TOTE, ABER KEINE SCHULDIGEN BEI NEUER WELLE INTERETHNISCHER GEWALT IM ZENTRUM MALIS – Nouvelle vague de violences intercommunautaires meurtrières dans le centre du Mali

1. Interethnischen Gewalttätigkeiten im Kreis Macina fallen 21 Menschen zum Opfer
Journal du Mali – 14.02.2017 18:56
Ein neuer Konflikt zwischen den Gemeinschaften der Peulh und der Bambara verursachte den Tod von etwa 20 Menschen in der Ortschaft Diawaribougou, 7km von der Kreisstadt Macina entfernt. Neue Gewalttätigkeiten, die das bereits angespannte Klima zwischen diesen Gemeinschaften weiter vergiften.
2. Kreislauf von Gewalt und Rache im Zentrum von Mali
Journal duMali – 20.02. 2017 16:24
An diesem Wochenende ereignete sich ein gewalttätiger Zusammenstoß in der Nähe der Region Ségou, Ké-Macina, zwischen Peulh-Hirten und Bambara-Bauern. Ein Dutzend Menschen wurden getötet und mehrere Hütten wurden in Brand gesteckt.
3. Zentrum von Mali: Wegen interethnischer Gewalt Verdächtigte freigelassen
AFP – 26.02.2017
Vierundzwanzig Menschen, die im Zusammenhang mit tödlichen Gewalttätigkeiten zwischen Peulh und Bambara in der Region Mopti verhaftet worden waren, sind ohne Anklage freigelassen worden.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

3. Centre du Mali : des suspects de violences intercommunautaires libérés
AFP – 26.02.2017
Vingt-quatre personnes arrêtées en lien avec des violences meurtrières entre communautés peules et bambaras dans la région de Mopti(centre du Mali), ont été libérées sans charges, a annoncé dimanche à l’AFP leur avocat.
« Mes 24 clients accusés injustement d’être des jihadistes ont été libérés samedi. Les enquêtes ont prouvé qu’ils n’étaient que de simples citoyens », a déclaré Me Hassan Barry.
Ces personnes avaient été arrêtés au cours d’une opération de l’armée malienne contre une base supposée de fidèles du chef jihadiste peul Amadou Koufa à Dialloubé après des affrontements entre Bambaras, en majorité agriculteurs, et Peuls, traditionnellement éleveurs, dans des localités proches.
Les affrontements ont éclaté à la suite de l’assassinat le 11 février d’un agriculteur bambara, imputé à des jihadistes, suivi de « représailles » [des Dozos, des chasseurs traditionnels bambaras] contre des Peuls.
Les violences ont fait 20 morts et seize blessés, selon le ministère malien de la Sécurité. Les médias publics ont fait état de 600 déplacés à la suite des affrontements.
Les suspects arrêtés étaient détenus par la gendarmerie, dont un responsable a confirmé à l’AFP dimanche les libérations, sans toutefois se prononcer sur leur nombre. (…)
Selon Me Hassan Barry, tous ses clients libérés « se portent bien ».
Après les arrestations, l’avocat, par ailleurs membre d’une association de défense des Peuls, avait dénoncé un « amalgame » à l’encontre de sa communauté dans le centre du pays, soupçonnée par certains de collusion avec les jihadistes en raison de la présence dans la région depuis 2015 du mouvement armé du prédicateur radical peul Amadou Koufa, allié au groupe jihadiste Ansar Dine du chef touareg Iyag Ag Ghali.
© 2017 AFP

1. Des violences intercommunautaires font 21 morts dans le cercle de Macina

Annotation:
…les violences ont éclaté entre membres de la minorité peule et des Bambaras, principale ethnie du pays. Les Peuls sont traditionnellement éleveurs, et les Bambaras en majorité agriculteurs.

Bergers peuls

Foto (c) jeuneAfrique/Emmanuel Daou Bakary: Bergers peuls à Niamana Garbal, l’immense marché au bétail à l’entrée de Bamako, le 1er juin 2016.
Peulh-Hirten auf einem Viehmarkt vor den Toren Bamakos, am 1.Juni 2016

