INTERVIEW MIT DER GROSSEN MALISCHEN SÄNGERIN UND SPRECHERIN DER FRAUEN – OUMOU SANGARÉ – Il faut que les femmes se fassent une place dans ce monde adapté aux hommes

Schon früher erschien in den Mali-INFORMATIONEN ein Interview mit Oumou, das sie im Juli 2012 gegeben hatte. Interessant nachzulesen – es behandelt andere Aspekte und ihre Geschichte unter anderen Gesichtspunkten. => OUMOU SANGARE: DER FRIEDEN IN MALI (INTERVIEW) – La paix au Mali
Ce n’est pas la première interview d’Oumou Sangaré que MALI-INFORMATIONEN a documentee. Voir ICI => OUMOU SANGARE (INTERVIEW) – La paix au Mali

1. Oumou Sangaré: „Ich singe, um meine Mutter zu rächen“
MALIWEB – 22 März 2017
Interview mit der großen malischen Sängerin Oumou Sangaré, Sprecherin der Frauen und erfolgreiche Geschäftsfrau. Eine Reise zwischen Moderne und Tradition.
Die Redaktion traf die große Oumou Sangaré anlässlich der Veröffentlichung ihres nächsten Albums, Mogoya. Die malische Sängerin gewann schnell die Herzen ihrer Landsleute, aber auch auch die der internationalen Szene.
2. Oumou Sangaré Special guest bei RFI
afrik.com – 29. März 2017
Am Vorabend ihres Konzert-Events in Paris im Rahmen des 100% Afrika-Festivals in La Villette ist die malische Diva Oumou Sangaré zu Gast bei RFI.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM VIDEO „MOUSSOLOU“

1. Oumou Sangaré : « Je chante pour venger ma mère »
maliweb -22 Mar 2017
Entretien avec la grande chanteuse malienne, Oumou Sangaré, porte-parole des femmes et business woman accomplie. Un parcours entre modernité et traditions.
La rédaction est allée à la rencontre de la grande Oumou Sangaré, à l’occasion de la sortie de son prochain album, Mogoya. La chanteuse malienne a rapidement conquis le cœur de ses compatriotes, mais également celui de la scène internationale.
OUMOU SANGARÉ : « JE CHANTE POUR VENGER MA MÈRE »
Une enfant prodige
C’est à l’âge de 5 ans que tout commence pour Oumou Sangaré. Lors d’un concours inter-scolaire, tout le monde tombe sous le charme du duo de danse et de chant que la fillette d’alors, à la voix déjà puissante, forme avec un camarade. « C’était trop beau » se rappelle-t-elle le visage rayonnant. La communauté comme envoûtée organise alors un concert au stade omnisports de la ville pour les deux enfants. Par la force du bouche à oreille, Oumou Sangaré se retrouve devant un public de 3 000 personnes rassemblées essentiellement pour elle. « J’ai pris la fuite ! » dit-elle en rigolant. « Ma mère m’a poursuivie mais j’ai eu très peur ! C’était énorme pour moi. » Imaginez-vous une petite fille haute comme trois pommes que l’on fait monter sur une table pour qu’elle soit vue et admirée de tous. Sur les conseils de sa mère, elle ferme les yeux, entame sa chanson et la magie opère.

Oumou Sangaré sur le site de World Circuit
OUMOU sur sa page facebook
avec beaucoup de clips et de photos

