ES IST SCHWER, IN MALI SCHWUL ZU SEIN – Dur d’être gay au Mali

1. Mit Hilfe des Kinos gegen die Ablehnung von Homosexuellen in Mali kämpfen
Homosexualität ist weltweit immer noch ein Grund für Diskriminierung. Aber in manchen Ländern des afrikanischen Kontinents kann Homosexualität lebensgefährlich sein, egal ob diese offen ausgelebt wird oder nicht. Der sehr junge malische Filmemacher, Fasséry Kamissoko, drehte zu diesem Thema einen schockierenden Kurzfilm. Er würde gern dazu beitragen, die Ansichten seiner Mitbürger*innen zu ändern.
TV5MONDE – 07.10.2016 09:47
Es ist ein aufwühlender kurzer Film, in Bamako gedreht, den uns der junge Fasséry Kamissoko (18) über die Terriennes- facebook-Seite hat zukommen lassen. Eine 5-Minuten-Fiktion, leider sehr nah an der Realität.
2. Augenzeugenbericht: Es ist sehr hart, in Mali schwul zu sein
maliactu – 20. Oktober 2016
Es war an einem Freitag, der Tag Allahs, der Tag aller Muslime. An diesem Freitag im Juli 2016 um 14 Uhr kehrten Jugendliche aus dem Viertel Timbuktu-Ost vom großen Gebet des Tages zurück.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

1. Lutter contre le rejet des homosexuels au Mali par le cinéma
L’homosexualité reste une source de discriminations partout dans le monde. mais sur le continent africain, être homosexuel, en l’affichant ou pas, peut valoir la mort. Un très jeune cinéaste malien, Fasséry Kamissoko, a réalisé un court-métrage choc. il aimerait contribuer à changer le regard de ses concitoyens.
TV5monde – 07.10.2016 à 09:47

Foto (c) AFP: Au Mali, comme dans nombre de pays d’Afrique, l’homosexualité est rejetée violemment
In Mali, wie in vielen Ländern Afrikas, wird Homosexualität vehement abgelehnt.

Par Sylvie Braibant
C’est un petit film bouleversant, tourné à Bamako, que nous a envoyé, via la page Facebook de Terriennes, le jeune Fasséry Kamissoko (18 ans). Une fiction de 5′, malheureusement très proche de la réalité. Un court métrage pour tenter de changer le regard sur, ou plutôt contre, l’homosexualité au Mali, dans un pays où elle est profondément rejetée, où les gays et autres lesbiennes sont exclus, où les droits LGBT sont défendus par une poignée de citoyens. Dont Fasséry Kamissoko.
Le film s’intitule „Dix-sept“ comme… comme 17 ans, l’âge auquel ce jeune citoyen a écrit le scénario de ce court drame. „Dix-sept“ comme le poème récité en conclusion, par le réalisateur qui s’est glissé dans la peau de son personnage principal. Il a pu le réaliser grâce à quelques soutiens familiaux indéfectibles, mais aussi institutionnels, dont l’Institut français et l’Ambassade de France à Bamako, dans le cadre des „Ateliers du regard„, une formation de cinéma proposée au Mali par des étudiants de la Fémis, la célèbre école française de cinéma.

