DIE G5-ANTITERRORTRUPPE AM START; AL-QAIDA LÄSST GRÜSSEN – Les FC-G5S, les forces conjointes du G5 Sahel, sont lancées officiellement

1. G5 Sahel: offizieller Start der Anti-Terror-Truppe in Bamako
AFP – 2017.07.02 11:52
Die G5 Sahel, eine Anti-Dschihad-Truppe von 5.000 Männern aus fünf Ländern der Region (Mauretanien, Mali, Niger, Burkina Faso und Tschad), wird am Sonntag, dem 2. Juli 2017 in Bamako, Mali, offiziell gestartet.
2. Macron ruft in Mali zur Bekämpfung des Terrorismus auf
Deutschlandfunk – 2. Juli 2017
3. G5-Sahel-Gruppe: Mehr als nur Militär
Deutsche Welle – 03.07.2017

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL UND DEM 2. FOTO

1. G5 Sahel : lancement officiel de la force antiterroriste à Bamako
AFP – 02.07.2017 à 11:52
par Karine Barzegar
Le G5 Sahel, une force conjointe anti-jihadiste de 5.000 hommes issus de cinq pays de la région (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad), est lancé officiellement ce dimanche 2 juillet 2017 à Bamako au Mali, en présence du président français Emmanuel Macron.

Foto (c) G5 Sahel: Les présidents des cinq pays du G5 Sahel – Die Präsidenten der fünf Länder der G5 Sahel

Face à la dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences jihadistes, les cinq pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) ont décidé lors d’un sommet en février 2017, organisé dans la capitale malienne, de réactiver le projet de création de cette force.
Cette initiative a depuis reçu le soutien de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE). Puis le 21 juin dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2359, où il se félicite du „déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) sur l’ensemble du territoire des pays qui y participent, avec des effectifs en personnel militaire et personnel de police pouvant aller jusqu’à 5.000 personnes“.

Qu’est ce que le „G5S“ ?
Le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination créé par 5 états de la région du Sahel :  la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Créé en 2014, il a pour mission de coordonner et inciter à des politiques de développement et de sécurité dans la région du Sahel.
Pour la partie sécurité militaire, le G5S peut être considéré comme une sorte de continuation régionale de l’opération militaire française Barkhane. L’Europe vient d’approuver le déblocage de 50 millions d’euros (sur 400 millions de budget total) pour financer le déploiement d’une force armée. L’enjeu du sommet du 2 juillet 2017 est précisément la mise en place de cette force militaire conjointe anti-terroriste.
L’autre obligation inscrite dans le cadre du G5 est le développement et particulièrement le développement durable. La création d’infrastructures, la promotion de l’économie et le développement humain sont ses principaux axes. Le G5S est soutenu par la Banque mondiale.

