DIE NEUE REGION MENAKA LEIDET UNTER DER FORTWÄHRENDEN UNSICHERHEIT – Ménaka, toute nouvelle région, en proie à l’insécurité persistante

3. Ménaka: 2 Tote, zehn Entführte und mehrere Verwundete beim Angriff auf zwei Dörfer
Bamako (Le Républicain) – 11. Oktober 2016
Am Morgen des 8. Oktober stürmten nicht identifizierte bewaffnete Männer Tinasben und Sahene, zwei Dörfer in Ménaka, der brandneuen Region. Ein Bewohner von Sahene gab an, die Banditen seien in Fahrzeugen gekommen und hätten gezielt Zivilisten angegriffen.
1. Interkommunale Konflikte: Fast 100 Tote in Tenenkou und Menaka
Bamako (L’Indicateur du Renouveau) – 5. Mai 2016
Nach dem von OCHA (Amt für die Koordinierung humanitärer Angelegenheiten der UN) in dieser Woche veröffentlichten humanitären Bulletin haben zwei interkommunale Konflikte in der Region Ménaka „den Tod von 67 Menschen und die Vertreibung von etwa 13 000“ anderen verursacht.
2. Die politische Zukunft in Mali: Paradoxien und Kontraste
Bamako (L’Essor*) – 3. Mai 2016
*) L’Essor ist die von der malischen Regierung herausgegebene Tageszeitung
Ménaka als Gegengewicht zu Kidal, große Herausforderungen gegenüber kleinen Tricks, die Interpellation dem Ultimatum vorgezogen. Widersprüche gibt es zuhauf in unseren News.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEN FRZ. ORIGINALEN

3. Ménaka : 2 morts, une dizaine de personnes enlevées et plusieurs blessés dans l’attaque de deux villages
Bamako (Le Républicain) – 11 Oct 2016
Par Madiassa Kaba Diakité

La ville de Ménaka

Foto (c) maliweb: La ville de Ménaka

Le samedi matin, des bandits armés non encore identifiés ont fait une incursion à Tinasben et à Sahene, deux villages de Ménaka, la toute nouvelle région. Selon un habitant de Sahene, les bandits, arrivés à bord de véhicules, ont pris pour cible les populations civiles. Et plusieurs civils ont été ainsi enlevés. De source sûre, il y aurait au minimum 2 morts et plus d’une dizaine de personnes enlevées. Sans oublier des nombreux blessés. Dans son dernier rapport trimestriel sur la situation au Mali, l’ONU indique que 52 militaires maliens, 13 casques et 5 civils ont trouvé la mort dans plus de 60 attaques au Mali. 16 mois après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le Centre et le Nord du Mali est toujours en proie à l’insécurité chronique. En plus de Kidal, le tiers de la région de Mopti et la moitié de Ségou échappent au contrôle de l’Etat malien.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Mali, le jeudi dernier 3 octobre, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déploré l’absence persistante de progrès concrets dans la mise en œuvre de l’accord de paix et la dégradation de l’environnement sécuritaire qu’il juge « incompatibles avec une stabilisation durable, fût-elle partielle, de la situation ».
Après quatre mois d’accalmie, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a encore été la cible d’une série d’attaques coordonnées le 3 octobre dernier. Ces dernières, qui ont causé la mort de deux Casques bleus à Aguelhok, dans la région de Kidal, font suite à celles survenues depuis la fin du mois de mai à Sévaré et à Boni, dans la région de Mopti ainsi qu’à Nampala, dans la région de Ségou et qui ont fait 18 morts. Dans la seule région de Mopti, les violences intercommunautaires ont fait 24 morts et 53 blessés entre fin juin et début septembre.
© 2016 Le Républicain

1. Conflits intercommunautaires : Près de 100 morts à Tenenkou et à Ménaka
Bamako (L’Indicateur du Renouveau) – 5 Mai 2016
Selon le bulletin humanitaire de l’OCHA publié cette semaine, deux conflits intercommunautaires dans la région de Ménaka ont causé « la mort de 67 personnes et le déplacement d’environ 13 000 » autres. Ce bilan macabre porte à plus de 100 personnes tuées dans les affrontements interethniques quand on y ajoute les 30 morts de ces derniers jours dans le cercle de Tenenkou.
Selon l’organisation onusienne, le Cluster Protection a constaté que la crise de 2012 a aggravé la situation avec l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat. « La présence ou l’influence des groupes armés dans la zone, la circulation incontrôlée des armes ou encore la création de milices armées ou groupes d’autodéfense au sein de différents groupes communautaires » ont aussi contribué à la montée de la méfiance intercommunautaire.
Par ailleurs, l’OCHA prévient que Ménaka reste toujours exposée aux « risques des conflits » liés à la terre entre notamment les éleveurs et les agriculteurs. « Les luttes de pouvoir intra et intercommunautaire, la criminalité et le banditisme, les attaques d’individus armés non identifiés et les actes terroristes » sont entre autres inquiétudes de l’organisation qui a déjà entamé des séances de sensibilisation à l’endroit des habitants de la région.
