KURZER PROZESS FÜR DEN SHERIFF VON TIMBUKTU – L’ancien „shérif“ islamique de Tombouctou, condamné à 9 ans par la CPI

1. Kurzer Prozess für Malis Kulturerbe-Killer
Deutsche Welle – 27.09.2016
Der Internationale Strafgerichtshof hat Ahmad Al Faqi Al Mahdi wegen Kriegsverbrechen verurteilt. Zum ersten Mal hat er damit die Zerstörung von Weltkulturerbe geahndet. Ein Meilenstein – aber nicht für die Malier.
2. Kommentar: Weltgericht ahndet Kulturfrevel von Timbuktu
Deutsche Welle – 28.09.2016
Im grauen Anzug, mit Brille auf der Nase, die langen, pechschwarzen Haare zurückgekämmt – so saß Ahmad Al Faqi al Mahdi im Gerichtssaal. Dabei wirkte er eher wie ein Gelehrter als ein Krieger. Aber das war längst nicht das Besondere am Timbuktu-Prozess.
3. Al Faqi Al Mahdi, der ehemalige islamische „Sheriff“ von Timbuktu, vom IStGH verurteilt
AFP – 27/09/2016 14:30
Von Serge DANIEL (Portrait)
Er widmete sich seit seiner frühesten Jugendzeit dem Studium des Korans. Der malische Tuareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi, am Dienstag vom Internationalen Strafgerichtshof für die Zerstörung der Mausoleen in Timbuktu zu neun Jahren Gefängnis verurteilt, verkörperte die neue dschihadistische Ordnung im Norden Malis im Jahr 2012.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM LETZTEN FOTO

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=> MENSCHENRECHTSORGANISATIONEN FORDERN: KEINE STRAFFREIHEIT FÜR DIE ANDEREN KRIEGSVERBRECHER – Les vrais responsables des exactions commises dans le Nord ne sont pas interpellés – 31.08.2016 in MALI-INFORMATIONEN

1. CPI: Tombouctou, prête au pardon, a soif de justice
AFP – 25.09.2016 à 19:00
Par Sébastien RIEUSSEC
Depuis quelques mois, les fidèles en quête de la protection des saints patrons de Tombouctou se pressent de nouveau au cimetière des „trois saints“. La ville malienne légendaire aux mausolées patiemment restaurés est prête à pardonner aux responsables de leur destruction, mais désespère d’obtenir justice.
Un de ces jihadistes qui dictaient leur loi dans le nord du Mali en 2012, le Touareg malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, est actuellement jugé par la Cour pénale internationale (CPI), dont le verdict est attendu mardi.

Deux hommes devant les portes d'une mosquée du 15e siècle endommagée par des jihadistes, le 19 septembre 2016 à Tombouctou

Foto (c) AFP/SEBASTIEN RIEUSSEC: Deux hommes devant les portes d’une mosquée du 15e siècle endommagée par des jihadistes, le 19 septembre 2016 à Tombouctou
Zwei Männer vor den Toren einer restaurierten Moschee in Timbuktu aus dem 15. Jh., die von den Dschihadisten beschädigt worden war – die Wunden in der Gesellschaft bleiben

