WESTAFRIKANISCHE BÜRGERBEWEGUNGEN GRÜNDEN IN BAMAKO EINE FRONT FÜR DEMOKRATIE UND MENSCHENRECHTE – Le FISPA: des mouvements citoyens créent un « Front » pour la démocratie en Afrique

1. Mali: Afrikanische Zivilgesellschaft verbündet sich und folgt den Ereignissen in Togo
RFI – 09-10-2017 10:17
Am 8. Oktober 2017 trafen sich fünfzehn Vereinigungen der Zivilgesellschaft und afrikanischen Aktivisten in Bamako. Sie bildeten eine Front, die internationale Front der Panafrikanischen Zivilgesellschaft (FISPA).
2. Elie Kamano: Die Fispa verurteilt jene Führer, die „ihre Mandate verlängern wollen“
RFI – Gesendet: Montag, 10. Oktober 2017
Interview von Christophe Boisbouvier
Gegen die dritten Mandate der Staatsoberhäupter in Afrika gibt es nun eine neue Koalition. Es ist die FISPA, die etwa fünfzehn Organisationen der Zivilgesellschaft aus Westafrika zusammenbringt.
3. Editorial: Ich bin Ras Bath!
Bamako (Le Démocrat) – 25. Okt. 2017
Von Aliou Toure, Redaktionschef von „Le Démocrat“
Nach seiner sehr erfolgreichen Europa-Tour ist der Sprecher des Kollektivs zur Verteidigung der Republik (CDR) Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath innerhalb des Landes unterwegs,um „Die Kampagne für den Wechsel 2018; Meine Nina-Karte, meine Waffe“ zu erklären.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

Mali: la société civile africaine se fédère et suit les événements au Togo
RFI – 09-10-2017 à 10:17
Dimanche 8 octobre 2017, une quinzaine d’associations de la société civile ainsi que des activistes africains se sont rencontrés à Bamako. Ils ont constitué un front, le Front international de la société civile panafricaine (Fispa). Ils suivent notamment la situation du Togo.

Foto (c) RFI / Laurent Correau: Des membres du collectif de la société civile sénégalaise «Y’en a marre», en 2011. – Mitglieder des Kollektivs „Y en a marre – Jetzt reicht’s“ der senegalesischen Zivilgesellschaft im Jahre 2011

Les activistes du continent africain, membres du Fispa créé à Bamako dimanche 8 octobre, ont des contacts avec leurs camarades togolais qui font partie de la contestation locale.
Simon Kouka, artiste rappeur et membre du mouvement sénégalais « Y’en a marre », raconte : « La semaine dernière, on a reçu certains collègues togolais au QG „Y’en a marre“ à Dakar et c’est le message qu’on est en train de leur dire : il faut qu’ils tiennent bon. Ce n’est pas nous qui allons mener votre combat. Battez-vous, imposez-vous. Et je crois que là, ils tiennent le bon fil. »
D’autres activistes africains sont inquiets du rôle de la médiation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la crise togolaise. « La Cédéao a toujours été comme ça ! La Cédéao prend toujours partie ! La Cédéao doit plutôt aller dans le sens de dire à Faure Gnassingbé que le peuple a décidé qu’il parte », juge Elie Kamano, artiste auteur guinéen.