Nouvellement créée dans la cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix, la région de Ménaka a été le théâtre, entre février et mars, de plusieurs affrontements intercommunautaires. Dans le centre du pays, plus précisément dans la région de Mopti, d’autres conflits communautaires sont signalés depuis dans le cercle de Tenekou où les affrontements entre Bambara et Peul ont fait, selon différentes sources, plus de 30 morts. Comme quoi, le terrorisme n’est pas la seule source d’insécurité au Mali.
© 2016 L’Indicateur du Renouveau
VOIR AUSSI le commentaire sur la dialogue de paix (29.07.2016)

2. L’avenir politique au Mali : LES PARADOXES ET LES CONTRASTES
Bamako (L’Essor) – 3 mai 2016
*) L’Essor est le quotidien édité par le gouvernement malien
Par GAOUSSOU DRABO
Ménaka en contrepoids de Kidal, les grandes urgences contrariées par les petites combines, l’interpellation préférée à l’ultimatum. Les contraires ne manquent pas dans notre actualité .
Les réalités nationales résultent plus souvent de la juxtaposition des contrastes que de l’addition des similitudes. Aux généralisations hâtives qui tentent parfois d’unifier les inconciliables et à la négation des nuances, il faut savoir opposer la coexistence des paradoxes et la cohabitation des contradictions. Cette approche qui relève du réalisme le plus élémentaire devrait être adoptée sans hésitation dans l’analyse de la situation d’un pays comme le nôtre qui doit demeurer constamment attentif à la survenue de complications imprévues et à l’apparition de nouvelles tendances. Ni les premières, ni les secondes ne viennent en fait bouleverser fondamentalement les choix stratégiques faits pour sortir de la crise. Elles n’altèrent pas non plus le socle des convictions raisonnables acquises. Mais elles remettent en mémoire la complexité du défi à relever et elles rappellent la nécessité d’une culture de la réactivité.
C’est donc sous l’angle du contraste et du paradoxe qu’il serait intéressant d’analyser les événements qui se sont produits ces dernières semaines au Septentrion. Ces événements confirment les tendances qui se sont progressivement et durablement établies depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Ils opposent tout d’abord la profonde aspiration d’un retour à la normale qu’expriment toutes les populations du Septentrion aux calculs et aux manœuvres auxquels n’ont toujours pas renoncé certains protagonistes de la crise. Le très fort désir de paix qu’expriment les simples citoyens n’amène certes pas un effacement immédiat et total de tous les malentendus nés entre les communautés dans les périodes les plus insupportables de tension. Il n’éteint pas non plus chez les victimes d’exactions le désir de justice, ni n’atténue chez elles l’exigence d’un châtiment pour les auteurs des pires excès. Mais il permet de ne plus ériger le traitement définitif de ces deux points en préalables incontournables à l’entame de tout dialogue.
Il est donc déjà possible de commencer à décompter les signes positifs qui se manifestent au Nord du Mali. A cet égard, le forum de Ménaka qui s’est ouvert vendredi de la semaine dernière représente le parfait contrexemple de l’acte manqué qu’a constitué la réunion de Kidal. La capitale de la nouvelle Région administrative avait eu le triste privilège d’avoir été le vrai point de départ de la rébellion de 1990, puis d’avoir vu les éléments intégrés de sa garnison rallier rapidement les rebelles du 23 mai, auteurs de l’attaque du camp de Kidal en 2006.
L’ANTITHÈSE DE KIDAL. Mais au cours de la crise actuelle, Ménaka a fait partiellement oublier la réputation fâcheuse qui lui avait été accolée. Elle été la première localité d’importance retirée par le GATIA à l’emprise de la Coordination des mouvements de l’Azawad. La libération de la ville a, en outre, eu l’utilité de vérifier les limites militaires du MNLA qui avait lancé plusieurs tentatives infructueuses de reconquête. La ville avait également vu sa population désavouer lors de manifestations massives le modus vivendi déséquilibré instauré par les forces onusiennes, modus vivendi qui avait confiné les forces armées maliennes et mis les habitants sous la coupe réglée des combattants de la CMA.
Ménaka est donc, tout comme Kidal, porteuse de symboliques aussi diverses et  contradictoires que le sont les rapports entre les tribus établies sur son territoire. Mais à l’inverse du chef-lieu de la 8ème Région, la toute nouvelle capitale régionale peut se permettre d’envisager l’avenir sous des perspectives positives. Elle a déjà inscrit dans ses annales un tournant majeur dans la gestion des conséquences des événements du 20 mai 2014. Aujourd’hui, la ville pourrait jouer un rôle pilote dans le rapprochement des communautés qui avaient toujours exprimé avec force leur appartenance au Mali ; dans le retour effectif de l’administration avec notamment la nomination d’un gouverneur dans lequel se reconnaissent les populations ; et dans la mise en place d’un dispositif sécuritaire consolidé incluant alliant FAMas et éléments des anciens groupes armés.