Poursuivi pour la destruction de neuf mausolées et d’une porte de la mosquée de Sidi Yahia, monuments inscrits au Patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, Ahmad Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable et demandé pardon.
„Je le connais bien“, raconte à l’AFP Youba Maïga, un bijoutier, témoin du saccage de la porte de Sidi Yahia, qui se souvient l’avoir souvent vu passer dans cette rue, lorsqu’il dirigeait la „hisbah“, la brigade islamique des mœurs instituée par les jihadistes.
„On a même parlé une fois: ils ont dit qu’ils étaient venus uniquement pour la charia, pour que la charia soit appliquée. Moi j’ai dit: +Avant de le faire, il faut demander à tout le monde+“, ajoute-t-il.
„S’il a demandé pardon, on va l’accepter car nous sommes croyants, on va lui pardonner, ça n’est pas un problème“, assure Youba Maïga. „On veut seulement que la paix vienne et que justice soit faite, c’est tout“.
Le président du conseil communal de la jeunesse de Tombouctou, Salah Maïga, se rappelle également avoir vu quotidiennement Ahmad Al Faqi Al Mahdi, sans jamais avoir de lien avec lui.
„On était là avec des barbares, des gens sans loi, sans croyance, qui se réclament de l’islam“, accuse-t-il, affirmant attendre de la CPI „un procès juste, de quelqu’un qui a détruit quelque chose qui appartient à l’humanité toute entière“.
„Le pardon, quand on le demande, pour tout musulman c’est normal de l’accepter, quel que soit le mal qu’il ait eu à te faire. On est prêts à accepter son pardon et on est prêts à lui pardonner“, assure-t-il lui aussi.
– ‚Maillon faible‘ –
El-Boukhari Ben Essayouti, expert culturel et chef de la Mission culturelle de Tombouctou qui a piloté le projet de réhabilitation des sites conduit par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), insiste, au-delà de l’importance de la peine de prison qui sera prononcée, sur la „dimension pédagogique, didactique“ du procès.
„Il faut que le procès serve à quelque chose, que cela puisse signifier à tous qu’au même titre qu’on ne peut pas tuer impunément un être humain, on ne peut pas détruire impunément un sanctuaire du Patrimoine mondial“, explique-t-il.
Mais à travers le pays, beaucoup de Maliens craignent que ce procès ne reste un cas aussi symbolique qu’isolé et que l’exigence de justice ne soit sacrifiée à une réconciliation nationale encore fuyante.
„Nous pensons qu’il faut faire un exemple, même si cette personne qui est jugée peut représenter aux yeux de certains un unique et faible maillon de toute une chaîne de prédateurs, de criminels“, reconnaît Ismaïla Samba Traoré, écrivain et éditeur de Bamako, la capitale, membre d’un collectif d’auteurs qui avaient dénoncé en 2012 la destruction des mausolées comme un crime de guerre.
„Il y a des criminels qui courent toujours, qui ont les mains pleines de sang. Il y a eu énormément de violences pendant cette crise. Et donc, quelque part, énormément de victimes sont en train d’attendre un résultat qui fasse justice“, poursuit-il.
Signe des tensions persistantes dans le pays, un écrivain de Tombouctou qualifiant Al Faqi Al Mahdi de „menu fretin“ préfère garder l’anonymat par crainte de représailles.
„C’est bon qu’il y ait la justice. Mais il ne faut pas que cela crée des injustices: on tape les plus faibles, on laisse les plus forts“, déplore-t-il, avant d’ajouter: „les vrais responsables courent toujours“.