Parrain des membres du Fispa, l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly s’adresse directement au président togolais Faure Gnassingbé : « Je lui dirais simplement de quitter le pouvoir pendant qu’il est temps. (Ancien tube de Tiken Jah, adressé à tous ces chefs d’Etat qui collaient au pouvoir en Afrique: « Quitte le pouvoir », Ed) Ça fait cinquante ans que la famille Eyadema règne sur le Togo. Ce n’est pas normal. » Il ajoute : « Attention aux violations des droits de l’homme. »
Plainte à la CPI contre Nicolas Sarkozy
La première action déclenchée par le Fispa est une plainte à la Cour pénale internationale (CPI) contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy pour avoir provoqué l’intervention en Libye qui a débouché sur la mort du colonel Kadhafi.
« Les ONG n’ont pas un recours direct à la CPI, pas plus que des particuliers. Elles ne sont pas susceptibles d’enclencher une action judiciaire devant la CPI. Alors, quelles sont les possibilités ? C’est éventuellement de saisir le bureau du procureur, le prévenir qu’il y a une situation grave qui relève de la compétence de la Cour. Et le procureur, lui, peut ouvrir une information, s’autosaisir sur la base d’informations qui ont été portées à sa connaissance, lorsqu’il s’agit d’Etats qui ont ratifié le statut de la CPI », explique l’avocat Maître Patrick Baudoin, ancien président d’honneur et conseiller juridique de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).
« Deuxièmement, la CPI n’est pas compétente pour tous les assassinats de la planète. Il faut donc, quand on dépose une plainte, justifier que c’est un crime de guerre, ou un crime contre l’humanité, ou un crime de génocide. Je dois dire que de saisir la CPI en faisant reproche à Monsieur Sarkozy d’avoir été complice de l’assassinat de Monsieur Khadafi ne me paraît pas sérieux, ne me paraît pas relever de la possibilité de saisir les compétences de la Cour », avise-t-il.
Les organisations « Jeunesse s’organise maintenant pour son avenir » de la Guinée, ou encore « le Balai citoyen » du Burkina Faso, étaient aussi présentes à Bamako dimanche.
© 2017 RFI.fr

2. Elie Kamano: le Fispa dénonce ces dirigeants qui vont «au-delà de leurs mandats»
RFI – Diffusion : mardi 10 octobre 2017
Par Christophe Boisbouvier
Contre les troisièmes mandats de chefs d’Etat en Afrique, voici une nouvelle coalition. Il s’agit du Front international des sociétés civiles panafricaines (Fispa), qui regroupe une quinzaine d’organisations de la société civile d’Afrique de l’ouest. Ce front a été créé le week-end dernier à Bamako. A sa tête, il y a un grand nom de la musique, l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly, mais aussi le rappeur sénégalais Simon Kouka et le reggaeman guinéen Elie Kamano.

