REPARATIONEN FÜR DIE ZERSTÖRTEN MAUSOLEEN VON TIMBUKTU – La CPI évalue les destructions des mausolées à 2,7 millions d’euros

Mausoleen von Timbuktu: IStGH bewertet die Zerstörung mit 2,7 Millionen Euro
Den Haag (AFP) – 17/08/2017
Der Internationale Strafgerichtshof erklärte am 17.August, dass ein malischer Dschihadist 2012 einen Schaden von 2,7 Millionen provozierte, als er die Mausoleen der malischen historischen Stadt Timbuktu zerstören ließ, und ordnete Wiedergutmachungen für die Opfer an, die ersten betreffend die Zerstörung von Kulturgütern.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL UND DER ENGLISCHEN VERSION

EN IMAGES. Mausolées de Tombouctou: la renaissance
L’Express – 11/02/2016
Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre
La cité mythique de Tombouctou renaît de ses cendres après avoir été touchée au coeur par les forces armées islamistes qui ont détruit nombre de ses mausolées. Grâce au concours de l’Unesco, ces outrages ont pu être réparés …REGARDEZ

Mausolées de Tombouctou: la CPI évalue les destructions à 2,7 millions d’euros
La Haye (AFP) – 17.08.2017
La Cour pénale internationale a déclaré jeudi qu’un jihadiste malien avait provoqué pour 2,7 millions d’euros de dégâts en faisant détruire en 2012 des mausolées de la cité historique malienne de Tombouctou, et a ordonné des réparations pour les victimes, les premières pour destruction de biens culturels.

Foto (c) AFP/Sébastien Rieussec: Des mausolées datant de l’âge d’or de Tombouctou, au XVème siècle, ont été reconstruits à l’identique après avoir été détruits par des terroristes islamistes en 2012. – Mausoleen aus dem goldenen Zeitalter Timbuktus wurden identisch wieder aufgebaut,
nachdem sie 2012 von islamistischen Terroristen zerstört worden waren.

