TOO YOUNG TO WED – WELTMÄDCHENTAG GEGEN KINDERHEIRAT UND SCHULENTZUG – La Journée internationale de la fille, combat contre les mariages précoces et la scolarisation précaire

Seit 2012 ist der 11. Oktober von den Vereinten Nationen als „Internationaler Mädchentag“ oder „Weltmädchentag“ initiiert worden, um „die Selbstbestimmung von Mädchen und die Ausübung ihrer Grundrechte“ zu fördern. Das diesjährige Thema „Vor, während und nach einer Krise“ konzentriert sich auf „die Millionen von Mädchen, die derzeit in Notsituationen leben“.
Depuis 2012, le 11 octobre a été désigné « journée internationale de la fille » par les Nations unies, afin de promouvoir « l’autonomisation des filles et l’exercice de leurs droits fondamentaux ». Cette année, la journée, placée sous le thème « Avant, pendant et après une crise », met l’accent sur « les millions de filles qui vivent actuellement dans des situations d’urgence ».
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130 Millionen Mädchen gehen nicht zur Schule
Lesen, schreiben, rechnen lernen – Millionen Menschen haben keinen Zugang zu Bildung: So beendet im Südsudan nur jedes fünfte Mädchen die Grundschule. Eine weltweite Studie zeigt: Armut ist sexistisch.
spiegel-online – 10.10.2017 19:13 Uhr
In keinem Land der Welt müssen Kinder für einen Schulbesuch größere Hürden überwinden als im Südsudan. Das ist das Ergebnis einer aktuellen Untersuchung der Entwicklungsorganisation ONE zum Welt-Mädchentag am 11. Oktober.

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Mariages forcés : une expo photo et un clip vidéo dénoncent „Trop jeune pour être mariée“
TV5Monde – 11.09.2017 à 09:45
par Liliane Charrier
Toutes les deux secondes, une petite fille est mariée contre son gré dans le monde. Près de 700 millions de femmes se retrouvent ainsi contraintes au mariage – la plupart sont mineures. Niger, Mali et Burkina Faso se classent en tête des pays d’Afrique de l’Ouest où se pratiquent le plus de mariages forcés et précoces. A Paris, une exposition de photos à la Grande Arche de la Défense réalisées par la journaliste américaine Stephanie Sinclair jette une lumière crue sur le mariage des enfants. Au Bénin, ce sont les artistes qui se mobilisent pour produire un clip.
DISONS NON AU MARIAGE DES ENFANTS | UNICEF


(publié le 13.07.17) Avec l’UNICEF, Angélique Kidjo et huit des plus grands artistes du Bénin ont produit ce clip et disent NON …En lire plus

Odile, 13 ans : « J’ai été vendue pour devenir la quatrième épouse d’un homme de 50 ans »
Pour la Journée internationale de la fille, zoom sur le Bénin, où une fille sur dix est encore mariée avant l’âge de 15 ans malgré une législation progressiste.
LE MONDE – 11.10.2017 à 12h43
Par Fawaz Khalil (contributeur Le Monde Afrique, Cotonou)

Foto (c) Julie Pudlowski/UNICEF: Au Bénin, le mariage des mineures a des causes coutumières et économiques. Ainsi qu’au Mali. – Ebenso wie in Mali hat die Verheiratung der Mädchen traditionelle und wirtschaftliche Gründe.

More in MALI-INFOS,
04.12.2016:
GEGEN DIE KINDEREHEN: VORBEUGUNG IN DER SCHULE UND EIN WORKSHOP – Prévention des mariages précoces à l’école – et un atelier pour renforcer la sensibilisation
=> https://de.wikipedia.org/wiki/Internationaler_Mädchentag
=> https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_fille

