RAS BATH UND DIE RACHE DER KLEINEN LEUTE – 1 an de prison pour Ras Bath en son absence, mais La revanche du petit peuple

3. Bamako kocht –
Ras Bath, wir kommen!

Bamako (Le Sphinx) – 03.08.2017
Sie waren zu Hunderttausenden, junge Menschen. 700.000, 800.000, vielleicht 1 Million empfingen Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath bei seiner Rückkehr von einer Reise, die ihn nach Spanien, Frankreich und Deutschland führte. 1. Mali: ein Jahr Gefängnisstrafe in Abwesenheit für einen Radiomoderator
la libre. Afrique – 28.07.2017
Ein malischer Radiomoderator, Star des Widerstandes, Mohamed Youssouf Bathily, genannt „Ras Bath“, wurde zu 12 Monaten Gefängnis verurteilt wegen „Anstiftung der Truppen zum Ungehorsam“, meldete am Donnerstag einer seiner Anwälte.
2. Ein berühmter Aktivist in Bamako von Kugeln getroffen
La Libre Afrique mit AFP – 25/07/2017
Ein berühmter malischer Aktivist und Kolumnist, als „Marschall Madou“ bekannt, war Opfer eines Mordversuchs in Bamako.
4. Ras Bath oder die Rache der kleinen Leute …
Gepostet am 2017.08.07 von Koulouba.com
Von Abdoulaye Garba Tapo, ehemaliger Minister, Anwalt der Anwaltskammer von Bamako
Wir erleben heute ein Phänomen unerwarteter Bedeutung, das leider nur sehr wenige kommen sahen: die Erhebung mutigen Ras Bath zu einem Nationalheld bzw. einem Rächer-Erretter à la Robin Hood – und das durch ein ganzes Volk, das, welches die Literaten unter dem liebevollen Spitznamen Les bouts de bois de Dieu (dt. Gottes Holzstücke) seit dem unvergesslichen Roman von Ousmane Sembene bezeichnen.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

3. Bamako en ébullition
​Ras Bath , nous voilà !

Bamako (Le Sphinx) – 03.08.2017
Ils étaient des centaines de milliers de jeunes. 700 000, 800 000, peut-être 1 million de à accueillir Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath à son retour d’un périple qui l’a conduit en Espagne, en France et en Allemagne.

Foto (c) Le Sphinx: Les jeunes dans la rue lors du retour de Ras Bath à Bamako, le 3 août 2017 – Die jungen Malier empfangen Ras Bath bei seiner Rückkehr nach Bamako, am 3.August 2017


De mémoire de Bamakois, jamais une foule aussi nombreuse n’est sortie pour célébrer le retour d’un citoyen. Ras Bath n’a pu atteindre la Bourse du Travail qu’à 18h. 04heures d’horloge pour traverser Bamako où une foule nombreuse avait occupé, dès midi, le long des trottoirs de l’aéroport de Senou à Bamako-Coura en passant par Kalaban Koro, Quartier Mali etc. Cette ruée humaine l’a accompagné de [l’aéroport de] Senou à Bamako-Coura où se tenait le meeting de la Plateforme « An Té, A Bana, Ne Touche pas à ma Constitution »
Ils étaient sortis pour défendre celui que « Le Sphinx » avait comparé à Lech Walesa, l’ouvrier polonais qui sortit de prison pour devenir président de la République.
Comme ils l’ont écrit sur les réseaux sociaux, ils étaient venus en masse pour mourir si l’on avait osé toucher un seul cheveu de celui qui est sans conteste aujourd’hui l’homme le plus populaire du Mali. Les CDR sont sortis comme des nuées d’oiseaux pour dire à Ras Bath, nous voilà !
Ce fut surtout un signal fort pour le régime qui avait donné des consignes strictes. Pas une seule grenade lacrymogène ne devrait être tirée. Ouf ! Tout est bien qui finit bien.
© 2017 lesphinxmali.com

1. Un an de prison pour un chroniqueur radio, en son absence
Bamako (AFP) – 27 juillet 2017 |
Un chroniqueur radio vedette contestataire malien, Mohamed Youssouf Bathily, dit „Ras Bath“, a été condamné à 12 mois de prison pour „incitation à la désobéissance des troupes“, a annoncé jeudi un de ses avocats.
La condamnation a été prononcée mercredi alors qu’il se trouvait à l’étranger, a précisé cet avocat, Me Ali Touré.