Youtube: DIX-SEPT, par Fasséry Kamissoko


Publié le 26 septembre 2016
En commentaire, sur la page youtube de ce petit film, Papyvalerie Couturier Officiel, dont le site Bamako.com nous apprend qu’il est un styliste/designer malien, „Un immense talent en quête de renommée mondiale“ a écrit : „Ce film est le cri des personnes sans voix, c’est le cri des minorités LGBT qui subissent des agressions et persécutions au Mali….l’amour n’est pas un crime, ce sont des couples legistives qui ont droit de nos jours a se marier. Stylistes pour des causes humanitaires et grand Activiste de la lutte contre l’homophobie par ma personne je me rejoins à Fassery et dire non à cette intimidation. Il est temps que l’on arrête de se taire sur des sujets aussi délicats et qu’enfin on ouvre les yeux sur certaines choses qui nous tuent a petit feu dans le silence.L’humanite en a assez vu a travers ses violences, ses guerres, ses haines…qui sont entrain de destruire des vies.Parlons en, prenons conscience, assumons nos choix, d’osons le dire.Avec l’amour nous pouvons changer des regards dans nos societes…..Mes sinceres félicitations à toi Fassery Kamissoko d’avoir le courage d’oser.Esperons que ceci est un grand pas de changement de mentalité à l’endroit de ces minorités LGBT au Mali.“
Se battre contre les discriminations sexuelles quelles qu’elles soient
De lui, même, lorsqu’il se présente à l’occasion d’un entretien par échange de mails, Fasséry Kamissoko dit sobrement : „J’ai 18 ans. Et je n’ai pas beaucoup d’amis“.
Ce jeune homme courageux, à l’engagement citoyen chevillé au corps, se bat sur tous les fronts : la défense des droits des enfants maliens ; la lutte pour l’éducation des filles comme des garçons ; et les droits des homosexuels. Sur la photo qu’il nous a adressé, il est d’ailleurs encore enfant. Pour cela, il a monté un dossier pour un programme télévisuel au titre sobre : „Enfants d’Afrique“.
Mais pour l’heure, aucune chaîne malienne n’a voulu se lancer dans l’aventure, avec un concepteur à peine majeur. Dommage sans doute…
tv5-10-16fassery-kamissoko
Terriennes : Pouvez vous nous en dire plus sur cette émission « Enfants d’Afrique » ? Pour qui, pour quoi, avec qui, sa diffusion ?
Fasséry Kamissoko :
Enfants d’Afrique se veut une émission télévisuelle hebdomadaire dont l’objectif est d’informer le public africain et les pouvoirs publics sur la condition de détresse des enfants en Afrique et leurs besoins. C’est aussi une manière de conduire à une prise de conscience, aussi bien en Afrique que dans la Disapora, et d’ériger un emblème nouveau du continent : l’enfance. L’émission a pour objectifs d’utiliser les mécanismes relatifs aux droits humains pour améliorer l’existence des enfants dans les communautés africaines et permettre d’élaborer des projets.
Qu’est ce qui vous a poussé à faire ce film sur le rejet de l’homosexualité au Mali ?
Fasséry Kamissoko : C’est d’abord le constat d’une injustice et d’une situation d’inconséquence, comme humaniste. Ensuite, sur un plan purement artistique, un sentiment de vide, d’absence d’alternatives relative à ce sujet quant au corpus du cinéma africain en général. Personne n’ose en parler, sans phares, c’est le silence total, mais aussi un silence de rigueur devenu la règle.
Vous joué le rôle « principal » dans ce film, pourquoi cet engagement ? Etes vous concerné personnellement par ce sujet ?
Fasséry Kamissoko :
Oui, je joue Fayçal, le jeune protagoniste du film. Un artiste doit marquer son œuvre de son empreinte personnelle.
Comment le film a-t-il été accueilli ?
Fasséry Kamissoko :
Le film a eu droit à une projection gratuite en salle ou nombre de spectateurs furent contents du sort réservé au protagoniste. Oui, le film se doit d’être perçu comme un électrochoc, dans le sens ou il interpelle de manière concrète sur le non-respect de la diversité.
Comment changez le regard sur l’homosexualité, en Afrique et ailleurs ?
Fasséry Kamissoko :
Je ne sais pas quand, ni comment mais je sais qu’un jour, aux quatre coins de la terre régnera la tolérance face à la diversité, qu’elle soit sexuelle, religieuse ou identitaire.
Les lois sont elles à la hauteur au Mali ?
Fasséry Kamissoko :
Il n’existe aucune loi pénalisant les relations homosexuelles au Mali mais aucune loi ne protège également la communauté LGBT.
Qu’espérez vous ? Quel sont vos projets ?
Fasséry Kamissoko :
Je table sur un avenir meilleur quant au respect des droits humains. J’ai de multiples projets (émission télé sur les enfants, réalisation de sériés docu-fiction et films et édition d’un recueil de poèmes autobiographiques- si je trouve un éditeur-).

Lois et préjugés sur l’homosexualité en Afrique
Comme dans de nombreux autres pays, les préjugés, jusqu’au rejet, sont très prégnants au Mali. En 2007, selon l’ONG Pew Global attitudes project, ils étaient encore 98% d’adultes maliens à penser que „l’homosexualité est un mode de es ist hartvie inacceptable“, la proportion la plus élevée des 45 pays étudiés par l’organisation. Près de 10 ans après, rien ne semble avoir changé : on pouvait lire le 22 septembre 2016 sur un site d’information malien qui se prétend journalistique, que „Chaque société a sa réalité historique. C’est pourquoi, des pratiques honteuses, par exemple l’homosexualité, ne s’accommodent pas à nos mœurs et coutumes.“
Le continent africain compte sans doute le plus grand nombre de pays où l’homosexualité est réprimée, passible de la prison à vie en Ouganda ou au Liberia, et même de la mort en Mauritanie, au Nigéria, au Soudan et en Somalie.
Le film „Dix-sept“, quant à lui, est déjà sélectionné pour l’édition 2016 du Festival international de films LGBT Chéries-Chéris, à la mi novembre à Paris. On lui souhaite bon vent. Parce que #yaduboulot .
© 2016 tv5monde.com