© 2016 AFP

2. Opinion: The Timbuktu destruction trial was groundbreaking
Deutsche Welle – 27.09.2016
By Stefan Dege
A landmark decision.
Ahmad al-Faqi Al-Mahdi appeared in the courtroom wearing a grey suit and serious glasses; his jet-black hair was combed back. He looked more like a scholar than a warrior.
Yet that wasn’t what made the Timbuktu destruction trial so particular. For the first time, an Islamic extremist was prosecuted by the International Criminal Court (ICC). It was also the first time The Hague’s ICC dealt with the destruction of cultural heritage. That’s what made the case unprecedented: For the first time, the ICC was recognizing destruction of cultural heritage as a war crime.
Al-Mahdi led the Islamic moral police in Timbuktu, Mali, while it was controlled by armed Islamists from April 2012 to January 2013. From June 30 to July 11, 2012, he organized and led the destruction of historical buildings in this city that has been an African center of international culture and learning since the Middle Ages. Among the razed monuments were 16 famous mausoleums.
Guilty plea from the start
Al-Mahdi pleaded guilty at the beginning of the trial – another first at the ICC. This facilitated the judges‘ work; it took them less time than usual to issue a verdict. The sentence of nine years was not surprising.
After all, the Timbuktu trial aims to be exemplary for so many other cases. Recent destruction of cultural heritage includes the monumental Buddhas of Bamiyan, dynamited by the Taliban, and the ancient city of Palmyra in Syria, destroyed by „Islamic State“ militants.
Those who destroy cultural heritage shall be tried on an international level. Those who, like Ahmad Al-Mahdi and his group of religious extremists, destroy sacred Islamic monuments shall not stay unpunished.
The Taliban destroyed the Buddha statues because they considered them „blasphemous idols.“ In Timbuktu, Islamist extremists destroyed sites bearing testament to the great Islamic period of the 16th and 17th centuries as they felt these monuments did not comply with their interpretation of an originally „pure“ Islam, which they aimed to reestablish.
Cultural heritage belongs to everyone
The ICC’s verdict in The Hague has demonstrated that cultural heritage belongs to all humankind. Those who destroy it are committing war crimes. Impunity needs to end.
Hopefully this message will also reach Syria. However, the situation there is already lost. Even if it wanted to, the ICC would have little impact in the war-torn country. Syria is not a member of the United Nations; the UN’s international institutions are powerless in this case. The UN Security Council is a toothless tiger, as the conflict surrounding the bombing of Aleppo has demonstrated.
Justifying the Timbuktu case was an article of the ICC stating that „intentionally directing attacks against buildings dedicated to religion, education, art, science or charitable purposes, historic monuments, hospitals and places where the sick and wounded are collected“ constitutes a war crime. This applies to what the Assad government has been doing for years.
The trial and the verdict from The Hague offer hope, but it is still unclear how this case will resonate around the world.
© 2016 dw.com/en