Foto (c) AFP: Mohamed Bathily dit Ras Bath
„Notre client a été condamné en son absence à 12 mois de prison ferme, et à 100.000 FCFA d’amende (environ 150 euros, ndlr). Nous avons boycotté le procès, parce que la cour a refusé d’accepter le renvoi de l’affaire pour permettre à M. Bathily, absent du Mali d’assister au procès et de se défendre“, a indiqué Me Touré.
En août 2016, l’annonce de son interpellation et de sa comparution avaient entraîné des manifestations de protestation à Bamako, faisant un mort, des dizaines de blessés et d’importants dégâts.
Il a ensuite bénéficié d’un non-lieu partiel mais restait poursuivi pour „incitation à la désobéissance des troupes“.
Dans une de ses chroniques sur une radio privée, il avait notamment évoqué la situation au sein de l’armée.
Si Ras Bath revient au Mali, il ne sera pas arrêté, parce que le tribunal n’a pas délivré de mandat d’arrêt et que la défense entend faire appel, ce qui suspendra l’exécution de la décision, ont affirmé ses avocats.
Porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), très populaire auprès d’une partie de la jeunesse, le chroniqueur est également un acteur important du mouvement d’opposition à la révision de la Constitution.
Il mène actuellement une campagne contre ce projet auprès de la communauté malienne en Europe.
Un autre activiste et chroniqueur malien actif sur Youtube, et partisan du non à la nouvelle Constitution, „Maréchal Madou“, alias Madou Kanté, a survécu à une tentative d’assassinat mardi à Bamako, dont les mobiles n’ont pas été élucidés. (Voir #1)
L’opposition réclame le retrait du projet de révision …(voir la suite #1)
© 2017 AFP

2. Un célèbre activiste blessé par balles à Bamako
La Libre Afrique avec AFP – 25.07.2017
Un célèbre activiste et chroniqueur malien connu sous le nom de « Maréchal Madou » a été victime dans la nuit de lundi à mardi d’une tentative d’assassinat à Bamako, a appris l’AFP auprès de ses proches et de sources hospitalières.

Foto (c) La Libre Afrique: Madou Kanté dit Maréchal Madou

« Maréchal Madou était vers 01H00 du matin dans sa voiture lorsqu’un individu a tiré à bout portant sur lui à Bamako. Il a reçu des balles, notamment dans la poitrine. Il est hospitalisé », a déclaré à l’AFP un membre de sa famille.
« Maréchal Madou », Madou Kanté de son vrai nom, est connu pour dénoncer la corruption, le népotisme et d’autres travers de dirigeants politiques dans ses chroniques diffusées sur Youtube, le « Madou Ka Journal », et dans d’autres médias.
Il a récemment participé à des manifestations du « non » au référendum sur le nouveau projet de Constitution qui divise les Maliens.
Des médias maliens ont diffusé mardi une image du jeune homme avec des pansements à la poitrine et au bras droit, ainsi que des taches de sang sur son torse nu, marchant dans les couloirs d’un hôpital.
Selon une source hospitalière, l’activiste était toujours au bloc opératoire mardi matin à l’Hôpital du Mali à Bamako. Il y a reçu dans la nuit la visite de plusieurs ministres, selon des sources proches du gouvernement et de sa famille.
Il « circulait dans sa voiture, lorsqu’on a tiré sur lui, ce qui veut dire qu’il était suivi. Mais mon sentiment est que ce n’est pas un professionnel qui a fait le coup contre le Maréchal Madou, qui défend également les droits de l’homme », a expliqué un de ses proches.
« Nous ne voulons pour le moment accuser personne sans preuves. Ces derniers temps, Maréchal Madou critiquait devant moi certains hommes de l’opposition », a déclaré à l’AFP un autre de ses proches, Oumar Diakité.
(…voir #1)
© 2017 AFP

4. Ras Bath ou La revanche du petit peuple…
Posté le 07/08/2017 par Koulouba.com
Par Abdoulaye Garba Tapo, Ancien ministre, Avocat au Barreau de Bamako
On assiste de nos jours à un phénomène d’une ampleur insoupçonnée et que hélas très peu voyaient venir., l’élévation du brave Ras Bath au rang de héros national, voire de justicier sauveur à la Robin des bois par tout un peuple, celui que les littéraires aiment à désigner sous le sobriquet très affectueux des bouts de bois de Dieu depuis l’inoubliable roman de Ousmane Sembene.