Partenariat avec la force française Barkhane et la MINUSMA
Ce déploiement, concentré dans un premier temps sur les confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, s’ajoutera à ceux de l’opération française Barkhane, qui traque les jihadistes dans le Sahel, et de la Mission de l’ONU au Mali (MINUSMA).
„Le poste de commandement de cette force sera basé au centre du Mali, à Sévaré, dans la région de Mopti“, a indiqué à l’AFP le général Didier Dacko, précédemment chef d’état-major de l’armée malienne, nommé le 7 juin à la tête de la force du G5. „Nous n’allons pas travailler en vase clos“, a-t-il assuré, prévoyant „une étroite collaboration avec les forces de Barkhane et celles de la mission de l’ONU“.
„Le sommet du 2 juillet marquera une nouvelle étape, avec le lancement effectif de cette force conjointe, qui pourra poursuivre les groupes terroristes de l’autre côté des frontières“, a souligné une source à la présidence française. La force Barkhane va amplifier son soutien, aider à installer des centres de commandement et systématiser les opérations coup-de-poing“, a-t-on précisé.
Le président français annoncera dimanche les modalités exactes de ce soutien, qui consistera surtout en équipements, selon l’Elysée. Une coopération entre Barkhane et les forces armées du G5 existe déjà, souligne l’état-major français, avec des opérations régulières ou plus ponctuelles. Ainsi, après une attaque meurtrière contre un poste de gendarmerie nigérienne à Abala le 31 mai, la riposte le lendemain des militaires nigériens, de groupes armés maliens et de Barkhane avait permis de neutraliser des assaillants et de récupérer du matériel.
L’épineuse question du financement…
Avec ce lancement officiel dimanche, au sommet de Bamako, la France espère déclencher „une dynamique internationale“ pour le financement de cette force et compte notamment sur l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. Elle espère aussi un „soutien concret“ des Etats-Unis, présents militairement avec notamment des drones basés au Niger. Paris se dit déterminé à faire „ce qu’il faut pour que cette force soit opérationnelle sur le terrain vers le début de l’automne“, avant d’élargir les demandes de contribution au-delà de l’Europe en fin d’année ou début 2018.
L’UE a déjà assorti son soutien d’une promesse de 50 millions d’euros. Mais cela ne sera pas suffisant car les pays du G5 Sahel sont parmi les plus pauvres au monde. La question financière reste donc très sensible, d’autant plus que le président tchadien Idriss Déby Itno, dont le pays constitue la principale puissance militaire du G5, a menacé de se retirer de ces opérations en Afrique, pour des raisons budgétaires.
„On ne peut pas faire les deux à la fois, être dans le G5 et en même temps d’avoir des forces tchadiennes ailleurs sur le même théâtre, c’est impossible. Il y a un choix à faire.
Nous pouvons être soit dans le G5 soit dans la MINUSMA, pas les deux“, a précisé le président tchadien lors d’un entretien dans l’émission Internationales sur TV5MONDE. „Nous avons des limites, nous sommes arrivés vraiment au bout de nos limites. Nous ne pouvons pas continuer à être partout, au Niger, au Nigeria, au Cameroun, au Mali et au Tchad en même temps. Cela coûte extrêmement cher.“
Une rencontre entre le président français et son homologue tchadien est prévue lors du sommet de Bamako dimanche.
Risque d’un „embouteillage sécuritaire“ ?
Les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui avaient mis la main sur le nord du Mali en 2012 en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, et les tensions s’étendent à d’autres régions du pays.
L’objectif du G5 Sahel est donc de lutter contre les combattants djihadistes dans la région, via des forces africaines issues des armées nationales des pays concernés. Une position soutenue par le président de l’Union africaine (UA), le président guinéen Alpha Condé. „L’Union africaine doit prendre en charge la lutte contre le terrorisme“, a-t-il assuré mercredi 28 juin, en visite au Tchad. Une déclaration qui a fait écho à celle du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ex-ministre de la Défense de François Hollande pendant cinq ans. „La sécurité des Africains ne viendra, in fine, que par les Africains eux-mêmes„, a réaffirmé Jean-Luc Le Drian le 15 juin à Dakar.
La MINUSMA doit pour sa part déployer dans les prochains mois une force d’intervention rapide composée de Casques bleus sénégalais basée à Mopti (centre).
FC-G5S, MINUSMA, Barkhane et des armées nationales, toutes déployées dans la région pour la lutte anti-terroriste. Mais certains experts et ONG s’inquiètent d’une approche trop sécuritaire, alors que les violences sont souvent alimentées par des conflits locaux et la mauvaise gouvernance. Dans une lettre au Conseil de sécurité en avril, le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) a ainsi mis en garde contre le risque d’un „embouteillage sécuritaire“.
L’alliance des jihadistes du Sahel
Face à ces différentes forces, les groupes jihadistes eux semblent bien plus unis, désormais fédérés au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (en arabe, Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin). Une alliance annoncée dans une vidéo transmise le 1er mars  2017 à l’agence mauritanienne ANI puis postée sur les réseaux sociaux.
L’on y voit assis côte à côte, cinq chefs djihadistes parmi les plus recherchés de la région : Iyad Ag-Ghali, chef djihadiste et fondateur du groupe Ansar Eddine dans le nord du Mali ; Yahya Abu Al-Hammam, l’émir de la région Sahara d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) ; Amadou Koufa, chef de la brigade „Macina“ d’Ansar Eddine ; Al-Hassan Al-Ansari, bras droit de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar pour le groupe Al-Mourabitoun, et le cadi (juge) d’AQMI, Abdalrahman Al-Sanhaji.
Et c’est Iyad Ag-Ghali qui a pris la tête de ce nouveau groupe qui se vise à concurrencer le groupe État islamique. Un danger reconnu par les diplomates français et africains. Le „terrorisme territorial et militarisé, qui occupait la moitié nord du Mali et menaçait sa moitié sud“, est devenu un „terrorisme d’opportunité et de harcèlement“, selon le ministre français Jean-Yves Le Drian. „Mais il est redevenu dangereux“ parce qu’un des chefs jihadistes, Iyad Ag Ghali, a „réussi à fédérer des groupes disparates, y compris peuls.“.
Depuis sa formation en mars, le groupe a revendiqué plusieurs attaques, dont celle du 18 juin perpétrée contre le campement Kangaba, un lieu de détente des expatriés à la périphérie de Bamako.
© 2017 AFP

