MALI UND DIE EU: POLITISCHES SPIEL MIT DEN ABSCHIEBUNGEN – Le Mali et l’UE: quelle différence entre „accord“ et „communiqué“?

Das Dilemma mit den Abschiebungen
deutschlandfunk – 22.12.2016
Die EU will westafrikanische Länder davon überzeugen, mehr gegen illegale Migration zu tun. Viele Minister aus Europa fordern afrikanische Staaten wie Mali auf, mehr gegen illegale Migration zu unternehmen. Ein Interessenkonflikt, denn die armen Länder profitieren von den Migranten. Ein politisches Dilemma.

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TROUVEZ ICI LE TEXTE DU
Communiqué commun Mali – EU
À la suite du Dialogue de Haut Niveau sur la Migration
Bamako, le 11 Décembre 2016
SEE HERE a Summary translation of the key points

rp.médias a publié la vidéo du passage de A. Sylla, ministre des Maliens de l’extérieur, au consulat du Mali à Paris:
Abdramane SYLLA: si vous apportez les preuves d’une signature d’accord, je démissionne du gouvernement

Immigration : La grogne des Maliens continue à Paris
L’Indicateur du Renouveau – 27.12.2016
Malgré une mission ministérielle, la grogne des Maliens continue à Paris contre “l’envoi en Europe de fonctionnaires maliens pour l’identification des migrants en situation irrégulière et l’exigence d’une carte Nina (carte d’électeur faisant office de carte d’identité, ndlr) pour avoir accès au passeport“. Les manifestants qui exigent également la démission “du ministre des Affaires étrangères et celui des Maliens de l’extérieur pour leur trahison“, occupaient jusqu’à dimanche soir le consulat.

Foto (c) dpa: Le ministre des Affaires étrangères malien Abdoulaye Diop et son homologue Bert Koenders se serrent les mains – Diop und Koenders schütteln einander die Hände.


Sur les antennes de Studio Tamani, le porte-parole du Collectif “Mains propres” en France, Tapa Konté, a exigé vendredi lors d’une réunion entre le ministre des Maliens de l’extérieur et la communauté malienne vivant à Montreuil, le limogeage “du ministre des Affaires étrangères ainsi que la démission du ministre des Maliens de l’extérieur qui se sont fait rouler dans la farine par le ministre néerlandais. La 3e chose, est qu’on a dit qu’on n’a pas signé d’accord alors que nous avons la preuve que des policiers, des agents maliens ont été envoyés en Europe pour identifier les sans-papiers maliens. Et enfin dans le cadre du passeport biométrique, on a lié la carte Nina au passeport qui est en train de transformer des Maliens en situation régulière en des sans-papiers aujourd’hui en France. Que cette décision soit immédiatement suspendue. Au-delà de ça, il y a nos autres revendications qui n’ont pas été satisfaites et qui sont relatives au fonctionnement du consulat”.
Quant au porte-parole du Collectif “sans-papiers”, Anzoumane Sissoko, il a dénoncé “la manière dont la rencontre avec les Maliens de Paris s’est passée, nous ne l’avons pas du tout appréciée. Parce que si le ministre vient rencontrer les Maliens de France, la question des ‘sans papiers’ se pose. Une fois que le ministre finit son discours, notre mouvement devait intervenir. Notre association est reconnue par les institutions françaises, par le président de la République, le ministre de l’Intérieur et celui des Affaires étrangères. Le Parlement européen nous reconnaît. Même le gouvernement malien nous reconnaît. Après l’intervention du ministre, on devait donner la parole au représentant des ‘sans papiers’. Cela n’a pas été le cas. C’était du désordre total. Chacun voulait prendre la parole. Au finish, nous n’avons pas pu nous exprimer. C’était dans une confusion totale, le message n’est pas passé. Le Mali dit qu’il n’a pas signé d’accord de réadmission, mais pourquoi on accepte aujourd’hui que des Maliens soient expulsés à Bamako avec des laissez-passer européens. Quelle explication le gouvernement malien donne-t-il à cette situation ? Nous demandons à toute la société civile, à toute la presse malienne d’être solidaires à notre lutte”.
© 2016 L’Indicateur du Renouveau/Studio Tamani

Das Dilemma mit den Abschiebungen
deutschlandfunk – 22.12.2016
Die EU will westafrikanische Länder davon überzeugen, mehr gegen illegale Migration zu tun. Viele Minister aus Europa fordern afrikanische Staaten wie Mali auf, mehr gegen illegale Migration zu unternehmen. Ein Interessenkonflikt, denn die armen Länder profitieren von den Migranten. Ein politisches Dilemma.
Von Jens Borchers, ARD-Studio Rabat
Im Oktober war die Bundeskanzlerin in Mali. Mitte Dezember kam der holländische Außenminister. Beide sprachen mit hohen Repräsentanten der Regierung von Mali. Beide redeten mit ihnen über Migration. Und über die Rücknahme malischer Staatsbürger, die sich illegal in Europa aufhalten. In Frankreich vor allem, aber auch in Deutschland.