Foto © facebook.com/eliekamanoguinee
En ligne de Conakry, Elie Kamano, auteur du livre « Malaya » aux éditions l’Harmattan, répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
RFI: Pourquoi le Fispa ?
Elie Kamano: Le Fispa parce que la société civile africaine est confrontée à plusieurs problèmes et on a décidé de se mettre ensemble pour qu’on soit plus forts.
Quel est l’élément qui a déclenché votre initiative?
Il y a la lutte de Kémi Séba contre le franc CFA. La priorité pour nous, c’est d’abord de dénoncer ces dirigeants qui veulent aller au-delà de leurs mandats. Il y a le cas du Togo aujourd’hui et le Fispa en fera un combat pour que Faure Eyadema quitte le pouvoir. Et il faut que la Cedeao accepte cette fois-ci que Faure Eyadema quitte le pouvoir parce que le peuple n’en veut plus. Il y a plusieurs jours que les Togolais sont en train de manifester leurs ras-le-bol. Il y a plusieurs jours que les Togolais sont en train de se faire tirer dessus au vu et au su de la Cedeao et de l’Union africaine. Donc, personnellement je condamne cela et nous demandons que le président Eyadema quitte le pouvoir après 50 ans de pouvoir dans la famille Eyadema. Il y a aussi mon cas bien sûr parce que vous n’êtes pas sans savoir que dans mon pays la Guinée, il y a aussi mon président qui a envie de tripatouiller notre Constitution, de se présenter pour un troisième mandat donc tous ces éléments si vous voulez constitue le motif de notre coalition.
Au Togo, le régime du président Faure Gnassingbé annonce une réforme constitutionnelle qui limitera à deux le nombre de mandats présidentiels.
Oui mais je pense que cette réforme-là va profiter à Faure Gnassingbé qui va se présenter pour les deux mandats encore et il va les gagner. Omar Bongo disait : « Il faut être malade pour organiser les élections et les perdre ». Donc ces deux mandats ne peuvent qu’être profitables pour Faure Gnassingbé parce qu’il va les organiser et il va les gagner et cela sera au détriment du peuple du Togo. Donc je souhaite que la pression populaire se maintienne et que Faure Gnassingbé quitte le pouvoir et que la Cedeao arrête de jouer le jeu des dictateurs, de ceux qui commettent l’arbitraire dans les pays africains.
Mais le régime togolais ne peut-il pas répliquer qu’il est souverain chez lui et que la Cedeao n’a pas à s’ingérer dans ses affaires?
La Cedeao s’ingère toujours dans les affaires politiques des pays membres de la Cedeao. Vous avez vu ce qui s’est passé en Gambie.
Quels sont les autres pays de l’Afrique de l’Ouest sur lesquels le Fispa porte un regard particulier ?
Pour le moment, nous avons un regard particulier sur la Guinée. Je suis Guinéen et j’ai été arrêté trois fois dans mon pays pour avoir levé le doigt et pour avoir dénoncé les promoteurs d’un troisième mandat dans notre pays donc voilà pourquoi on a décidé de faire les prochaines assises en Guinée l’année prochaine en 2018.
Mais le nombre de mandats présidentiels n’est-il pas limité à deux dans votre pays, la Guinée ?
Bien sûr que le nombre de mandats est limité à deux, mais il y a des promoteurs de ce tripatouillage constitutionnel, de ce troisième mandat qui ont commencé déjà à élever la voix, et pas des moindres. Il y a au sein du gouvernement, au sein de la mouvance même du parti du président, des gens qui commencent à demander déjà au président ouvertement de faire un troisième mandat et le président ne dit rien et on voit comment il réagit, il réagit de façon impulsive devant les questions liées au troisième mandat quand on lui pose des questions donc nous, qu’est-ce qu’on déduit de tout cela ? On se dit que le président a sûrement envie de briguer un troisième mandat, donc c’est maintenant qu’il faut attirer l’attention des gens et moi si on m’arrête pour avoir dénoncé les promoteurs du troisième mandat c’est parce qu’ils ne veulent pas qu’on en parle, s’ils ne veulent pas qu’on en parle c’est parce qu’ils ont un agenda caché.
Alors par ailleurs Elie Kamano, le Fispa vient de porter plainte contre l’ancien président français Nicolas Sarkozy, pourquoi?
Parce que Nicolas Sarkozy a provoqué la guerre en Libye et cette guerre a été appuyée par les médias occidentaux. Parce que les pro-Kadhafi, on les montre jamais à la télé on montrait toujours ceux qui était contre Kadhafi et dans sa propagande bien sûr, Nicolas Sarkozy a réussi à isoler Kadhafi et à l’assassiner. Nicolas Sarkozy a même menacé les chefs d’Etat africains qui avait pris l’avion pour se rendre à Tripoli pour aller rencontrer Kadhafi. Il les a menacés de bombarder leur avion s’ils atterrissaient. Donc, les chefs d’Etat africains poltrons ont rebroussé chemin et Kadhafi est mort. Moi, je pense que ces conséquences ne sont pas à minimiser sur l’Afrique et sur l’Occident.
Vous qui dénoncez les 50 ans de pouvoir de la famille Gnassingbé au Togo, pourquoi semblez-vous regretter le colonel Kadhafi qui a gouverné d’une main de fer pendant plus de 40 ans ?
On ne regrette pas Kadhafi en tant que dictateur. On regrette le fait qu’un pays souverain, un continent souverain ait été attaqué par un pays occidental. On veut que les assassins, les criminels en Afrique soient jugés par les Africains, qu’ils soient assassinés par les Africains. Mais aucun pays africain de par sa puissance militaire ne peut attaquer la France où un président français sans qu’il se fasse bombarder ou sans que l’Afrique ne se fasse bombarder en réplique. Donc on ne peut pas accepter qu’un pays occidental vienne en Afrique tuer un président africain au vu et au su de la communauté internationale et que nous Africains, nous cautionnions cela. On ne soutient pas Kadhafi le dictateur mais on défend Kadhafi l’Africain qui a été tué sur le sol africain.
© 2017 RFI.fr