Commune de Sô-Ava, au bord du lac Nokoué, dans le sud du Bénin. Pour Odile, le cauchemar a commencé alors qu’elle n’avait que 13 ans. « Je ne me doutais de rien, raconte-t-elle. Un matin, à mon réveil, ma mère m’a envoyée puiser de l’eau dans une maison voisine. Là, j’ai été agressée et enlevée par quatre hommes qui m’ont conduite dans une petite chambre. Un autre homme d’une cinquantaine d’années est arrivé, c’était une connaissance de mes parents. Il m’a informée que, désormais, j’étais sa quatrième épouse. »
Victimes de sévices sexuels, Odile finit par s’évader : « Parce que je lui résistais, j’ai été battue et isolée dans une chambre. Un matin, j’ai escaladé les palissades de ma douche et j’ai sauté dans le lac, car la maison était construite sur pilotis. Je n’ai eu la vie sauve que grâce à une embarcation qui passait. Les passagers, en route vers Porto-Novo, ont remarqué que je me débattais dans l’eau. »
Le 11 octobre, journée internationale de la fille
(… voir en haut, l’introduction)
Cette journée « est l’occasion de rappeler que l’éducation des filles est un levier inestimable pour lutter contre l’extrême pauvreté », estime l’ONG ONE, qui souligne que neuf des dix pays du monde où les filles ont le moins accès à l’éducation sont en Afrique, le premier étant le Soudan du Sud (15,93 %), suivi par la Centrafrique (17,75 %), le Niger (21,5 %), l’Afghanistan (23,51 %), le Tchad (27,16 %), le Mali (29,28 %), la Guinée (30,35 %), le Burkina Faso (33,03 %), le Liberia (36,2 %) et l’Ethiopie (36,79 %).
Selon l’ONG, l’accès des filles à l’éducation et la poursuite de leur scolarité se heurtent à de nombreux obstacles sociaux, culturels et économiques. Dans les dix pays du classement, plus de la moitié des filles se marient avant leur 18e anniversaire et, en moyenne, une fille sur quatre est obligée de travailler, souligne notamment ONE.
Violences sexuelles
Comme Odile, une fille sur dix est mariée avant l’âge de 15 ans au Bénin, et trois filles sur dix avant 18 ans, selon une étude du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) parue en 2015. Le mariage des enfants, forcé ou non, est défini comme l’union, informelle ou légale, religieuse ou coutumière, de toute personne de moins de 18 ans. Les filles sont mariées de force par leurs parents ou tuteurs, avant même d’être physiquement ou émotionnellement matures, pour devenir des épouses et des mères.
Une fois mariées, elles sont fréquemment exposées aux violences sexuelles, physiques et psychologiques, sans pouvoir faire valoir leurs souhaits en matière de contraception et de protection sexuelle, d’où un risque élevé de contracter le sida et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Jeanne, mariée de force à l’âge de 11 ans, témoigne : « J’ai été tellement violée par cet homme que souvent je pissais du sang. C’est après avoir été recueillie par les sœurs salésiennes que j’ai été informée, après un dépistage, que j’étais infectée par le VIH. »
Comme Jeanne, les filles victimes d’abus sexuels peuvent trouver refuge chez les sœurs salésiennes de Don Bosco ou dans les centres d’accueil et de protection des enfants, où elles bénéficient d’un accompagnement psychologique et d’un suivi pouvant déboucher sur une formation à l’artisanat ou sur un retour dans le système scolaire. « Si la victime ne peut être protégée par aucun des membres de sa famille, elle est placée en institution, où le travail sur son bien-être mental continue et où elle participe aux activités de la vie courante avec d’autres enfants, comme si elle était en famille », précise Valérie Idossou, directrice chargée de la famille dans le département de l’Atlantique.
Culture de l’impunité
Au Bénin, il existe deux principales formes de mariage des enfants. La première, coutumière, est fortement influencée par les interprétations des préceptes religieux qui perpétuent une norme sociale. Cette forme s’explique notamment par le faible niveau d’éducation et par l’existence généralisée d’une culture de l’impunité. Des parents marient leurs filles par obligation, conformément aux exigences de certaines coutumes, pour unir davantage ou préserver des liens d’amitié entre deux familles.
La seconde forme, économique, est conditionnée par la pauvreté des ménages. Au Bénin, l’expansion des poches de pauvreté, surtout en milieu rural, est une cause régulière de mariage forcé. Dans la commune de Sô-Ava, par exemple, c’est une pratique courante. Des familles y ont recours pour leur survie. « Notre père n’avait pas assez de moyens pour s’occuper de nous. Il a donc choisi de nous vendre », explique Cécile, une victime issue d’une famille nombreuse. En ce qui concerne Odile, elle a été livrée contre deux bouteilles de liqueur et 5 000 francs CFA (7,60 euros).
Au-delà des drames qu’il entraîne, le mariage des enfants a des conséquences négatives pour le développement du Bénin, car les filles ne sont plus scolarisées. Seules 51 % des jeunes Béninoises terminent le cycle primaire, un taux qui chute à 19 % dans les milieux ruraux pauvres, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Des milliers de futures femmes sont ainsi privées des compétences, des connaissances et des perspectives d’emploi qui leur permettraient de construire un avenir prospère pour elles et leur famille, et donc de contribuer au développement économique de leur pays.
De trois à dix ans de prison
Le gouvernement est bien conscient de la situation. En décembre 2015, le Bénin a ainsi promulgué la loi sur le Code de l’enfant, votée à l’unanimité au Parlement. « Les parents qui marient leurs enfants avant 18 ans risquent un emprisonnement de trois à dix ans et une amende de 100 000 à 500 000 francs CFA [de 150 à 760 euros] », stipule le Code, au risque de rendre la pratique clandestine sans la faire disparaître. A Sô-Ava, le Centre de promotion sociale continue de recevoir en moyenne deux filles victimes de mariage chaque mois.
Pour enrayer le phénomène, le Bénin a lancé le 16 juin, en partenariat avec l’Unicef, une campagne dénommée « Tolérance zéro ». Elle a pour objectifs de briser la culture du silence, de lancer un dialogue social sur la banalisation des abus sexuels infligés aux enfants et de contribuer à la création d’un environnement protecteur pour tous les enfants.
L’ambassadrice internationale de l’Unicef, Angélique Kidjo, et celle de l’Unicef Bénin, Zeynab Habib, accompagnées par sept des plus grands artistes du pays, ont rejoint cette campagne en composant une chanson appelant, dans plusieurs langues parlées au Bénin, à dire non au mariage des enfants. Pour marquer la Journée internationale de la fille, mercredi 11 octobre, un concert gratuit est prévu samedi au stade Mathieu-Kérékou, à Cotonou.
© 2017 lemonde.fr