Ménaka est, à bien des égards, l’antithèse de Kidal, localité devenue le chaudron des intrigues les plus meurtrières et des manipulations les plus explosives. La capitale des Ifoghas paie à l’heure actuelle le tribut de toutes les ambiguïtés qui y ont été tolérées et de toutes les anomalies qui ont pu y prospérer. Les forces onusiennes qui avaient le devoir de faire régner l’ordre dans la ville avaient bien vite renoncé à cette mission, puisque celle-ci les amenait inévitablement à se confronter aussi bien aux combattants de la rébellion qui avaient leur propre dispositif de quadrillage qu’aux éléments infiltrés d’Ançar dine qui ne se seraient jamais pliés à un contrôle quelconque. En outre, les Casques bleus avaient – et cela bien avant le 20 mai 2014 – largement démontré qu’ils n’avaient pas la maitrise nécessaire pour s’opposer aux mouvements de foule, même ceux de faible ampleur. Le « caillassage » de plusieurs convois gouvernementaux et l’envahissement à répétition de la piste d’atterrissage pour bloquer l’arrivée des délégations officielles maliennes n’avaient enregistré aucune prise de mesures particulières par les troupes internationales.
Ce qui s’est passé à Kidal le 18 avril n’est malheureusement que la réédition – mais cette fois-ci portée à une échelle tragique – de précédents débordements organisés. En attendant que des investigations plus poussées permettent de déterminer l’origine des tirs mortels et le degré de violence programmé par les organisateurs de la manifestation, deux constats se dégagent déjà. En premier lieu, la MINUSMA a enfin choisi de durcir nettement le ton contre les fauteurs de troubles.
UN MAL PROFONDÉMENT INCRUSTRÉ. Ces derniers ont causé d’importants dégâts sur les installations aéroportuaires et vont gravement perturber l’acheminement des aides vers Kidal. La Mission, et à sa suite l’UNICEF, ont aussi choisi de dénoncer pour la première fois l’instrumentalisation des enfants. La condamnation arrive tardivement. Les gosses ont été, en effet, régulièrement expédiés aux avant-postes au cours de ces trois dernières années par des boutefeux dont les intentions, l’identité et les accointances n’ont jamais fait l’objet d’un doute.
Le deuxième constat concerne la réaction vigoureuse de Barkhane après la mort de trois de ses soldats, tués dans ce qui, de toute évidence, était une embuscade. Les interpellations auxquelles ont procédé les forces françaises entérinent un fait connu de tous : les djihadistes tiennent officine à Kidal. Ce qu’y font exactement leurs agents reste encore à éclaircir. Mais déjà la rapidité du contre-feu allumé par les organisatrices de la manifestation de « protestation », la célérité avec laquelle s’est construite la proposition d’échange entre les individus interpelés par Barkhane et les otages supposément capturés par AQMI et la réaction plus que modérée de la CMA devant l’accumulation d’événements pour elle contrariants sont autant d’éléments qui témoignent du degré de l’anormalité dans laquelle s’est installée la capitale de la 8ème Région.
L’infléchissement dans l’attitude Barkhane et le début de fermeté dans les jugements de la MINUSMA marquent-ils l’amorce d’un refus de tolérer la perpétuation de cette anormalité ? Sans doute. Mais le mal s’est si profondément incrusté dans la ville, le partage actuel des rôles agrée à un tel point aux différents acteurs, les compromis tacites se sont si fortement transformés en mode de cohabitation qu’une inversion des phénomènes négatifs et des us discutables n’est certainement à espérer ni dans l’immédiat, ni dans un proche avenir. Or, répétons-le, la prolongation du statu quo se fait au détriment des populations elles-mêmes. Et quelque soit l’autorité intérimaire qui s’installera, elle ne mettra pas fin au désordre que porte en lui le système en place.
Le chemin de la paix dans le Nord du Mali est jalonné d’autres contrastes. Comme celui que crée le décalage entre les grands challenges et les petites combines. Mentionnons pour mémoire les querelles qui n’en finissent pas de secouer le MNLA et qui ont enregistré un énième épisode avec la démission de Moussa Ag Assarid de son poste de représentant du Mouvement pour l’Europe. Il est cependant inutile de s’attarder plus que de raison sur le nouveau coup médiatique d’une personnalité qui parvient à faire parler d’elle sans rien énoncer ni de nouveau, ni de substantiel. Mais qui ne s’aperçoit sans doute pas que le jeu qu’elle pratique est passé d’époque et que faute d’avoir eu l’intelligence de prendre le train de l’Histoire, elle s’expose à rester durablement à quai.
Par contre, le vol d’armes de guerre dans certaines structures des FAMAs et leur revente à des responsables des groupes rappellent malheureusement qu’il ne faut pas négliger ce qui constitue l’écume des entreprises majeures. Ainsi que nous l’avions mentionné dans une précédente chronique, les opérations d’identification des ex-combattants des divers mouvements donnent lieu à un méprisable business. Méprisable, parce qu’il surfe sur la vulnérabilité de jeunes sans emploi et en fait les victimes d’une foire aux illusions. Méprisable aussi, parce qu’il va infailliblement ajouter le désespoir au désarroi de centaines de déçus.
UN PORTEFEUILLE GONFLÉ. En cette amorce du mois de mai, les contrastes se repèrent aussi sur le front social. Alors que les principaux acteurs de la scène publique avaient choisi de mettre un bémol à leurs activités pendant la convalescence du président de la République, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali avait maintenu sa marche pacifique programmée en milieu de semaine dernière. Au final, le résultat été notablement éloigné du battage médiatique qui avait précédé l’événement. La CSTM et les associations qui l’ont accompagnée sont en effet tombées dans l’erreur que commettent très souvent les mouvements de contestation en se méprenant sur l’humeur réelle du pays et en surestimant la légitimité dont ils jouissent dans l’esprit du citoyen moyen.
