MEINUNG: VERSUCH EINER GEOPOLITISCHEN ANALYSE – Opinion: Leçon géopolitique sur la révision constitutionelle

Geopolitische Lektion: Die Flucht einer Macht nach vorn im Hinblick auf die Verfassungsrevision – Nie eine Revision des Grundgesetzes im letzten Jahr eines Mandats vornehmen…
Inf @ Sept – 28. Juli 2017
Wenn in den frühen 1990er Jahren ein Wind der Demokratisierung in Afrika blies, kann man heute wohl sagen, dass es diesmal ein Wind der Verfassungsrevision ist. …In Mali brauchen die Behörden lange, um einen Konsens für das zu finden, was man im Präsidentenlager gern als die Rettung der Nation ausgibt, das die Umsetzung des Abkommens für Frieden und Versöhnung stärken soll. Wenn Sie genauer hinschauten, würden Sie erkennen, dass der Staat Ungeschicklichkeit und Mangel an Antizipation unter Beweis gestellt hat, daher heute die große Feindseligkeit eines großen Teils der Bevölkerung gegen den Entwurf zur Revision der Verfassung.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Leçon de géopolitique : La fuite en avant d’un pouvoir en vue de la révision constitutionnelle – Ne jamais réviser la Loi fondamentale la dernière année d’un mandat…
Inf@sept – 28 Juil 2017
Par Ahmed M. Thiam

Foto (c) maliweb: Photo de famille : Cour constitutionnelle, président Assemblée nationale et IBK – Familienfoto: Verfassungsgericht, Präsident der Nationalversammlung und IBK


Si au début des années 1990, un vent de démocratisation soufflait en Afrique, il est aisé d’affirmer de nos jours, que c’est au tour du vent de la révision constitutionnelle. Deux pays voisins du Mali, le Sénégal et le Côte d’Ivoire ont réussi à changer leur Loi fondamentale, sans trop d’accros. Au Mali, les autorités peinent à obtenir un consensus autour de ce que l’on présente volontiers, dans le camp présidentiel, comme le salut de la Nation car devant renforcer l’application de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation. A y voir de plus près, l’on se rendrait compte que l’Etat a fait preuve de maladresse et d’un manque d’anticipation, d’où aujourd’hui la grande hostilité d’une grande partie de la population contre le projet de révision de la Constitution.
Ne jamais réviser une Constitution la dernière année d’un mandat
L’on se demande encore pourquoi l’Administration IBK attende les derniers instants d’un mandat pour se mettre à la tâche alors qu’elle savait pertinemment, dès son installation, que la Constitution du 25 février 1992 devait être révisée pour la rendre conforme à l’Accord pour la Paix. Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le processus de révision de la Loi fondamentale a commencé suffisamment tôt pour obtenir l’adhésion d’une grande frange de la population mais aussi pour avoir la latitude nécessaire de corriger les incohérences et autres erreurs. Dans ces deux pays, le oui l’a emporté, malgré un rejet plus ou moins prononcé de l’opposition politique qui ne faisait, en réalité, que jouer son rôle. Aujourd’hui, IBK devrait amèrement regretter ce retard coupable. Il devrait, plus qu’aucun autre cadre de ce pays, se rappeler de la grave leçon qu’avait tiré le président Alpha Oumar Konaré lorsqu’il intenta lui aussi de modifier la constitution : « ne jamais réviser la constitution la dernière année d’un mandat ». Car il s’agit d’un moment sensible où très souvent, les frustrations ont pignon sur rue et où l’Etat est débordé par des dossiers brulants.
