GELUNGENES BEISPIEL FÜR ENTWICKLUNG IN KONIAKARY – Mobilité et développement à Koniakary, région de Kayes

Foto oben/en haut (c) GRDR: Maraîchage à Samé, près de Kayes au Mali. L’association GRDR met en œuvre dans cette province des programmes d’appui au secteur horticole. – Gemüsegarten in Samé, in der Nähe von Kayes. Der Verein GRDR setzt in dieser Provinz Förderprogramme im Gartenbau um.

1. Koniakary wird mit Hilfe der Migranten aufgebaut
Sahelien – 4. Mai 2017
Koniakary ist eine Gemeinde mit etwa fünfzehntausend Einwohnern, 65 km östlich der Stadt Kayes in der ersten Region von Mali. Migration ist in dieser Gegend, wo Peulh, Bambara und Kassonké leben, eine alte Praxis.
2. In der Region Kayes in Mali verlassen sich die Menschen auf die Diaspora, nicht auf den Staat
Niarela / LE MONDE – 23/05/2017 15h36
Akazien, so weit das Auge reicht. Das ist die einzige Landschaft, die sich den Reisenden darbietet, auf der einzigen geteerten Straße, die Kayes mit Bamako verbindet.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

1. Kayes : Koniakary se construit avec l’aide des migrants
SAHELIEN – 4 mai 2017
Par Sory Kondo
Koniakary est une commune d’environ quinze mille habitants, située à 65 km à l’est de la ville Kayes, première région du Mali. La migration, dans cette localité où cohabitent Peulh, Bambara et Kassonké, est une pratique ancienne.Selon le maire, Bassirou Bane, « la migration à Koniakary a commencé il y a très longtemps. Mais elle s’arrêtait seulement au niveau de la sous-région comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée. Maintenant, nous avons des migrants un peu partout dans le monde : en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Afrique australe et centrale ».
La commune urbaine de Koniakary, en dehors de son passé chargé d’histoire notamment avec la construction en 1855 d’un tata, mur défensif par El Hadj Oumar Tall, est classé patrimoine culturel national, depuis novembre 2011. Cette petite ville présente aujourd’hui un visage moderne grâce notamment aux migrants, qui, avant la décentralisation contribuent de façon significative au développement de leur localité.
« Ce sont les migrants qui sont les soutiens des familles, ils assurent la nourriture, les frais d’éducation, la santé etc. En plus, le développement de Koniakary reposait essentiellement sur les migrants avant la décentralisation. Ce sont eux qui assuraient la construction des écoles, des centres de santé, de l’eau potable », relate le maire Bane.

Screenshot de la vidéo du sahelien, documentée en bas de l’article

C’est en 1972 que Koniakary verra la construction de sa toute première maternité entièrement financée par les migrants. Il y a eu par la suite, un dispensaire et une grande mosquée construite en 1980. Toutes ces réalisations se faisaient de façon disparate. Il fallait attendre près d’une décennie pour voir la création d’une association de migrants dénommée « Enndam Jombuku » qui regroupe tous les migrants de Koniakary et villages voisins. L’objectif est de réunir les moyens notamment financiers pour cibler des secteurs précis et investir dans le développement de la localité.
« Depuis 1989, on a un bureau de coordination des migrants basé à Bamako. Une section de l’association existe partout où il y a des migrants de Koniakary. Ils se communiquent, ils ont leurs programmes et font des réalisations », souligne le maire.
Et de poursuivre : « après la mosquée, il y a eu la construction des salles de classe en 1993 ainsi qu’un centre secondaire d’état civil. Aussi, un grand centre de santé communautaire (CSCOM) d’un coût global de 120 millions de francs CFA qui est devenu aujourd’hui un CSCOM universitaire.»
Après la décentralisation et la création des communes, l’association ‘’Enndam Jombuku’’ a trouvé une autre manière d’intervenir, mais cette fois-ci d’un commun accord avec les élus, en finançant tous les projets de développement à hauteur de 10 pour cent. « C’est ainsi que nous avons eu à réaliser pas mal de projets, notamment la construction de 40 boutiques au niveau du marché de Koniakary, la construction d’une radio communautaire, des salles de classe, le centre de l’éducation pour le développement, etc. »
Par ailleurs d’autres associations de migrants comme « Donner un sourire à Fégui », ne cessent d’apporter leur contribution au développement de la région de Kayes. Les différentes actions ont motivé le Conseil régional de Kayes et l’Agence de développement régional en partenariat avec la Région Île de France, à initier une rencontre qui avait pour but de recenser toutes les associations de migrants ressortissants de la région de Kayes en France.
« La grande réunion s’est tenue à la cité universitaire où on a essayé de créer une grande coordination appelée la CADERKAF (Coordination des associations pour le développement de la région de Kayes en France). C’était très bénéfique pour la région de Kayes. Le Conseil régional a pu signer un partenariat tripartite. Et juste après la mise en place de cette association, ils se sont lancés dans les projets de développement », explique Ségah Sow, directeur général de l’Agence de développement régional. …Lire la suite
© 2017 sahelien.com
Mali – Kayes : Koniakary se construit avec l’aide des migrants
Vidéo publiée le 04.05.2017