Avec quelle violence incroyable, même mortelle et sans pardon, beaucoup de Maliens rejettent l’homosexualité : vous pouvez l’apercevoir dans ce témoignage sur un site malien d’information.
Mais lisez aussi les commentaires de deux jeunes de notre famille en bas de l’article.

2. Témoignage : Dur, dur d’être GAY au Mali
maliactu – 20 octobre 2016
Par TIECOROBA depuis Tombouctou
C’était un vendredi, jour d’Allah, jour de tous les musulmans. En effet, ce vendredi de juillet 2016, aux environs de 14 heures, des jeunes du quartier EST de Tombouctou revenaient de la grande prière du jour.
A la grande surprise de l’un d’eux, des murmures peu ordinaires se faisaient entendre d’une maison abandonnée. Hama, s’est de lui qu’il s’agit, décide d’en savoir plus. Quelques pas après, le voilà nez à nez avec six jeunes hommes entrain de discuter de quelque chose.
Sa présence a pris de court tout le groupe qui stoppa net sa conversation. Tout de suite, il prend fait et cause pour le groupe et leur propose de se joindre à leur initiative. Mais c’étai sans compter sur la présence d’un jeune homme dans le groupe du nom de Mahamane. Ce dernier est connu de presque toute la cité pour son aspect féminin. Bref, Mahamane était vu et considéré par les uns et les autres comme un homosexuel.
« En les voyant assis travaillant sérieusement, je me suis dit pendant un court instant que nous sommes sauvés. Nous allons pouvoir nous battre contre la mise en place des autorités inérimaires, nous les jeunes pour libérer notre ville », a dit le jeune Hama.
Immédiatement, Hama appela ses autres compagnons au nombre d’une dizaine de jeunes. Ils prirent aussitôt le groupe en otage et leur martela de questions sur les raisons de leur regroupement ici et en ce jour saint.
C’est alors qu’ils découvrirent que Mahamane et compagnons projetaient de relancer une association clandestine pour défendre les droits des homosexuels à exister au Mali en tant que personnes a part entière. Incroyable !
Sur ces entre faits, Hama et sa suite se ruèrent sur Mahamane et ses amis. Ils seront violemment pris en partie, tabassés comme de vulgaires malfrats. Dans le cafouillage qui a suivi, Mahamane est battu pratiquement à mort.
(…L’opinion qui conclut l’article ne sera pas publiée par MALI-INFORMATIONEN.)
© 2016 maliactu.net

Commentaires:
Mohamed (22): Salut, je trouve que c’est du l’injustice. Bien vrai que je n’approuve pas la pratique d’homosexualité, ça ne me donne pas le droit de vie ou de la mort de l’intéressé. Chaque individu est libre de ses choix, que ce soit du côté religieux, sexuel ou autres. Faut respecter le choix de tout autre personne. Je ne suis pas du tout content de ce qu’ils ont fait.

Mamadou (26): L’homosexualité est condamné par la religion musulmane et puis le Mali est un pays a 90 pour cent musulman, tout cet acte doit etre condamné par la loi alors restons ensemble pour lutter contre l’homosexualité dans le monde entier.
Réponse: mais condamné jusqu’à la mort? Est-ce que ce n’est pas de l’injustice? Est-ce que la haine des homophobes est compâtible avec la religion?

commentaire décent sur maliactu:
Robert (21 octobre 2016 à 9 h 15 min): La haine entretenue par les homophobes contre des êtres humains ne peut être compatible avec la religion ou la morale. L’homosexualité est une manière comme une autre de vivre sa sexualité.

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Foto © AP/Ben Curtis: Militants LGBT pour les droits des homosexuels, lors d’une manifestation à Nairobi, au Kenya, devant la haute commission ougandaise, en solidarité avec leurs homologues en Ouganda, passibles de la peine de mort dans l’un des pays les plus fermés au monde à l’évolution des moeurs. LGBT-Aktivisten für die Rechte der Homosexuellen, während einer Demonstration in Nairobi, Kenia, vor der ugandischen Hohen Kommission, in Solidarität mit ihren Kollegen in Uganda, mit der Todesstrafe bedroht in einem der am wenigsten aufgeschlossenen Länder der Welt für sich ändernde Sitten.