3. Al Faqi Al Mahdi, l’ancien „shérif“ islamique de Tombouctou, condamné par la CPI
AFP – 27.09.2016 à 14:30
Par Serge DANIEL
Versé depuis son plus jeune âge dans l’étude du Coran, le Touareg malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, condamné mardi à neuf ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour la destruction de mausolées à Tombouctou, a incarné le nouvel ordre jihadiste imposé dans le nord du Mali en 2012.

cup-com-hk-220816ahmad-al-faqi-al-mahdi-appears-at-the-international-criminal-court-in-the-hague-on-monday

Foto (c) cup.com.hk: Ahmad Al Faqi Al Mahdi, un leader jihadiste du Mali dans la Cour pénale internationale à La Haye, le 22 août 2016
Ahmad Al Faqi Al Mahdi, Dschihadistenführer vor dem IStGH in Den Haag

Né il y a une quarantaine d’années dans la tribu maraboutique des Kel Ansar, à Agoune, à 100 km à l’ouest de Tombouctou, cet homme barbu à l’abondante chevelure bouclée, décrit comme réservé, voire introverti, a été le maître d’oeuvre de la démolition de ces monuments classés au Patrimoine mondial de l’humanité.
En costume gris, chemise blanche et cravate rayée, il a écouté attentivement, hochant de temps en temps la tête, la lecture du jugement de la CPI mardi à La Haye (Pays-Bas), qui l’a condamné à l’unanimité pour la destruction en 2012 de neuf des mausolées de Tombouctou et de la porte de la mosquée Sidi Yahia.
La CPI a néanmoins reconnu des circonstances atténuantes à ce jihadiste malien, qui avait plaidé coupable et demandé pardon à l’ouverture du procès le 22 août, „plein de remords et de regrets“, demandant à ses compatriotes de le considérer comme „un fils égaré“.
Diplômé de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tombouctou, ancien fonctionnaire de l’Education malienne qui a vécu en Libye et en Arabie saoudite, il a fréquenté très tôt l’école coranique.
„Parmi les 82 élèves de la madrassa, Ahmad avait de loin la mémoire la plus phénoménale. Il avait tout le Coran dans la tête“, se souvient El Hadj Mohamed Coulibaly, son ancien maître d’école coranique dans les années 1980 à Nara, dans la région de Koulikoro (ouest).
„On ne pouvait pas le coller ni le prendre en défaut“, raconte à l’AFP M. Coulibaly, aujourd’hui imam d’une petite mosquée de la périphérie de Bamako.
– La carotte et le bâton –
Un moment directeur d’école à Douentza (centre-nord), Ahmad Al Faqi Al Mahdi est de retour à Tombouctou peu avant l’entrée des jihadistes en avril 2012.
A cette époque, „chargé des affaires religieuses“ au sein de la représentation locale de l’Association des jeunes musulmans du Mali (AJMM), il fait figure de „gardien du temple“, intransigeant sur les principes et prônant ouvertement l’application de la charia.
Il côtoie alors Sanda Ould Boumama, qui deviendra porte-parole d’Ansar Dine, un groupe jihadiste majoritairement touareg. Père de trois garçons, il est marié à la nièce de Houka Ag Alfousseyni, juge islamique de la ville, un appui qui favorisera son ascension après l’avènement des jihadistes.
Il se rapproche des nouveaux maîtres de Tombouctou, dont il devient l’idéologue, et le chef de la hisbah, la brigade islamique des moeurs qu’il met en place en avril 2012. Il rejoint alors les rangs d’Ansar Dine.
„M. Al Mahdi a d’abord attiré l’attention des groupes armés en raison de sa réputation d’érudit religieux“, soulignait en mars un des procureurs de la CPI. „Il était populaire dans sa communauté, ce qui lui permettait d’en convaincre les membres de se rallier à leur cause“.
A la tête de sa brigade, „il utilisait la carotte et le bâton. Il pouvait brutalement fermer des boutiques pour obliger les gens à se rendre à la mosquée“, notamment le vendredi, témoigne un religieux de Tombouctou sous couvert d’anonymat.
Moralisateur, Ahmad Al Faqi Al Mahdi n’a pas hésité, selon des témoins, à fouetter lui-même des femmes qu’il jugeait „impures“. A contrario, il lui est arrivé de réunir des fumeurs pour les convaincre de renoncer à leur addiction, plutôt que de les flageller séance tenante, selon le même religieux.
Il avait un côté „shérif de la ville“, résume un élu local, selon lequel il se prenait parfois pour „le chef des imams“ de Tombouctou.
En 2012, l’ancien enseignant expliquait à un journaliste de l’AFP qu’il avait brièvement reçu à Tombouctou que son rôle était de „justifier toutes les décisions appliquées au nom de la charia, au nom du Coran“, jugeant „absolument normal de couper la main d’un voleur“.
„Le Prophète a dit de casser les mausolées parce que tous les gens sont égaux et donc, dans un cimetière, une tombe ne doit pas être plus élevée qu’une autre“, avait–il affirmé, entouré de combattants armés jusqu’aux dents.
Mais au cours du procès, il a affiché une repentance totale. „C’est mon espoir que les années que je vais passer en prison me permettront de me purger des esprits diaboliques qui avaient pris possession de ma personne“, avait-il déclaré.
© 2016 AFP
Si le lien est annulé => Mausolées de Tombouctou: la CPI rend son jugement contre un jihadiste malien
Foto (c) reuters/Joe Penney: An ancient mausoleum destroyed by Islamist militants in Timbuktu in July 2013.