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2. Dans la région de Kayes, au Mali, les habitants comptent sur la diaspora, pas sur l’Etat
Niarela/LE MONDE – 23.05.2017 à 15h36-
Depuis les années 1970, la plupart des services sociaux et des infrastructures ont été financés par les migrants et sont entretenus par l’argent qu’ils continuent d’envoyer.
Par Anthony Fouchard (Kayes, Mali, envoyé spécial)
Des acacias à perte de vue. C’est le seul paysage qui s’offre aux voyageurs qui empruntent l’unique route goudronnée qui relie Bamako à Kayes, au Mali. Il faut entre huit et dix heures pour rallier cette ville, capitale administrative de la région du même nom. Cela dépend surtout du nombre de camions renversés au travers de la chaussée. Aujourd’hui, il n’y en a que deux, éventrés au bord de la route.
Enclavée, proche des frontières du Sénégal et de la Mauritanie, Kayes a toujours été un lieu de passage. Jadis surnommée la « cité du rail », en référence à son train de marchandises et de voyageurs qui reliait Bamako à Dakar, cette ville de 2 millions d’habitants a perdu de sa superbe au fil de la déliquescence des voies et des sécheresses sahéliennes. Les villages qui dépendaient exclusivement du rail se meurent, leurs habitants s’en vont.
Selon des statistiques nationales, deux ménages sur trois auraient un parent à l’étranger. Dans un Mali carrefour des civilisations, cette mobilité n’avait, jusqu’à très récemment, pas de connotation péjorative. Mais aujourd’hui, elle s’explique non seulement par le climat, mais aussi par une économie délétère. Personne ne veut rester « dans la Cocotte-Minute de l’Afrique », plaisante Bourama Touré, un chauffeur qui fait régulièrement le trajet Bamako-Kayes.
« Les gens se sont pris en main »
Pourtant, dans le village de Koniakari, à 60 km de Kayes, les belles bâtisses en pierre, parabole sur le toit, sont presque aussi nombreuses que les maisons en terre cuite. « Ça veut dire qu’il y a un parent à l’étranger », explique Bassirou Bane, le maire de la commune. Dans cette région, la population a vite compris qu’elle ne pouvait rien attendre de l’Etat. De l’indépendance, en 1960, jusqu’en 1970, le gouvernement n’a construit « qu’une agence postale dans ce village, alors les gens se sont pris en main », raconte l’édile, tranquillement assis dans l’enceinte du centre de santé communautaire. Un investissement de 120 millions de francs CFA (183 000 euros) entièrement financé par les migrants originaires du coin.
Chez certaines ethnies qui peuplent cette partie du Mali, la migration est encouragée. Peuls, Soninké, Khassonké… tous prennent la route. C’est un rite de passage à l’âge adulte. Singalé Soumaré a passé vingt-deux ans en France, avant de revenir s’installer à Kayes. « Chez les Soninké, nos parents nous encourageaient à aller voir ailleurs. Surtout pour aller chercher du travail, car à l’époque, ici, il n’y en avait pas. » L’époque dont parle Singalé Soumaré, c’est le milieu des années 1970. Des dizaines de milliers de Maliens, fuyant notamment les sécheresses, émigrent alors vers les pays voisins : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, mais aussi le Congo-Brazzaville ; d’autres prennent la direction de l’Europe.
Au fil des années, ces migrants se sont fédérés et regroupés en associations. Ils ont monté des coopératives et créé des jumelages entre villages français et maliens. L’organisation principale reste la Coordination des associations pour le développement de la région de Kayes en France (Caderkaf), à qui l’on doit notamment l’électrification de plus de 30 centres de santé communautaires, pour un montant global de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
« La région leur doit tout »
En France, au Mali et ailleurs en Afrique de l’Ouest, le Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural dans le tiers-monde (GRDR) appuie les migrants dans leurs projets de développement. Assane Dione en est le coordinateur à Kayes ; il affirme que dans la région, 90 % des infrastructures sont l’œuvre de Maliens de l’étranger. « Les services d’adduction d’eau potable, les écoles, les services de santé, l’électricité : la région leur doit tout », poursuit-il.
L’Etat, par la voix de Séga Sow, directeur de l’Agence de développement régional (ADR), ne peut que confirmer. « Nous n’avons pas de chiffres précis, mais c’est vrai : la majorité des services sociaux de base ont été payés et continuent de fonctionner grâce aux contributions des migrants. » En 2016, par exemple, ce sont 21 milliards de francs CFA (32 millions d’euros) qui ont été injectés dans l’économie locale depuis l’étranger. « Et on ne parle que de l’argent qui transite via les canaux officiels, les banques, les transferts réguliers », précise le directeur de l’ADR.
Justement, dans sa boutique de transfert d’argent, Bakary Soukouna supervise des opérations monétaires. « Dans mon petit réseau d’agences, nous recevons environ 200 millions de francs CFA par mois en provenance de l’étranger », détaille-t-il. A 47 ans, il a lui aussi tenté sa chance en Europe, avant de revenir à Kayes il y a quelques années. Il est le directeur d’un groupement d’intérêt économique, le GIE Kalaou. « Nous avons construit une station-service, des centres de santé, et nous avons aussi quelques camions pour des petits chantiers. » Le GIE emploie aujourd’hui près de 50 personnes dans toute la région.
Oignon, banane et gomme arabique
L’Europe « n’est plus l’eldorado que l’on se plaisait à décrire à ceux restés au pays », avoue Singalé Soumaré. « Eldorado » : le mot le fait sourire. « On avait tendance à enjoliver la réalité. Mais tant qu’on pouvait envoyer de l’argent, c’était le principal. » Aujourd’hui, Singalé Soumaré se bat pour développer la région et garder les jeunes au pays. Les investissements conséquents des migrants dans les coopératives maraîchères permettent notamment à Kayes, traversée par le fleuve Sénégal, d’exporter des oignons et des bananes vers d’autres pays.
La gomme arabique, l’une des plus pures du Sahel, est aussi récoltée dans la région. Les migrants, encore eux, travaillent à la labellisation du produit tiré des acacias. Cela pourrait rapporter gros : en France, un pot de 250 g de gomme arabique « made in Mali » se monnaie entre 10 et 13 euros, alors que les producteurs de la région, faute de pouvoir transformer la ressource sur place, la vendent pour l’instant 1,50 euro le kilo. Les acacias à perte de vue sur la route de Bamako pourraient bien devenir le véritable eldorado des Maliens de Kayes.
© 2017 lemonde.fr

