RETURN TO SENDER! KAMPAGNE BEENDET – DirtyDiesel: la campagne porte ses fruits

Wie erfolgreich das für die afrikanischen Verbraucher wird, muss sich erst noch zeigen…Zumindest haben Nigeria und Ghana Maßnahmen angekündigt.

1. Erfolg für DirtyDiesel-Kampagne
Public Eye – nov 2016
Die Kampagne DirtyDiesel wurde im November 2016 mit der Übergabe von 19071 Unterschriften an Trafigura beendet – mit grossem Erfolg: Dank des internationalen Medienechos konnten wir ein Bewusstsein für dieses bisher kaum bekannte, illegitime Geschäftsmodell wecken.
2. « In einigen afrikanischen Ländern tötet die Umweltvergiftung mehr Menschen als die hauptsächlichen Krankheiten »
Le Temps (Schweiz) – 2016.07.11
Ein Behälter mit vergifteter Luft aus Ghana kam am Montagmorgen vor dem Hauptsitz von Trafigura in Genf an.

DEUTSCH WEITER JEW. UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

MORE in MALI-INFORMATIONEN 04.10.2016
=> RETURN TO SENDER! DIE GRÄSSLICHE GESCHICHTE DER VERGIFTETEN ABGASE UND WIE SIE ZU BEKÄMPFEN SIND – L’histoire affreuse des carburants sulfureux et comment les éviter (PETITION)

1. Retour à l’expéditeur: Public Eye remet à Trafigura l’air pollué du Ghana

Published on Nov 9, 2016
Un conteneur rempli d’air pollué de la capitale ghanéenne, Accra, livré aux bureaux de la société de négoce Trafigura: par ce «Retour à l’expéditeur» symbolique, Public Eye et ses partenaires africains ont dénoncé les pratiques illégitimes des négociants en matières premières qui profitent de la faiblesse des réglementations en vigueur en Afrique pour produire et vendre des carburants toxiques. Au rythme des percussions africaines, Public Eye a invité le géant du négoce à faire face à ses responsabilités.

Plus d’info sur http://www.publiceye.ch/dirtydiesel

La campagne porte ses fruits
Public eye
C’est au rythme des percussions africaines que notre campagne « Retour à l’expéditeur » s’est achevée le 7 novembre 2016 à Genève : Public Eye a livré aux bureaux de la société le conteneur rempli d’air pollué d’Accra, avec près de 20 000 signatures. Même si la société genevoise a accepté de recevoir la pétition, elle continue de se cacher derrière le respect des lois en vigueur dans les pays où elle opère – tout comme Vitol, Addax & Oryx, Mercuria et Glencore, également concernées par les révélations de notre enquête.

Si les sociétés suisses refusent d’assumer leurs responsabilités, la campagne menée par Public Eye et ses partenaires africains a provoqué de vives réactions dans de nombreux pays, et des changements politiques sont déjà en marche. Sous la pression de l’opinion publique, le gouvernement ghanéen a annoncé en novembre 2016 l’adoption de normes plus strictes : dès mars 2017, la teneur en soufre autorisée pour le diesel importé sera réduite de 3000 à 50 parties par million (ppm), soit une teneur proche de la norme européenne (10 ppm). Cette décision essentielle a ouvert la voie aux autres gouvernements d’Afrique de l’Ouest : réunis en décembre 2016 au Nigeria afin d’empoigner cette question, les gouvernements du Nigéria, du Togo, du Bénin et de Côte d’Ivoire ont également décidé de réduire la teneur en soufre autorisée à 50 ppm, dès juillet 2017. Dans la zone ARA (Amsterdam-Rotterdam-Anvers), où la « qualité africaine » est principalement produite, l’affaire a aussi fait scandale. Le Conseil municipal d’Amsterdam a décidé d’interdire la production et l’exportation, depuis le port d’Amsterdam, de carburants présentant des teneurs en substances toxiques plus élevées que ne l’autorisent les normes européennes.
Engagez-vous à nos côtés
Avec ses partenaires africains, Public Eye poursuivra son combat contre les carburants toxiques. Les sociétés qui fabriquent et vendent ces produits dangereux, les Etats exportateurs et les gouvernements des pays concernés doivent agir sans tarder afin de garantir le respect du droit à la santé des populations.