„La chambre ordonne des réparations individuelles, collectives et symboliques pour la communauté de Tombouctou, reconnaît que la destruction des bâtiments protégés a causé de la souffrance aux personnes à travers le Mali et la communauté internationale et estime M. Mahdi responsable pour les réparations à 2,7 millions d’euros“, a déclaré le juge Raul Cano Pangalangan.
Le Touareg Ahmad al Faqi al Mahdi a été condamné en septembre dernier à neuf ans de prison pour avoir „dirigé intentionnellement des attaques“ contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et neuf des mausolées de Tombouctou (nord du Mali), classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et détruits à coups de pioche, de houe et de burin.
Né vers 1975, il était un membre d’Ansar Dine, l’un des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda… Il était chef de la Hisbah, la brigade islamique des moeurs.
Toutefois, étant donné l’indigence du jihadiste, la Cour encourage le Fonds au profit des victimes, organe indépendant mis en place par le statut de Rome, traité fondateur de la CPI, à „compléter les réparations ordonnées“ et lever des fonds à cette fin.
Créé en 2004, le Fonds – qui reçoit des contributions volontaires versées par les gouvernements membres de la CPI, d’organisations internationales et de particuliers – devra présenter d’ici au 16 février un projet de plan de mise en oeuvre des réparations.
„Nous allons discuter avec l’avocat des victimes et nous rendre à Tombouctou, puis nous solliciterons les pays et des particuliers pour récolter des dons“, a expliqué à l’AFP le directeur exécutif du Fonds, Pieter de Baan, pour qui l’ordonnance était „un moment d’une valeur très symbolique et important pour les victimes“.
– „Une goutte d’eau“ –
Alors que l’Unesco a achevé à l’été 2015 la restauration à l’identique de quatorze mausolées détruits, la CPI a souligné l’importance des biens culturels „uniques (qui) revêtent une valeur sentimentale“.
„Leur destruction porte un message de terreur et d’impuissance, annihile une partie de la mémoire partagée et de la conscience collective de l’humanité et empêche celle-ci de transmettre ses valeurs et ses connaissances aux générations futures“, a affirmé le juge.
Selon Luke Moffett, du centre des droits de l’homme de l’Université Queen’s de Belfast, ces réparations „donnent l’espoir“ que „les gens et la culture peuvent renaître des cendres et des décombres pour perpétuer leur patrimoine pour les générations futures“, a-t-il remarqué dans un communiqué.
Mais pour la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), c’est une „étape insuffisante dans la poursuite des crimes commis à Tombouctou“. „Ce jugement est une goutte d’eau par rapport à ce qu’il s’est passé en termes de violation des droits de l’homme“, a réagi auprès de l’AFP Kyra Wigard, membre de la délégation permanente auprès de la CPI.
– „Se relever“ –
Trois catégories de préjudices ont été identifiées par la Cour de La Haye: „l’endommagement des bâtiments historiques et religieux attaqués, les pertes économiques indirectes et le préjudice moral“.
Les réparations collectives doivent permettre à la communauté de Tombouctou de „se (relever) des pertes financières et du préjudice économique subis, ainsi que de la détresse affective ressentie“.
Les personnes dont les sources de revenus dépendaient exclusivement des bâtiments attaqués ainsi que les descendants des défunts dont les sites funéraires ont été endommagés doivent, quant à elles, bénéficier de réparations individuelles, jugées prioritaires par la Cour.
En termes de réparations symboliques, la CPI a ordonné le versement d’un euro à l’État malien et à la communauté internationale représentée par l’Unesco et suggère „l’édification d’un monument ou une cérémonie de commémoration ou du pardon“.
La Cour a également exigé la publication en ligne des excuses faites par M. Mahdi à l’ouverture de son procès l’été dernier, les jugeant „sincères, sans équivoque et empreintes d’empathie“.
Il s’agit de la seconde ordonnance de réparations dans l’histoire de la Cour fondée en 2012, après celle rendue en mars à la suite du procès de l’ancien chef de milice congolais Germain Katanga.
© 2017 AFP

ICC: Timbuktu destruction to cost Islamist rebel $3.2 million
ICC judges have made legal history by ruling that a former rebel must pay compensation for the destruction of ancient shrines in Mali’s Timbuktu. The historic sites were destroyed in 2012.
Deutsche Welle – 17.08.2017

Foto (c) AP/Baba Ahmed: Mausolée détruit à Tombouctou

On Thursday, the International Criminal Court ruled that former rebel Ahmad al-Faqi al-Mahdi, the man convicted of ordering the attack on the ancient landmarks in Timbuktu, was required to pay „individual, collective and symbolic“ reparations of up to $3.2 million (2.7 million euros). Al-Mahdi was jailed last September for nine years by the Hague-based court after he pleaded guilty to „intentionally“ directing attacks on nine historic Timbuktu mausoleums and its Sidi Yahia mosque – works dating to the 15th century. The group used pickaxes and bulldozers on the buildings.

Read more on dw.com: Opinion: The Timbuktu destruction trial was groundbreaking
Read more: Timbuktu: ‚No justice befitting for victims,‘ says lawyer following ICC ruling

The destruction of the shrines prompted global outcry and condemnation, but also set a legal precedent.
Al-Mahdi was the first person to be convicted by the ICC on such charges. He was also the first person to be convicted of destroying cultural heritage.

View image on Twitter

View image on Twitter

Foto (c) Int’l Criminal Court  TwitterAccount: 8 Schritte zur Gerechtigkeit: Wie es zu den AlMahdi-Reparationen kam

In its ruling, the ICC said that its reparations order was based on three categories of harm: „damage to the attacked historic and religious buildings, consequential economic loss, and moral harm.“ Part of the reparations costs will also go to individuals whose livelihoods depended on the Timbuktu landmarks and whose ancestors‘ burial sites were wrecked in the attack.