[Série Kayes] Migration culturelle au Mali (1/3)
+ Les projets et objectifs des migrants de retour (3/3)
RFI – 26.05.2017 + 28.05.2017
Au Mali, la région de Kayes est la première zone migratoire du pays. Son climat aride et le sous-emploi ont poussé de nombreux habitants à émigrer vers la sous-région, mais aussi vers l’Europe. Au-delà de l’aspect économique, la migration dans la région est avant tout culturelle, la région étant frontalière avec le Sénégal et la Mauritanie. Dans un Mali carrefour des civilisations, les gens bougent depuis des décennies.
=> ECOUTEZ le reportage d’Anthony Fouchard

Répertoire des associations de la région de Kayes en France
(en pdf et transcription)
http://docplayer.fr/11142184-Caderkaf-repertoire-des-associations-de-la-region-de-kayes-en-caderkaf-france.html

Foto (c) mairie de Villetaneuse: Un des projets était la construction d’une radio communautaire – Das Gemeinschaftsradio von Koniakary war eins der geförderten Projekte



Foto (c) Diacko: Au Jardin Diacko (VOIR https://www.youtube.com/watch?v=Fk48uz9DOMw)

1. Koniakary wird mit Hilfe der Migranten aufgebaut
Sahelien – 4. Mai 2017
Von Sory Kondo
Koniakary ist eine Gemeinde mit etwa fünfzehntausend Einwohnern, 65 km östlich der Stadt Kayes in der ersten Region von Mali. Migration ist in dieser Gegend, wo Peulh, Bambara und Kassonké leben, eine alte Praxis.
Laut dem Bürgermeister, Bassirou Bane, „begann Migration in Koniakary vor langer Zeit. Aber sie beschränkte sich auf die Subregion wie Senegal, Elfenbeinküste, Guinea. Jetzt haben wir Migranten in der ganzen Welt. In Europa, den USA, China, Süd- und Zentralafrika.“
Die Stadt Koniakary mit ihrer reichen historischen Vergangenheit, vor allem dem Bau von einer tata, einer Wehrmauer wurde im November 2011als nationale Kulturerbestätte eingestuft. Diese kleine Stadt hat ein modernes Gesicht dank ihrer Migranten, die schon vor der Dezentralisierung wesentlich zur Entwicklung ihres Orts beigetragen haben.
„Die Migranten unterstützen die Familien, mit Lebensmitteln, Schulgebühren, Gesundheitskosten usw. … vor der Dezentralisierung haben sie den Bau von Schulen, Gesundheitszentren, Trinkwasserversorgung übernommen“, erinnert sich Bürgermeister Bane.
Im Jahr 1972 erlebte Koniakary den Bau seiner allerersten Entbindungsstation, finanziert vollständig von Migranten. Es folgte ein Gesundheitsposten, und eine große Moschee wurde 1980 gebaut. …Nach fast einem Jahrzehnt: Gründung einer Vereinigung von Migranten mit dem Namen „Enndam Jombuku“, die alle Migranten von Koniakary und den umliegenden Dörfern umfasst. Man will insbesondere finanzielle Mittel zusammen zu bringen, um mit bestimmter Zielrichtung in die Entwicklung des Orts zu investieren.
„Seit 1989 haben wir ein Koordinationsbüro der Migranten in Bamako. Eine Sektion des Vereins besteht überall dort, wo es Migranten aus Koniakary gibt. Sie kommunizieren, sie haben ihre Programme und realisieren sie“, sagt der Bürgermeister. …
Nach der Dezentralisierung und der Schaffung von Gemeinden hat der Verein ‚Enndam Jombuku‘ eine andere Art und Weise zu intervenieren gefunden, aber dieses Mal im gegenseitigen Einvernehmen mit den gewählten Abgeordneten, und finanziert alle Entwicklungsprojekte zu 10 Prozent. „So hatten wir eine ganze Reihe von Projekten zu machen, besonders die Errichtung von 40 Geschäften auf dem Markt von Koniakary, den Bau eines Gemeinschaftsradios, Klassenzimmer, das Zentrum der Ausbildung für Entwicklung usw. “
Darüber hinaus tragen andere Migrantenverbände wie „Ein Lächeln für Fégui“ weiterhin zur Entwicklung der Region Kayes bei. Die verschiedenen Aktionen des Kayes Regionalrat und die Agentur für regionale Entwicklung in Zusammenarbeit mit der Region Ile de France, motivierten ein Treffen zu initiieren, die alle Verbände der nationalen Migranten in der Region Kayes in Frankreich zu identifizieren war.
„Das große Treffen fand auf dem Campus der Universität statt, wo wir versuchten, eine Koordination zu schaffen genannt CADERKAF ( Koordination der Vereine für die Entwicklung der Region Kayes in Frankreich). Es war sehr segensreich für Kayes. …
Die größte Leistung der CADERKAF ist die Elektrifizierung der kommunalen Gesundheitszentren. Mit einem Projektaufruf des französischen Ministeriums für auswärtige Angelegenheiten wurden 30 Zentren in der Region Kayes elektrifiziert. …
© 2017 sahelien.com