1. Erfolg für DirtyDiesel-Kampagne
Public Eye
Die Kampagne DirtyDiesel wurde im November 2016 mit der Übergabe von 19071 Unterschriften an Trafigura beendet – mit grossem Erfolg: Dank des internationalen Medienechos konnten wir ein Bewusstsein für dieses bisher kaum bekannte, illegitime Geschäftsmodell wecken. Und obwohl Trafigura und andere Schweizer Rohstoffhändler ihre Verantwortung weiterhin nicht wahrnehmen, haben die politischen Behörden verschiedener afrikanischer Länder bereits auf die Veröffentlichung des Berichts reagiert. Ghanas Regierung hat im November 2016 den nationalen Schwefelstandard nach starken Protesten und der internationalen Medienöffentlichkeit massiv verbessert. Sie hat den staatlich erlaubten Schwefelgehalt für Dieselimporte per März 2017 von 3000 ppm (parts per million = Millionstel) auf 50 ppm gesenkt. Der europäische Standard beträgt 10 ppm. Im Dezember folgten auf einer Konferenz in Abuja fünf weitere westafrikanische Staaten: Nigeria (der mit Abstand grösste Treibstoffmarkt Afrikas), Benin, die Elfenbeinküste, Ghana, und Togo senkten ihre Standards ebenfalls auf 50ppm. Es ist deshalb davon auszugehen, dass weitere westafrikanische Länder folgen werden.

MALI muss folgen!!

Auch in der ARA-Region (Amsterdam-Rotterdam-Antwerpen), wo die „African Quality“ hauptsächlich produziert wird, hat der „Dirty Diesel“-Report einen politischen Prozess in Gang gesetzt. So hat der Amsterdamer Stadtrat beschlossen, die Produktion und den Export von DirtyDiesel im Amsterdamer Hafen zu verbieten.
Engagieren Sie sich mit uns!
Gemeinsam mit seinen afrikanischen Partnern wird Public Eye weiter gegen den Import und Vertrieb toxischer Treibstoffe kämpfen. Die von den skandalösen Doppelstandards profitierenden Rohstoffunternehmen wie auch die Regierungen der produzierenden und importierenden Länder müssen umgehend handeln, damit das Recht auf Gesundheit der betroffenen Bevölkerung endlich gewährleistet wird.

2. «Dans certains pays d’Afrique, la pollution tue davantage que les principales maladies»
Le Temps (Suisse) – 07.11.2016
Par Sébastien Dubas
Un conteneur rempli d’air pollué du Ghana est arrivé lundi matin devant le siège de Trafigura à Genève. Instigatrice de cet événement choc, l’ONG suisse Public Eye (ex-Déclaration de Berne) en a profité pour remettre au géant du négoce une pétition de 19 071 signatures demandant l’arrêt de la production et de la vente en Afrique de carburants à haute teneur en soufre, néfastes pour la santé et non conformes au standard européen. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la campagne «Dirty Diesel» lancée le 15 septembre. Marc Guéniat, l’un de ses auteurs, en profite pour rappeler le rôle prépondérant des traders genevois dans ce commerce de produits toxiques allant des pays du nord vers le sud.
Le Temps: Votre campagne «Dirty Diesel» a eu un impact médiatique sans précédent, dans des pays du monde entier. Comment l’expliquez-vous?
Marc Guéniat:
C’est la plus grande enquête que nous ayons jamais réalisée, avec quatre personnes mobilisées sur trois ans et huit pays africains visités. Le public s’est tout de suite rendu compte du côté scandaleux de ce commerce de carburants sales. Le timing était favorable, avec la publication, ces derniers mois, de rapports de l’OMS et d’autres instances tirant la sonnette d’alarme sur la pollution de l’air dans les pays en développement. Ce n’est pas qu’un problème de riches. Dans certains pays d’Afrique, la pollution tue davantage que les principales maladies infectieuses.
La campagne a-t-elle déjà eu des effets concrets?
– Le bilan est positif. La situation a évolué très rapidement au Ghana, l’un des pays cibles de notre campagne. Car celle-ci vise aussi à sensibiliser les gouvernements africains pour qu’ils revoient leurs standards en matière de carburant. Sous la pression de l’opinion publique, les autorités ghanéennes ont décidé la semaine dernière de réduire la teneur légale en soufre dans le diesel importé à 50 parties par millions (ppm) à partir du mois de mars, contre 3000 aujourd’hui. Et contre 10 ppm en Europe. Avec cette décision spectaculaire, le Ghana s’aligne sur cinq pays d’Afrique de l’Est qui avaient déjà pris une telle mesure en janvier 2015, sans que cela n’entraîne une hausse des prix à la pompe.
D’autres vont-ils suivre l’exemple?
– Le Ghana a plusieurs avantages: il est relativement transparent en matière de gouvernance, l’ONG avec laquelle nous avons collaboré sur place, l’Africa Center for Energy Policy, est un acteur très écouté et, enfin, c’est un pays côtier qui importe une bonne partie de son carburant. Nous avions donc bon espoir, sans escompter un changement aussi rapide. Cela étant dit, la publication de notre rapport a soulevé des débats partout en Afrique, même dans certains pays où nous n’avons pas fait campagne. Au Sénégal, par exemple, une plainte pénale a été déposée contre l’État, accusé d’avoir failli à ses devoirs de protection des citoyens.
Plus près de chez nous, en Europe, y a-t-il eu des répercussions?
– Oui. Le parlement des Pays-Bas, d’où partent beaucoup de tankers chargés de carburants toxiques, a adressé des questions à la ministre du commerce internationale, qui a qualifié de «pur scandale» les pratiques des négociants. Elle devrait y répondre cette semaine. A Amsterdam, cinq grands partis politiques souhaitent instaurer un code de conduite à l’intention des propriétaires de cuves de stockage et interdire la production et l’exportation de la «qualité africaine». L’idée est d’appliquer aux Pays-Bas les critères de la Convention de Bamako, à laquelle sont liés les Etats africains, qui interdit aux Etats d’exporter des produits manufacturés qui sont proscrits chez eux.
Qu’en est-il en Suisse?
– Pas grand-chose. Avec d’autres, la conseillère nationale verte Lisa Mazzone a déposé une interpellation auprès du Conseil fédéral mais ce dernier n’a pas encore répondu. Quant aux négociants, ils se cachent derrière le respect des lois dans les pays où ils opèrent respectent les lois et argumentent qu’il revient aux Etats africains de faire évoluer leur réglementation. Plutôt léger pour des traders qui mettent en avant leur responsabilité sociale et vantent la qualité de leurs produits. Ce qui nous a encore plus surpris, c’est la lettre contenant des erreurs, qu’ils ont envoyée aux médias par l’intermédiaire de l’Association des raffineurs africains, avant même la publication de notre rapport.
C’est-à-dire?
– Ils affirment par exemple qu’il ne sert à rien d’améliorer la qualité d’un carburant si celui-ci est utilisé par de vieilles voitures, comme c’est souvent le cas en Afrique. C’est parfaitement faux: de nombreuses études scientifiques ont démontré qu’une réduction du nombre de la teneur en soufre avait des effets immédiats sur la qualité de l’air, quel que soit l’âge des véhicules.
Quelle suite allez-vous donner à cette campagne?
– La collaboration extrêmement positive avec nos partenaires africains va se poursuivre. Nous allons soutenir leurs efforts de lobbying envers leurs gouvernements pour un renforcement des standards. Et continuer de plaider en Suisse pour davantage de régulation, car le scandale Dirty Diesel et la réaction des sociétés montrent bien qu’elles ne sont disposées à agir que sous la contrainte de réglementations plus fortes.