3. Edito : Je suis Ras Bath !
Bamako (Le Démocrate) – 25 Oct 2017
Par Aliou Touré, dirpub „Le Démocrate“
Après sa tournée européenne très réussie avec à la clé une forte mobilisation, le porte-parole du Collectif pour la Défense de la République (CDR) Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath est descendu à l’intérieur du pays pour expliquer „La Campagne Alternance 2018 ; Ma carte Nina, mon arme’’.
Après Kayes, Fana, Dioila, Ségou, le porte-parole du CDR était dans la 3ème région administrative du Mali Sikasso (Kouatiala, Sikasso Bougouni…) cette semaine. En ces lieux, il a tenu des meetings d’informations et de sensibilisation sur la révision de la liste électorale en vue des échéances électorales prochaines et la gestion du pouvoir IBK.
Ses meetings drainent du monde. Dans tous les endroits auxquels Ras Bath passe, il séduit. Les gens crient ‘’ Ras Bath’’ ; Nous sommes Ras Bath ; Je suis Ras Bath. L’activiste est de nos jours très populaire. Eh oui, le constat est patent, très populaire, plus populaire que le président de la République IBK dont le chroniqueur a profité de sa mauvaise gestion pour se faire autant d’estime au près du peuple.
Ras Bath mérite d’être appuyé pour faire trembler les fossoyeurs de nos deniers publics et mettre nos gouvernants sur le droit chemin de la bonne gestion des projets et programmes gouvernementaux. Un comportement dissuasif et contrôleur des dirigeants véreux de notre Mali, une grande première au Mali depuis la nuit des temps. Avec Ras Bath si les choses se déroulent normalement, un dispositif précieux serait là pour mettre au pas ces dirigeants inconscients et insouciants de notre très cher Mali, ainsi, la gestion de notre pays serait définitivement assainie et bien tenue pour le bonheur du citoyen lambda. Espérons que ce précieux outil soit au rendez-vous de 2018. Peuple malien, prions qu’Allah le tout puissant protège Ras Bath des soubresauts des hommes et femmes véreux de ce régime qui détruisent l’avenir de notre très cher Mali.
Les tenants du régime IBK doivent savoir que chaque injustice, chaque impunité ont une fin et ces manigances de leur part depuis la nuit des temps auront sans équivoque une fin. Mieux vaut être correcte dans son comportement de tous les jours, ainsi les choses iront de plus en plus mieux sans antécédents inutiles qui finiront par compromettre le déroulement correcte de l’évolution de la nation. Des signaux montrent que la fin de ce régime insensible est très proche. Un régime médiocre qui pense qu’on construit un pays par des illusions. Un régime qui se sert des jeunes élèves et étudiants pour bâtir sa politique injuste et incorrecte. En politisant l’école et l’université, vous hypothéquez l’avenir de ce pays. C’est dommage et très regrettable pour ce pays qui ne mérite pas çà, mais chaque bêtise a une fin et la fin de cette situation est très proche.
© 2017 Le démocrate

Le Fispa comprend le BIPREM-Fasoko du Mali, et une dizaine d’associations de la Société civile engagées du Mali, ainsi que d’autres sociétés civiles africaines engagées de la Guinée, du Sénégal, et du Burkina Faso.