Du Mali à l’international
Malgré les réticences de sa mère, Oumou tente sa chance et se fait repérer, à 16 ans, par le groupe Djoliba Percussion. Elle se joint à sa tournée à travers l’Europe. « Je ne connaissais pas l’Europe alors j’étais très excitée à l’idée d’y aller ». La France, l’Allemagne, la Hollande, les Caraïbes… Oumou Sangaré commence à toucher du doigt ce qui sera sa future carrière. C’est véritablement aux côtés de griots et griottes que la jeune femme trouve ses marques et fait de la scène son nouveau terrain de jeu. « Je me suis dit que ma voix et moi plaisions vraiment au public européen puisque les gens m’applaudissaient sans comprendre mes paroles. Dès que je suis rentrée, j’ai créé mon groupe ! » Le public européen est fou de cette nouvelle chanteuse malienne et elle le lui rend bien.
À 18 ans, elle sort son premier album, Moussolu – Les femmes – qui réalise un véritable carton. Pourtant, cet album, Oumou Sangaré n’en voulait pas. Partagée entre la peur et la honte d’échouer, elle refuse les nombreuses propositions de son futur producteur, Ali Farka Touré. « J’étais bien comme cela, j’étais bien dans la rue, j’arrivais à m’occuper de ma mère et de ma famille. J’avais peur de rater et d’attirer la honte sur ma famille car je ne pensais pas aller loin » confie-t-elle. À force d’insistance et après avoir mis sa propre voiture en jeu, Ali Farka Touré arrive à convaincre Oumou Sangaré de sortir cet album. « Quoi ? Moi ? Une voiture ? Alors j’accepte ! » nous dit-elle en rigolant. C’est la consécration. Moussolu résonne dans tout le Mali, sa carrière est lancée et elle signe à 21 ans un contrat avec le label anglais World Circuit.
Pendant ses tournées, elle réalise de nombreux duos avec de grands noms de la chanson tels qu’Alicia Keys lors d’un passage à la télévision française. « Ma voix lui donnait la chair de poule et elle ne voulait chanter qu’à une seule condition : que je sois présente et que je chante à ses côtés » se rappelle-t-elle fièrement.
Celle que « tout le monde acclamait » petite et comparait à Coumba Sibibé, autre diva du Wassoulou disparue en 2009, s’est fait une place de choix dans le monde de la musique.
Une carrière en hommage aux femmes et surtout à sa mère
Mais tout n’a pas toujours été rose dans la vie de la jeune Oumou Sangaré. Son père quitte très tôt le foyer familial, laisse Oumou, ses six frères et sœurs, et sa mère seuls. « Sans emploi, sans aides sociales qui n’existaient pas en Afrique à cette époque-là, la vie était très dure pour elle » déplore Oumou Sangaré. Alors, c’est en voulant aider sa mère qu’elle décide de quitter l’école et de commencer à chanter dans la rue, puis tous les dimanches et les jeudis dans les mariages et les baptêmes. « Dans la rue, tu gagnes bien ta vie quand tu chantes et c’est comme ça que j’ai pu aider ma mère. »
Toute sa carrière, Oumou Sangaré la dédie à sa mère, à sa vengeance, mais également à toutes les femmes. En abordant la souffrance de sa mère dans ses titres, elle se rend compte qu’elle « touche du doigt, celles de nombreuses femmes africaines ». Aux travers de ses chansons, elle incite les femmes à « ne jamais baisser les bras », à se battre pour se faire entendre dans ce monde « fait et adapté aux hommes, et se faire une place ». Elle invite les femmes à se lever, à « travailler dans tous les domaines ». Au mot féministe, Oumou Sangaré fronce les sourcils et hausse les épaules. « Je ne suis pas là pour me battre contre les hommes. Je travaille avec tout le monde, précise-t-elle. Mais mon but est d’aider les femmes à se développer par elles-mêmes car personne ne le fera à leur place ».
« La vie est un combat ! Personne ne croira en vous à votre place. »
Dans son dernier album Mogoya, Oumou Sangaré prend une place de grande sœur qui a traversé beaucoup d’épreuves et guide les jeunes filles à suivre ses pas et à ne pas céder aux tentations négatives de la vie, comme le suicide, qui prend de plus en plus d’ampleur au Mali.
Une femme de caractère aux multiples facettes
Derrière la chanteuse, il y a aussi Oumou Sangaré, la femme d’affaires. Si elle n’a pas sorti d’album depuis près de huit ans, ce n’est pas par manque d’inspiration. Elle n’a « jamais voulu céder à la pression et au stress des maisons de disques » qui poussent les artistes à produire des albums de façon régulière. Oumou Sangaré aime prendre son temps pour écrire et travailler ses paroles. « Il n’y a pas de pause chez moi. Je n’ai jamais été inactive car j’ai besoin d’être mobile constamment » souligne-t-elle sérieusement.
Toujours dans l’esprit de prouver aux femmes que tout est possible, elle a créé, entre deux tournées ou deux scènes, un hôtel, la marque de voiture sino-malienne, Oum Sang, une ferme de dix hectares et plus récemment, un festival de musique Wassoulou. Sans oublier, un complexe de quarante bungalows climatisés dans son village. Tant d’initiatives qui créent de l’emploi au sein de son pays. « Travaillons ! Réveillez-vous ! », insiste-t-elle.
C’est en allant régulièrement travailler dans ses champs aux côtés de sa mère octogénaire, photos Facebook à l’appui, qu’elle montre l’exemple et enseigne les bonnes pratiques pour que les jeunes prennent conscience « qu’ils peuvent eux aussi faire quelque chose chez eux, en Afrique, au lieu de perdre la vie en mer en essayant de venir en Europe, croyant qu’ils vont y trouver monts et merveilles. Mais même en Europe il faut travailler ! ». Si Oumou Sangare avoue parfois être fatiguée, elle ne se laisse jamais aller car elle se doit d’être un pilier solide pour aider son pays à se développer.
Entre tradition et modernité
Oumou Sangaré se bat également contre l’excision, les mariages forcés ou toutes autres traditions de la société patriarcale africaine qui nuit au développement de la femme. Pourtant, elle n’est pas contre toutes les traditions, au contraire ! Dans son dernier album Mogoya, l’artiste évoque les relations entre les hommes, « la chaleur humaine africaine que l’on ne trouve qu’en Afrique » et qui se perd aujourd’hui à force de guerre et de conflits. Elle invite le peuple africain à « redescendre sur terre, pour savoir qui [il est] », à retrouver son humanisme et à sauvegarder certaines traditions et valeurs africaines qui « ne sont pas toutes bonnes à bannir ». Oumou Sangaré aime son pays, son continent et sa culture.
La sortie de Mogoya est prévue pour le 19 mai 2017, en attendant vous pourrez la retrouver sur la scène de la Grande Halle de La Villette au Festival 100% Afrique.
© 2017 intothechic.com