Foto (c) maliweb: Abdoulaye Garba Tapo, ancien ministre, avocat juriste (du parti Adema Pasj) – Abdoulaye Garba Tapo, ehemaliger Minister, Anwalt, Mitglied der Adema-Pasj-Partei

Ces bouts de bois de Dieu c’est le peuple qui, lassé d’un quotidien fait de frustrations de toutes sortes avec un véritable sentiment d’abandon et d’injustice, décide de prendre son destin en main et d’affronter les auteurs de son malheur, en l’espèce une élite et un pouvoir corrompu et irresponsable, sourd aux souffrances de ceux dont il a en charge le destin.
Ces bouts de bois de Dieu aiment toujours avoir un héros, un guide en qui il pense pouvoir confier son sort, et qu’il aime parer de toutes les vertus. Ce recours à l’homme providentiel intervient après une perte de confiance envers toutes les autres autorités politiques, administratives, religieuses sur qui le peuple s’adossait traditionnellement. Et c’est ce à quoi nous assistons avec le phénomène Ras Bath qui, par une sorte d’impétuosité et la dénonciation inlassable de toutes les dérives qui plombent notre pays, a su trouver les mots qu’il faut pour rassurer, consoler, redonner de l’espoir à tous ces laissés pour compte qui désormais se disent que tout n’est pas perdu. Comble de l’ironie, Ras Bath a su ramener sous son giron non pas seulement ces bouts de bois de Dieu mais aussi tous ceux dubitatifs, ces bien-pensants qui le vouaient aux gémonies et lui prêtaient toutes sortes de mauvais penchants et velléités douteuses et qui aujourd’hui sont prêts à lui manger entre les mains pour capter une part de sa légendaire popularité, espérant du coup par son onction retrouver une nouvelle virginité et se distancer d’un système honni auquel l’imaginerie populaire a toujours tendance à les associer au même titre que le régime actuel, le plus impopulaire de l’histoire du Mali. Certains esprits s’accordent à penser naïvement que c’est le pouvoir actuel qui a fait Ras Bath, par ses extravagances et maladresses, dont la plus lourde a consisté s’acharner contre le chroniqueur qui dérangeait tant qu’il empêchait le pouvoir de dormir des deux yeux. C’est oublier que même sans ces excès le phénomène Ras Bath ne pouvait qu’inéluctablement se produire et que cette adhésion du peuple était à la portée de tout homme intrépide, et bien entendu propre qui aurait pris un risque qui peut paraître suicidaire pour se dresser et dénoncer au prix de sa vie et de son confort toutes les dérives d’un pouvoir qui a atteint le point de non-retour en termes d’arrogance, d’insouciance et d’irresponsabilité, affichant un mépris rarement vu à l’égard de son propre peuple. Ras Bath a répondu à la voix de son cœur et à l’appel de l’histoire, et voilà le résultat. En tant qu’observateur des faits sociaux, je suis bien placé pour ne pas considérer ce phénomène comme un fait accidentel, mais plutôt quelque chose de normal qui peut se produire dans toutes les sociétés déshéritées où les braves populations en viennent à douter de tous les gardes fous et systèmes de protection traditionnel pour se tourner directement vers le ciel ou la Providence. Bien avant, dans Faantankin, mon roman paru en 2006 aux éditions Jamana, j’ai créé mon propre Ras Bath, l’ancêtre du héros du jour. Amadou, un aventurier revenu sans le sou à Faantankin sous les quolibets, le mépris et les moqueries, entendant sifflotera derrière son passage le fameux Abidjan Djoula qui glorifiait les aventuriers revenus riches et s’en prenait cruellement aux perdants et ratés revenus pauvres au bercail. A l’époque, une haine mortelle opposait Faantankin avec sa pauvreté à la cité rivale de kabako que les Faantankinois haïssaient de toutes les forces et considéraient comme la source de tous leurs malheurs et l’ennemi à abattre. Notre aventurier défait, lorsqu’il décida de s’attaquer au mal ne rencontra que méfiance et suspicion, certains lui disant vertement d’arrêter de leur faire perdre leur temps, ne voyant pas en quoi quelqu’un qui s’est déjà cassé les dents à l’aventure pouvait réussir là où bien plus les valeureux ont échoué. Fort de son expérience acquise à l’étranger, et sans se décourager, il entreprit, sans choquer, de convaincre les Faantankinois qu’ils valaient bien mieux que de subir ce sort misérable, et au bout d’un certain temps il parvient à rallier même ses plus féroces détracteurs qui finirent même, pour certains à le parer de toutes les vertus et même des pouvoirs mythiques. Le succès couronna son action. Il lui restait une dernière victoire à mener, contre lui-même cette fois et ses propres pulsions, car de nombreuses voix lui soufflaient de prendre ce pouvoir amplement mérite et qu’il avait à portée de main. Notre vaillant héros resta sourd et décida que son combat était terminé, et qu’il savait qu’il y avait des mains plus solides pour tenir le pouvoir. Pour le reste toute ressemblance avec des événements réels n’est que le fait du hasard. Ce témoignage juste pour donner mon avis sur le caractère normal de ce que nous vivons. Tout prouve que Ras Bath vient à point nommé et au bon moment, pour se joindre utilement et efficacement à des forces qui n’ont pas démérité, tous ces autres jeunes qui, au prix de bien des risques ont donné le signal et ont sorti de leurs torpeurs tous ces jeunes et moins jeunes qui suppléent et comble largement le vide laissé par toutes ces associations civiles et politiques réduites aujourd’hui au rang de supplétifs pour n’avoir pas su tenir leur rôle. Bravo à Ras Bath et toutes ces forces non moins méritantes qui font de lui leur porte étendard dans cette noble lutte pour la dignité de notre grand Mali.
© 2017 L’Aube, Le Reporter, Le Pays etc.