2. In der Region Kayes verlassen sich die Menschen auf die Diaspora, nicht auf den Staat
Niarela / LE MONDE – 23/05/2017 15h36
Seit den 1970er Jahren wurden die meisten sozialen Dienste und Infrastrukturen von Migranten finanziert, und sie werden in Stand gehalten durch das Geld, das sie weiterhin senden.
Von Anthony Fouchard (Kayes, Mali, Sonderkorrespondent)
Akazien, so weit das Auge reicht. Das ist die einzige Landschaft, die sich den Reisenden darbietet, auf der einzigen geteerten Straße, die Kayes mit Bamako verbindet. Es dauert acht bis zehn Stunden, bis man diese Stadt, Verwaltungshauptstadt der Region mit dem gleichen Namen, erreicht. Dies hängt vor allem von der Anzahl der umgekippten Lastwagen ab, die noch quer über der Fahrbahn liegen. Heute sind es nur zwei, die Ladung am Straßenrand verteilt.
Eine Enklave, in der Nähe der Grenze von Senegal und Mauretanien: Kayes war schon immer ein Ort der Durchreise. Einst als „Rail City“ bekannt, in Bezug auf seine Güter- und Personenzüge, die Bamako mit Dakar verbanden, hat diese Stadt von 2 Millionen Menschen ihren Glanz verloren, je mehr die Schienen verfielen und die Dürrezeiten des Sahel ihr zu schaffen machten. Die Dörfer, die ausschließlich von der Schiene abhingen, sterben, ihre Bewohner ziehen weg.
Nach den nationalen Statistiken haben zwei von drei Haushalten einen Verwandten im Ausland. In einem Mali als Knotenpunkt der Kulturen hatte diese Mobilität bis vor kurzem keine pejorative Konnotation. Aber heute erklärt sie sich nicht nur durch das Klima, sondern auch durch eine ruinöse Wirtschaft. Niemand will „im Dampfkochtopf Afrikas“ bleiben, witzelt Bourama Touré, ein Chauffeur, der regelmäßig die Route Bamako-Kayes bedient.
„Die Leute haben angepackt“
Doch im Dorf Koniakari, 60 km von Kayes, sind die schönen Gebäude aus Stein, Schüssel auf dem Dach, fast so zahlreich wie die Lehmhäuser. „Das bedeutet, dass es einen Verwandten im Ausland gibt“, sagt Bassirou Bane, der Bürgermeister der Gemeinde. In dieser Region erkannte man schnell, dass man nichts vom Staat zu erwarten hat. Von der Unabhängigkeit 1960 bis 1970 hat die Regierung nur „ein Postamt im Dorf gebaut, also haben die Menschen ihre Probleme angepackt“, erzählt ein Ältester, der ruhig im Hof des Gesundheitszentrums sitzt. Es hat 120 Millionen CFA-Francs (183 000 Euro) gekostet, vollständig von Migranten finanziert, die hier aus der Ecke kommen.
In einigen ethnischen Gruppen, die diesen Teil von Mali bewohnen, ermutigt man die Menschen zur Migration. Peulh, Soninke, Khassonké … alle machen sich auf den Weg. Es ist ein Ritual des Übergangs zum Erwachsenwerden. Singalé Soumaré verbrachte 22 Jahre in Frankreich, bevor er sich in Kayes niedergelassen hat. „Bei den Soninké haben unsere Eltern uns immer ermutigt, uns woanders umzuschauen. Vor allem Arbeit zu suchen, weil es damals hier keine gab.“
Die Zeit, von der Singalé Soumare spricht, war die Mitte der 1970er Jahre. Zehntausende von Maliern flohen besonders vor der Dürre und wanderten dann in die Nachbarländer aus: Senegal, Elfenbeinküste, Guinea, aber auch Kongo-Brazzaville; andere nahmen die Richtung Europa.