Als der holländische Außenminister nach seinem Besuch in Mali heimkehrte, gab er eine Presseerklärung heraus. Darin hieß es, Hollands Außenminister habe – im Namen der Europäischen Union – mit Mali eine Vereinbarung unterzeichnet. Die EU und Mali hätten sich grundsätzlich auf die Rücknahme von illegal eingereisten Migranten durch das westafrikanische Land geeinigt.
Malis Außenminister widerspricht: „Es wurde kein Abkommen mit der EU unterzeichnet“
Das wurde aufmerksam zur Kenntnis genommen. In Europa lief es über Nachrichtenagenturen, Radio und Fernsehsender. Es sollte wohl einen Erfolg im Abwehrkampf der Europäischen Union gegen illegale Einwanderung aus Afrika markieren. In Mali ging daraufhin der Außenminister Abdoulaye Diop vor die Medien: „Das war eine totale Überraschung. Unser Staatschef, unser Premierminister und wir haben aus den internationalen Medien erfahren, dass wir uns da engagiert hätten.“
Und der Außenminister fügte kategorisch hinzu: „Es wurde kein Abkommen mit der Europäischen Union unterzeichnet. Kein Abkommen zur Rücknahme, keins zu Abschiebungen. Es gibt kein Abkommen, dass es irgendeinem Land oder einer Institution erlauben würde, unsere Landsleute abzuschieben, die sich illegal an einem Ort aufhalten.“
EU will Migrations-Partnerschaften schließen
Kein Abkommen – sagt Malis Außenminister. Wir haben eine „Vereinbarung “ – so hörte sich das bei seinem holländischen Amtskollegen an, der im Namen der Europäischen Union sprach. Fakt ist: Alle Seiten verfolgen beim heiklen Thema Abschiebung knallharte Interessen. Zum Beispiel Holland: Dort wird Ende März 2017 ein neues Parlament gewählt. Illegale Einwanderung ist ein wichtiges Thema. Wer würde da nicht gerne mit einem Abkommen punkten, das Abschiebungen angeblich leichter macht?
Zum Beispiel die Europäische Union: Sie will die Einwanderung aus Afrika eindämmen. Die EU-Kommission hat deshalb angekündigt, Migrations-Partnerschaften mit Ländern wie Mali zu schließen. Dazu gehört auch, Abschiebungen zu erleichtern. Wenn Mali kooperiert, soll es belohnt werden. Wenn nicht – tja, dann wäre das schlecht. Federica Mogherini, die Außenbeauftragte der Europäischen Union, spricht aber gerne von Erfolgen der neuen Migrationspolitik: „In Mali und im Senegal kümmern wir uns mit gezielten Projekten um die Ursachen für Migration. Die Regierungsführung und die Melde-Register sollen verbessert und die Zahl der Rückkehrer erhöht werden.“
Auswandern hat in Mali Tradition
Das zählt zu den Interessen der Europäischen Union in der Migrationspolitik. Und dann sind da die Interessen eines Landes wie Mali: Einer der ärmsten Staaten der Welt. Auswandern hat in Mali Tradition. Das gehört zur Kultur des Landes. Und die Migranten liefern ihrem Land und ihren Familien handfeste Vorteile. Sie arbeiten. Und sie überweisen aus dem Ausland Geld in die Heimat. Die Überweisungen machten 2015 knapp 7 Prozent des malischen Bruttoinlandsproduktes aus. Ganz unabhängig davon, ob sich malische Migranten legal oder illegal im Ausland aufhalten.
Kein Wunder, dass angesichts derart gegensätzlicher Interessenlagen unterschiedliche Resultate präsentiert werden. Je nach heimischem Publikum. Was für Mali kein Abkommen über Abschiebungen ist, stellt für Hollands Außenminister aber doch eine Vereinbarung dar. Und für die Europäische Union einen Fortschritt.
Irgendwann werden dann die Zahlen sprechen: Wie viele Rückkehrer und Abgeschobene tatsächlich wieder in Mali ankamen.
© 2016 deutschlandfunk.de

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Ein Gedanke zu “MALI UND DIE EU: POLITISCHES SPIEL MIT DEN ABSCHIEBUNGEN – Le Mali et l’UE: quelle différence entre „accord“ et „communiqué“?

