MALIS BUCHMARKT – «ALS STUDENT IN MALI» VON BOUBACAR SANGARE: « Etre étudiant au Mali » – Le secteur du livre en berne

Es ist relativ schwierig, in Mali an Bücher zu kommen, wenn man nicht in der Hauptstadt lebt. In Kati gibt es keinen einzigen Buchladen, nur Schulbücher für die Grundschule kann man an der Straße kaufen. Einen Versandhandel gibt es nicht, aufgrund der fehlenden Strukturen im Finanzwesen: kaum jemand bezahlt Rechnungen anders als bar. Auch meine Rente kann man mir nicht überweisen.
Von der Krise auf dem Buchmarkt handelt #3, die beiden ersten Artikel sind Rezensionen einer Neuerscheinung zu Missständen an der Uni.

1. Literatur: „Als Student in Mali“ von Boubacar SANGARE .
Unser Mitarbeiter, Boubacar SANGARE hat sein zweites Buch herausgebracht. In einer Sammlung von Kolumnen stellt er uns den apokalyptischen „Planeten der malischen Hochschulbildung“ vor.
Le Pays – 16/11/2016
2. „Als Student in Mali,“ das Buch der Eskapaden der Hochschulbildung
RFI – 04.12.2016 11:45
In Mali besteht das Studentenleben aus Streiks, zu spät ausgezahlten Stipendien, käuflichen Noten. Wenigstens sagt das ein Student, der die Eskapaden des malischen Studentenlebens in humoristischen Kolumnen der lokalen Zeitungen beschreibt.
3. Der Buchsektor in der Krise
journaldumali – 01.12.2016. 09:28
Die Internationale Buchmesse von Ségou, die in der Stadt der Balazans (typische akazienähnliche Baumart, es soll davon 4444 in Ségou geben, Ed) vom 25. bis 28. November stattfand, stellte mit den traditionellen Buchpräsentationen und dem Austausch zwischen Schriftstellern, Verlegern und der Öffentlichkeit eine Möglichkeit dar, das Lesen in Mali zu fördern und einen Anschub für die krisengeschüttelte Buchbranche zu geben.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNGEN) WEITER UNTER DEM ZWEITEN FOTO

1. Littérature : «Etre étudiant au Mali » de Boubacar SANGARE.
Notre collaborateur, Boubacar SANGARE, vient de signer son deuxième ouvrage. Une série de chroniques à travers laquelle, il nous propose une immersion dans l’apocalyptique «planète de l’enseignement supérieur malien».
Le Pays – 16.11.2016
Par Aly BOCOUM
Edité par la maison d’édition la «sahélienne», le recueil de dix-huit chroniques passe au peigne fin les maux qui ont mis l’enseignement supérieur malien dans l’ «entonnoir d’une dégradation graduelle» : corruption, piston, étudiants fictifs, salaires bas (pour les enseignants) et les «Notes Sexuellement Transmissibles ».

FOTO (c) AFP/ISSOUF SANOGO: Boubacar Sangaré: «Je parle des problèmes auxquels les étudiants sont confrontés: les bourses qui n’arrivent pas à temps, les grèves interminables, les années académiques tronquées, le népotisme, la corruption, le favoritisme.»