Im Laufe der Jahre haben sich diese Migranten zusammengeschlossen und Verbände gebildet. Sie gründeten Genossenschaften und bauten Partnerschaften zwischen französischen und malischen Dörfern auf. Die Hauptorganisation ist die Koordination der Verbände für die Entwicklung der Region Kayes in Frankreich (Caderkaf), der man insbesondere die Elektrifizierung von mehr als 30 Gesundheitszentren verdankt, für insgesamt mehrere hundert Millionen CFA-Francs.
„Die Region verdankt ihnen alles“
In Frankreich, Mali und anderen Ländern in Westafrika unterstützt die Gruppe für Forschung und Umsetzung der ländlichen Entwicklung in der Dritten Welt (GRDR) Migranten bei ihren Entwicklungsprojekten. Assane Dione ist der Koordinator in Kayes; er bestätigt, dass in der Region 90% der Infrastruktur das Werk der Auslandsmalier ist. „Die Trinkwasserversorgung, Schulen, Gesundheitsdienste, Strom: die Region verdankt ihnen alles“, sagt er.
Der Staat, durch die Stimme von Sega Sow, Direktor der Agentur für regionale Entwicklung (ADR), kann nur bestätigen. „Wir haben keine genauen Zahlen, aber es ist wahr: Der überwiegende Teil der sozialen Grundversorgung wurde bezahlt und funktioniert weiter durch Beiträge der Migranten. „Im Jahr 2016, zum Beispiel, sind es 21 Milliarden CFA-Francs (32 Millionen Euro), die aus dem Ausland in die lokale Wirtschaft fießen. „Und wir sprechen nur von Geld, das durch offizielle Kanäle, Banken, regelmäßige Überweisungen hier ankommt“, stellt der Direktor der ADR klar.
In seinem Geldtransferladen überwacht Bakary Soukouna Geldmarktoperationen. „In meinem kleinen Filialnetz erhalten wir etwa 200 Millionen CFA-Francs (ca. 300.000 €) im Monat aus dem Ausland“, erklärt er. Mit 47 versuchte auch er sein Glück in Europa, bevor er vor einigen Jahren nach Kayes zurückkehrte. Er ist der Direktor einer wirtschaftlichen Interessenvereinigung, der GIE Kalaou. „Wir haben eine Tankstelle, Gesundheitszentren gebaut, und wir haben auch ein paar Lastwagen für kleine Baustellen.“ Die GIE beschäftigt heute rund 50 Personen in der gesamten Region.
Zwiebeln, Bananen und Gummi arabicum
Europa „ist nicht mehr das Eldorado, das wir den Menschen, die im Land geblieben waren, gerne beschrieben haben“, gibt Singalé Soumaré zu. „Eldorado“: das Wort bringt ihn zum Lächeln. „Es gab eine Tendenz, die Realität zu verschönern. Aber solange man Geld schicken konnte, war das die Hauptsache.“ Heute kämpft Singalé Soumaré dafür, die Region zu entwickeln und die jungen Leute im Land zu halten. Die erheblichen Investitionen von Migranten in Gemüse-Genossenschaften ermöglichen insbesondere in Kayes, durchzogen vom Fluss Senegal, Zwiebeln und Bananen in andere Länder zu exportieren. Gummi arabicum, eines der reinsten in der Sahelzone, wird auch geerntet in der Region. Migranten, wiederum, bemühen sich um die Auszeichnung des Akazienproduktes mt einem Gütesiegel. Dies könnte sich groß auszahlen: in Frankreich verkauft sich ein Topf mit 250 g Gummi arabicum „made in Mali“ zu zwischen 10 und 13 Euro, während die Hersteller der Region mangels einer Weiterverarbeitungsindustrie den Rohstoff momentan für € 1,50 pro Kilo verkaufen. Die Akazien soweit das Auge reicht auf dem Weg nach Bamako könnten das Eldorado der Malier von Kayes werden.
© 2017 lemonde.fr

