WAS BEDEUTET MALIS UNABHÄNGIGKEIT HEUTE? – Quelle indépendance pour le Mali de 2016?

Mali: Welche Unabhängigkeit für Mali im Jahr 2016?
JournalduMali – 22/09/2016
Von Ousmane Dembele
Am 22. September 1960, vor 56 Jahren, erreichte Mali die internationale Souveränität, und gewann die Oberhand über den Kolonisator Frankreich, das fast 80 Jahre lang eine herausragende Stellung im Land eingenommen hatte. Die jungen malischen Behörden waren mit der Verwaltung eines riesigen Landes, mit der Armut, mit der Notwendigkeit Hunderttausende Kinder einzuschulen, und mit der Friedenssicherung konfrontiert. An jedem 22. September feiern die Malier den Jahrestag der Unabhängigkeit.

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Quelle indépendance pour le Mali de 2016?
JournalduMali – 22.09.2016 à 10h29
Par Ousmane Dembélé, journaliste au JdM
22 septembre 1960. Il y a 56 ans, le Mali accédait à la souveraineté internationale, reprenant ainsi la main sur le colonisateur, la France, qui occupait une position prédominante dans le pays depuis près de 80 ans. Les jeunes autorités maliennes se sont retrouvées face à la gestion d’un pays immense, à la pauvreté, à la nécessité de scolariser des centaines de milliers d’enfants, et à la sauvegarde de la paix. Chaque 22 septembre, les Maliens célèbrent l’anniversaire de l’indépendance. Au moment où l’économie malienne, pourvoyeuse de matières premières, est sous la dépendance économique des institutions occidentales et que la sécurité est assurée en grande partie par les forces internationales, que reste-t-il des idéaux de 1960, chers à Modibo Keïta, qui prônait la souveraineté politique et l’autonomie financière ?

Foto (c) jdm: Le monument de l’indépendance – Das Unabhängigkeitsdenkmal in Bamako


« Un pays indépendant c’est un pays qui décide de son sort, qui décide de ses relations avec les autres, que ce soit les grands, les moins grands ou les petits, qui assume son économie, sa défense, sa culture, qui croit en lui-même, qui sait que le destin est décidé par Dieu mais que c’est l’homme qui le façonne. Un pays indépendant est un pays qui à son sort en main », déclare Seydou Badian, militant de la première heure de l’US-RDA, le parti de Modibo Keïta, dont il fut le ministre.

3 questions à Seydou Badian Kouyaté
JournalduMali – 22.09.2016
par Amadou Coulibaly
À 56 ans, le Mali peut-il être réellement considéré comme un pays indépendant ?

Seydou Badian, militant de la première heure de l’indépendance malienne
Vidéo-entretien avec JdM