1. Kurzer Prozess für Malis Kulturerbe-Killer
Deutsche Welle – 27.09.2016
Von Christine Harjes und Fréjus Quenum
Der Internationale Strafgerichtshof hat Ahmad Al Faqi Al Mahdi wegen Kriegsverbrechen verurteilt. Zum ersten Mal hat er damit die Zerstörung von Weltkulturerbe geahndet. Ein Meilenstein – aber nicht für die Malier.
In Rekordzeit hat der Internationale Strafgerichtshof (IStGH) sein Urteil gesprochen: Neun Jahre Haft für den malischen Islamisten Ahmad Al Faqui Al Mahdi. Normalerweise braucht das Gericht Jahre, um Urteile zu fällen; in diesem Fall ging es ganz schnell. Denn der ehemalige Lehrer hatte sich bereits zu Beginn der Verhandlungen im August schuldig bekannt. Als Mitglied der islamistischen Gruppe Ansar Dine hatte er im Sommer 2012 Angriffe auf Weltkulturdenkmäler in Timbuktu organisiert. Dabei zerstörten die Islamisten neun Mausoleen und die Jahrhunderte alte Tür einer Moschee.
– Unverständnis bei den Opfern –
Die Weltöffentlichkeit hatte das Urteil mit Spannung erwartet: Zum ersten Mal ging es hier um die Zerstörung von Weltkulturerbe, zum ersten Mal stand ein Islamist vor dem Internationalen Strafgerichtshof. Und zum ersten Mal hat ein Angeklagter vor dem IStGH seine Schuld eingestanden und Reue gezeigt.
In Mali selbst blieb das Interesse bis zuletzt mäßig. „Es wird darüber berichtet“, sagt Katja Müller von der Friedrich-Ebert-Stiftung in Bamako. „Allerdings hat der Prozess für die Malier keine Priorität – weder in Timbuktu noch in anderen Landesteilen.“ Während der Krise im Land haben die Islamisten in Mali getötet, vergewaltigt und gefoltert. „Es stößt auf Unverständnis in der Bevölkerung, dass diese Verbrechen nicht geahndet werden“, sagt Müller. Neben dem Ausmaß der Straflosigkeit, das in Mali zu beobachten sei, verblasse der Prozess gegen Al Mahdi eher zu einer Symbolpolitik.
Al Boukhari Ben Essayouti, Kulturbeauftrager von Timbuktu, stimmt Müller zu. Zwar sei er froh über das Urteil zum Kulturerbe seiner Stadt, aber noch immer liefen Menschen frei herum, die schlimmere Verbrechen begangen hätten – und verhöhnten die Bevölkerung: „Die Internationale Justiz hätte einen großen Schritt für die nationale Versöhnung tun können, indem sie die Verantwortlichen der anderen Verbrechen außer Gefecht gesetzt hätte“, sagt er.
– Aufarbeitung braucht langen Atem –
Natürlich könne man verstehen, dass Opfer in diesen Konflikten enttäuscht seien, wenn „nur“ wegen der Zerstörung von Kulturgut Verfahren geführt würden, sagt Christoph Safferling. Der Experte für Internationales Strafrecht an der Universität Erlangen-Nürnberg zeigt sich trotzdem zufrieden: Es sei ein großes Glück gewesen, dass der Angeklagte seine Taten gestanden habe. „Dadurch ist das für die internationale Strafgerichtsbarkeit ein irre schnelles Verfahren gewesen“, erklärt der Völkerrechtler. „Für die weiteren Verbrechen muss man jetzt einen langen Atem haben, aber die Aufarbeitung ist hier noch nicht am Ende.“
Amnesty International mahnt die Ahndung dieser Verbrechen dringend an: Das Urteil über Al Mahdi sende zwar ein klares Signal gegen Angriffe auf religiöse und historische Bauwerke, heißt es in einer Stellungnahme. „Diese positive Entwicklung darf aber nicht vergessen lassen, dass hunderte Zivilisten ermordet, vergewaltigt und gefoltert wurden.“ Der IStGH habe bisher keine Haftbefehle wegen dieser Verbrechen erlassen, kritisiert Amnesty International. All diese Verbrechen, die seit 2012 in Mali begangen wurden, müssten dringend strafrechtlich verfolgt werden, fordert die Menschenrechtsorganisation – und schließt ausdrücklich Gewalt durch Regierungstruppen ein.
– „Urteil reicht nicht!“ –
Für Christoph Safferling bedeutet das Urteil gegen Al Mahdi einen wichtigen Schritt im Kampf gegen den islamistischen Terror. In Mali habe sich dieser Terror besonders in der Zerstörung des Kulturguts gezeigt. „Dem anti-freiheitlichen Geist wurde jetzt der Prozess gemacht. Ihm wurde hier eine deutliche Absage erteilt“, sagt Safferling.
Während Safferling die neun Jahre Haft für Al-Mahdi als ein deutliches Zeichen gegen den islamistischen Terror einstuft, zeigt sich der stellvertretende Bürgermeister von Timbuktu, Drawi Assékou Maiga, von dem Strafmaß enttäuscht: „Für die Bewohner von Timbuktu und die gesamte malische Bevölkerung reicht dieses Urteil nicht! Al Mahdi hat zwar um Verzeihung gebeten, aber das darf nicht bedeuten, dass man sein grausames Vorgehen vergessen darf.“ Al Mahdi selbst dürfte mit dem Urteil zufrieden sein. Er hatte bereits im Vorfeld angekündigt, ein Strafmaß von neun bis elf Jahren widerspruchslos anzunehmen.
© 2016 dw.com