3. Bamako kocht
Ras Bath, wir kommen!

Bamako (Le Sphinx) – 03.08.2017
Sie waren zu Hunderttausenden, junge Menschen. 700.000, 800.000, vielleicht 1 Million empfingen Mohamed Youssouf Bathily alias Ras Bath bei seiner Rückkehr von einer Reise, die ihn nach Spanien, Frankreich und Deutschland führte.
Soweit sich die Bewohner Bamakos erinnern, feierte noch nie eine so große Menschenmenge die Rückkehr eines Bürgers. Ras Bath konnte die Gewerkschaftszentrale erst um 18 Uhr erreichen. Er brauchte 4 Stunden, um Bamako zu durchqueren, wo eine große Menschenmenge seit mittags die Bürgersteig besetzt hatte vom Flughafen Senou bis Bamako-Coura über die Stadtteile Kalaban Koro, Quartier Mali usw. Dieser Ansturm von Menschen begleitete ihn von Senou nach Bamako-Coura, wo die Kundgebung der Plattform „An Té, A Bana – Rühr nicht an meine Verfassung“ abgehalten wurde.
Sie waren gekommen, um den zu verteidigen, den „Le Sphinx“ mit Lech Walesa verglichen hatte, dem polnischen Arbeiter, der aus dem Gefängnis kam, um Präsident der Republik zu werden.
Wie es in den sozialen Netzwerken stand, kamen sie in Scharen, um zu sterben, wenn man jetzt gewagt hätte, ihm auch nur ein Haar zu krümmen, dem zweifellos heute populärsten Mann in Mali. Die CDRs (Anhänger des Kollektivs für die Verteidigung der Republik, dessen Sprecher Ras Bath ist, Ed) waren wie Vogelschwärme um Ras Bath zu sagen, wir kommen!
Es war vor allem ein starkes Signal an das Regime, das strikte Anweisungen gegeben hatte. Nicht eine Tränengasgranate sollte geworfen werden. Uff! Ende gut, alles gut.
© 2017 lesphinxmali.com