2. Mali : Oumou Sangaré invitée exceptionnelle de RFi
afrik.com – 29 mars 2017
par Colin Kevin

Foto (c) afrik.com: Oumou Sangaré

Jeudi 30 mars, à la veille de son concert évènement à Paris dans le cadre du Festival 100% Afrique à La Villette dont la radio mondiale est partenaire, la diva malienne Oumou Sangaré est l’invitée de RFI. Au micro de la radio mondiale, elle revient sur sa carrière, ses engagements, [sur son dernier album « Seya »] et présente son futur album „Mogoya“ (sortie 19 mai 2017).
« La scolarisation des enfants en zone de conflits »
L’émission qui croise quotidiennement les modes de vie du Nord et du Sud reçoit Oumou Sangaré qui, à travers ses chansons, le timbre ample et vibrant de sa voix, dit ses convictions. Attachée à l’identité culturelle et l’avenir de son pays, elle a choisi de parler de la scolarisation des enfants : Yémen, Nord du Mali, Syrie, quel avenir pour les 60 millions d’enfants et d’adolescents qui ne peuvent plus aller à l’école ? Comment assurer la scolarisation et l’éducation dans ces zones ?
Pour ECOUTER les  trois titres de son futur album „Mogoya“ qu’elle présente dans l’émission: cliquez ICI.
© 2017 afrik.com

Aus ihrem Debut-Album:

1. Oumou Sangaré: „Ich singe, um meine Mutter zu rächen“
MALIWEB – 22 März 2017
Interview mit der großen malischen Sängerin Oumou Sangaré, Sprecherin der Frauen und erfolgreiche Geschäftsfrau. Eine Reise zwischen Moderne und Tradition.
Die Redaktion traf die große Oumou Sangaré anlässlich der Veröffentlichung ihres nächsten Albums, Mogoya. Die malische Sängerin gewann schnell die Herzen ihrer Landsleute, aber auch auch die der internationalen Szene. In einem Pariser Cafe haben wir sie getroffen, in einem wunderschönen Outfit aus Bazin. Sie kam an umgeben von ihrer Familie und Freunden, zögerte aber nicht, diese in einem wohlwollenden Ton wegzuschicken, um uns eine etwas vertrautere Atmosphäre zu gönnen.
Ein Wunderkind
Im Alter von 5 Jahren beginnt alles bei Oumou Sangaré. Bei einem schulübergreifenden Wettbewerb kann sie zusammen mit einer Freundin alle in ihren Bann schlagen, ein Duo aus Tanz und Lied, mit ihrer schon kraftvollen Stimme. „Es war zu schön“, erinnert sie sich strahlend. Die Gemeinschaft, wie verzaubert, organisiert dann ein Konzert im städtischen Stadion für die beiden Kinder. Durch die Kraft der Mundpropaganda sieht sich Oumou Sangaré ist mit einem Publikum von 3000 Menschen konfrontiert. „Ich bin weggelaufen!“ sagt sie lachend. „Meine Mutter verfolgte mich, aber ich hatte solche Angst! Das war riesig für mich. Stellen sie sich ein kleines Mädchen vor, dreikäsehoch, die man auf einen Tisch stellt, um sie von allen bewundern zu lassen. Auf Anraten ihrer Mutter schließt sie die Augen, beginnt ihr Lied, und der Zauber trägt sie davon.

Oumou Sangaré
auf der Webseite ihres Labels World Circuit
OUMOU auf ihrer Facebookseite
mit vielen Clips und Fotos