Assis chez lui, ce vénérable Malien, qui scandait avec des milliers d’autres, en 1960 à la fin de la colonisation, « vive l’indépendance » et a qui l’on doit l’hymne national du Mali, ajoute d’un ton las, qu’ « on ne peut être indépendant en tendant la main ». Au sortir de ces années 60, où l’on vibrait avec ferveur pour la libération du pays et du peuple, le réveil fut brutal et les désillusions nombreuses. La réalité de l’indépendance s’est heurtée à l’héritage laissé par le colonisateur, dont le Mali a gardé des traces tout au long de son histoire administrative, politique, éducative et culturelle, jusqu’à aujourd’hui, et qui ont servi de modèle à l’administration et à son mode de gouvernance. L’indépendance chèrement acquise semble s’être dissoute, au fil des décennies, dans le socialisme de Modibo Keïta pris dans la guerre froide, le libéralisme, la violence de la dictature de Moussa Traoré, la démocratisation, les conflits avec des Touaregs au nord du pays, l’importation des modèles de développement, et la dépendance économique persistante. « Tout s’explique à travers une indépendance politique qui n’a jamais été traduite en indépendance économique depuis plus de 50 ans. Un progrès économique et social insignifiant, des formations académiques inadaptées, des services de santé mal structurés, une dégradation du niveau de vie, un système politique non conforme aux aspirations de la masse, sans oublier l’exploitation des ressources naturelles au profit de l’hexagone. Voilà un peu le bilan qui s’affiche du Mali, plus d’un demi siècle après une soi-disant indépendance », résume Mamadou Koné, conférencier et chercheur à l’Institut des Sciences politiques de l’université de Vienne.
Dépendance politico-économique
Au cours des 23 ans de dictature, le Mali a basculé dans les politiques de développement et d’industrialisation et s’est endetté. Pour faire face à l’endettement, Moussa Traoré puis les gouvernements successifs, ont passé des accords avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), et ont accepté de soumettre le pays aux fameuses politiques d’ajustement structurel (PAS), pour obtenir des crédits censés sortir le pays de la crise économique, conditionnés à des réformes qui imposaient d’énormes contraintes. En a résulté l’effondrement d’un tissu industriel plutôt dynamique, et une ouverture au libéralisme mal préparée.
Trois décennies plus tard, le Mali dépend des apports extérieurs, aussi bien pour les investissements que pour la consommation. « Quand on voit un peu les éléments qui constituent notre économie, on dépend beaucoup des importations, on n’a pas d’industrie pour transformer les produits. Quand je prends l’exploitation minière, 20% des bénéfices nous reviennent et 80% à ceux qui transforment, parce que nous n’avons pas la technologie. Nous dépendons de nos partenaires techniques et financiers, avec l’aide au développement et tout le reste. Le Mali ne maîtrise pas son économie, et est donc dépendant économiquement », explique Soibou Mariko, inspecteur au service économique à la direction générale du budget.
Cette dépendance du Mali à l’égard de l’aide publique au développement, qui représente plus de 45% du budget national et 80% des investissements publics, est devenue telle que le pays semble sous contrôle permanent des bailleurs de fonds (FMI, BM) et autres partenaires bilatéraux. Les acteurs nationaux sont amenés à définir les politiques nationales en fonction des conditions d’accès à ces aides extérieures, et beaucoup de décisions ne peuvent être prises sans leur consentement. « Ceux qui financent, décident. C’est d’autant plus vrai pour les institutions internationales élaborant et finançant des projets au Mali, que notre État reste un exécutant. La dette extérieure est devenue un fardeau, un moyen de chantage permettant de donner des directives à l’exécutif. La fragilité de notre indépendance politique réside dans sa faiblesse et sa dépendance économique à la France, aux institutions internationales et à l’Union européenne. Ce système est intelligemment conçu. Nos partenaires connaissent bien nos points faibles et en profitent sous forme de coopération ou d’aide militaire, pour appuyer une continuité et renforcer la dépendance, et nos responsables affichent une incapacité à nous en sortir », analyse Mamadou Koné.
Indépendance sécuritaire
Économiquement dépendant de ses bailleurs internationaux, le Mali doit aujourd’hui composer avec les armées de ces mêmes pays pour assurer la sécurité de son territoire. Trois ans après l’intervention qui a chassé les mouvements djihadistes du nord et du centre du pays, une bonne partie de l’immense territoire échappe encore à l’État. La présence de ces forces et la sous-traitance de notre appareil sécuritaire et militaire est aussi un autre aspect de notre dépendance.

Armée malienne : sapées dans leur fondement existentiel, les FAMa renaissent
=> L’Enquêteur – 26 Sep 2016
Par le Colonel Diarran KONE

« Aujourd’hui, le Mali ne peut pas mener une attaque contre des éventuels ennemis par manque de moyens logistiques », rappelle Ousmane Kornio, spécialiste des conflits communautaires. « Ceux qui sont en charge de notre protection ou de la formation de nos armées sont aussi, pour certains, ceux qui ont plongé le Mali dans la crise, avec la guerre libyenne, et qui n’ont pas assuré le service après-vente, en permettant à ces groupes de se déplacer jusqu’au Mali et de déstabiliser le pays. Je crois qu’aujourd’hui, dans le malheur il faut choisir le moindre mal, l’armée n’étant pas capable, il est bon d’avoir l’EUTM et Eucap Sahel pour les former. Dans le futur, peut-être, aurons-nous une armée reconstituée et bien formée, mais pour le moment on est obligé de dépendre des partenaires extérieurs pour, par la suite, être autonome », ajoute Ousmane Kornio.
Si un État indépendant se définit par un certain nombre de paramètres classiques, comme les langues dans les administrations, l’impact ou la place de sa propre culture au niveau national, la consommation interne de ses propres produits, la maîtrise de son économie, sa capacité d’assurer la sécurité de son peuple en cas de conflits, ces 56 années qui nous séparent de la déclaration d’indépendance, peuvent pousser à penser que le chemin vers le rêve des pères fondateurs sera encore long. Les plus sceptiques voient dans la forte implication des « partenaires » du Mali dans la gestion de ses affaires, une « mise sous tutelle », et ne voient pas comment, dans les conditions actuelles que certains estiment savamment entretenues, le Mali pourra prétendre à une réelle indépendance politique, économique, voire sociale et culturelle.
© 2016 JournalduMali.com