Journal du Mali – 14.02.2017 à 18h56
Par Boubacar Sidiki Haidara
Un nouveau conflit communautaire entre Peuls et Bambaras a entraîné la mort d’une vingtaine de personnes dans la localité de Diawaribougou, situé à 7km du cercle de Macina. De nouvelles violences qui enveniment encore plus le climat de tension déjà délétère entre ces communautés.
C’est dans la nuit de samedi dernier que tout a débuté. Il était aux alentours de 20h quand des hommes armés ont assassiné Chaka Dembélé dans sa boutique. Selon un témoin ; il aurait était criblé par une vingtaine de balles. Un assassinat attribué aux djihadistes de la katiba Macina, du prédiacteur Amadou Koufa, composé en majorité de Peuls.
A l’enterrement de ce dernier, le lendemain, près de 200 chasseurs (des Dozos, des chasseurs traditionnels bambaras, ndlr) étaient présents. Une confrérie à laquelle appartenait Dembélé, sans y être véritablement actif. Selon Kante Kanté, animateur à la radio rurale de Macina, c’est lors du chemin retour que des assaillants auraient tiré sur les chasseurs qui ont par la suite organisé la riposte. Leur expédition aura eu pour conséquence de coûter la vie à 21 personnes. « Nous avons eu 11 corps à la morgue et deux personnes totalement calcinées » précise le Dr Coulibaly, médecin au centre de santé de Macina. « Après que la situation se soit un peu calmée, nous avons retrouvé d’autres corps et le nombre des victimes s’est dès lors alourdit », nuance Bekaye, le maire de Macina. 18 personnes ont également été blessés, dont six dans un état grave transporté depuis à Ségou. [En outre, ces violences ont fait 600 déplacés, selon la télévision publique ORTM.]
Des militaires ont été dépêchés sur les lieux pour assurer le retour au calme. Une intervention jugée salutaire par Amadou Diallo, qui se décrit comme étant un dignitaire peul. « La présence des militaires a dissuadé les chasseurs de continuer leurs massacres, ils avaient ciblé le marché de Diawaribougou qui se tient tous les lundis, et là les dégâts auraient été plus importants » souligne t-il.
Hier dans la matinée, le gouverneur de la région de Ségou a également fait le déplacement pour s’enquérir de la situation. Il s’est par ailleurs entretenu avec les responsables des chasseurs et des Peuls pour tenter de calmer le jeu.
Les ministres de la Justice, de la Solidarité et de l’action humanitaire, de la réconciliation nationale et de l’administration territoriale et de la réforme de l’État se sont rendus sur les lieux aujourd’hui, mardi 14 février. « Ils sont venus apporter un soutien aux déplacés et prodiguer quelques conseils » assure le maire de Macina.
La zone de Diawaribougou serait pratiquement déserte. « La majorité des peuls envisagent ou sont déjà rentré à Diabaly. C’est la crise qui nous avait fait fuir la zone, mais nous ne pouvons plus vivre ici, nous craignons pour notre sécurité » conclut Diallo.
© 2017 journaldumali.com

2. Cycle de violence et de vengeance au centre du Mali
JdM – 20.02.2017 à 16h24
Par Kadiatou Dia
13 personnes ont perdu la vie ce weekend à Ké-Macina, dans des affrontements intercommunautaires
Ce week-end, un violent affrontement a eu lieu près de la région de Ségou, à Ké-Macina, entre des éleveurs peulhs et des agriculteurs bambaras. Une dizaine de personnes ont trouvé la mort, et plusieurs habitations ont été incendiées. Le bilan s’est alourdi, le maire de Macina, Békaye Samaké avait au préalable annoncé 7 morts, tandis que le ministère de la sécurité affirme que 13 personnes en tout ont péri dans l’affrontement.
La cause de toute cette violence est l’assassinat, ce samedi, de Cheickna Traoré, agriculteur bambara. Accusés d’être responsables du forfait, les Peuls ont donc été pris pour cible par la communauté bambara, pour se venger. Par contre, une autre thèse est avancée, selon laquelle Cheickna Traoré aurait été assassiné par de présumés djihadistes. Un détachement militaire a été déployé dans la zone ce lundi, pour calmer les tensions et les dissuader d’un autre affrontement.
Le centre du Mali fait l’objet de terribles affrontements entre ces deux peuples. En plus, ils sont souvent soupçonnés de collusion avec les djihadistes, à cause de la présence, depuis deux ans, du mouvement armé (FLM = Front de libération du Macina, ndlr) fondé par Amadou Koufa, le prédicateur radical peulh allié au groupe djihadiste Ansar dine du chef touareg Iyad Ag Ghaly. La semaine dernière, une opération avait d’ailleurs été menée par l’armée malienne contre une base arrière des fidèles d’Amadou Koufa à Dialloubé, toujours au centre du Mali. L’opératon a fait en tout plusieurs bléssés, des arrestations et au moins 1 mort.
© 2017 journaldumali.com