Des pratiques qui témoignent d’une décadence sociale, d’une sécheresse morale sans précédent, dont personne ou presque ne semble s’intéresser. Raison pour laquelle, le jeune auteur déclenche l’alarme par le biais de sa plume nourrie de colère et de déception .Cette rébellion s’étale sur deux ans de 2012-2014, période trouble dans l’enseignement supérieur malien. L’auteur, alors étudiant, blogueur au compte de la plateforme de Radio France Internationale, décide de donner des ‘’coup-de-gueule’’ sur ce qu’il qualifie d’«inconscience nationale».L’ «Etudiant Malien», c’est le nom très évocateur de son blog.
Au fil des billets, le calvaire des étudiants : absence de cadres appropriés pour un enseignement de qualité, effectifs ‘’chinois’’, retard chronique dans le paiement des bourses et trousseaux, années académiques interminables, corruption allant jusque dans le système de notation et surtout une AEEM(Association des Elèves et Etudiants du Mali) qui s’illustre par son vorace appétit pour la violence, la médiocrité et l’insolence de certains de ses membres. Entre autres tristes réalités qui poussent SANGARE à écrire, le cœur plombé de déception : «c’est pourquoi il faut partir» .Même si dans un entretien avec nos confrères de MIKADO FM, il rappelle avoir écrit ces mots sous l’emprise du désespoir, cela n’est que le sentiment général des milliers d’étudiants Maliens, qui ne perçoivent plus les études comme clés de réussite. A l’université, étudiants et enseignants y vont pour d’autres motifs : «les premiers pour mettre la main sur une maudite bourse ensuite vient le souci d’étudier pour passer. Les seconds pour venir crier à ces étudiants qu’ils ont tout avantage à chercher d’ autres chats à fouetter( !), qu’ils ont encore le temps de sortir par la petite porte pour ne pas finir par sauter par la fenêtre ou encore par devenir un paquet de merde…»,observe l’écrivain-blogueur.
En un mot, le livre est un miroir reflet dans lequel on lit le mal qui a paralysé l’université malienne et par extension, la société malienne dans son ensemble. Une remise en cause sans complaisance. Un ouvrage digeste, à la portée de toutes les bourses, même celles des étudiants. Disponible chez la «sahélienne» et librairies partenaires à 4000 F CFA.
© Le Pays

2. «Etre étudiant au Mali», le livre des frasques de l’enseignement supérieur
RFI – 04-12-2016 à 11:45
Au Mali, la vie étudiante est faite de grèves, de bourses en retard, de notes que l’on peut acheter. C’est du moins ce que dénonce un étudiant qui a décrit les frasques de la vie estudiantine malienne au gré de nombreuses chroniques humoristiques dans les journaux locaux. Ces chroniques sont désormais compilées dans un vivre intitulé Etre étudiant au Mali.
Les chroniques de Boubacar Sangaré sont souvent drôles. Parfois, elles sont plus acerbes, comme lorsqu’il découvre qu’à la fin de l’année, professeurs, dirigeants et même associations d’étudiants se regroupent dans un juteux business d’achat de diplômes, l’un des nombreux problèmes de la vie d’étudiant au Mali.
« Dans ce livre, je parle des problèmes auxquels les étudiants sont confrontés ; les bourses qui n’arrivent pas à temps, les grèves interminables – celles des étudiants et celles des profs -, les années académiques tronquées, le népotisme, la corruption, le favoritisme… C’est de ces choses-là dont je parle », explique l’auteur.
Boubacar Sangaré est parti près d’un an aux Etats-Unis pour enseigner le français, avant de revenir à Bamako. Il est revenu avec une certitude : le matériel ou l’argent ne suffiront pas à faire changer les choses : « Je n’accuse pas que les professeurs et l’Etat. Nous, les étudiants, avons aussi une grande part de responsabilité dans la situation qui prévaut au niveau de l’université. »
« La prise de conscience, plaide Boubacar Sangaré, elle doit se faire à tous les niveaux. Aujourd’hui, cela ne sert à rien de faire des réformes, d’amener des bibliothèques, de construire des infrastructures, tant que les mentalités ne changent pas. Sinon, on ne bougera pas d’un iota. »
L’auteur ne se fait pas d’illusions. Peu de chance que son livre devienne un best-seller. L’étudiant malien a d’autres priorités, dit-il. Mais le livre sera au moins présent dans certaines bibliothèques universitaires.
© rfi.fr

3. Livre secteur désespérément en berne
journaldumali – 01.12.2016 09h28
Le Salon international du livre de Ségou qui s’est tenu dans la cité des balazans du 25 au 28 novembre, a été, parmi les traditionnelles présentations d’ouvrages et échanges entre écrivains, éditeurs et public, l’occasion de promouvoir la lecture au Mali et donner un essor au secteur du livre qui est en crise. Le pays compte environ 1 500 opérateurs du livre et de l’édition, dont une grande partie évoluent dans l’informel, particulièrement pour ce qui est de la distribution. La filière qui affichait un chiffre d’affaires de 12,5 milliards (0,4% du PIB) et employait 2 230 personnes en 2012, a vu ces chiffres baisser drastiquement. « Les Maliens ne lisent pas, l’accès au livre est très cher, entre 10 000 et 20 000 francs CFA, parfois plus, et en général, les jeunes préfèreront dépenser 20 000 francs CFA dans des vêtements plutôt que dans un livre », déplore Daouda Traoré, gérant de la librairie Bâ du Grand Hôtel. « Les achats de livres ont surtout lieu lors de la rentrée scolaire et universitaire », explique cet éditeur présent au salon. Le Mali est le 5ème pays producteur de livres en Afrique subsaharienne, avec une moyenne de 25 000 ouvrages tirés par an, ce qui est faible au niveau international. Le Salon du livre de Ségou s’est achevé avec l’espoir que la donne change. Le grand défi restant de donner aux Maliens le goût de la lecture.
© 2016 .journaldumali.com