Toujours rendre public les détails du processus de la révision constitutionnelle
L’Administration IBK voulait-elle faire passer la nouvelle constitution au forceps ? La question mérite d’être posée d’autant plus que le grand public n’a eu connaissance du document qu’après adoption des députés. Pourquoi ne pas se baser sur les premiers pas de la démocratie malienne en organisant, à nouveau, une Conférence nationale pour jeter les bases d’une nouvelle constitution ? En procédant ainsi, le projet aurait bien pu gagner le consensus populaire. Mais, au lieu de cela, la démarche du pouvoir ressemblait à une attitude sournoise et très peu ordonnée de faire adopter une nouvelle Loi fondamentale. Une bonne partie de la population dénonça cet état de fait.
Principal leitmotiv de la révision, l’Accord pour la Paix…. Mais de quel Accord s’agit-il ?
Qu’est ce qui correspondrait à l’Accord pour la Paix dans le projet de révision à part le Sénat ? Rien ! La tentative de révision initiée par le président de la République ressemble plus à un bricolage de forme que de fond. Toute autre innovation ajoutée au projet entre plus dans le cadre de la continuité de l’Administration (Section des comptes, Conseil d’Etat, députés des maliens de l’extérieur, interdiction du nomadisme politique…). Et d’ailleurs, il se murmure que des sommes faramineuses ont été versées aux groupes rebelles pour obtenir leur adhésion au projet. Si l’information doit être prise avec des pincettes, elle ne doit point choquer de malien. L’Etat du Mali s’est depuis longtemps embourbé dans cette démarche malsaine qui consiste à gâter financièrement les rebelles. Le oui des rebelles, surtout ceux de la CMA, n’est que de circonstance et non d’adhésion.
Le camp présidentiel fait campagne pour le oui avant même l’ouverture de la campagne référendaire
Etonnante scène à laquelle on assiste. Alors que le projet de constitution fut envoyé pour une seconde lecture par la Cour Constitutionnelle et que la campagne est loin d’avoir commencé, l’Etat se presse à défendre le oui, à coups d’affiches et de meetings. Et Cela, suite aux multiples marches et rassemblements des opposants au projet qui demandaient le retrait pur et simple. La démarche des opposants ne saurait être qualifiée de campagne avant l’heure car pour battre campagne, il faut clarifier sa position pour ou contre le projet. Certainement, se sentant menacé, le camp présidentiel est désormais dans l’arène à travers le slogan ‘oui An sona’ tout en expliquant les grandes lignes du projet de Constitution. Expliquer les contours du projet, c’est ce qu’il fallait faire avant de presser les députés à le voter.
Tout ce remue-ménage prouve amplement, l’impréparation de l’Administration IBK par rapport à cette initiative. Les charrues ont été mises avant les bœufs, et l’on a confondu vitesse et précipitation tout en dansant plus vite que la musique. Le tout en cherchant midi à 14 heures. Une première en Afrique est bien possible ; le projet de révision de la constitution risque fort d’être rejeté par la population malienne.
© 2017 infosept.com