2. Force antijihadiste: Macron soutient les pays du Sahel mais réclame de l’efficacité
AFP – 02.07.2017 à 16:00
Par Laurence BENHAMOU et Serge DANIEL
Le président français Emmanuel Macron a promis dimanche au sommet du G5 Sahel à Bamako son aide pour le déploiement d’une force conjointe de ces pays contre les jihadistes mais leur a enjoint d’en démontrer l’efficacité.
(…VOIR #1)
M. Macron a rejoint dans la nuit à Bamako le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, et ses pairs Idriss Déby Itno (Tchad) Mohamed Ould Abdelaziz (Mauritanie), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) et Mahamadou Issoufou (Niger).
La France apportera 70 véhicules tactiques et un appui opérationnel, a-t-il annoncé à l’ouverture du sommet. „Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année“, a-t-il dit.
Il a salué „une dynamique, un mouvement de fond que la France est fière d’accompagner“, qualifiée d'“alliance pour le Sahel“. M. Macron a ajouté avoir „bon espoir que le 13 juillet“, le Conseil franco-allemand à Paris permette aux deux pays d'“annoncer des engagements communs autour de cette alliance“.
Mais, „pour garantir un soutien dans la durée, ce sera à vous et à vos armées de convaincre que le G5 peut être efficace, dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez-vous pour convaincre nos partenaires“, a prévenu le président français à l’intention de ses pairs.
Le 21 juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution qui „salue“ le déploiement de cette force mais sans lui délivrer ni mandat ni fonds.
– ‚Faire semblant de faire‘ –
Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a évoqué samedi un budget total de 450 millions de dollars.
La question financière est d’autant plus sensible que le président tchadien, dont le pays est déjà engagé dans la Minusma et dans la force multinationale contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, a menacé de se retirer du projet pour des raisons budgétaires.
L’Union européenne (UE) a déjà promis 50 millions d’euros, „l’amorce d’un engagement dans la durée“ que compte favoriser la France, selon M. Macron. Une conférence des donateurs doit se tenir dans les prochains mois.
Dans un nouveau geste de défi aux dirigeants du G5, la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a diffusé samedi, veille du sommet, une vidéo montrant six étrangers enlevés au Mali et au Burkina Faso entre 2011 et 2017: une Française, une Colombienne, un Sud-Africain, un Roumain, une Suissesse et un Australien.
[Al-Qaïda au Mali rend publique la vidéo de six otages, AFP – 02.07.2017 …En lire plus ]
(…)
L’allégeance de nombreux mouvements jihadistes du Sahel à Al-Qaïda ou au groupe Etat islamique „projette notre région dans un champ de confrontation mondiale“, a souligné le président malien.
„Nous avons chaque jour à affronter des terroristes, des voyous, des assassins“, a affirmé M. Macron, mais ils „se sont nourris de nos faiblesses, de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective“.
S’exprimant souvent sur le ton de la remontrance collective, le président français a exhorté à éviter dorénavant de „ne pas parler des vrais problèmes et faire semblant de faire“.
Dans cet esprit, il a pressé les dirigeants du G5 de mener „des réformes institutionnelles et des efforts de gouvernance, appelés par vos populations“.
A M. Keïta, il a redemandé, comme lors de sa visite au Mali en mai, la „pleine mise en oeuvre de l’accord de paix“ de mai-juin 2015 censé isoler les jihadistes, y compris „le redéploiement de l’Etat sur tout le territoire et la décentralisation“. (…)
© 2017 AFP