Le climat social est effectivement lourd en raison d’une conjoncture économique peu réjouissante, les délestages et la privation d’eau pèsent de manière parfois insupportable sur le quotidien des Bamakois et les intérêts contrariés suscitent de manière inopinée des alertes localisées, la dernière étant la grève de courte durée des promoteurs des écoles privées. Mais la Confédération n’a pas la capacité d’attirer sous sa bannière les gros contingents d’insatisfaits. Ceux-ci ont pris l’habitude d’organiser leur propre combat plutôt que de laisser celui-ci récupéré par un intervenant extérieur ou de voir leur cause annexée dans un ensemble global.
La CSTM se rattrape en ratissant une multitude de causes souvent mineures. Ce qui gonfle son portefeuille de revendications (trois nouveaux points ont été par exemple ajoutés après la marche), mais rend celui-ci difficile à traiter par les interlocuteurs gouvernementaux en raison du caractère bigarré des dossiers. La tactique de la Confédération s’oppose à celle de l’UNTM, qui forte de sa capacité de mobilisation récupérée et étalée lors des dernières grèves, s’évite le recours aux ultimatums perpétuels. Mais la centrale, qui fera bientôt le point sur l’exécution du protocole d’accord signé avec le gouvernement en octobre 2014, ne s’ôte pas entretemps son droit d’interpellation des autorités. Elle fait sentir son ambition de peser sur la vie publique en évoquant des thèmes comme la politisation des nominations dans l’administration ou encore les difficultés dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Deux sujets qui trouvent un écho chez les Maliens lambda.
L’actualité n’est avare ni en inquiétudes non évacuées, ni en demandes de certitudes. Apaiser les premières peut à certains moments ressembler à un perpétuel recommencement, notamment en ce qui concerne la gestion de l’impératif sécuritaire et la reconquête de la stabilité. Répondre raisonnablement aux secondes est possible en restant sur une ligne de principe réitérée avec constance. C’est la seule manière de gérer nos paradoxes et nos contrastes. Sans les endurer. Sans être handicapé par eux.
© 2016 L’Essor

3. Ménaka: 2 Tote, zehn Entführte und mehrere Verwundete beim Angriff auf zwei Dörfer
Bamako (Le Républicain) – 11. Oktober 2016
Von Madiassa Kaba Diakité
Am Samstagmorgen stürmten nicht identifizierte bewaffnete Männer Tinasben und Sahene, zwei Dörfer in Ménaka, der brandneuen Region. Ein Bewohner von Sahene gab an, die Banditen seien in Fahrzeugen gekommen und hätten gezielt Zivilisten angegriffen. Mehrere Zivilisten wurden entführt. Aus zuverlässigen Quellen, gibt es mindestens zwei Tote und mehr als zehn Menschen wurden entführt. Ganz zu schweigen von den vielen Verwundeten. In ihrem jüngsten Quartalsbericht über die Lage in Mali sagt die UNO, dass 52 malische Soldaten, 13 Blauhelme und 5 Zivilisten bei 60 Anschlägen getötet wurden. 16 Monate nach der Unterzeichnung des Abkommens für Frieden und Versöhnung in Mali leiden das Zentrum und der Norden von Mali nach wie vor durch chronische Unsicherheit. Außer Kidal befinden sich ein Drittel der Region Mopti und die Hälfte der Region Ségou außerhalb der Kontrolle des malischen Staates.
Auf einer Sitzung des Sicherheitsrats über die Situation in Mali am 3. Oktober beklagte der stellvertretende Generalsekretär der Vereinten Nationen für die Friedenssicherungseinsätze, Herve Ladsous, dass es noch immer keine konkreten Fortschritte bei der Umsetzung des Friedensabkommens gebe und die Sicherheitssituation sich verschlechtert habe. Er hält sie für „unvereinbar mit einer nachhaltigen Stabilisierung, wenn auch nur teilweise, der Situation.“
Nach vier Monaten der Ruhe war die integrierte multidimensionale Mission der Vereinten Nationen für die Stabilisierung in Mali (MINUSMA) am 3. Oktober wieder das Ziel einer Reihe von koordinierten Angriffen. Letztere, die den Tod von zwei Friedenssoldaten in Aguelhok in der Region Kidal verursachten, folgten auf diejenigen, denen seit Ende Mai in Sévaré und Boni in der Region Mopti sowie in Nampala in der Region Ségou 18 Menschen zum Opfer fielen. Allein in der Region Mopti haben die Gewalttätigkeiten zwischen verschiedenen Gemeinschaften 24 Tote gefordert und 53 Verletzte zwischen Ende Juni und Anfang September.
© 2016 Le Républicain

1. Interkommunale Konflikte: Fast 100 Tote in Tenenkou und Menaka
Bamako (L’Indicateur du Renouveau) – 5. Mai 2016
Nach dem von OCHA (Amt für die Koordinierung humanitärer Angelegenheiten der UN) in dieser Woche veröffentlichten humanitären Bulletin haben zwei interkommunale Konflikte in der Region Ménaka „den Tod von 67 Menschen und die Vertreibung von etwa 13 000“ anderen verursacht. Die makabre Bilanz wird dadurch auf mehr als 100 Menschen, die in ethnischen Auseinandersetzungen umgekommen sind, gesteigert, wenn man die 30 in den letzten Tagen im Kreis Tenenkou Getöteten hinzufügt.