Trafigura dénonce un «coup médiatique»

Dans un communiqué publié lundi après-midi, Trafigura prend acte du «coup médiatique» organisé devant ses fenêtres. L’un de ses responsables est d’ailleurs descendu recevoir la pétition en mains propres. Si la société de négoce dit comprendre la volonté d’attirer l’attention du public sur la question du carburant en Afrique, elle regrette néanmoins une demande «mal adressée».
Selon Trafigura, Public Eye ferait mieux d’engager des discussions avec les gouvernements concernés. «La pollution dans les villes africaines est un enjeu mondial qui requiert une approche intergouvernementale coordonnée et qui nécessite, avant tout, le soutien des gouvernements africains qui définissent les normes en matière de carburant», explique-t-elle.
Elle précise enfin qu’une démarche «responsable» pour un fournisseur de carburant en Afrique consiste à participer aux discussions portant sur la manière dont cet objectif peut être atteint. «C’est la raison pour laquelle nous avons activement soulevé le problème auprès des gouvernements africains, de la Commission européenne et de l’OCDE, en plaidant pour des mesures multilatérales appropriées», conclut-elle.
© 2016 letemps.ch

2. « In bestimmten afrikanischen Ländern tötet die Umweltvergiftung mehr Menschen als die hauptsächlichen Krankheiten »
Le Temps (Schweiz) – 2016.07.11
Von Sébastien Dubas
Ein Behälter mit vergifteter Luft aus Ghana kam am Montagmorgen vor dem Hauptsitz von Trafigura in Genf an. Anstifter dieser Schockveranstaltung war die Schweizer NGO Public Eye . Sie übergab dabei dem Handelsriesen eine Petition von 19.071 Unterschriften, die ein Ende der Produktion von Kraftstoffen mit zu hohem Schwefelgehalt und dessen Verkaufs in Afrika forderten. Diese Produkte sind enorm schädlich für die Gesundheit und entsprechen nicht den europäischen Standards.
Marc Guéniat, einer der Autoren, erinnert im Interview an die wichtige Rolle der Genfer Händler im Handel von Giftstoffen, die aus dem nördlichen Ländern in Süden geliefert.
Le Temps: Ihre „Dirty Diesel“ Kampagne hatte eine beispiellose Auswirkung in den Medien von Ländern auf der ganzen Welt. Wie erklären Sie sich das?
Marc Guéniat: Dies ist die größte Umfrage wir je gemacht haben, mit vier Menschen arbeiteten mehr als drei Jahre daran und besuchten acht afrikanische Länder. Die Öffentlichkeit hat sofort die skandalöse Seite dieses Handels mit den schmutzigen Brennstoffen realisiert.
(…)
© 2016 letemps.ch

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