten finanziert. Es ist eine Investition in die Zukunft, in ein Ideal und nicht in eine Person. Das sind solide Grundlagen, die es uns erlauben, nicht den Angeboten von Politikern nachzugeben, die versuchen, uns mit Projektperspektiven, Finanzmitteln zu ködern, mit dem Ziel das wir sie wählen.
Betrachten Sie sich als Führer der malischen Jugend, wie man hier und da hören kann?
Ich bin kein Fan des Begriffs „Führer“, der sich auf eine Person bezieht, deren Wort heilig ist, die man nicht in Frage stellt, einen unfehlbaren Menschen. Wohin ich auch gehe, ich präsentiere mich als Sprecher, Wortträger, ich trage ein Wort, das woanders entschieden wird, mit anderen. Dieser Begriff kam von irgendwo her und dann fand ich mich als Führer der Revolution wieder. Es ist ein Titel, den ich nicht anerkenne.
Sie füllen dennoch eine Lücke, die Jugend hat keinen charismatischen Führer, der ihr den Weg zeigt, der Begriff Führer ist in diesem Sinne natürlich.
Wir sind nicht die ersten, die die Reden halten, die wir halten, aber viele, die diese Reden gehalten und diese Kämpfe geführt haben, haben mitten auf dem Weg beim ersten Angebot, bei der ersten Finanzierung, aufgegeben. Die meisten der Führer sind Berater in irgendeinem Ministerium geworden, in irgendeiner NGO, oder haben ein Stipendium erhalten, um sich selbstständig zu machen. Derjenige, der es schafft, seine Reden zu halten und auch die Kämpfe fortzusetzen, ohne Geld zu nehmen, wie es jeder von ihm erwartet, da werden die Leute sich sagen, dass sie ihm folgen können, weil er sich von den anderen unterscheidet, in seinem Durchhalten, seiner Ehrlichkeit, seiner Rede. Das Politische und die Zivilgesellschaft haben die Menschen enttäuscht und ihren Platz in der öffentlichen Meinung verloren. Es gibt mehr als 2000 Vereine in Mali, all diese Organisationen, die riesige Budgets haben, juristische Mittel, Mittel durch Beziehungen, sie haben letztendlich eine Art implizites Verständnis der Zusammenarbeit mit dem Politischen etabliert, eine Art kommunizierende Röhre. was zum Beispiel zu Veruntreuung von Geld für Projekte führt. Dadurch kommen wir kommen auf jungfräulichen Boden an, wo die Nachfrage stark ist. Die Bevölkerung fühlt sich im Stich gelassen, sie genießt keinen staatlichen Schutz. Wir sind in der Tat die Frucht eines Versagens des Politischen und der Zivilgesellschaft.
© 2017 journaldumali.com

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Ein Gedanke zu „RAS BATH WILL KEIN REVOLUTIONSFÜHRER SEIN, UND AUCH KEIN PRÄSIDENTSCHAFTSKANDIDAT (INTERVIEW) – Ras Bath : « Nous sommes le fruit d’une faillite du politique et de la société civile »

  1. “ dass er über seine Zukunft entscheidet.“ … und die der nachkommen …
    dieses thema ist ein weltweites und, man glaubt es kaum, in D ein verharztes, denn die halbwegs wohlhabenden halten gierig mit allen verfügbaren klauen am alten system fest… merkakel ist nur ein spiegel diese verhaltens …

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