  1. Entretien avec Tapa Konté, le porte-parole du #Collectifmainspropres

    Consulat du Mali en France : le collectif mains propres « ne lève pas le siège ».

    journalduMali – 27.12.2016 à 19h12
    Propos recueillis par Boubacar Sangaré
    À Paris, cela fait cinq jours que le ‘‘Collectif mains propres’’ occupe le consulat du Mali. Selon Abdoulaye Bâ, membre du directoire du Collectif citoyen Mali, « ils sont plus de deux cents personnes sans compter ceux qui viennent en permanence ». Les militants qui occupent le consulat sont pris en charge par les deux collectifs. Mais, parviendront-ils à tenir longtemps ? « Oui, ici les gens n’ont pas même détermination qu’à Bamako. Ils sont de plus en plus nombreux tous les jours. Mais il va bientôt y avoir des négociations », confie un malien résidant à Paris, de retour du consulat. Le porte-parole du ‘‘Collectif mains propres’’, Tapa Konté, ancien militant du Rassemblement pour le Mali (RPM, parti au pouvoir) dont il a démissionné, a accepté de répondre aux questions de Journal du Mali.
    Quelle est la situation actuellement au niveau du consulat du Mali en France ?
    La situation est calme. Les militants du Collectif Mains propres sont plus que jamais mobilisés, il n’y a aucun problème. Mais actuellement le service est arrêté, parce que nous occupons le consulat depuis le vendredi 23 décembre jusqu’à aujourd’hui.
    Avez-vous rencontré le consul du Mali ?
    Je ne sais pas où il se trouve exactement. J’ai entendu dire qu’il serait à Bamako. On ne l’a pas rencontré. Mais nous avons rencontré une délégation du consulat. Et vous n’êtes pas sans savoir que le ministre des Maliens de l’extérieur était là. Il faut dire que le mouvement n’a pas commencé avec l’occupation du consulat. Le Collectif mains propres et le Collectif Citoyen Mali ont envoyé une lettre au consulat en avril pour faire des propositions par rapport aux services consulaires. Nous n’avons ni reçu de réponse, ni constaté aucune amélioration dans les services du consulat. Après, nous avons envoyé une lettre recommandée au consul à laquelle nous n’avons pas reçu de réponse. La première fois, il a fait une note de service qui ne pouvait pas résoudre les problèmes que nous avions souligné. Avant le 10 décembre, date à laquelle il a été décidé de la liaison entre la carte Nina et le passeport, nous avons alerté le consul sur le fait que le recensement n’était pas suffisamment abouti. Mais l’opération a été finalement mise en œuvre. Le 10 décembre, nous avons manifesté avec le Collectif citoyen Mali, et avons demandé aux autorités maliennes de ne pas signer l’accord de réadmission avec l’Union européenne. Parce que la politique de l’ Union Européenne (UE), c’est le jeu du charognard qui s’acharne sur le plus faible. L’UE sait que le Mali est affaibli par la crise, et dans ces conditions le retour des migrants risque d’être un sérieux problème encore pour les autorités surtout que la diaspora malienne en France fait partie des plus nombreuses.
    Que s’est-il passé avec le recensement ?
    Le Recensement Administratif. Vocation d’Etat Civil (RAVEC) s’est révélé une catastrophe dans les foyers de travailleurs où l’inscription sur les listes a été monnayée. Les gens ont besoin de se faire enrôler. De plus, dans certains foyers, il n’y a pas assez de place, et des problèmes d’hygiène y existent.
    Aujourd’hui, concrètement, que demandez-vous au consulat ?
    Ce que nous demandons, ce n’est pas la suppression ou l’arrêt mais seulement la suspension de la liaison entre la carte Nina et le passeport en attendant que le Ravec soit abouti. Nous resterons au consulat tant que nous ne sommes pas arrivés à un accord avec nos autorités diplomatiques. Les négociations se poursuivent. Le ministre Abdramane Sylla a demandé qu’on lui donne une semaine pour apporter une réponse à nos doléances. Nous n’avons pas refusé, sauf qu’il y a eu beaucoup de promesses qui n’ont pas été tenues. Nous resterons sur place jusqu’à ce nous obtenions satisfaction. Je crois qu’en se déplaçant pour venir nous rencontrer, il a décrédibilisé le consul et l’ambassadeur, son Excellence Cheick Mouctar Diarra. Hier soir, nous avons rencontré l’ambassadeur mais il n’avait aucune proposition concrète. J’ai appris que le ministre Mohamed Ali Bathily ou sa délégation serait ici à Paris pour négocier. Nous n’avons jamais fermé la porte aux négociations, mais nous ne bougerons pas tant que nos doléances ne sont pas satisfaites.
    © 2016 journaldumali.com

    Et les transferts des fonds des migrants maliens vers le Mali?
    …En lire plus

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