Foto (c) AP/ Baba Ahmed: Président Emmanuel Macron lors du sommet du G5 Sahel entre les chefs d’Etat du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kabore; de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz; du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta; du Tchad, Idriss Déby; et du Niger, Mahamadou Issoufou. – Frankreichs Präsident Macron beim G5-Sahel-Gipfel in der Mitte zwischen den Staatschefs von Burkina-Faso, Mauretanien, Mali, Tschad, und Niger.


1. G5 Sahel: offizieller Start der Anti-Terror-Truppe in Bamako
Die G5 Sahel, eine Anti-Dschihad-Truppe von 5.000 Männern aus fünf Ländern der Region (Mauretanien, Mali, Niger, Burkina Faso und Tschad), wird am Sonntag, dem 2. Juli 2017 in Bamako, Mali, offiziell gestartet in Anwesenheit des französischen Präsident Emmanuel Macron.
AFP – 2017.07.02 11:52
Von Karine Barzegar
Angesichts der Verschlechterung der Lage im Zentrum von Mali, das an Burkina Faso und Niger grenzt, die selbst von dschihadistischer Gewalt betroffen sind, entschieden die fünf Länder der G5 Sahel bei einem Gipfel im Februar 2017 in der malischen Hauptstadt, das Projekt der Schaffung dieser Truppe zu reaktivieren.
Diese Initiative hat seitdem die Unterstützung der Afrikanischen Union (AU) und der Europäischen Union (EU) erfahren. Dann, am 21. Juni, verabschiedete der UN-Sicherheitsrat einstimmig die Resolution 2359, wo er den „Einsatz der gemeinsamen Eingreiftruppe der G5 Sahel (FC-G5S) auf dem gesamten Territorium der Teilnehmerländer, mit einem Militär- und Polizeipersonal bis zu 5.000 Personen“ begrüßt.

„Was ist die G5S?
Die G5 Sahel ist ein institutioneller Koordinierungsrahmen, gegründet 2014 von fünf Staaten der Sahelzone: Mauretanien, Mali, Burkina Faso, Niger und Tschad. Ihre Mission ist es, die Entwicklungs- und Sicherheitspolitik in der Sahelzone zu koordinieren und zu fördern. Was den Teil militärische Sicherheit angeht, kann die G5S als eine Art regionaler Fortsetzung der französischen Militäroperation Barkhane in Betracht gezogen werden. Europa hat die Überweisung von 50 Millionen Euro (von einem Gesamtbudget von rund 400 Millionen €) genehmigt, um die Entsendung einer bewaffneten Truppe zu finanzieren. Die Herausforderung des Gipfels vom 2. Juli 2017 ist gerade die Einrichtung dieser gemeinsamen Antiterror-Truppe.
Die andere Verpflichtung im Rahmen der G5 eingegeben ist die Entwicklung und vor allem eine nachhaltige Entwicklung. Die Schaffung von Infrastruktur, die Förderung der Wirtschaft und der menschlichen Entwicklung sind die Hauptachsen. Die G5S wird von der Weltbank unterstützt.