1. Mali: Afrikanische Zivilgesellschaft verbündet sich und folgt den Ereignissen in Togo
RFI – 09-10-2017 10:17
Am 8. Oktober 2017 trafen sich fünfzehn Vereinigungen der Zivilgesellschaft und afrikanischen Aktivisten in Bamako. Sie bildeten eine Front, die internationale Front der Panafrikanischen Zivilgesellschaft (FISPA). Sie verfolgen insbesondere die Situation in Togo. Die Aktivisten des afrikanischen Kontinents, Mitglieder der am Sonntag in Bamako gegründeten FISPA, haben Kontakt mit ihren togolesischen Kameraden, die Teil der dortigen lokalen Opposition sind.
Simon Kouka, Rapkünstler und Mitglied der senegalesischen Bewegung „Y en a marre – Jetzt reicht’s“, sagte: „Letzte Woche haben wir einige togolesische Kollegen in unserer Zentrale in Dakar empfangen, und dies ist die Botschaft, die wir ihnen sagen: Sie müssen durchhalten. Wir können nicht euren Kampf führen. Schlagt euch, setzt euch durch. Und ich denke, sie haben den roten Faden in der Hand.“
Andere afrikanische Aktivisten sind besorgt über die Rolle der Vermittlung der Wirtschaftsgemeinschaft der westafrikanischen Staaten (ECOWAS) in der togolesischen Krise. „Die ECOWAS war schon immer so! Die ECOWAS ist immer parteiisch! ECOWAS sollte eher Faure Gnassingbé sagen, dass das Volk entschieden hat, dass er gehen muss“, urteilt Elie Kamano, guineischer Künstler und Autor.
Schirmherr der Fispa-Mitglieder, der ivorische Künstler Tiken Jah Fakoly, wendet sich direkt an den togolesischen Präsidenten Faure Gnassingbé: „Ich würde ihm nur sagen, er soll die Macht abgeben, während es noch Zeit ist. (Alter Hit von Tiken Jah, an alle afrikanischen Potentaten gerichtet: « Quitte le pouvoir », Ed) Seit 50 Jahren regiert die Familie Eyadema Togo. Das ist nicht normal.“ Er fügt hinzu: „Achtung, es gibt Menschenrechtsverletzungen.“
Beschwerde gegen Nicolas Sarkozy vor dem IStGH
Die erste Aktion der Fispa ist eine Beschwerde an den Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) gegen den ehemaligen französischen Präsidenten Nicolas Sarkozy, weil er die Intervention in Libyen einleitete, die zum Tod von Oberst Gaddafi führte.
„NGOs haben keinen direkten Zugriff auf den IStGH, ebenso wenig wie Einzelpersonen. Sie können keine rechtlichen Schritte vor dem IStGH auslösen. Also, was sind die Möglichkeiten? Es ist möglich, die Staatsanwaltschaft über eine ernste Situation zu informieren, die in die Zuständigkeit des Gerichts fällt. Und der Chefankläger kann eine Untersuchung eröffnen, eine eigene Initiative ergreifen auf der Grundlage von Informationen, die ihm zugetragen wurden, im Falle von Staaten, die den Status des IStGH ratifiziert haben“, erklärt der Rechtsanwalt Me Patrick Baudoin, ehemaliger Ehrenpräsident und Rechtsberater des internationalen Menschenrechtsbundes (FIDH).
„Zweitens ist der IStGH nicht für alle Tötungen auf dem Planeten zuständig. Man muss daher bei einer Beschwerde rechtfertigen, dass es sich um ein Kriegsverbrechen handelt, oder ein Verbrechen gegen die Menschlichkeit, oder Völkermord. Ich muss sagen, dass die Anrufung des IStGH mit dem Vorwurf an Herrn Sarkozy, an der Ermordung von Herrn Gaddafi mitschuldig zu sein, mir nicht ernsthaft erscheint, das scheint mir nicht in die Zuständigkeit des Gerichtshofs zu fallen“, sagt er.
Die Organisationen „Jugend – jetzt für die Zukunft“ aus Guinea oder „Der Bürger-Besen“ aus Burkina Faso waren auch Sonntag in Bamako anwesend.
© 2017 RFI.fr

2. Elie Kamano: Die Fispa verurteilt jene Führer, die „ihre Mandate verlängern wollen“
RFI – Gesendet: Montag, 10. Oktober 2017
Von Christophe Boisbouvier
Gegen die dritten Mandate der Staatsoberhäupter in Afrika gibt es nun eine neue Koalition. Es ist die Internationale Front der Panafrikanischen Zivilgesellschaften (Fispa), die etwa fünfzehn Organisationen der Zivilgesellschaft aus Westafrika zusammenbringt. Diese Front wurde am vergangenen Wochenende in Bamako gegründet. An der Spitze gibt es einen großen Namen in der Musik, der Ivorer Tiken Jah Fakoly, aber auch der senegalesische Rapper Simon Kouka und der guineische Reggaeman Elie Kamano.