1. Mit Hilfe des Kinos gegen die Ablehnung von Homosexuellen in Mali kämpfen
Homosexualität ist weltweit immer noch ein Grund für Diskriminierung. Aber in manchen Ländern des afrikanischen Kontinents kann Homosexualität lebensgefährlich sein, egal ob diese offen ausgelebt wird oder nicht. Der sehr junge malische Filmemacher, Fasséry Kamissoko, drehte zu diesem Thema einen schockierenden Kurzfilm. Er würde gern dazu beitragen, die Ansichten seiner Mitbürger*innen zu ändern.
TV5MONDE – 07.10.2016 09:47
Von Sylvie Braibant
Es ist ein aufwühlender kurzer Film, in Bamako gedreht, den uns der junge Fasséry Kamissoko (18) über die Terriennes- facebook-Seite hat zukommen lassen. Eine 5-Minuten-Fiktion, leider sehr nah an der Realität. Ein Kurzfilm, der versucht, die Ansichten über, oder eher gegen Homosexualität in Mali zu ändern. In einem Land, wo Homosexualität vehement abgelehnt wird, wo Schwule und Lesben Ausgestoßene sind, wo die Rechte der LGBT nur von einer Handvoll Bürger*innen verteidigt werden. Darunter Fasséry Kamissoko.
Der Film heißt „Siebzehn“ wie … wie das Alter, in dem dieser junge Mensch das Drehbuch dieses kurzen Dramas schrieb. „Siebzehn“, wie das abschließende Gedicht, rezitiert vom Regisseur, der in die Haut seiner Hauptfigur schlüpfte. Dies war ihm möglich durch die Unterstützung von ein paar unerschütterlichen Familienmitgliedern, aber auch von Institutionen, darunter das Institut Français und die französische Botschaft in Bamako. Er wurde im Rahmen der „Ateliers du Regard“, einer Kinoausbildung in Mali, die von Studenten der Fémis der berühmten französischen Kino-Schule, vorgeschlagen.
Auf der YouTube-Seite des Kurzfilms gibt es einen Kommentar von Papyvalerie Couturier Officiel. Dessen Seite Bamako.com sagt uns, dass er ein malischer Stylist / Designer ist…. Er schrieb: „Dieser Film ist der Schrei derer ohne Stimme, ist es der Schrei der LGBT-Minderheiten, die in Mali unter Angriffen und Verfolgung leiden …. Liebe ist kein Verbrechen, es ist heutzutage legitim, dass solche Paare heiraten. Als Stylist für die humanitäre Sache und großer Aktivist im Kampf gegen Homophobie stimme ich Fasséry zu und sage ‚Nein’ zur Einschüchterung. Es ist Zeit, dass wir nicht mehr über solche sensiblen Themen schweigen und endlich die Augen für einige Dinge öffnen, die uns im Schweigen langsam töten. Die Menschheit hat genug derartiges gesehen durch Gewalttätigkeit, durch Kriege, durch Hass, die Leben zerstören. Lasst uns darüber reden, lasst uns bewusst werden, Verantwortung übernehmen für unsere Entscheidungen, lasst uns wagen, es zu sagen . Mit Liebe können wir die Ansichten in unserer Gesellschaft ändern … Meine herzlichsten Glückwünsche an dich, Fasséry Kamissoko, zu deinem Mut – es zu wagen. Wir wollen hoffen, dass dies ein großer Schritt zur Änderung der Mentalität gegenüber den LGBT-Minderheiten in Mali ist.“
Gegen sexuelle Diskriminierung kämpfen
Über sich selbst sagt Fasséry Kamissoko nüchtern: „Ich bin 18 und ich habe nicht viele Freunde.“
Dieser mutige junge Mann, der sich für die Zivilgesellschaft engagiert, kämpft an allen Fronten: er verteidigt die Rechte der malischen Kinder, er kämpft für eine gleichberechtigte Erziehung von Mädchen und Jungen und für die Rechte der Homosexuellen. Auf dem Foto, das er uns geschickt hat, er ist noch ein Kind. Damals erstellte er einen Bericht für eine Fernsehsendung unter dem nüchternen Titel: „Kinder Afrikas“.
Aber bis heute wollte sich kein malisches TV-Programm auf das Abenteuer eines Beitrags mit einem soeben volljährigen 1. Ideengeber einlassen. Schade, ohne Zweifel …
Terriennes: Können Sie uns mehr über diese Sendereihe „Kinder Afrikas“ sagen? Für wen, für was, mit wem, wie wird sie verbreitet?
Fasséry Kamissoko:
Kinder Afrikas ist eine wöchentliche Fernsehsendung, die zum Ziel hat, die Öffentlichkeit und die afrikanischen Regierungen auf die Nöte der Kinder in Afrika und ihre Bedürfnisse aufmerksam zu machen. Es ist auch ein Weg zur Bewusstmachung, sowohl in Afrika als auch in der Diaspora, und ein Versuch, ein neues Symbol für den Kontinent zu errichten : die Kindheit. Die Sendung zielt darauf ab, auf Menschenrechtsmechanismen hinzuweisen, deren Durchsetzung das Leben der Kinder in den afrikanischen Gemeinschaften verbessern und bei der Entwicklung von Projekten helfen würde.
Was hat Sie dazu gebracht, diesen Film über die Ablehnung von Homosexualität in Mali zu machen?
Fasséry Kamissoko:
Das ist zuerst mal die Feststellung von Ungerechtigkeit und einer Situation der Widersprüchlichkeit, als Humanist. Dann, auf einem rein künstlerischen Niveau, ein Gefühl der Leere, des Mangels an Alternativen zu diesem Thema, wie zum afrikanischen Kino im Allgemeinen. Niemand wagt es, darüber zu reden, es wird total totgeschwiegen, aber auch eine strenge Stille /silence de rigueur wurde zur Regel.
Sie spielen die „Hauptrolle“ in diesem Film, warum dieses Engagement? Sind Sie persönlich von diesem Thema betroffen?
Fasséry Kamissoko:
Ja, ich spiele Fayçal, den jungen Protagonisten des Films. Ein Künstler muss seine Arbeit mit seiner persönlichen Spur markieren.
Wie wurde der Film aufgenommen?
Fasséry Kamissoko:
Der Film wurde bei freiem Eintritt in einem Vorführraum gespielt, wo viele Zuschauer über das Schicksal des Protagonisten erfreut waren. Ja, der Film muss wie ein Elektroschock gesehen werden, in dem Sinne, dass er in konkreter Weise auf die Nicht-Achtung der Vielfalt hinweist.
Wie kann man das Umgehen mit Homosexualität in Afrika und anderswo ändern?
Fasséry Kamissoko:
Ich weiß nicht, wann oder wie, aber ich weiß, dass eines Tages an allen Enden der Welt die Toleranz gegenüber der Vielfalt herrschen wird, sei es sexuelle oder religiöse oder identitäre Vielfalt.