Partnerschaft mit der französischen Barkhane-Truppe und mit der MINUSMA
Dieser Einsatz, zunächst auf die Grenzen von Mali, Burkina Faso und Niger konzentriert, ergänzt diejenigen der französischen Operation Barkhane, die Dschihadisten im Sahel jagt, und die UN-Mission in Mali (MINUSMA).
„Der Kommandoposten dieser Truppe wird im Zentrum von Mali, Sévaré in der Region Mopti, stationiert sein“, sagte AFP gegenüber General Didier Dacko, zuvor Stabschef der malischen Armee, ernannt am 7. Juni an die Spitze der Truppe der G5. „Wir werden nicht isoliert arbeiten“, versicherte er und sieht „eine enge Zusammenarbeit mit den Barkhane-Kräften und denen der UN-Mission“ vor.
„Der Gipfel vom 2. Juli wird eine neue Etappe einleiten, mit dem tatsächlichen Start dieser gemeinsamen Truppe, die Terroristen über die Grenzen hinweg verfolgen kann“, sagte eine Quelle in der französischen Präsidentschaft. „Die Barkhane-Truppe wird ihre Unterstützung erweitern, helfen Kommandozentralen einzurichten und Fausthieb-Operationen systematisieren.“
Der französische Präsident wird am Sonntag die genauen Bedingungen dieser Unterstützung bekannt geben, die vor allem in Ausrüstung bestehen, laut Elysee. Die Zusammenarbeit zwischen Barkhane und G5-Streitkräften ist bereits vorhanden, sagt der französische Generalstab, mit regelmäßigen oder eher Ad-hoc-Operationen. (…)
Die heikle Frage der Finanzierung …
Mit dem offiziellen Start am Sonntag auf dem Gipfel in Bamako hofft Frankreich für die Finanzierung dieser Truppe eine „internationale Dynamik“ auszulösen und zählt insbesondere auf Deutschland, die Niederlande und Belgien. Es hofft auch auf eine „konkrete Unterstützung“ der Vereinigten Staaten, derzeit militärisch präsent insbesondere mit in Niger stationierten Drohnen. Paris sagt, es sei entschlossen, „das Nötige zu tun, damit diese Truppe zu Beginns des Herbstes vor Ort einsatzfähig sein kann“, bevor man die Anfragen zur Beteiligung über Europa hinaus bis zum Jahresende oder Anfang 2018 erweitert.
Die EU hat bereits 50 Millionen zugesagt. Aber das wird nicht ausreichen, weil die G5-Sahel-Staaten zu den ärmsten der Welt gehören. Die finanzielle Frage bleibt also sehr empfindlich, zumal der tschadische Präsident Idriss Déby Itno, dessen Land die wichtigste militärische Macht der G5 ist, gedroht hat, aus Haushaltsgründen von diesen Operationen in Afrika zurückzutreten.
„Man kann nicht beides auf einmal tun, in der G5 sein und zugleich tschadische Kräfte an anderer Stelle (Tschad stellt Blauhelmsoldaten in der MINUSMA,Ed) auf der gleichen Bühne zu haben, das ist unmöglich. Wir müssen eine Wahl treffen. Wir können entweder in der G5 oder in der MINUSMA sein, nicht beides“, sagte der tschadische Präsident in einem Interview in der Sendung „Internationales“ bei TV5MONDE. „Wir haben Grenzen, wir sind wirklich am Ende unserer Grenzen angekommen. Wir können nicht überall zur gleichen Zeit sein, Niger, Nigeria, Kamerun, Mali und Tschad. Das ist extrem teuer.“
Ein Treffen zwischen dem französischen Präsidenten und seinem tschadischen Amtskollegen auf dem Gipfel in Bamako am Sonntag ist geplant.
Risiko eines „Sicherheitsstaus“?
Die mit Al-Qaïda verbundenen Dschihad-Gruppen, die im Jahr 2012 den Norden Malis besetzt hatten, wurden im Januar 2013 weitgehend durch internationale militärische Intervention … vertrieben. Aber ganze Bereiche