1. Literatur: „Als Student in Mali“ von Boubacar SANGARE 
Unser Mitarbeiter, Boubacar SANGARE hat sein zweites Buch herausgebracht. In einer Sammlung von Kolumnen stellt er uns den apokalyptischen „Planeten der malischen Hochschulbildung“ vor.
Le Pays – 16/11/2016
Von Aly Bocoum
Herausgegeben vom Verlag „Sahélienne“, kämmt diese Sammlung von achtzehn Kolumnen die Missstände durch, die die malische Hochschulbildung in den „Trichter eines allmählichen Abbaus“ versetzen: Korruption, Vitamin B, fiktive Studenten, niedrige Gehälter (für die Lehrenden) und „Sexuell übertragbare Noten“. Praktiken, die einen sozialen Verfall, eine noch nie da gewesene moralische Austrocknung reflektieren, für die sich kaum jemand zu interessieren scheint. Darum löst der junge Autor den Alarm aus, er schreibt aus Wut und Enttäuschung. Dieses Rebellion erstreckt sich über zwei Jahre, 2012-2014, eine unruhige Zeit an den malischen Universitäten. Der Autor, vormals Student, Blogger auf der Plattform von Radio France Internationale, beschließt, als provokativ zu veröffentlichen, was er als „nationale Unbedachtheit“ bezeichnet. „Malischer Student“ ist der vielsagende Name seines Blogs.
Im Laufe der Seiten, die Not der Studenten: Mangel an geeignetem Lehrpersonal für eine qualifizierte Bildung, “chinesische“ Zuhörerzahlen, chronischer Zahlungsverzug bei den Stipendien und Ausrüstungen, endlose akademische Jahre, eine bis in die Notengebung ausgeweitete Korruption, und insbesondere eine AEEM (Malischer Studenten- und Schülervereinigung), die sich durch ihren unersättlichen Appetit auf Gewalt, Mittelmäßigkeit und Arroganz einiger ihrer Mitglieder auszeichnet. Unter anderen traurigen Realitäten, die Sangaré mit enttäuschtem Herzen zum Schreiben drängen: „Darum müssen wir gehen.“ Auch wenn er in einem Interview mit unseren Kollegen vom Radio MIKADO FM daran erinnert, diese Worte unter dem Druck der Verzweiflung geschrieben zu haben – dies ist die allgemeine Empfindung tausender malischer Studenten, die Bildung nicht mehr als Schlüssel zum Erfolg wahrnehmen. Zur Universität gehen Studenten und Lehrer aus verschiedenen Gründen, «die ersteren, um ein verdammtes Stipendium zu ergattern, danach studiert man um durchzukommen. Die letzteren, um diesen Studenten zuzuschreien sie hätten allen Grund, sich um andere Dinge Sorgen zu machen (!), sie hätten noch Zeit, durch die Hintertür rauszugehen um nicht aus dem Fenster springen zu müssen, oder am Ende ein beschissener Haufen Scheiße zu werden … „, sagt der Autor und Blogger.
Kurz gesagt, das Buch ist ein Spiegel der Reflexion über die Missstände, die die malische Universität gelähmt hat, und dadurch die malische Gesellschaft als Ganzes. Eine Herausforderung ohne Verbindlichkeit. Ein gut verträgliches Buch innerhalb der Reichweite eines jeden Portemonnaies, auch der der Studenten. Erhältlich in der „Sahélienne“ und Partner-Buchhandlungen zu 4000 FCFA.
© 2016 Le Pays