Auf dem Sender in Conakry beantwortet Elie Kamano, Autor des Buches „Malaya“ beim Verlag L’Harmattan, Fragen von Christophe Boisbouvier.
RFI: Warum die Fispa?
Elie Kamano: FISPA weil die afrikanische Zivilgesellschaft mit vielen Problemen konfrontiert ist – wir haben beschlossen, uns zusammen zu schließen, damit wir stärker sind.
Was hat Ihre Initiative ausgelöst?
Es gibt da Kémi Sébas Kampf gegen den Franc CFA. Die Priorität für uns ist es zuerst mal, diejenigen Führer anzuprangern, die über ihre Mandate hinausgehen wollen. Das ist der Fall von Togo heute, und die Fispa wird einen starken Kampf führen, damit Faure Eyadema die Macht abgibt. Und es ist notwendig, dass die ECOWAS diesmal akzeptiert, dass Faure Eyadema die Macht abgibt, weil die Leute ihn nicht mehr wollen. Es ist schon ein paar Tage her, dass die Togoer ihren Überdruss zeigen. Seit einigen Tagen wird auf die Togoer geschossen. und ECOWAS und die Afrikanische Union sehen zu. Also, ich verurteile das persönlich und wir fordern, dass Präsident Eyadema nach 50 Jahren Macht in der Familie die Macht abgibt. Es gibt auch meinen Fall, sicher, in meinem Land Guinea, wo auch mein Präsident an unserer Verfassung basteln will, für eine dritte Amtszeit kandidieren will – also alle diese Elemente bilden, wenn Sie wollen, das Motiv unserer Koalition.
In Togo hat das Regime von Präsident Faure Gnassingbé eine Verfassungsreform angekündigt, um die Zahl der Amtsperioden auf zwei zu begrenzen.
Ja, aber ich denke, dass diese Reform Faure Gnassingbé zugute kommen wird, der für die beiden Mandate antreten wird und sie gewinnen wird. Omar Bongo sagte: „Man muss krank sein, um Wahlen zu organisieren und sie zu verlieren.“ So können diese beiden Mandate nur profitabel sein für Faure Gnassingbé, weil er sie organisieren wird und gewinnen wird, und das wird auf Kosten der Menschen in Togo sein. (…)
Auf welche anderen westafrikanischen Länder hat die Fispa ein besonderes Auge geworfen?
Momentan schauen wir ganz genau auf Guinea. Ich bin Guineer, und ich wurde dreimal in meinem Land verhaftet, weil ich den Mund aufgemacht habe und die Befürworter eines dritten Mandats in unserem Land angeprangert habe – also darum haben wir beschlossen, die nächste Konferenz im nächsten Jahr, 2018, in Guinea zu machen.
Aber ist nicht die Anzahl der Präsidentschaftskandidaturen in Ihrem Land, Guinea, auf zwei begrenzt?
Natürlich ist die Anzahl der Mandate auf zwei beschränkt, aber es gibt Befürworter dieser Verfassungsbastelei, für dieses dritte Mandat. Sie haben bereits damit begonnen, ihre Stimme zu erheben, und es sind nicht die Wenigsten. Es gibt in der Regierung, in der Partei des Präsidenten, Leute die dem Präsidenten schon offen eine dritte Amtszeit vorschlagen, und der Präsident sagt nichts, und wir sehen, wie er reagiert…was leiten wir daraus ab? Wir sagen uns, dass der Präsident sicherlich Lust auf eine dritte Amtszeit hat, darum ist es jetzt an der Zeit, die Aufmerksamkeit der Leute zu erregen … wenn sie (die Mächtigen) nicht darüber reden wollen, dann weil sie eine versteckte Agenda haben.
Elie Kamano, die Fispa hat gerade eine Klage gegen den ehemaligen französischen Präsidenten Nicolas Sarkozy eingereicht, warum?
Weil Nicolas Sarkozy den Krieg in Libyen provozierte und dieser Krieg von den westlichen Medien unterstützt wurde. Weil die Ghaddafi-Anhänger nie im Fernsehen zu sehen sind, es wurden immer diejenigen gezeigt, die gegen Ghaddafi waren, und mit seiner Propaganda hat Nicolas Sarkozy es geschafft, Ghaddafi zu isolieren und zu ermorden. Nicolas Sarkozy bedrohte sogar afrikanische Staatsoberhäupter, die nach Tripolis fliegen wollten, um Ghaddafi zu treffen. Er hat ihnen gedroht, ihr Flugzeug zu bombardieren, wenn sie gelandet wären. Also, die feigen afrikanischen Staatschefs sind umgekehrt und Ghaddafi ist tot. Ich denke, dass diese Konsequenzen für Afrika und den Westen nicht minimiert werden sollten.
Sie verurteilen die 50-jährige Macht der Gnassingbé-Familie in Togo. Warum scheinen Sie Oberst Ghaddafi nachzutrauern, der während mehr als 40 Jahren mit eiserner Faust regierte?
Wir trauern Ghaddafi nicht als Diktator nach. Wir bedauern die Tatsache, dass ein souveränes Land, ein souveräner Kontinent, von einem westlichen Land angegriffen wurde. … Also können wir nicht akzeptieren, dass ein westliches Land nach Afrika kommt, um einen afrikanischen Präsidenten im Wissen und in der Kenntnis der internationalen Gemeinschaft zu töten, und dass wir Afrikaner dies unterstützen. Wir unterstützen keinen Diktator Ghaddafi, sondern wir verteidigen Ghaddafi als Afrikaner, der auf afrikanischem Boden getötet wurde.
© 2017 RFI.fr