Die UN-Organisation stellte fest, dass die 2012-Krise die Situation durch die Schwächung der staatlichen Autorität verschlechtert hat. „Das Vorhandensein oder der Einfluss von bewaffneten Gruppen in der Region, die unkontrollierte Verbreitung von Waffen und die Schaffung von bewaffneten Milizen und Bürgerwehren in verschiedenen Gemeindegruppen“ haben auch zum Anstieg des Misstrauens zwischen den Gemeinschaften beigetragen.
Darüber hinaus warnt OCHA, dass Ménaka immer den „Gefahren von Landstreitigkeiten“ zwischen insbesondere Viehzüchtern und Bauern ausgesetzt ist. „Machtkämpfe, Verbrechen und Banditentum, Angriffe von nicht identifizierten bewaffneten Personen und terroristische Handlungen“ sind unter anderem Bedenken der Organisation, die bereits begonnen hat, Aufklärungsaktionen für die Einwohner der Region durchzuführen.
Als neue Region im Rahmen der Umsetzung des Friedensabkommens geschaffen, war die Region von Ménaka im Februar/März die Szene mehrerer interkommunaler Auseinandersetzungen. Aus dem Zentrum des Landes, genauer aus der Region Mopti, werden seitdem weitere gemeinschaftliche Konflikte aus dem Kreis Tenekou gemeldet, Auseinandersetzungen zwischen Peul und Bambara. Somit ist der Terrorismus nicht die einzige Unsicherheitsquelle in Mali.
© 2016 L’Indicateur du Renouveau

2. Die politische Zukunft in Mali: Paradoxien und Kontraste
Bamako (L’Essor) – 3. Mai 2016
L’Essor ist die von der malischen Regierung herausgegebene Tageszeitung
Von Gaoussou Drabo
Ménaka als Gegengewicht zu Kidal, große Herausforderungen gegenüber kleinen Tricks, die Interpellation dem Ultimatum vorgezogen. Widersprüche gibt es zuhauf in unseren News.
Nationale Realitäten ergeben sich öfter aus dem Nebeneinander von Kontrasten als aus der Zusammenstellung von Ähnlichkeiten. Den vorschnellen Verallgemeinerungen, die manchmal versuchen, Unversöhnliches zu vereinen, und der Negation von Nuancierungen muss man die Koexistenz von Paradoxien und von Widersprüchen entgegenstellen können. Dieser Ansatz ergibt sich aus dem elementarsten Realismus und sollte ohne Zögern in der Analyse der Situation eines Landes wie des unsrigen anwendet werden, das ständig wachsam auf das Auftreten von unvorhergesehenen Komplikationen und die Entstehung neuer Tendenzen achten muss. Weder das erste noch das zweite hat grundsätzlich die strategischen Entscheidungen beeinflusst, wie man aus der Krise herauskommt. Sie verändern auch nicht die Basis der vernunftmäßig erworbenen Überzeugungen. Aber sie werfen die Komplexität der Herausforderung wieder auf, und und sie erinnern an die Notwendigkeit einer Kultur der Reaktionsfähigkeit.
Unter dem Blickwinkel von Kontrast und Paradoxie wäre es interessant, die Ereignisse zu analysieren, die in den letzten Wochen im Norden stattgefunden haben. Diese Ereignisse bestätigen die Tendenzen, die sich allmählich und nachhaltig seit der Unterzeichnung des Abkommens für Frieden und Versöhnung entwickelt haben. Sie stellen vor allem die tiefe Sehnsucht nach einer Rückkehr zur Normalität, die von der gesamten Bevölkerung des Nordens ausgedrückt wird, den Berechnungen und Manövern gegenüber, auf die einige Protagonisten der Krise immer noch nicht verzichtet haben. Der sehr starke Wunsch der einfachen Bürger nach Frieden wird sicherlich nicht eine sofortige und vollständige Löschung aller Missverständnisse zwischen den Gemeinschaften, in unerträglichen Spannungszeiten entstanden, mit sich bringen. Er löscht auch nicht den Wunsch nach Gerechtigkeit bei den Opfern der Übergriffe, noch mildert er bei ihnen die Forderung nach Bestrafung der Täter der schlimmsten Auswüchse. Aber er lässt zu, dass die endgültige Behandlung dieser beiden Punkte nicht mehr als wesentliche Voraussetzung für den Beginn eines Dialogs gilt.
So kann man bereits beginnen, die positiven Zeichen zu zählen, die sich im Norden von Mali manifestieren. In dieser Hinsicht bildet das Forum von Ménaka, am Freitag letzter Woche eröffnet, das perfekte Gegenbeispiel zu der Fehlleistung, die das Treffen von Kidal (Forum der CMA Ende März, Ed) war. Die Hauptstadt der neuen Verwaltungsregion hatte das traurige Privileg, der tatsächliche Ausgangspunkt des Aufstands von 1990 gewesen zu sein, um dann zu sehen, wie die in ihre Garnison integrierten Elemente sich ohne Umschweife den Rebellen des 23. Mai anschlossen, die die Urheber des Angriffs auf das Lager in Kidal im Jahr 2006 waren.