2. „Als Student in Mali,“ das Buch der Eskapaden der Hochschulbildung
Foto (c) AFP / ISSOUF Sanogo Boubacar Sangaré: Ich spreche von den Problemen der Studenten: Stipendien, die nicht rechtzeitig gezahlt werden, die endlosen Streiks (. ..), die verkürzten Studienjahre, Vetternwirtschaft, Korruption, Begünstigung.“
RFI – 04.12.2016 11:45
In Mali besteht das Studentenleben aus Streiks, zu spät ausgezahlten Stipendien, käuflichen Noten. Wenigstens sagt das ein Student, der die Eskapaden des malischen Studentenlebens in vielen humoristischen Kolumnen der lokalen Zeitungen beschreibt. Diese Kolumnen wurden nun in einem Buch mit demTitel „Als Student in Mali“ zusammengestellt.
Die Kolumnen von Boubacar Sangaré sind oft lustig. Manchmal sind sie bissiger, als er am Ende des Unijahres entdeckt, wie Lehrer, Leiter und sogar Studentenverbände in einem saftigen Business beim Kauf von Diplomen zusammenkommen. Eines der vielen Probleme des Studentenlebens in Mali.
„In diesem Buch spreche ich über die Probleme der Studenten; über Stipendien, die nicht rechtzeitig gezahlt werden, über die endlosen Streiks – der Studenten,aber auch der Lehrenden -, über die verkürzten Studienjahre, über Vetternwirtschaft, Korruption, Begünstigung … Es sind diese Dinge, über die ich spreche“, erklärt der Autor.
Boubacar Sangaré hat fast ein Jahr in den Vereinigten Staaten Französisch unterrichtet, bevor er nach Bamako zurückkehrte. Mit einer Gewissheit: das Material oder Geld allein werden die Dinge nicht ändern: „Ich gebe nicht nur den Professoren und dem Staat die Schuld. Wir, die Studenten, haben auch eine große Verantwortung für diese Situation an den Universitäten.“
„Das Bewusstsein“, dafür plädiert Boubacar Sangaré, „muss sich auf allen Ebenen ändern. Heute ist es sinnlos, Reformen durchzuführen, Bibliotheken zu eröffnen, Infrastrukturen aufzubauen, wenn sich die Mentalitäten nicht ändern. Andernfalls werden wir uns nicht um ein Jota bewegen.“
Der Autor macht sich keine Illusionen. Womöglich wird sein Buch kein Bestseller. Der malische Student hat andere Prioritäten, sagte er. Aber das Buch wird zumindest in einigen Universitätsbibliotheken vorhanden sein.
© rfi.fr

3. Der Buchsektor in der Krise
journaldumali – 01.12.2016. 09:28
Die Internationale Buchmesse von Ségou, die in der Stadt der Balazans (typische akazienähnliche Baumart, es soll davon 4444 in Ségou geben, Ed) vom 25. bis 28. November stattfand, stellte mit den traditionellen Buchpräsentationen und dem Austausch zwischen Schriftstellern, Verlegern und der Öffentlichkeit eine Möglichkeit dar, das Lesen in Mali zu fördern und einen Anschub für die krisengeschüttelte Buchbranche zu geben. Das Land hat etwa 1500 Akteure im Buch- und Verlagswesen, von denen ein großer Teil im informellen Sektor tätig ist, was vor allem für den Verkauf gilt. In diesem Sektor, der im Jahr 2012 einen Umsatz von 12,5 Milliarden FCFA (0,4% des BIP, ca. 20 Mio €) und 2230 Beschäftigte angab, sind die Zahlen drastisch gesunken. „Die Malier lesen nicht, Bücher sind sehr teuer, zwischen 10 000 und 20 000 FCFA, manchmal mehr, und im Allgemeinen legen die Jugendlichen 20.000 FCFA (ca. 30 €) lieber in der Kleidung an als in einem Buch“ bedauert Daouda Traoré, Geschäftsführer der Buchhandlung Bâ im Grand Hotel in Bamako. „Bücher werden vor allem zu Beginn des Schuljahres und des akademischen Jahres gekauft“, sagt dieser Verleger auf der Messe. Mali ist der fünftgrößte Hersteller von Büchern in Afrika südlich der Sahara, mit einem Durchschnitt von 25 000 Büchern pro Jahr, was auf internationalem Niveau niedrig ist. Die Buchmesse von Ségou endete mit der Hoffnung, dass sich die Dinge ändern. Die große Herausforderung ist immer noch, bei den Maliern die Liebe zum Lesen zu wecken.
© 2016 journaldumali.com

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