3. Zentrum von Mali: Wegen interethnischer Gewalt Verdächtigte freigelassen
AFP – 26.02.2017
Vierundzwanzig Menschen, die im Zusammenhang mit tödlichen Gewalttätigkeiten zwischen Peulh und Bambara in der Region Mopti verhaftet worden waren, sind ohne Anklage freigelassen worden, sagte ihr Anwalt heute AFP gegenüber.
„Meine 24 Klienten, zu Unrecht beschuldigt Dschihadisten zu sein, wurden am 25.02. freigelassen. Die Untersuchungen haben bewiesen, dass sie nur einfache Bürger waren“, erklärte Maître Hassan Barry.
Diese Menschen wurden während einer Operation der malischen Armee gegen eine vermeintliche Basis von Anhängern des Dschihadistenführers Amadou Koufas in Dialloubé festgenommen, nach Auseinandersetzungen zwischen Bambara und Peulh in umliegenden Ortschaften.
(…s.#1).
Diesen fielen laut Angaben des malischen Sicherheitsministeriums 20 Tote und sechs Verletzte zum Opfer. Die öffentlich-rechtlichen Medien haben von 600 Vertriebenen infolge der Auseinandersetzungen berichtet.
Die verhafteten Verdächtigen waren von der Polizei festgenommen worden. Ein Beamter bestätigte AFP am Sonntag deren Freilassung, ohne auf die Zahl einzugehen. (…)
Maître Hassan Barry: Allen freigelassenen Klienten „geht es gut“. Nach den Verhaftungen hatte der Anwalt, übrigens ein Mitglied einer Peulh-Verteidigungsgruppe, ein „Amalgam“ gegen seine Gemeinschaft im Zentrum des Landes angeprangert, wegen des Verdachts, geheime Absprachen mit den Dschihadisten der FLM zu treffen (s.#2).
© 2017 AFP

1. Interethnischen Gewalttätigkeiten im Kreis Macina fallen 21 Menschen zum Opfer

Anmerkung:
… die Gewalt war ausgebrochen zwischen Mitgliedern der Peulh-Minderheit und der Bambara, welche die größte ethnische Gruppe des Landes stellen. Die Peulh, auch Fulani, sind traditionell Viehzüchter und die Bambara mehrheitlich Bauern.

Bergers peuls

Foto (c) jeuneAfrique/Emmanuel Daou Bakary: Bergers peuls à Niamana Garbal, l’immense marché au bétail à l’entrée de Bamako, le 1er juin 2016.
Peulh-Hirten auf einem Viehmarkt vor den Toren Bamakos, am 1.Juni 2016

Journal du Mali – 14.02.2017 18:56
Von Boubacar Sidiki Haïdara
Ein neuer Konflikt zwischen den Gemeinschaften der Peulh und der Bambara verursachte den Tod von etwa 20 Menschen in der Ortschaft Diawaribougou, 7km von der Kreisstadt Macina (im Nordosten der Region Ségou) entfernt. Neue Gewalttätigkeiten, die das bereits angespannte Klima zwischen diesen Gemeinschaften weiter vergiften.
In der Nacht auf Samstag begann alles. Gegen 20 h ermordeten bewaffnete Männer Chaka Dembélé in seinem Laden. Laut einem Augenzeugen wurde er von zwanzig Kugeln durchsiebt. Ein Mord, der den Dschihadisten der Katiba Macina des Predigers Amadou Koufa zugerechnet wird – mehrheitlich aus Peulh bestehend.
Zu seiner Beerdigung am folgenden Tage waren etwa 200 Jäger einer Bruderschaft erschienen, zu der Dembélé gehörte, in der er aber nicht aktiv mitmachte (Dozos, traditionnelle Jäger der Bambara, Ed). Dem Radiomoderator Kante Kanté vom Landradio von Macina zufolge wurden die Jäger auf dem Rückweg angegriffen, die daraufhin die Schüsse erwiderten. Dies kostete 21 Menschen das Leben. « Wir hatten 11 Leichen im Leichenschauhaus und zwei, die total verkohlt waren », sagte der Arzt Dr. Coulibaly vom Gesundheitszentrum Macina. « Nachdem die Situation sich ein wenig beruhigt hatte, haben wir weitere Leichen gefunden… », nuanciert Bekaye, Bürgermeister von Macina. 18 Menschen wurden außerdem verletzt, darunter sechs so schwer, dass sie nach Ségou transportiert wurden. [Darüber hinaus haben diese Gewalttätgkeiten 600 Menschen vertrieben, dem staatlichen Fernsehsender ORTM zufolge.]
Militärs wurden zur Beruhigung der Lage an den Ort geschickt. Amadou Diallo, der sich als Würdenträger der Peulh bezeichnet, hält das für eine heilsame Maßnahme und unterstreicht: « Die Anwesenheit der Militärs hat die Jäger davon abgehalten ihre Massaker weiterzuführen, sie hatten schon den Markt in Diawaribougou, der jeden Montag hier abgehalten wird, angepeilt, und da wären die Schäden noch weitaus schlimmer gewesen. »
Gestern morgen kam der Gouverneur der Region Ségou ebenfalls vorbei, um sich nach der Situation zu erkundigen. Er redete mit den Verantwortlichen der Jäger und der Peulh, um beide Seiten möglichst zu beschwichtigen.
Die Minister der Justiz, der Solidarität und der humanitären Aktion, der nationalen Versöhnung und der Territorialverwaltung und der Staatsreform haben sich heute, am 14. Februar, vor Ort begeben.
« Sie sind gekommen, um den Vertriebenen Unterstützung zuzusichern und einige Ratschläge zu unterbreiten », versichert der Bürgermeister von Macina.
Das Gebiet um Diawaribougou soll praktisch verlassen sein. « Die Mehrheit der Peulh wollen oder sind bereits nach Diabaly gezogen. Die Krise hat uns aus der Zone fliehen lassen, aber wir können hier nicht mehr leben aus Furcht um unsere Sicherheit », schließt Diallo.
© 2017 journaldumali.com