130 Millionen Mädchen gehen nicht zur Schule
Lesen, schreiben, rechnen lernen – Millionen Menschen haben keinen Zugang zu Bildung: So beendet im Südsudan nur jedes fünfte Mädchen die Grundschule. Eine weltweite Studie zeigt: Armut ist sexistisch.
spiegel-online – 10.10.2017 19:13 Uhr
In keinem Land der Welt müssen Kinder für einen Schulbesuch größere Hürden überwinden als im Südsudan. Das ist das Ergebnis einer aktuellen Untersuchung der Entwicklungsorganisation ONE zum Welt-Mädchentag am 11. Oktober. Die Analyse zeigt auch: Armut entscheidet nicht allein über die Bildung, sondern auch das Geschlecht. Frauen haben das Nachsehen. Demnach können weltweit etwa 130 Millionen Mädchen nicht in die Schule gehen.
Die Forscher haben auch untersucht, wo es für Mädchen am schwersten ist, an Bildung zu kommen. Sie verglichen alle Uno-Länder anhand von elf Indikatoren und stützten sich dabei auf Zahlen der Unesco: Wie viele Mädchen gehen nicht zur Schule? Wie lange dauert die Ausbildung? Wie viele Frauen können lesen und schreiben? 71 Staaten konnten in dem Ranking nicht berücksichtigt werden, weil nicht genügend Daten vorlagen. Die Länder mit den geringsten Bildungschancen für Mädchen liegen vor allem in Afrika.
Sehr stark benachteiligt sind Mädchen demnach nicht nur im Südsudan, sondern auch in der Zentralafrikanischen Republik, im Niger, in Afghanistan und im Tschad. In Mali haben den Angaben zufolge nur 38 Prozent aller Mädchen einen Grundschulabschluss. In Burkina Faso schließt nur ein Prozent der Mädchen die Oberschule ab.
Die Daten zeigen auch: In den ärmsten untersuchten Ländern ist es für Mädchen viel schwieriger, an Bildung zu kommen als für Jungen. So haben Jungen eine mehr als doppelt so hohe Wahrscheinlichkeit als Mädchen, zumindest die Grundschule zu besuchen. Diese Kluft wird sogar noch größer, je älter die Mädchen sind. So ist die Wahrscheinlichkeit für Jungen, die obere Sekundarstufe zu besuchen um 83 Prozent höher als für Mädchen.
Mädchen schließen seltener die Grundschule ab als Jungen
Abschlussrate in Prozent