3. Editorial: Ich bin Ras Bath!
Bamako (Le Démocrat) – 25. Okt. 2017
Von Aliou Toure, Redaktionschef von „Le Démocrat“
Nach seiner sehr erfolgreichen Europa-Tour verbunden mit einer starken Mobilisierung ist der Sprecher des Kollektivs zur Verteidigung der Republik (CDR) Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath innerhalb des Landes unterwegs, um „Die Kampagne für den Wechsel 2018; Meine Nina-Karte, meine Waffe“ zu erklären.
Nach Kayes, Fana, Dioila, Segou, war der CDR-Sprecher diese Woche in der 3. Verwaltungsregion von Mali, Sikasso (in den Städten Kouatiala, Sikasso, Bougouni …). An diesen Orten hielt er Informations- und Aufklärungsversammlungen über die Revision der Wählerliste im Hinblick auf die nächsten Wahlen und die Regierungsführung von IBK ab.
Seine Meetings ziehen viele Leute an. An allen Orten wo Ras Bath auftritt, verführt er. Die Leute rufen „Ras Bath“; Wir sind Ras Bath; Ich bin Ras Bath. Der Aktivist ist heutzutage sehr beliebt. Ja, die Tatsache ist offensichtlich, sehr beliebt, beliebter als der Präsident der Republik IBK. Von dessen Misswirtschaft hat der Moderator profitiert, dass die Leute ihm so viel Wertschätzung entgegenbringen.
Ras Bath verdient Unterstützung, um die Sargnägel unserer öffentlichen Mittel zu erschüttern und unsere Regierenden auf den richtigen Weg der guten Verwaltung von Regierungsprojekten und -programmen zu bringen. … Mit Ras Bath, wenn die Dinge sich normal entwickeln, hätten wir ein prima Instrument, um diese leichtfertigen Herrschenden unseres geliebten Mali zu zügeln, und so würde die Verwaltung unseres Landes auf jeden Fall saniert und ordentlich geführt zum Wohle des durchschnittlichen Bürgers. Hoffentlich wird dieses wertvolle Werkzeug 2018 dabei sein. Malier, lasst uns zu Allah dem Allmächtigen beten, dass er Ras Bath vor den Zuckungen der korrupten Männer und Frauen dieses Regimes schützen möge, die die Zukunft unseres geliebten Mali zerstören.
Die Befürworter des IBK-Regimes müssen wissen, dass jede Ungerechtigkeit, jede Straflosigkeit ein Ende hat und diese von ihnen von altersher angewandten Tricks ohne Frage ein Ende haben werden. … Signale zeigen, dass das Ende dieses unsensiblen Regimes sehr nahe ist. Ein mittelmäßiges Regime, das glaubt, dass man ein Land mit Illusionen aufbaut. Ein Regime, das junge Schüler und Studenten dazu benutzt, eine unfaire und inkorrekte Politik aufzubauen. Mit der Politisierung von Schule und Universität stellen Sie die Zukunft dieses Landes in Frage. Es ist schade und sehr bedauerlich für dieses Land, das dies nicht verdient, aber jede Dummheit hat ein Ende und das Ende dieser Situation ist sehr nahe.
© 2017 Le Démocrat

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3 Gedanken zu „WESTAFRIKANISCHE BÜRGERBEWEGUNGEN GRÜNDEN IN BAMAKO EINE FRONT FÜR DEMOKRATIE UND MENSCHENRECHTE – Le FISPA: des mouvements citoyens créent un « Front » pour la démocratie en Afrique