Judge Raul Pangalangan said such attacks „destroy part of humanity’s shared memory and collective consciousness, and render humanity unable to transmit its values and knowledge to future generations.“
Known as the „city of 333 saints,“ Timbuktu was founded between the fifth and the 12th centuries by indigenous Tuareg tribes. Most of the sites destroyed in 2012 were built in the 14th century, during Mali’s golden age as a revered center of Sufi Islam, considered blasphemous by orthodox groups.
Reparations for victims
The Trust Fund for Victims (TFV) set up implement the judges‘ reparation rulings has until February next year to draft a plan on how the reparations award will be paid, the court said.
Given that al-Mahdi is penniless, it is up to the TFV to allocate the funds, DW’s Brussels correspondent Max Hoffmann tweeted:
#AlMahdi liable for €2.7 M for destruction of Timbuktu holy sites. Can’t pay of course. Victims fund will complement. #10:53 AM – Aug 17, 2017

The TFV has previously cautioned that the security situation in northern Mali „poses serious challenges“ to distributing the compensation. They also warned the court that rumors of high compensation could provide an „incentive“ for similar attacks in countries with cultural treasures.
© dw.com

Mausoleen von Timbuktu: IStGH bewertet die Zerstörung mit 2,7 Millionen Euro
Den Haag (AFP) – 17/08/2017
Der Internationale Strafgerichtshof erklärte am 17.August, dass ein malischer Dschihadist 2012 einen Schaden von 2,7 Millionen provozierte, als er die Mausoleen der malischen historischen Stadt Timbuktu zerstören ließ, und ordnete Wiedergutmachungen für die Opfer an, die ersten betreffend die Zerstörung von Kulturgütern.
„Die Kammer ordnet individuelle, kollektive und symbolische Reparationen an für die Gemeinschaft von Timbuktu, erkennt an, dass die Zerstörung von geschützten Gebäuden bei den Menschen in Mali und bei der internationalen Gemeinschaft Leid verursachte und macht Herrn Mahdi haftbar für Reparationen von 2,7 Millionen Euro“, erklärte der Richter Raul Cano Pangalangan.
Der Touareg Ahmad al-Faqi al-Mahdi wurde im September zu neun Jahren Gefängnis verurteilt wegen „absichtlich geleiteter Angriffe“ auf die Tür der Sidi-Yahia-Moschee und neun der Mausoleen in Timbuktu, von der Unesco als Welterbestätten der Menschheit eingestuft, die er mit Spitzhacken, Hacken und Meißeln zerstören ließ.
(… siehe engl.Version zur Zahlung durch den Trust Fund for Victims (TFV))
Vom Haager Gericht wurden drei Schadensklassen festgestellt: „Schäden an historischen und religiösen Gebäuden, indirekte wirtschaftliche Verluste und moralische Schäden“.
Die kollektiven Reparationen müssen es der Gemeinschaft von Timbuktu erlauben, „sich von den finanziellen Verlusten und dem wirtschaftlichen Verlust sowie von der emotionalen Not zu erholen“.
Einzelpersonen, deren Einkommensquellen ausschließlich von den angegriffenen Gebäuden abhingen, sowie die Nachkommen der Verstorbenen, deren Beerdigungsstätten beschädigt wurden, sollen ihrerseits von individuellen Reparationen profitieren, die das Gericht als vorrangig erachtet.
Als symbolische Reparationen ordnete der IStGH die Zahlung eines Euro an den malischen Staat und an die von der Unesco vertretene internationale Gemeinschaft an und schlägt „den Bau eines Denkmals oder eine Gedenkfeier oder Vergebungsfeier“ vor.
Das Gericht forderte auch die Online-Veröffentlichung der Entschuldigungen von Herrn Mahdi bei der Eröffnung seines Prozesses im vergangenen Sommer, da es sie als „aufrichtig, unmissverständlich und von Empathie getragen“ ansieht.
© 2017 AFP

Advertisements

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s