Durchschnitt der 10 Länder Südsudan, Niger, Tschad, Afghanistan, Burkina Faso, Liberia, Zentralafrikanische Republik, Guinea, Mali, Äthiopien
● Mädchen: 30,09% ● Jungen: 40,68%
Mali ● Mädchen: 37,75% ● Jungen: 45,53%
Vollständige Grafik s. Quelle: Datenbank des Institute for Statistics der Unesco; World Inequality Database on Education /oder Spiegel-Artikel
Außerdem können Jungen im Schnitt doppelt so lange die Schule besuchen wie Mädchen. Während Mädchen meist nur etwa zwei Jahre zur Schule gehen, sind es bei den Jungen vier Jahre. Dabei zahlt sich jedes Schuljahr für Kinder aus. Mädchen, die zur Schule gegangen sind, infizieren sich beispielsweise seltener mit HIV. Außerdem werden sie seltener verheiratet und schwanger, wenn sie selbst noch Kinder sind.
Mädchen gehen deutlich kürzer zur Schule als Jungen:
Schulzeit in Jahren

Durchschnitt der 10 Länder Guinea, Burkina Faso, Äthiopien, Mali, Niger, Afghanistan, Südsudan, Tschad, Zentralafrikanische Republik, Liberia:
● Mädchen: 1,99 Jahre, ● Jungen: 4,13 Jahre
Mali: ● Mädchen: 1,31 Jahre, ● Jungen: 2,57 Jahre
Vollständige Grafik s. Quelle: Datenbank des Institute for Statistics der Unesco; World Inequality Database on Education /oder Spiegel-Artikel
Wie hoch der Anteil der Mädchen in den Schulen ist, hängt nach Angaben von One nicht nur davon ab, wie arm ein Land ist. Ein weiterer Grund sind schlechte staatliche Rahmenbedingungen. So gibt etwa die Regierung des Südsudans nur 2,6 Prozent des Haushalts für Bildung aus.
Doch auch Äthiopien – ein Land das mehr als 20 Prozent seiner staatlichen Einnahmen in Bildung investiert – gehört zu den zehn Staaten, in denen es für Mädchen in puncto Bildung besonders schlecht läuft. Ein Grund: In Äthiopien heiraten zwei von fünf Mädchen vor ihrem 18. Lebensjahr, fast jedes Fünfte sogar vor dem 15. Geburtstag.
Im Februar 2018 findet im Senegal eine Finanzierungskonferenz der Globalen Partnerschaft für Bildung (GPE) statt. Die GPE unterstützt Entwicklungsländer dabei, ihre Bildungspolitik zu planen und mobilisiert Mittel von Gebern weltweit, um diese Pläne umzusetzen. Die Bundesregierung hat seit 2008 rund 68 Millionen Euro für die GPE zur Verfügung gestellt.
„Das ist viel zu wenig“, so Deutschland-Direktor von One, Exo-Kreischer. „One und andere zivilgesellschaftliche Organisationen fordern, dass Deutschland mindestens 100 Millionen Euro pro Jahr aufwenden sollte.“.
© 2017 spiegel.de/dpa

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