1. Mali: ein Jahr Gefängnisstrafe in Abwesenheit für einen Radiomoderator
la libre. Afrique – 28.07.2017
Ein malischer Radiomoderator, Star des Widerstandes, Mohamed Youssouf Bathily, genannt „Ras Bath“, wurde zu 12 Monaten Gefängnis verurteilt wegen „Anstiftung der Truppen zum Ungehorsam“, meldete am Donnerstag einer seiner Anwälte.
Das Urteil wurde am Mittwoch ausgesprochen, während er im Ausland war, sagte dieser Anwalt, Maître Ali Touré.
„Unser Mandant wurde in Abwesenheit zu 12 Monaten Gefängnis und 100.000 CFA-Francs Geldstrafe verurteilt (etwa 150 Euro, Ed). Wir haben den Prozess boykottiert, weil das Gericht den Aufschub des Falles verweigerte, der es Herrn Bathily … ermöglicht hätte, beim Prozess anwesend zu sein und sich zu verteidigen“, sagte Maître Touré.
Im August 2016 hatten die Ankündigung seiner Verhaftung und seine Vorladung zu Protestdemonstrationen in Bamako geführt, die einen Toten, Dutzende Verletzte und erhebliche Schäden forderten.
Das Verfahren wurde dann teilweise eingetellt, er wurde aber weiter verfolgt wegen „Anstiftung der Truppen zum Ungehorsam.“
In einer seiner Sendungen auf einem privaten Radiosender hatte er über die [unbefriedigende] Situation in der Armee gesprochen.
Wenn Ras Bath nach Mali zurückkommt, werde er nicht verhaftet, weil das Gericht keinen Haftbefehl ausgestellt habe, und weil die Verteidigung beabsichtige Berufung einzulegen….. versicherten seine Anwälte.
Sprecher des Kollektivs zur Verteidigung der Republik (CDR), sehr beliebt bei einem Teil der Jugend, ist der Moderator auch ein wichtiger Akteur in der Bewegung gegen die Revision der Verfassung.
Er setzt sich gegen diesen Entwurf ein in einer Kampagne, die er bei der malischen Community in Europa führt.
Ein weiterer Aktivist, auf Youtube agierender malischer Kolumnist, und Unterstützer des Nein zu der neuen Verfassung, „Marschall Madou“ alias Madou Kanté, überlebte am Dienstag in Bamako einen Mordversuch, dessen Motive noch nicht aufgeklärt sind. (s.#2)
Die Opposition fordert die Rücknahme des Entwurfs zur Revision der Verfassung, für den das Verfassungsgericht am 5. Juli Änderungen gefordert hat, nach der Verschiebung des Referendums über diesen Text, das ursprünglich für den 9. Juli vorgesehen war, auf unbestimmte Zeit.
Diese Revision zielt darauf ab, bestimmte Verpflichtungen des Friedensabkommens von 2015, unterzeichnet vom Regierungslager und den ehemaligen Rebellen, überwiegend Tuareg, aus dem Norden (und den regierungsnahen Milizen, Ed) umzusetzen, und fordert die Schaffung eines Senats und eines Rechnungshofes. Aber seine Gegner werfen ihm vor, dem Präsidenten zu viel Macht zu übertragen.
© 2017 AFP