Sind die Gesetze in Mali angemessen?
Fasséry Kamissoko:
Es gibt kein Gesetz in Mali, das homosexuelle Beziehungen unter Strafe stellt, aber auch kein Gesetz, das die LGBT-Gemeinschaft schützt.
Welche Erwartungen haben Sie? Was sind Ihre Pläne?
Fasséry Kamissoko:
Ich setze auf eine bessere Zukunft, was die Achtung der Menschenrechte betrifft. Ich habe vielfältige Projekte (TV-Sendung über Kinder, Doku-Fiktion-Serien und Filme und die Veröffentlichung einer Sammlung von autobiographischen Gedichten – wenn ich einen Verleger finde -).
Gesetze und Vorurteile über Homosexualität in Afrika
Wie in vielen anderen Ländern sind die Vorurteile, bis hin zur Ablehnung, sehr prägnant in Mali. Im Jahr 2007, der NGO Pew Global Attitudes Project zufolge, waren es immer noch 98% der malischen Erwachsenen, die meinten, dass „Homosexualität eine inakzeptable Lebenweise“ sei, die höchste Quote von den 45 Ländern, die von der Organisation befragt wurden. Fast zehn Jahre später scheint sich nichts geändert zu haben, man konnte am 22. September 2016 auf einer malischen Nachrichten-Website, die sich als journalistisch versteht, lesen: „Jede Gesellschaft hat ihre historische Realität. Daher vertragen sich beschämende Praktiken, z.B. Homosexualität, nicht mit unseren Sitten und Gebräuchen“.
Der afrikanische Kontinent hat vermutlich die größte Zahl an Ländern, in denen Homosexualität verdrängt wird oder strafbar ist und lebenslange Haft zufolge hat wie in Uganda und Liberia oder sogar mit Todesstrafe geahndet wird wie in Mauretanien, Nigeria, Sudan und Somalia.
 Der Film „Siebzehn“ allerdings ist mittlerweile für die Auflage 2016 des Internationalen LGBT-Filmfestivals Chéries-Chéris Mitte November in Paris ausgewählt. Wir wünschen ihm viel Glück. Denn #yaduboulot . (twitteradresse Es gibt viel zu tun).
© 2016 tv5monde.com