2. Kommentar: Weltgericht ahndet Kulturfrevel von Timbuktu
Deutsche Welle – 28.09.2016
Von Stefan Dege
Im grauen Anzug, mit Brille auf der Nase, die langen, pechschwarzen Haare zurückgekämmt – so saß Ahmad Al Faqi al Mahdi im Gerichtssaal. Dabei wirkte er eher wie ein Gelehrter als ein Krieger. Aber das war längst nicht das Besondere am Timbuktu-Prozess: Zum ersten Mal nämlich machte das Weltgericht einem Islamisten den Prozess. Zum ersten Mal wurde in Den Haag die Zerstörung von Kulturgütern verhandelt. Und, was entscheidend ist: Erstmals erkannte die internationale Justiz Kulturfrevel als Kriegsverbrechen an.
Nichts anderes war die Vernichtungsorgie mit Hacken und Bulldozern. Sie dauerte vom 30. Juni bis zum 11. Juli 2012. Al Mahdi leitete die islamische Sittenpolizei im malischen Timbuktu, als die mittelalterliche Weltstadt Afrikas zwischen April 2012 und Januar 2013 in der Hand bewaffneter Islamisten war. Er organisierte und leitete die Zerstörung historischer Gebäude, darunter die 16 berühmten Grabheiligtümer. Al Mahdi gab gleich zu Prozessbeginn alles zu. Das machte es den Richtern leicht. Sie kamen schneller als üblich zu einem Urteil. Das Strafmaß überrascht nicht.
– Timbuktu war kein Einzelfall –
Schließlich muss der Timbuktu-Prozess ein Beispiel geben. Wer erinnert sich nicht an die monumentalen Buddha-Statuen von Bamiyan – gesprengt von den afghanischen Taliban? Oder an die Kämpfer des „Islamischen Staates“, die im syrischen Palmyra wüteten? Wer Kulturerbe mutwillig vernichtet, gehört vor Gericht, überall und zu jeder Zeit. Wer wie Ahmad al Mahdi und seine Glaubensgenossen die Hacke gegen Sakralbauten erhebt, zumal aus religiösen Motiven, der darf nicht straflos ausgehen.
Die Taliban bekämpften die Buddha-Statuen als „gotteslästerliche Götzenbilder“. In Timbuktu zerstörten Islamisten Zeugnisse der großen islamischen Zeit im 16. und 17. Jahrhundert. Die salafistischen Täter beriefen sich auf einen „reinen“ Ur-Islam, den es wiederherzustellen gelte. Auch das hat der Richterspruch von Den Haag jetzt gezeigt: Kulturerbe gehört der ganzen Menschheit. Wer Hand daran legt, begeht Kriegsverbrechen. Das darf nicht ungesühnt bleiben.
In Syrien ist Den Haag machtlos. (…)
[Im Sommer 2012 hatte die Dschihadisten-Miliz Ansar Dine, die mit
Al-Kaida verbündet ist, die Wüstenstadt Timbuktu im westafrikanischen
Mali überrannt und die Kulturgüter zerstört. Die betroffenen Bauten gehören seit 1988 zum Weltkulturerbe der UN-Kulturorganisation Unesco. Im 15. und 16. Jahrhundert war Timbuktu, die „Stadt der 333 Heiligen“, intellektuelles und religiöses Zentrum Afrikas.
An einer wichtigen Salzhandelsroute entstanden dort zahlreiche Universitäten, Koranschulen, 3 besonders bedeutende Moscheen und 16 Mausoleen. Im Laufe der Jahrhunderte wurden mehrere 100.000 Schriften zum Islam, zu Mathematik, Philosophie und Geschichte verfasst. Die zerstörten Gebäude sind inzwischen mit Geld aus einem Sonderfonds wiederaufgebaut worden.]
© 2016 dw.com