2. Ein berühmter Aktivist in Bamako von Kugeln getroffen
La Libre Afrique mit AFP – 25/07/2017
Ein berühmter malischer Aktivist und Kolumnist, als „Marschall Madou“ bekannt, war in der Nacht von Montag auf Dienstag Opfer eines Mordversuchs in Bamako, erfuhr AFP von dessen Verwandten und Krankenhausquellen.
„Maréchal Madou war um 1.00 Uhr am Morgen in seinem Auto aus nächster Nähe angeschossen. Die Kugeln trafen ihn in der Brust. Er wurde ins Krankenhaus eingeliefert“, sagte ein Mitglied seiner Familie zu AFP.
„Maréchal Madou“, Madou Kanté mit richtigem Namen, ist dafür bekannt, Korruption, Vetternwirtschaft und andere Fehler politischer Führer in seinem „Madou Ka Journal“ auf Youtube und in anderen Medien anzuprangern.
Er beteiligte sich vor kurzem an Demonstrationen für das „Nein“ im Referendum über den neuen Verfassungsentwurf, der die Malier teilt. …
Laut Krankenhausquellen war der Aktivist Dienstagmorgen noch im OP-Block im Hôpital du Mali in Bamako. Mehrere Minister besuchten ihn in der Nacht, laut regierungsnahen Quellen und seiner Familie.
Er „war in seinem Auto unterwegs, als auf ihn geschossen wurde, was bedeutet, dass er verfolgt wurde. Aber nach meinem Gefühl ist es kein Profi, der den Schlag gegen Maréchal Madou führte, der auch die Menschenrechte verteidigt“, sagte einer seiner Verwandten.
„Im Moment wollen wir niemanden ohne Beweise beschuldigen. In letzter Zeit kritisierte Maréchal Madou einige Männer der Opposition“, sagte AFP gegenüber ein anderer seiner Verwandten, Oumar Diakité.
(…s.#1)
© 2017 AFP