Mit welcher unglaublichen Gewalttätigkeit Homosexualität und die Menschen, die nach ihrer Art leben wollen, in Mali bekämpft werden, zeigt der folgende Artikel auf der Info-website maliactu. Eine Gewalttätigkeit, die manchmal sogar tödlich endet und ohne Vergebung (der hochgelobten Tugend der Muslime) bleibt.

Lesen Sie aber auch die anhängenden Kommentare zweier junger Männer aus unserer Familie.

2. Augenzeugenbericht: Es ist sehr hart, in Mali schwul zu sein
maliactu – 20. Oktober 2016
Von TIECOROBA aus Timbuktu
Es war an einem Freitag, der Tag Allahs, der Tag aller Muslime. An diesem Freitag im Juli 2016 um 14 Uhr kehrten Jugendliche aus dem Viertel Timbuktu-Ost vom großen Gebet des Tages zurück.
Zu seiner Überraschung hörte einer von ihnen ungewöhnliche Geräusche aus einem verlassenen Haus. Hama beschließt, dem nachzugehen. Nach ein paar Schritten sieht er sich sechs jungen Männern gegenüber, die gerade etwas diskutieren.
Seine Anwesenheit führte dazu, dass die ganze Gruppe ihr Gespräch unterbrach. Sofort bietet er ihnen an, sich ihrer Initiative anzuschließen. Aber er war wohl nicht auf die Anwesenheit eines jungen Mannes in der Gruppe gefasst, dessen Name Mahamane ist. Letzterer ist für sein weibliches Aussehen im größten Teil der Stadt bekannt. Kurz gesagt, wurde Mahamane von dem einen oder anderen als Homosexueller betrachtet.
„Als ich sah, wie sie dort saßen und ernsthaft arbeiteten, dachte ich kurz, dass wir gerettet sind. Wir werden uns gegen die Einsetzung von Übegangsbehörden wehren können, wir die jungen Menschen um unsere Stadt zu befreien“, sagte der junge Hama.
Sofort rief Hama seine Begleiter, etwa zehn junge Leute. Sie nahmen sofort die Gruppe in Geiselhaft und behämmerten sie mit Fragen über die Gründe für ihre Zusammenkunft hier an diesem heiligen Tag. Somit entdeckten sie, dass Mahamane und seine Kameraden die Gründung einer illegalen Vereinigung planten, die die Rechte von Homosexuellen, in Mali als vollständige Persönlichkeiten zu existieren, verteidigen sollte. Unglaublich!
Wegen dieser Fakten stürzte sich Hama mit seinem Gefolge auf Mahamane und dessen Freunde. Sie werden teilweise heftig getroffen, wie gemeine Verbrecher niedergeschlagen. Im anschließenden Gerangel wird Mahamane praktisch zu Tode geprügelt.
(…)
© 2016 maliactu.net

Commentaires:
Mohamed (22): Hallo, ich halte das für eine Ungerechtigkeit. Stimmt schon, dass ich Homosexualität nicht unterstütze, aber das gibt mir kein Recht, über Leben oder Tod eines Menschen zu entscheiden. Jedes Individuum ist frei in seiner Wahl, sei es in religiöser, sexueller Hinsicht oder in allem anderen. Die Wahl jedes anderen sollte man respektieren. Ich mag das überhaupt nicht, was sie da gemacht haben (die Gruppe um Hama im obigen Artikel, ndlr).

Mamadou (26): Homosexualität wird von der islamischen Religion verurteilt und Mali ist ein zu 90 % islamisches Land, …. also lasst uns zusammen gegen die Homosexualität in der ganzen Welt kämpfen.
Antwort: aber verurteilt bis auf den Tod? …Ist das, ist Hass denn vereinbar mit der Religion??

m.E.akzeptabler (1 sur 6) Kommentar auf maliactu:
Robert (21 octobre 2016): Der von Homophoben geschürte Hass gegen Menschen ist nicht mit der Religion und der Moral vereinbar. Homosexualität ist eine von vielen Arten, seine Sexualität zu leben.

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