Von Mali auf die internationale Bühne
Trotz der Bedenken ihrer Mutter versucht Oumou ihr Glück und lässt sich im Alter von 16 von der Djoliba Percussion Band einspannen. Sie schließt sich ihrer Tour durch Europa an. „Ich kannte Europa nicht, so dass der Gedanke, dorthin zu fahren, mich sehr reizte.“ Frankreich, Deutschland, Holland, die karibischen Inseln … Oumou Sangaré beginnt zu erkennen, was ihre zukünftige Karriere sein wird. An der Seite der Griots (gleichzeitig Erzähler, Historiker, Lobsäner mit einer Schlüsselfunktion in der alten und neuen malischen Gesellschaft, Ed) findet die junge Frau ihren Weg und macht die Bühne zu ihrem neuen Spielfeld. „Ich sagte mir, dass meine Stimme und ich dem europäischen Publikum wirklich gefielen, als die Leute mich bejubelten ohne meine Worte zu verstehen. Sobald ich nach Hause kam, habe ich meine Band gegründet!“ Das europäische Publikum ist verrückt nach dieser neuen malischen Sängerin, und sie gibt ihr Ganzes.
Mit 18 Jahren veröffentlicht sie ihr erstes Album, Moussolu – die Frauen -, das zu einem großen Hit wird. Doch Oumou Sangaré wollte dieses Album gar nicht machen. Hin- und hergerissen zwischen Angst und Scham zu scheitern, weist sie die zahlreichen Vorschläge ihres zukünftigen Produzenten, Ali Farka Touré, zurück. „Mir ging es auch so gut, ich war gut auf der Straße, ich konnte für meine Mutter und meine Familie aufkommen. Ich hatte Angst alles zu verpatzen und meiner Familie Schande zu bringen, weil ich nicht nicht erwartete, weit zu kommen“, gibt sie zu. Auf Drängen von Ali Farka Touré und nachdem er sein eigenes Auto ins Spiel brachte, überzeugt er Oumou Sangaré schließlich, dieses Album herauszubringen. „Was? Ich? Ein Auto? Dann akzeptiere ich!“ sagt sie uns lachend. Es ist die Bestätigung. Moussolu hört man in ganz Mali, ihre Karriere ist gestartet und sie unterzeichnet mit 21 Jahren einen Vertrag mit dem englischem Label World Circuit.
Während ihrer Tourneen singt sie viele Duette mit großen Namen des Chansons wie Alicia Keys während einer Sendung im französischen Fernsehen. „Meine Stimme gab ihr eine Gänsehaut, und sie wollte nur unter einer Bedingung singen: dass ich anwesend bin und mit ihr singe“, erinnert sie sich stolz.
Diejenige, die als Kleine „alle bejubelten“ und mit Coumba Sibibé, der anderen Diva aus dem Wassoulou (verstorben 2009) verglichen, hat sich ihren Platz in der Musikwelt erobert.
Eine Karriere als Hommage an den Frauen und vor allem an ihre Mutter
Aber nicht alles war rosig im Leben der jungen Oumou Sangaré. Ihr Vater verlässt die Familie früh und lässt Oumou, ihre sechs Brüder und Schwestern und ihre Mutter allein zurück. „Ohne Arbeit, ohne soziale Hilfe, die es zu dieser Zeit in Afrika nicht gab, war das Leben sehr schwer für sie“, bedauert Oumou Sangaré. Weil sie ihrer Mutter helfen will, beschließt sie, die Schule zu verlassen und auf der Straße zu singen, und jeden Sonntag und Donnerstag auf Hochzeiten und Taufen. „Auf der Straße verdienst du ganz gut deinen Lebensunterhalt, wenn du singst, und so konnte ich meiner Mutter helfen.“
Ihre ganze Karriere widmet Oumou Sangaré ihrer Mutter, ihrer Rache, aber auch allen Frauen. Bei der Auseinandersetzung mit dem schweren Los ihrer Mutter in ihren Texten kommt sie darauf, dass sie „dem von vielen afrikanischen Frauen nahekommt.“ Durch ihre Lieder ermutigt sie die Frauen dazu, „niemals aufzugeben“, zu kämpfen um Gehör zu bekommen in „einer Welt, die für Männer gemacht ist, und klarzukommen.“ Sie lädt die Frauen ein aufzustehen, zu „arbeiten in allen Bereichen.“ Beim Wort Feministin runzelt Oumou Sangaré die Stirn und zuckt mit den Schultern. „Ich bin nicht hier, um gegen die Männer zu kämpfen. Ich arbeite mit allen, sagt sie. Aber mein Ziel ist es den Frauen zu helfen, sich selbst zu entwickeln, weil es niemand an ihrer Stelle tut.“
„Das Leben ist ein Kampf! Niemand wird an eurer Stelle an euch glauben.“
In ihrem aktuellen Album Mogoya nimmt Oumou Sangaré den Platz einer großen Schwester ein, die viele Bewährungsproben bestanden hat, und leitet die jungen Mädchen an, ihren Schritten zu folgen und nicht auf die negativen Versuchungen des Lebens einzugehen, wie Selbstmord, der in Mali mehr und mehr an Bedeutung zunimmt.
Charakterfeste facettenreiche Frau
Hinter der Sängerin gibt es auch die Geschäftsfrau Oumou Sangaré. Wenn sie seit fast acht Jahren kein Album mehr veröffentlicht hat, so ist es nicht aus Mangel an Inspiration. Sie wollte „nie dem Druck und Stress von Plattenfirmen nachgeben“, die die Künstler treiben, regelmäßig Alben zu produzieren. Oumou Sangaré nimmt sich gern die Zeit, zu schreiben und an ihren Worten zu arbeiten. „Es gibt keine Pause bei mir. Ich war noch nie inaktiv, weil ich ständig in Bewegung sein muss“, sagt sie ernsthaft.
Immer mit dem Gedanken, den Frauen zu beweisen, dass alles möglich ist, hat sie, zwischen zwei Tourneen oder zwei Bühnenauftritten, ein Hotel, die chinesisch-malische Automarke Oum Sang, eine Farm von zehn Hektar, und in jüngster Zeit ein Wassoulou Musikfestival geschaffen. Ganz zu schweigen von einen Komplex von vierzig klimatisierten Bungalows in ihrem Dorf. So viele Initiativen, die Arbeitsplätze in ihrem Land schaffen. „Lasst uns arbeiten! Wacht auf!“ insistiert sie.
Indem sie regelmäßig auf ihren Feldern an der Seite ihrer 80-jährigen Mutter arbeiten geht, mit Fotos auf Facebook zum Beweis, geht sie mit gutem Beispiel voran, damit den jungen Menschen zum Bewusstsein kommt, „auch sie können zu Hause etwas tun, in Afrika, statt ihr Leben auf See zu verlieren bei dem Versuch, nach Europa zu kommen, wo sie glauben das Schlaraffenland zu finden. Aber sogar in Europa muss man arbeiten!“. Wenn Oumou Sangaré manchmal zugibt müde zu sein, so lässt sie sich nie gehen, weil sie sich schuldig ist, eine starke Säule zu sein, um ihrem Land zu helfen sich zu entwickeln.
Zwischen Tradition und Moderne
Oumou Sangaré kämpft auch gegen die Beschneidung von Frauen, Zwangsverheiratungen und andere Traditionen der afrikanischen patriarchalischen Gesellschaft, die die Entwicklung von Frauen behindert. Doch sie ist nicht gegen alle Traditionen, im Gegenteil! In ihrem aktuellen Album Mogoya erinnert die Künstlerin an die Beziehung zwischen den Menschen „die afrikanische Wärme, die nur in Afrika gefunden wird“ und die heute verloren geht in Kriegen und Konflikten. Sie lädt die Menschen in Afrika ein, „zurück auf die Erde zu kommen, um zu wissen, wer man ist“, die Menschlichkeit wieder zu erlangen und bestimmte afrikanische Traditionen und Werte zu retten – „sie sind nicht alle zu verbannen.“ Oumou Sangaré liebt ihr Land, ihren Kontinent und seine Kultur.
Mogoya kommt am 19. Mai 2017 heraus, bis dahin können Sie sie auf der Bühne in der Grande Halle de la Villette beim Festival 100% Afrique in Paris sehen.
© 2017 intothechic.com