Geopolitische Lektion: Die Flucht einer Macht nach vorn im Hinblick auf die Verfassungsrevision – Nie eine Revision des Grundgesetzes im letzten Jahr eines Mandats vornehmen…
Inf @ Sept – 28. Juli 2017
Von Ahmed M. Thiam
Wenn in den frühen 1990er Jahren ein Wind der Demokratisierung in Afrika blies, kann man heute wohl sagen, dass es diesmal ein Wind der Verfassungsrevision ist. Zwei Nachbarländer Malis, Senegal und Elfenbeinküste, haben es geschafft, ihr Grundgesetz ohne allzu große Haken zu ändern. In Mali brauchen die Behörden lange, um einen Konsens für das zu finden, was man im Präsidentenlager gern als die Rettung der Nation ausgibt, das die Umsetzung des Abkommens für Frieden und Versöhnung stärken soll. Wenn Sie genauer hinschauten, würden Sie erkennen, dass der Staat Ungeschicklichkeit und Mangel an Antizipation unter Beweis gestellt hat, daher heute die große Feindseligkeit eines großen Teils der Bevölkerung gegen den Entwurf zur Revision der Verfassung.
Nie eine Revision des Grundgesetzes im letzten Jahr eines Mandats vornehmen
Man fragt sich, warum IBK’s Verwaltung die letzten Momente eines Mandats abwartet, um diese Aufgabe in Angriff zu nehmen, wo sie doch seit ihrer Einsetzung wusste, dass die Verfassung vom 25. Februar 1992 überarbeitet werden musste, um sie in Einklang mit dem Friedensabkommen zu bringen. In Senegal und Elfenbeinküste begann der Revisionsprozess des Grundgesetzes früh genug, um die Unterstützung eines großen Teils der Bevölkerung zu erhalten, aber auch um den notwendigen Spielraum zu haben, Inkonsistenzen und andere Fehler zu korrigieren. In beiden Ländern hat sich das Ja durchgesetzt trotz einer mehr oder weniger ausgeprägten Ablehnung der politischen Opposition, die in Wirklichkeit nur ihre Rolle spielte. Heute sollte IBK diese ihm anzulastende Verzögerung bitter bereuen. Er sollte …sich an die ernsthafte Lektion erinnern, die auch der Präsident Alpha Oumar Konaré gelernt hatte, als er versuchte, die Verfassung zu ändern: „nie die Verfassung revidieren im letzten Jahr eines Mandats.“ Denn das ist eine sensible Zeit, in der es sehr oft viele Frustrationen gibt und der Staat durch brisante Themen überfordert ist.
Immer die Einzelheiten des Prozesses der Verfassungsrevision öffentlich machen
Wollte die IBK-Administration die neue Verfassung mit der Zange ans Licht holen? Diese Frage sollte um so deutlicher gestellt werden als der breiten Öffentlichkeit das Dokument erst nach der Verabschiedung durch die Abgeordneten bekannt gemacht wurde. Warum nicht auf den ersten Schritten der malischen Demokratie aufbauen, indem man wieder eine nationale Konferenz organisiert, um die Grundlagen einer neuen Verfassung zu legen? Dadurch hätte das Projekt auch den Konsens aller Malier gewinnen können. Doch stattdessen ähnelte der Ansatz der Machthaber einem hinterhältigen und ungeordneten Vorgehen, mit dem ein neues Grundgesetz verabschiedet werden sollte. Ein guter Teil der Bevölkerung prangerte diese Tatsache an.
Hauptsächliches Leitmotiv der Revision, das Friedensabkommen…. Aber um welches Abkommen handelt es sich?
Was entspricht dem Friedensabkommen im Entwurf zur Revision mit Ausnahme des Senats? Nichts! Der Versuch der Revision durch den Präsidenten der Republik gleicht eher einer Bastelei der Form als der Substanz. Jede andere dem Entwurf hinzugefügte Neuerung gilt mehr der Kontinuität der Verwaltung (Abteilung der Konten, Staatsrat, Abgeordnete der Malier im Ausland, Verbot politischen Nomadentums …). Und außerdem geht das Gerücht, dass große Summen an die Rebellengruppen gezahlt wurden, um ihre Unterstützung für den Entwurf zu bekommen. Wenn diese Informationen auch mit Vorsicht zu genießen ist, muss sie die Malier nicht schockieren. Die Regierung von Mali hat sich seit langem in dieses ungesunde Vorgehen verstrickt, die Rebellen finanziell zu verhätscheln. Die Zustimmung der Rebellen, vor allem die der CMA, erfolgt nur der Umstände halber und ist nicht beständig.
Das Präsidentenlager wirbt schon vor der Eröffnung der Referendumskampagne für das Ja
Einer erstaunlichen Szene wohnen wir bei. Während der Verfassungsentwurf für eine zweite Lesung an das Verfassungsgericht geschickt wurde und die Kampagne noch längst nicht beginnt, beeilt sich der Staat, das Ja zu verteidigen, mit Plakaten und Kundgebungen. Und das infolge von mehreren Märschen und Versammlungen von Gegnern des Entwurfs, die die völlige Rücknahme forderten. Das Vorgehen der Gegner kann nicht als Kampagne vor der Zeit beschrieben werden, denn bevor man eine Kampagne führt, muss man seine Position für oder gegen den Entwurf klären.

Sicher, das Präsidentschafts-Lager fühlt sich bedroht und ist jetzt in der Arena mit dem Slogan ‚Oui An Sona‘, während es die großen Linien des Verfassungsentwurfes erklärt. Die Konturen des Entwurfs hätte man erklären müssen, bevor die Abgeordneten zur Abstimmung gedrängt wurden.
Die ganze Aufregung ist reichlich Beweis für die mangelnde Vorbereitung der Verwaltung IBKs bezüglich dieser Initiative. Man hat den Pflug vor die Ochsen gespannt, und man hat Geschwindigkeit mit Überstürzung verwechselt und versucht, schneller als die Musik zu tanzen. .. Eine Premiere in Afrika ist durchaus möglich: der Entwurf zur Revision der Verfassung droht von den Menschen in Mali abgelehnt zu werden.
© 2017 infosept.com

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