2. Kreislauf von Gewalt und Rache im Zentrum von Mali
Journal duMali – 20.02. 2017 16:24
Von Kadiatou Dia
13 Menschen wurden an diesem Wochenende in Ké-Macina bei interethnischen Auseinandersetzungen getötet.
An diesem Wochenende ereignete sich ein gewalttätiger Zusammenstoß in der Nähe der Region Ségou, Ké-Macina, zwischen Peulh-Hirten und Bambara-Bauern. Ein Dutzend Menschen wurden getötet und mehrere Häuser wurden in Brand gesteckt. …
Die Ursache all dieser Gewalt ist der Mord an Cheickna Traoré, einem Bambara-Bauern. Verantwortlich gemacht wurden die Peulh, die sich daraufhin an der Gemeinschaft der Bambara gezielt rächen wollten. Dagegen wird eine andere These aufgestellt, dass Cheickna Traoré von mutmaßlichen Dschihadisten ermordet wurde. Eine militärische Abteilung wurde in dieser Gegend eingesetzt, um die Spannungen zu beruhigen und eine weitere Konfrontation zu vermeiden.
Das Zentrum Malis ist der Ort von schrecklichen Auseinandersetzungen zwischen den beiden Ethnien. Darüber hinaus werden sie oft verdächtigt, mit Dschihadisten gemeinsame Sache zu machen, seit vor zwei Jahren die bewaffnete Bewegung vom Peulh Amadou Koufa gegründet wurde (FLM = Befreiungsfront von Macina, Ed). Koufa ist ein radikaler Prediger, verbündet mit der dschihadistischen Gruppe Ansar Dine des Tuareg-Führers Iyad Ag Ghaly. Letzte Woche war eine Operation durch die malische Armee gegen eine Rückzugsbasis von Getreuen Amadou Koufa in Dialloubé, auch im Zentrum von Mali, durchgeführt worden. Die Operation hatte mehrere Verletzte, Verhaftungen und mindestens einen Toten zur Folge.
© 2017 journaldumali.com

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2 Gedanken zu “TOTE, ABER KEINE SCHULDIGEN BEI NEUER WELLE INTERETHNISCHER GEWALT IM ZENTRUM MALIS – Nouvelle vague de violences intercommunautaires meurtrières dans le centre du Mali