4. Ras Bath oder die Rache der kleinen Leute …
Gepostet am 2017.08.07 von Koulouba.com
Von Abdoulaye Garba Tapo, ehemaliger Minister, Anwalt der Anwaltskammer von Bamako
Wir erleben heute ein Phänomen unerwarteter Bedeutung, das leider nur sehr wenige kommen sahen: die Erhebung mutigen Ras Bath zu einem Nationalheld bzw. einem Rächer-Erretter à la Robin Hood – und das durch ein ganzes Volk, das, welches die Literaten unter dem liebevollen Spitznamen Les bouts de bois de Dieu (dt. Gottes Holzstücke) seit dem unvergesslichen Roman von Ousmane Sembene bezeichnen.
Diese Holzstücke Gottes sind die Menschen, die, müde von täglichen Frustrationen aller Art mit einem echten Gefühl der Verlassenheit und Ungerechtigkeit, beschließen, ihr Schicksal in die Hand zu nehmen und den Urhebern ihres Unglücks die Stirn zu bieten, in diesem Fall einer Elite und einer korrupten und unverantwortlichen Macht, taub gegenüber dem Leid der Menschen, deren Schicksal in ihrer Obhut liegt.
Diese Holzstücke Gottes haben immer gern einen Helden, einen Führer, dem sie meinen ihr Schicksal anvertrauen zu können, und den sie gern mit allen Tugenden ausschmücken.
Dieser Rückgriff auf den Mann der Vorsehung erfolgt nach einem Verlust des Vertrauens in alle anderen politischen, administrativen, religiösen Autoritäten, auf die die Menschen sich traditionellerweise verließen. Und das ist es, was wir mit dem Phänomen Ras Bath erleben, der es geschafft hat, durch eine Art Ungestüm und unermüdliche Anprangerung aller Auswüchse, die unser Land plagen, die richtigen Worte zur Beruhigung, zum Trost zu finden, und all denen die Hoffnung zurückzugeben, die verlassen waren und die sich jetzt sagen, dass noch nicht alles verloren ist. Ironischerweise hat Ras Bath unter seiner Fahne nicht nur diese Holzstücke Gottes versammeln können, sondern auch alle Zweifelnden, diese Wohlmeinenden, die ihn öffentlich an den Pranger stellten und ihm alle Arten von schlechten Gewohnheiten und zweifelhaften Bestrebungen zuschrieben und die heute bereit sind, ihm aus der Hand zu fressen, um einen Teil seiner legendären Popularität zu erhaschen, in der Hoffnung, durch seine Salbung eine neue Jungfräulichkeit zu finden und sich so von einem System der Schande zu distanzieren – die populäre Vorstellung neigt dazu, sie diesem zu assoziieren, eben dem derzeitigen Regime, dem unbeliebtesten in der Geschichte von Mali. Einige denken naiv, dass es diese aktuellen Machthaber waren, die das Phänomen Ras Bath geschaffen haben mit ihrer Extravaganz und ihren Ungeschicklichkeiten, deren schwerste darin bestand, verbissen den Moderator zu bekämpfen, der störte bis zu dem Punkt, wo er die Macht am ruhigen Schlafen hinderte. Sie vergessen, dass auch ohne diese Exzesse das Phänomen Ras Bath unvermeidlich auftreten musste und dass die Menschen war jedem mutigen Menschen folgen würden, der ein fast selbstmörderisches Risiko in Bezug auf sein Leben und seine Bequemlichkeit auf sich genommen hätte, um all die Auswüchse einer Macht zu denunzieren, die den Punkt ohne Wiederkehr in Bezug auf Arroganz, Rücksichtslosigkeit und Verantwortungslosigkeit erreicht hat, und die eine selten gesehen Verachtung gegen ihr eigenes Volk zeigt. Ras Bath reagierte auf die Stimme seines Herzens und den Ruf der Geschichte, und dies ist das Ergebnis.
Als Beobachter der sozialen Fakten bin ich wohl in der Lage, das nicht als etwas Zufälliges zu betrachten, sondern als etwas Normales, das in allen verarmten Gesellschaften auftreten kann, wo die tapferen Leute beginnen Zweifel zu hegen gegen alle die Sicherheitsmaßnahmen und traditionellen Schutzsysteme, und sich direkt an den Himmel oder die Vorsehung zu wenden. Vor langer Zeit schon habe ich in Faantankin, meinem Roman – erschienen im Jahr 2006 bei Jamana – meinen eigenen Ras Bath geschaffen, den Vorfahren dieses Helden des Tages. Amadou, ein Abenteurer, der mittellos nach Faantankin zurückkehrt unter Hohn und Spott, hört hinter sich den berühmten Abidjan Djoula pfeifen, der die als Reiche heimgekehrten Abenteurer verherrlichte und die Verlierer grausam beschimpfte. Zu der Zeit entzweite ein tödlicher Hass das arme Faantankin und Kabako, die rivalisierende Stadt, die die Faantankiner mit aller Kraft hassten und als die Quelle aller ihrer Leiden ansahen und als den Feind, der geschlagen werden musste. Unser Abenteurer beschloss, sich dem Bösen zu stellen, und erntete nur Misstrauen und Argwohn, einige sagten ihm schroff, er solle ihre Zeit nicht verschwenden und sahen nicht, wie einer, der sich bereits die Zähne ausgebissen hat, Erfolg haben könnte, wo die Mutigen gescheitert waren. Mit seiner im Ausland gewonnenen Erfahrung und unbeirrt unternahm er es, ohne zu schockieren, die Faantankiner zu überzeugen, sie hätten es nicht verdient, dieses elende Schicksal zu erleiden, und nach einer Weile gelang es ihm selbst seine schärfsten Kritiker um sich zu scharen, die ihn am Ende jede Tugend und sogar mythische Kräfte zuschrieben. Der Erfolg krönte sein Handeln. Er hatte noch einen letzten Sieg zu erringen, den gegen sich selbst und seine eigenen Impulse, denn viele Stimmen wollten ihm einreden sich diese verdiente Macht zu nehmen, die er ja in Reichweite hatte. Unser tapferer Held blieb taub und entschied, dass sein Kampf vorbei sei, und er wusste, dass es stärkere Hände gab, die Macht zu halten. Ansonsten ist jede Ähnlichkeit mit tatsächlichen Ereignissen nur ein Zufall. Dies habe ich nur erzählt, um meiner Meinung über die Normalität dessen, was wir leben, Ausdruck zu geben. Alles Hinweise darauf, dass Ras Bath zur richtigen Zeit kommt, um sich effektiv zu verbünden mit den Kräften, die sich nicht als unwürdig erwiesen haben, mit all diesen Jugendlichen, die unter vielen Risiken das Signal gegeben haben, alle diejenigen, jung und alt, die heute weitgehend die Lücke ergänzen und füllen, die die bürgerlichen und politischen Vereinigungen gelassen haben… Bravo an Ras Bath und an alle die nicht weniger verdienten Kräfte, die ihn zu ihrem Fahnenträger in diesem edlen Kampf für die Würde unseres großen Mali machen.
© 2017 L’Aube, Le Reporter, Le Pays etc.

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