sind noch außerhalb der Kontrolle der malischen, französischen und UN-Truppen, auf die regelmäßig tödliche Angriffen verübt werden, und die Spannungen weiten sich auf andere Landesteile aus.
Das Ziel der G5 Sahel ist es daher, gegen die Dschihadisten in der Region zu kämpfen, mit afrikanischen nationalen Streitkräften aus den betroffenen Ländern. Eine Position, die der Präsident der Afrikanischen Union (AU), der guineische Präsident Alpha Condé unterstützt. „Die Afrikanische Union muss den Kampf gegen den Terrorismus in die Hand nehmen“, sagte er am 28. Juni bei einem Besuch in Tschad. Eine Aussage wie ein Echo auf den französischen Außenminister Jean-Yves Le Drian, den ehemaligen Verteidigungsminister von François Hollande. „Die Sicherheit der Afrikaner kommen letztlich von den Afrikanern selbst“, bestätigte Jean-Luc Le Drian am 15. Juni in Dakar.
Die MINUSMA muss ihrerseits in den kommenden Monaten eine schnelle Eingreiftruppe bestehend aus senegalesischen Blauhelmen, stationiert in Mopti (Zentrum), einsetzen.
FC-G5S, MINUSMA, Barkhane und nationale Armeen, die alle in der Region zum Kampf gegen den Terrorismus eingesetzt werden. Aber einige Experten und NGOs befürchten einen zu sicheren Ansatz, während Gewalt oft durch lokale Konflikte und schlechte Regierungsführung entfacht wird. In einem Brief an den Sicherheitsrat im April hatte die International Crisis Group (ICG), Think Tank, vor dem Risiko eines„Sicherheitsstaus“ gewarnt.
Die Allianz der Dschihadisten im Sahel
Angesichts dieser verschiedenen Kräfte, scheinen die Dschihad-Gruppen jetzt mehr vereint. Sie föderierten kürzlich innerhalb der Unterstützungsgruppe für den Islam und für die Muslime (auf Arabisch: Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin). Eine Allianz, die in einem Video am 1. März 2017 über die mauretanische Agentur ANI, dann in den sozialen Netzwerken verbreitet wurde.
Man sieht dort Seite an Seite, fünf der meistgesuchten Dschihadistenchefs in der Region: Iyad Ag Ghali, Dschihad-Führer und Gründer der Gruppe Ansar Dine im Norden von Mali; Yahya Abu Al-Hammam, den Emir der Sahara-Abteilung von Al-Qaïda im islamischen Maghreb (AQMI); Amadou Koufa, den Chef der Brigade „Macina“ von Ansar Eddine; Al-Hassan Al-Ansari, den rechten Arm des Algeriers Mokhtar Belmokhtar für die Al-Mourabitoun-Miliz, und den cadi (Richter) von AQMI, Al-Abdalrahman Sanhaji.
Und es ist Iyad Ag Ghali, der die Führung dieser neuen Gruppe übernommen hat, die anstrebt, mit dem Islamischen Staat zu konkurrieren. Eine Gefahr erkannt durch französische und afrikanische Diplomaten. Der „militarisierte und territoriale Terrorismus, der die nördliche Hälfte von Mali besetzt hatte und seine südlichen Hälfte bedrohte“, wurde zu einem „Terrorismus von Opportunismus und Belästigung“, so der französische Minister Jean-Yves Le Drian. „Aber er ist wieder gefährlich geworden“, weil ein Dschihad-Führer, Iyad Ag Ghaly, es „geschafft hat, unterschiedliche Gruppen zu vereinen, einschließlich der Peulh.“
Seit ihrer Gründung im März hat die Gruppe die Verantwortung für mehrere Angriffe übernommen, darunter für den vom 18. Juni gegen das Campement Kangaba.
© 2017 AFP