  1. Plainte contre sarkozy à la CPI : Fatou Bensouda rassure, mais…
    Bamako (Infos Soir) – 24 Oct 2017
    Par Youssouf Z Kéïta
    La visite de deux jours de la Procureure de la Cour pénale internationale a permis aux militants du Front panafricain de la Société civile (FISPA) d’avoir une idée précise sur le sort qui sera réservé à leur plainte déposée contre l’ancien président de la République française, Nicolas Sarkozy, accusé d’assassinat du guide de la Jamahiriya arabe libyenne, Mouammar Kadhafi. Selon Fatou Bensouda, la plainte de l’association a été reçue par son bureau et fera l’objet d’une analyse aux fins de déterminer la suite à donner à la requête.
    Six ans après l’assassinat de Mouammar Kadhafi dans des circonstances sombres, bon nombre d’Africains ruminent toujours la colère contre l’ancien président de la République française, le très pitoyable Nicolas Sarkozy. Il y a un mois, un groupe d’associations africaines dénommé « Front panafricain de la Société civile » dont l’artiste ivoirien, Tiken Jah Fakoly est le parrain, a laissé éclater sa colère en décidant de porter plainte Sarkozy pour assassinat du Guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011. « Nous portons cette plainte contre Nicolas Sarkozy pour l’assassinat de Kadhafi, parce que cela a des conséquences dramatiques et néfastes sur le continent africain, et sur les populations africaines. Voilà pourquoi nous adhérons à ce combat”, expliquait à RFI à l’époque, l’activiste guinéen Elie Kamano, membre du Front.
    “Si la CPI ne réagit pas, cela voudrait dire que la CPI choisit ses clients”, avait prévenu Tiken Jah Fakoly, parrain du FISPA, lors de la création du mouvement à Bamako. Du coup, la visite à Bamako de la Procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, les 17 et 18 octobre 2017, a été une occasion pour les journalistes d’en savoir plus sur ce dossier.
    Selon la Procureure de la CPI, la plainte du FISPA a été déposée à son bureau le samedi dernier. « Nous recevons beaucoup d’informations de crimes de ce genre. Nous allons soumettre cette accusation (ndlr : contre Nicolas Sarkozy) aux mêmes tests que toutes les autres allégations reçues par la CPI. Nous allons l’analyser, la vérifier puis la corroborer avec les vérifications que nous allons faire à notre niveau avant de décider de la suite à réserver à cette accusation », rassure Fatou Bensouda. Toutefois, elle précise que la plainte du FISPA ne repose, pour le moment, que sur des suspicions. C’est dire que le mouvement parrainé par Tiken Jah vient de gagner son premier point dans la mise en accusation de l’ancien président de la République française dans l’affaire de l’assassinat de Mouammar Kadhafi. Mais le chemin à parcourir pour faire condamner Nicolas Sarkozy reste encore long.

    – Le dossier des massacres d’Aguelhoc toujours ouvert –
    Interrogée sur le sort réservé au dossier sur les massacres des dizaines de soldats maliens à Aguelhoc en 2012, la Procureure de la CPI informe que l’affaire n’est pas close. Car, selon Fatou Bensouda, il s’agit des accusations très sérieuses et des violations graves contre les droits de l’homme. « Notre bureau est saisi de cette question. Nous l’étudions de la même manière que nous étudions les crimes et les assassinats contre les Casques bleus. Nous sommes attentifs à tout ce qui se passe au Mali. Dans nos enquêtes, nous étudions toutes les parties impliquées dans le conflit », dit Fatou Bensouda.
    Sur la question des fosses communes de civils peuls que l’armée est suspectée d’avoir tués dans le centre du pays, la Procureure de la CPI a préféré garder le silence pour l’instant. « Je ne veux pas parler de cas spécifiques pour des raisons de confidentialité de l’enquête, mais mon bureau travaille sur ce dossier», se limite-t-elle à dire.
    Au cours des échanges avec la presse, Fatou Bensouda a aussi laissé entendre que les enquêtes se poursuivent au sujet d’autres djihadistes maliens après la condamnation d’Ahmad Al Faqi Al Mahdi. « Tombouctou était au cœur de notre enquête. Il est important qu’un crime de cette nature soit souligné pour montrer que c’est un crime sérieux et couvert par le statut de Rome. Les enquêtes continuent sur les autres crimes notamment les crimes sexuels et autres crimes basés sur le genre. La CPI suit de près ce qui se passe au Mali», informe Fatou Bensouda.
    © 2017 Infos Soir

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