– DIE ANTITHESE VON KIDAL –
Aber in der aktuellen Krise ließ Menaka teilweise den ihm anhaftenden unglücklichen Ruf verblassen. Es war der erste wichtige Ort, den die GATIA dem Griff der Koordination der Bewegungen des Azawad (CMA) entziehen konnte. Die Befreiung der Stadt hatte aber auch den Nutzen, die militärischen Grenzen der MNLA aufzuzeigen, die mehrere erfolglose Versuche startete, diese zurückzuerobern.
Die Bevölkerung Menakas hatte auch während der massiven Demonstrationen den durch die UN-Truppen unausgewogenen modus vivendi missbilligt, der die malischen Streitkräfte eingeschränkt und die Menschen unter die Regeln der CMA-Kämpfer gestellt hatte.
Menaka ist, wie Kidal, auch ein so vielfältiges und widersprüchliches Symbol, wie es die Beziehungen zwischen den Ethnien auf seinem Gebiet sind. Aber anders als die Hauptstadt der 8. Region, Kidal, kann die neue regionale Hauptstadt es sich leisten, mit positiven Perspektiven in die Zukunft zu schauen. Sie hat bereits in ihren Annalen einen wichtigen Wendepunkt in der Bewältigung der Folgen der Ereignisse vom 20. Mai 2014 vermerkt. Heute könnte die Stadt eine führende Rolle dabei spielen, Gemeinschaften, die immer unmissverständlich ihre Zugehörigkeit zu Mali zum Ausdruck gebracht hatten, zusammenzubringen; bei der effektiven Rückkehr der Verwaltung einschließlich der Ernennung eines Gouverneurs, in den die Menschen Vertrauen haben; und bei der Schaffung einer konsolidierten Sicherheitstruppe aus FAMas (Malische Streitkräfte) und Elementen der ehemaligen bewaffneten Gruppen.
Menaka ist in vielerlei Hinsicht das Gegenteil von Kidal, einer Stadt, die Kessel der tödlichsten Intrigen und explosivsten Manipulationen wurde. Die Hauptstadt der Ifoghas zahlt gegenwärtig den Tribut aller Zweideutigkeiten, die dort toleriert wurden, und aller Anomalien, die dort gedeihen konnten. Die UN-Truppen hatten die Pflicht, die Ordnung in der Stadt sicherzustellen, und hatte diese Mission schnell aufgegeben, da sie die Blauhelme zwangsläufig zur Konfrontation führte sowohl mit den Kämpfern der Rebellen sowie mit den Eindringlingen von Ansar Dine, die sich jeder Kontrolle entzogen. Darüber hinaus hatten die Friedenstruppen – und auch vor dem 20. Mai 2014 – reichlich bewiesen, dass sie Bewegungen der Menge nicht meistern konnten, selbst nicht die kleineren. Die „Steinigung“ von mehreren Regierungskonvois und die wiederholte Besetzung der Rollbahn, um die Landung der offiziellen malischen Delegationen zu blockieren, hatten keine besonderen Maßnahmen von den internationalen Truppen nach sich gezogen.
Was sich in Kidal am 18. April abspielte, ist leider nur eine Neuauflage – diesmal aber mit tragischem Ausgang – vorheriger organisierter Auswüchse. Wenn man auch noch auf eine weitergehende Untersuchung der Herkunft der tödlichen Schüsse und der von den Organisatoren der Veranstaltung programmierten Gewalt wartet, so kristallieren sich bereits zwei Beobachtungen heraus. Zum ersten geht die MINUSMA endlich deutlich härter gegen Störenfriede vor.
Diese haben umfangreiche Schäden an den Flughafeneinrichtungen verursacht und werden die Hilfslieferungen nach Kidal beträchtlich stören. Die Minusma und ihre Fortsetzung UNICEF haben auch zum ersten Mal die Instrumentalisierung von Kindern angeprangert. Diese Verurteilung kommt ziemlich spät. Die Kinder waren in der Tat in den letzten drei Jahren regelmäßig zu den Vorposten geschickt worden, von Hitzköpfen, deren Absichten, Identität und Verbindungen noch nie in Zweifel standen.
Die zweite Beobachtung betrifft die heftige Reaktion von Barkhane nach dem Tod von drei ihrer Soldaten, allem Anschein nach durch einen Hinterhalt. Die Verhaftungen durch die französischen Kräfte befürworten eine allerseits bekannte Tatsache: die Dschihadisten können sich in Kidal frei bewegen. Was genau ihre Agenten dort tun, ist noch unklar. Aber schon das von den Organisatorinnen der „Protest“-Demonstration eröffnete Schnellfeuer, die Geschwindigkeit, mit denen der Austausch zwischen den von Barkhane Inhaftierten und den angeblich von AQMI gefangen genommenen Geiseln vorgeschlagen wurde, und die mehr als moderate Reaktion der CMA … beleuchten den Grad der Anomalie, die in der Hauptstadt der achten Region herrscht.