2. Macron ruft in Mali zur Bekämpfung des Terrorismus auf
Deutschlandfunk – 2. Juli 2017
Frankreichs Präsident Macron hat auf einem westafrikanischen Gipfeltreffen zur gemeinsamen Bekämpfung des Terrorismus aufgerufen.
Paris müsse zusammen mit seinen regionalen Partnern Terroristen, Verbrecher und Mörder vernichten, sagte Macron in Bamako. Er ist dort Gast des sogenannten G5-Sahel-Treffens, an dem neben Gastgeber Mali auch Burkina Faso, Mauretanien, Niger und Tschad teilnehmen. Es wird erwartet, dass die Staaten eine neue multinationale Eingreiftruppe zur Bekämpfung von Islamisten und organisierter Kriminalität in der Region auf den Weg bringen.
Vor Beginn des Treffens veröffentlichte eine mit Al-Kaida verbündete Dschihadistengruppe ein Video mit sechs Geiseln, darunter auch eine Französin. =>Lesen Sie Al-Kaida verbreitet ein Video mit sechs Geiseln, darunter die entführte Schweizer Missionarin NZZ -02.07.2017
© 2017 dlf24.de

3. G5-Sahel-Gruppe: Mehr als nur Militär
Deutsche Welle – 03.07.2017
Von Aarni Kuoppamäki
Im Norden von Mali liegt das Epizentrum einer regionalen Sicherheitskrise. 2012 hatten islamistische Extremisten hier für zehn Monate die Kontrolle übernommen. Mit Hilfe französischer und afrikanischer Truppen wurden die Gebiete zurückerobert. Seitdem sichert die UN-Friedensmission MINUSMA mit derzeit rund 11.000 Militär- und 1500 Polizeikräften die Lage. Die Europäische Union unterstützt das malische Militär mit einer Ausbildungsmission. Seit drei Jahren läuft außerdem die französisch geführte Operation „Barkhane“, die mit einer 3000 Personen starken Truppe Aufständische in den Ländern der „G5-Sahel“ bekämpfen soll – also in Mauretanien, Mali, Burkina Faso, Niger und Tschad.
Dennoch wird die Region nicht sicherer, im Gegenteil: Laut dem jüngsten Lagebericht des UN-Generalsekretärs breitet sich die Gewalt im Norden von Mali weiter aus, immer öfter auch in die Nachbarländer. Zwar sind in Nordmali fünf regionale Übergangsregierungen eingesetzt worden. Doch der „Fortschritt auf der politischen Ebene hat sich noch nicht in einer verbesserten Sicherheitslage niedergeschlagen“, heißt es in dem Bericht. Gewalttätige Extremisten hätten das Gebiet ihrer Einsätze erweitert und das Tempo erhöht: Bis Juni 2016 gab es mehr als 200 Angriffe auf internationale und malische Truppen – eine Steigerung um mehr als 20 Prozent gegenüber dem Vorjahr.
Grenzübergreifender Einsatz
Eine neue, afrikanische Eingreiftruppe von 5000 Mann soll Abhilfe schaffen. Auf einem Gipfeltreffen in Bamako haben die G5-Länder beschlossen, sie bis September einsatzbereit zu machen. Die Einheit soll vor allem in den Grenzgebieten operieren. „Die Dschihadisten begehen oft Überfälle über Staatsgrenzen hinweg“, sagt Mali-Experte Paul Melly von der britischen Denkfabrik Chatham House, „deshalb ist eine regionale Streitmacht mit einem grenzübergreifenden Mandat eine Schlüsselkomponente zur Lösung des Sicherheitsproblems“.