2.  Oumou Sangaré Special guest bei RFI
afrik.com – 29. März 2017
Von Colin Kevin
Am 30. März, am Vorabend ihres Konzert-Events in Paris im Rahmen des 100% Afrika-Festivals in La Villette ist die malische Diva Oumou Sangaré zu Gast bei RFI. Am Mikrofon des Welt Radios, spricht sie von ihrer Karriere, ihren Engagements, [von ihrem letzten Album „Seja“] und präsentiert ihr neues Album „Mogoya“.
„Die Schulbildung von Kindern in Konfliktzonen“
Die Sendung, die täglich Lebensweisen in Nord und Süd zum Thema hat, empfängt Oumou Sangaré, die in ihren Liedern, mit dem weiten und lebendigen Timbre ihrer Stimme, von ihren Überzeugungen singt. Der kulturellen Identität und der Zukunft ihres Landes verbunden, will sie sich über die Schulbildung der Kinder sprechen: Jemen, Nord-Mali, Syrien, welche Zukunft für 60 Millionen Kinder und Jugendliche, die nicht mehr zur Schule gehen können? Wie kann man Schule und Ausbildung in diesen Bereichen gewährleisten?
HÖREN SIE HIER 3 der Lieder ihres neuen Albums.
© 2017 afrik.com

Advertisements

Kommentar verfassen

Trage deine Daten unten ein oder klicke ein Icon um dich einzuloggen:

WordPress.com-Logo

Du kommentierst mit Deinem WordPress.com-Konto. Abmelden / Ändern )

Twitter-Bild

Du kommentierst mit Deinem Twitter-Konto. Abmelden / Ändern )

Facebook-Foto

Du kommentierst mit Deinem Facebook-Konto. Abmelden / Ändern )

Google+ Foto

Du kommentierst mit Deinem Google+-Konto. Abmelden / Ändern )

Verbinde mit %s