Markieren die veränderte Haltung von Barkhane und der Beginn der härteren Gangart der MINUSMA, dass sie dieses Anomalie nicht ewig tolerieren wollen? Wahrscheinlich. Aber das Böse ist so tief in der Stadt eingebettet, die derzeitige Aufteilung der Rollen der verschiedenen Akteure sind so festgefahren, die stillschweigenden Kompromisse haben sich so stark in eine Art Kohabitation verwandelt, dass eine Umkehr der negativen Phänomene und fragwürdigen Bräuche weder sofort noch in der nahen Zukunft zu erhoffen ist. Um es zu wiederholen, die Verlängerung des Status quo gerät zum Nachteil der Menschen selbst. Und welche Übergangsbehörde auch immer installiert wird, vermag sie nicht das Chaos zu beenden, die das System an Ort und Stelle mit sich bringt.
Der Weg zum Frieden im Norden Malis wird noch von anderen Kontrasten gesäumt. AB HIER KEINE WEITERE KORREKTUR DER AUTOMATISCHEN ÜBERSETZUNG. Pardon. Wie zum Beispiel, dass etablierte die Lücke zwischen den großen Herausforderungen und kleinen Tricks. Fügen Sie Speicher für die Streitigkeiten, die nie die MNLA und aufgezeichnet noch eine weitere Episode mit dem Rücktritt von Moussa Ag Assarid seine Bewegung repräsentativ für Europa zu schütteln beenden. Allerdings ist es nicht erforderlich, übermäßig zu verweilen auf die neuen Medien eine Persönlichkeit zu bewegen, die etwa ohne ausdrückliche oder neu noch erhebliche gesprochen werden verwaltet. Aber nicht erkennen, wahrscheinlich das Spiel, dass die Praxis von dieser Zeit ging und nicht das Gefühl gehabt zu haben, den Zug der Geschichte zu nehmen, wird es ausgesetzt dauerhaft verankert bleiben.
Durch die Nachteile, Diebstahl von militärischen Waffen in bestimmten Strukturen von FAMAS und Weiterverkauf an Gruppenleiter erinnert leider, dass wir nicht übersehen, müssen, was den Abschaum der großen Unternehmen ausmacht. Wie wir bereits in einer früheren Kolumne, der Identifikationsprozess ehemaliger Kämpfer der verschiedenen Bewegungen führen zu einem verabscheuungswürdigen Geschäft erwähnt. Verachtenswert, weil er die Verwundbarkeit der arbeitslosen Jugendlichen Reiten und in der Tat die Opfer eines fairen Illusionen. Wie verächtlich, weil es zu der Verwirrung Verzweiflung Hunderter enttäuscht unweigerlich hinzufügen.
– Ein aufgeblasenes Portfolio –
Zu Anfang diesen Monats (Mai) werden die Kontraste auch an der sozialen Front erkennbar. Während die wichtigsten Akteure in der Öffentlichkeit gewählt hatte, während der Rekonvaleszenz des Präsidenten einen Dämpfer auf, ihre Aktivitäten zu setzen, hatten die Arbeitergewerkschaftsbund von Mali seine friedlichen Marsch in der Mitte der letzten Woche geplant beibehalten. Am Ende war das Ergebnis deutlich weg von dem Hype, der das Ereignis voraus. CSTM und Assoziationen, die sie begleitet sind in der Tat in den Fehler fallen sehr oft die Proteste begehen in die wirkliche Stimmung des Landes zu verkennen und überschätzen die Legitimität genießen sie in den Köpfen der Bürger bedeutet.
Das soziale Klima ist eigentlich schwer aufgrund einer schlechten wirtschaftlichen Bedingungen, Stromausfälle und Wasserentzug wiegen manchmal unerträglich auf das Leben von Bamako und verärgerten Interessen bilden unerwartet lokalisierte Warnungen, die neueste Wesen Kurz Streik der Privatschule Veranstalter. Aber der Bund fehlt die Fähigkeit, große unerfüllte Quoten unter ihrem Banner zu gewinnen. Sie haben sich gewöhnt, ihren eigenen Kampf zu organisieren, anstatt lassen Sie es von einem externen Lautsprecher gesammelt oder ihre Ursache in einem umfassenden Paket im Anhang zu sehen.
CSTM macht eine Vielzahl von oft kleinere Ursachen Schwaden. Welche bläht sein Portfolio von Forderungen (drei neue Punkte wurden nach zB Wandern hinzugefügt), aber macht es schwierig, wegen der vielfältigen Natur der Aufzeichnungen mit Regierungs Kollegen zu beschäftigen. Die Taktik des Bundes ist, dass der UNTM gegenüber, die durch ihre Fähigkeit gestärkt zu mobilisieren, während der letzten Streiks zurückgewonnen und zu verbreiten, die Verwendung des ewigen Ultimaten zu vermeiden. Aber die Anlage, die bald wird die Umsetzung des Abkommens mit der Regierung im Oktober 2014 unterzeichnet überprüfen, nicht berauben uns mittlerweile sein Recht, die Behörden in Frage zu stellen. Sie spürte seinen Ehrgeiz das öffentliche Leben zu beeinflussen, indem sie Themen wie die Politisierung von Terminen in der Verwaltung oder Schwierigkeiten bei der Umsetzung des Abkommens für Frieden und Versöhnung evozieren. Zwei Themen, die mit den Lambda-Malier mitschwingen.