  1. Und wie geht es weiter? Offensichtlich noch keine Lösung für den weiter schwelenden Konflikt

    Dialloubé : Malgré la libération des 24 personnes arrêtées, la tension ne baisse pas
    L’Indicateur du Renouveau avec Studio Tamani – 28 Fév 2017
    (…) Boubacar Bocoum, analyste politologue : « Je ne pense pas que ces libérations apportent quelque chose à cette communauté. Ça mettrait juste l’État mal en point. Dans une situation conflictuelle, il faut d’abord aller à l’exercice de la vérité et pour l’instant, on n’a pas la vérité. Ces gens aujourd’hui pensent qu’ils ont été arrêtés à tort ou à raison. Maintenant faudrait-il établir leur culpabilité, ensuite s’il y a eu lieu de parler d’apaisement, on vient à cette phase d’apaisement. Pour l’instant, il faut l’exercice de la vérité pour que les communautés puissent être en équilibre et en harmonie. Libérer des personnes, oui, mais le problème reste entier. Donc ce n’est pas une solution au problème. Il faut aller au fond du problème, essayer de comprendre pourquoi ce mécanisme de stabilité et d’apaisement qui a toujours régner entre les communautés ne fonctionne plus. La grosse difficulté que nous avons dans notre pays est que le service de renseignement ne fonctionne pas à souhait. Aujourd’hui, nous n’avons pas de preuves formelles que ces gens appartiennent à des mouvements quelconques, et vue la configuration nomade de nos frères Peulhs, ils peuvent se retrouver dans n’importe quel espace du territoire. Du coup, je pense que c’est très léger ce qu’on leur reproche. »

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  2. En supplément à l’article #3:
    Evitons des amalgames : tous peuhls ne sont pas des partisans du prédicateur Amadou Kouffa
    Mali24 – 19 février 2017 23:06
    Par C Doumbia
    Le week-end dernier, un affrontement inter-ethnique à Ké-Macina opposant Peuhls et Bambaras a fait une dizaine de morts et de nombreux blessés. L’extrême gravité de la situation a contraint le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta et son Premier ministre, Modibo Kéïta à dépêcher une délégation gouvernementale composée des ministres de la Solidarité et de l’action humanitaire, Hamadoun Konaté, de la Justice et des droits de l’homme, Mamadou Ismaël Konaté, de la Réconciliation, Mohamed El Moctar, et de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la réforme, Mohamed Ag Erglaf. La délégation gouvernementale était venue présenter les condoléances de la nation et réaffirmer la volonté des plus hautes autorités de faire prévaloir la cohésion nationale. Par la même occasion, elle voulait délivrer un message de fermeté pour la recherche des auteurs de ces actes ignobles afin de les traduire devant les juridictions compétentes.
    Des affrontements de ce genre deviennent de plus en plus fréquents dans certaines parties du pays. En 2016, à Kareri et Dioura dans le cercle de Ténenkou, Peuhls et Bambaras se sont affrontés de façon violente avec un bilan officiel de 24 morts et 5 blessés. Aux traditionnels affrontements entre éleveurs et agriculteurs pour le contrôle des couloirs de transhumance sont venues se greffer des considérations terroristes et djihadistes. La communauté peuhle est considérée à tort ou à travers comme adepte du front pour la Libération du Macina du prédicateur Amadou Kouffa. Ce qui donne lieu à des persécutions contre les Peuhls souvent alimentées malheureusement par certains services de l’Etat. Ce sentiment de persécution avait donné naissance à un mouvement politico-militaire dénommé „Alliance nationale pour la sauvegarde de l’identité peuhle et la restauration de la justice„.
    L’équilibre communautaire sérieusement ébranlée par les actions néfastes des envahisseurs de 2012 comme les responsables du MNLA et leurs alliés narcotrafiquants, est sur le point de céder sous le poids des divergences entre les communautés locales. Au nord, c’est presque le repli communautaire, voire tribale.
    Ces affrontements ou tensions intercommunautaires se nourrissent du sentiment d’abandon de l’Etat, de l’injustice et surtout du traitement discriminatoire au profit d’une catégorique de citoyens. Les affrontements dont la communauté peuhle paie le lourd tribut pourraient constituer, sans doute, des brèches dans lesquelles les adeptes d’Amadou Kouffa s’engouffreront. Ils se serviront de ce qui se passe actuellement pour sonner la mobilisation des Peulhs. Ce qui ne va pas arranger la situation déjà tendue et confuse dans cette partie du territoire où les assassinats ciblés deviennent des pratiques quasi-quotidiennes.
    Il faut éviter de faire l’amalgame. Tous les peuhls ne sont pas des partisans du prédicateur Amadou Kouffa. Tous les peuhls ne sont pas des terroristes. Dans cette tentative d’explication et de clarification, les services de l’Etat peuvent jouer un rôle essentiel en faisant prévaloir la justice et l’égalité pour tous.
    © 2017 mali24.info

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