3. Al Faqi Al Mahdi, der ehemalige islamische „Sheriff“ von Timbuktu, vom IStGH verurteilt
AFP – 27/09/2016 14:30
Von Serge DANIEL (Portrait)
Er widmete sich seit seiner frühesten Jugendzeit dem Studium des Korans. Der malische Tuareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi, am Dienstag vom Internationalen Strafgerichtshof für die Zerstörung der Mausoleen in Timbuktu zu neun Jahren Gefängnis verurteilt, verkörperte die neue dschihadistische Ordnung im Norden Malis im Jahr 2012.
Geboren vor etwa vierzig Jahren im Marabout-Stamm der Kel Ansar in Agoune, 100 km westlich von Timbuktu, war dieser bärtige Mann mit den vollen lockigen Haaren, beschrieben als reserviert, auch introvertiert, der Meister für den Abriss der Denkmäler, die zum Weltkulturerbe zählen.
Grauer Anzug, weißes Hemd und gestreifte Krawatte, hörte er aufmerksam, von Zeit zu Zeit nickend, der Verlesung des Urteils des IstGH zu. Am Dienstag in Den Haag verurteilte es ihn einstimmig, neun Mausoleen von Timbuktu und die Tür der Moschee Sidi Yahia im Jahr 2012 zerstört zu haben.
Der IStGH hat doch auf mildernde Umstände erkannt für diesen malischen Dschihadisten, der sich schuldig bekannte und bei der Verhandlung am 22. August um Entschuldigung bat, „voller Reue und Bedauern“. Er bat seine Landsleute, ihn als einen „vom rechten Weg abgekommenen Sohn“ zu betrachten.
Er absolvierte das Lehrerausbildungsinstitut (IFM) von Timbuktu, war Beamter des malischen Bildungswesens, lebte in Libyen und Saudi-Arabien,und besuchte sehr früh die Koranschule.
„Von den 82 Schülern der Madersa (Koranschule) hatte Ahmad bei weitem das phänomenalste Gedächtnis. Er hatte den ganzen Koran im Kopf“, erinnert sich sein Lehrer El Hadj Mohamed Coulibaly im Jahr 1980 in Nara, in der Region Koulikoro (Westmali).
„Wir haben ihn keine Klasse wiederholen lassen noch irgendwie bemängeln können“, erzählt der AFP Herr Coulibaly, jetzt Imam einer kleinen Moschee am Rande von Bamako.

© 2016 AFP

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Ein Gedanke zu “KURZER PROZESS FÜR DEN SHERIFF VON TIMBUKTU – L’ancien „shérif“ islamique de Tombouctou, condamné à 9 ans par la CPI

  1. Nachtrag:
    Mausolées de Tombouctou: premières réparations de la CPI attendues
    AFP – 17.08.2017
    Par Sophie MIGNON
    La Cour pénale internationale (CPI) doit rendre jeudi une ordonnance de réparations pour la destruction des mausolées de Tombouctou par un jihadiste malien, la première dans le cadre d’un procès pour destruction de biens culturels.
    (…)
    Aujourd’hui, un an après son procès, cette seconde ordonnance de réparations dans l’histoire de la Cour, établie en 2002 pour poursuivre des auteurs présumés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, pourrait être à la fois source d’espoir et d’inspiration malveillante.
    – A double tranchant –
    Ce jugement a „le potentiel d’apporter de l’espoir aux victimes de crimes similaires commis dans d’autres parties du monde“, comme les destructions de Palmyre, en Syrie, et d’autres sites historiques en Irak par le groupe Etat Islamique, a indiqué à l’AFP Alina Balta, chercheuse en victimologie à l’Université de Tilburg, au sud des Pays-Bas.
    Toutefois, „si l’on fait d’un dédommagement financier un élément central (…), cela risque de créer – face à la pauvreté – une incitation pour les gens dans d’autres villes à attaquer des sites de patrimoine culturel“, a souligné le Fonds au profit des victimes, organe indépendant financé par des contributions volontaires publiques et privées. …En lire plus
    © 2017 AFP

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