Die Nachricht ist nicht gierig oder nicht evakuiert Sorgen noch die Gewissheiten Anfragen. Beruhigen Sie die erste kann manchmal eine unbefristete Verlängerung ähneln, vor allem in Bezug auf die Verwaltung der Sicherheit unerlässlich und wiederzuerlangen Stabilität. Antwort angemessen Sekunden möglich, während auf einer Linie grundsätzlich verbleibenden wiederholt konsequent. Dies ist der einzige Weg, um unsere Paradoxien und unsere Gegensätze zu verwalten. Ohne ertragen. Ohne durch sie behindert zu werden.
© 2016 L’Essor

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Ein Gedanke zu “DIE NEUE REGION MENAKA LEIDET UNTER DER FORTWÄHRENDEN UNSICHERHEIT – Ménaka, toute nouvelle région, en proie à l’insécurité persistante

  1. Ténenkou : ELEVEURS ET AGRICULTEURS SCELLENT LA PAIX
    Bamako (L’Essor) – 29/07/2016
    Par Moussa Dembélé, AMAP Ténenkou
    Une nouvelle rencontre dite de la dernière chance de dialogue intercommunautaire a été organisée le 25 juillet dernier dans les locaux de l’école publique de Dioura par la commission de réconciliation de la commune rurale de Kareri avec le soutien du gouvernement et du collectif des députés de la région de Mopti. La rencontre s’est tenue sous la présidence du préfet de cercle, Bécaye Kanambaye.
    Etaient présents, le député Abderrahmane Niang, président du collectif des députés de la région de Mopti, élu à Ténenkou, le maire de Nampala, les élus, les chefs de villages et des personnes ressources de la commune rurale de Kareri, les leaders communautaires peuls, bambaras, tamasheqs et ceux de la commune de Ténenkou, le chef de village et les éleveurs de la coopérative de Ténenkou, les Dioros du Macina (responsables coutumiers de la transhumance) du cercle Tenenkou, de Nampala, une délégation du cercle de Macina.
    La rencontre visait particulièrement à faire la promotion de la paix entre frères de l’arrondissement de Dioura, du Macina et du Nampalari en préservant les différents acquis issus des rencontres précédentes sur la paix pour un vivre ensemble serein. Les organisateurs entendaient aussi favoriser une transhumance paisible des animaux pendant la saison 2015-2016, développer des synergies d’actions pour mettre fin aux différents affrontements communautaires, aux différentes attaques terroristes sporadiques souvent avec morts d’hommes. Il s’agissait également de mener une croisade pour mettre fin aux vols massifs des bœufs de labour, des ovins et caprins dans la zone, au banditisme et aux braquages sur les routes.
    Les pasteurs ont remercié les organisateurs de la rencontre et leurs frères agriculteurs de Kareri. Ils ont souligné la nécessité d’aller à la paix d’une manière sincère en oubliant le passé douloureux et en s’orientant sereinement vers un avenir porteur d’espoir pour tous.
    Les agriculteurs, pour leur part, ont remercié la délégation des éleveurs pour avoir accepté cette rencontre fraternelle importante pour la paix et la concorde.
    Eleveurs et agriculteurs ont, à l’unisson, dénoncé les attaques terroristes et les vols du bétail par les hommes armés. Ils ont constaté également, avec regret, le non respect intégral des résolutions issues des rencontres des 7, 8, 9 et 10 mai 2016 à Dioura et celles du forum des 2 et 3 juin 2016 à Niono sur la paix définitive et le vivre ensemble.
    Les participants ont renouvelé également leur attachement aux engagements pris lors du forum de Niono. Ils ont pris la résolution que dorénavant aucune hostilité ne sera ouverte de leur part contre les personnes et de leurs biens. Le maire de Nampala a particulièrement insisté sur la nécessité d’instaurer la paix, l’unité et la fraternité entre éleveurs et agriculteurs qui, selon lui, sont condamnés à cohabiter.
    Son appel semble avoir été entendu. Car la rencontre a décidé qu’il était nécessaire de favoriser la transhumance paisible dans le Kareri et ailleurs, assurer la perpétuation des travaux champêtres en toute quiétude, créer des commissions de renseignement et de recherches des animaux volés dans les localités du Macina et du Nampalari. Il a été jugé bon aussi de créer les conditions pour le retour définitif des déplacés des évènements de Malémana et faire une requête auprès des autorités compétentes de la justice pour leur clémence afin que les 12 suspects, qui restent détenus sur les 34 personnes interpellées suite aux évènements de Malémana, recouvrent la liberté.
    A la clôture des travaux, le député Abderrahmane Niang a beaucoup insisté sur la paix qui est, selon lui, un gage de tout développement. Il a invité les populations locales à la cohésion sociale, à tourner définitivement la page des affrontements pour penser à l’avenir du cercle et celui de la région. « Nous sommes condamnés à vivre ensemble. Créons les conditions de ce vivre ensemble car nous sommes liés par le sang et l’histoire, fils d’un même pays, le Maliba un et indivisible », a-t-il conclu.
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