Die Europäische Union hat 50 Millionen Euro für die Truppe zugesagt, die G5-Staaten tragen jeweils zehn Millionen Euro bei. Zusätzlich hat Frankreichs Präsident Macron, der ebenfalls am Gipfeltreffen teilnahm, acht Millionen Euro versprochen. Damit ist jedoch nur rund ein Viertel des Bedarfs gedeckt – Malis Staatschef Ibrahim Boubacar Keita beziffert diesen auf 423 Millionen Euro. Frankreich war mit seinem Vorhaben, die Finanzierung über die Vereinten Nationen zu sichern gescheitert. Der UN-Sicherheitsrat begrüßte im Juni zwar die Gründung der gemeinsamen Einsatztruppe, machte aber keine finanziellen Zusagen. Es heißt, die Amerikaner unter Präsident Trump, dem teure, US-finanzierte Friedensmissionen ein Dorn im Auge sind, hätten eine stärkere Resolution abgelehnt.
Die Ursachen der anhaltenden Unsicherheit in der Region sind komplex. Wichtige Faktoren sind Armut und die Schwäche der Staaten. Laut dem UN-Bericht ist nur jeder dritte Staatsbedienstete im Norden von Mali an seinem Dienstort – viele andere fürchten um ihre Sicherheit. Lehrer, Ärzte, Krankenpfleger und Regierungsbeamte haben in den vergangenen Monaten gestreikt. Wegen Dürre und der Ausbreitung der Sahara sind 3,8 Millionen Menschen – etwa ein Fünftel der Bevölkerung von Mali – vom Hunger bedroht. Radikaler Islamismus sowie organisierter Schmuggel von Waffen, Drogen und Menschen belasten die Situation zusätzlich.
Bekämpfung der Ursachen
Paul Melly beschreibt eine äußerst komplexe Situation mit „sieben, acht oder zehn Ursachen, die miteinander zusammenhängen“. So klinge etwa die Ausstellung amtlicher Geburts-, Heirats- und Sterbeurkunden nach einer trivialen Aufgabe. Doch wenn es für diese Aufgaben keine lokalen Beamten gebe, habe das gravierende Folgen für das Land-, Erbschafts- und Eigentumsrecht – und das wiederum könne bewaffnete Konflikte befeuern.
Der Gipfel in Bamako sei vor allem deshalb ein Erfolg, weil neben der militärischen Komponente auch eine Ausweitung der französischen Entwicklungshilfe und ein intensiverer Austausch zwischen den Gebern in der Region vereinbart worden sei, sagt Melly. „Wenn es keine Entwicklung gibt, untergräbt das die Aussicht auf politische Stabilität, und das Risiko, dass Menschen sich terroristischen und anderen bewaffneten Gruppen anschließen, bleibt bestehen“.
Notwendig sei eine Strategie zur Bekämpfung der Konfliktursachen, sagt auch Wolf-Christian Paes vom Bonn International Center for Conversion. Häufig seien die so genannten „Terroristen“ dieselben Leute, die vor einigen Jahren Zigaretten geschmuggelt hätten und nun Flüchtlinge schmuggelten. Unter dem Deckmantel des Anti-Terror-Kampfes sei es relativ einfach, in Europa Geld zu mobilisieren. Doch man müsse sich fragen: „Verstehen wir überhaupt, was in diesen Ländern wirklich los ist? Und wenn wir es nicht verstehen, wie können wir es dann effektiv bekämpfen?“ (…)
© 2017 dw.com

Advertisements

Ein Gedanke zu “DIE G5-ANTITERRORTRUPPE AM START; AL-QAIDA LÄSST GRÜSSEN – Les FC-G5S, les forces conjointes du G5 Sahel, sont lancées officiellement

  1. macrönchen muss seinem herrn und gebieter gefallen, dem mit dem rothen schild…
    AFRIKA ist zu reich, als dass der weisse mann es dem schwarzen mann überlassen wollte, wenn der rothe schild etwas will …

    BIN LUISE

    Gefällt mir

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s