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  1. Dans toute la région de Kayes, c’est la même chose:
    Kayes, le don de la migration
    sahelien – 27 avril, 2017
    Par Boubacar Sangaré
    En cette fin de matinée du jeudi 20 avril, le soleil est inclément dans le ciel de la ville de Kayes et brûle la terre. Quelque part à « Légal Ségou », un quartier de la ville, Omar est occupé à réparer un sac à dos dont la chaine a lâché. Pour le moment, c’est tout ce qu’il sait faire. Mais, « j’attends de partir en France, bientôt. Il n’y a rien ici, tout le monde part. En tant que Soninké, je dois moi aussi partir pour parcourir le monde, me faire de l’argent », affirme-t-il, les yeux fixés sur le sac qu’il peine encore à réparer. Des propos qui caractérisent l’état d’esprit ambiant.
    Dans cette région, située à environ 600 km au nord-ouest de Bamako, la capitale malienne, la migration est un phénomène social qui rythme les conversations à longueur de journée. Comment va-t-il rallier l’Europe ? « Par la mer comme les autres, Omar. Je connais des amis qui sont morts il y a quelques mois lors de la traversée mais ma conviction est que tout est une question de destin. » Des amis, des cousins et d’autres inconnus continuent de mourir dans la méditerranée. ….Lire la suite

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