Mali: Welche Unabhängigkeit für Mali im Jahr 2016?
JournalduMali – 22/09/2016 10:29
Von Ousmane Dembele
Am 22. September 1960, vor 56 Jahren, erreichte Mali die internationale Souveränität, und gewann die Oberhand über den Kolonisator Frankreich, das fast 80 Jahre lang eine herausragende Stellung im Land eingenommen hatte. Die jungen malischen Behörden waren mit der Verwaltung eines riesigen Landes, mit der Armut, mit der Notwendigkeit Hunderttausende Kinder einzuschulen, und mit der Friedenssicherung konfrontiert. An jedem 22. September feiern die Malier den Jahrestag der Unabhängigkeit. Zu einer Zeit wo die malische Wirtschaft, Lieferant von Rohstoffen, wirtschaftlich von den westlichen Institutionen abhängig ist und die Sicherheit weitgehend von den internationalen Truppen garantiert wird, was bleibt da von den Idealen Modibo Keïtas von 1960, der die politische Souveränität und die wirtschaftliche Unabhängigkeit predigte?
„Ein unabhängiges Land ist ein Land, das über sein Schicksal entscheidet, das über seine Beziehungen mit anderen entscheidet, seien es die Großen, die weniger großen oder die Klein, das seine Wirtschaft, seine Verteidigung, seine Kultur annimmt, das an sich glaubt, das weiß, dass das Schicksal von Gott entschieden wird, aber dass es der Mensch ist, der es formt. Ein unabhängiges Land ist ein Land, das sein Schicksal in der Hand hat“, erklärt Seydou Badian, Aktivist der ersten Stunde der US-RDA, der Partei Modibo Keïtas, dessen Minister er war.
Bei sich zu Hause fügt dieser ehrwürdige Malier, der mit Tausenden von anderen im Jahr 1960 am Ende der Kolonialisierung „Es lebe die Unabhängigkeit“ skandierte, und dem man die Nationalhymne von Mali verdankt, müde hinzu, dass „man nicht unabhängig sein kann, wenn man gleichzeitig die Hand ausstreckt.“ Am Ausgang der 60er Jahre, wo man mit flammender Begeisterung für die Befreiung des Landes und der Menschen eintrat, gab es ein brutales Erwachen und zahlreiche Enttäuschungen. Die Realität der Unabhängigkeit prallte mit dem Erbe der Kolonisatoren zusammen, dessen Spuren entlang seiner administrativen, politischen, pädagogischen und kulturellen Geschichte in Mali bis heute erhalten sind, und haben als Modell für die Verwaltung und die Art der Regierungsführung gedient. Die hart erkämpfte Unabhängigkeit scheint sich im Laufe der Jahrzehnte aufgelöst zu haben, im Sozialismus Modibo Keïtas gefangen im Kalten Krieg, im Liberalismus, in der Gewalt der Diktatur von Moussa Traoré, in der Demokratisierung, in den Konflikten mit den Tuareg im Norden des Landes, im Import von Entwicklungsmodellen und in der anhaltenden wirtschaftlichen Abhängigkeit. „Alles lässt sich durch eine politische Unabhängigkeit erklären, die seit mehr als 50 Jahren niemals in wirtschaftliche Unabhängigkeit umgesetzt wurde. Ein nur unbedeutender wirtschaftlicher und sozialer Fortschritt, unzureichende akademische Ausbildung, schlecht strukturierte Gesundheitsdienste, ein Abbau des Lebensstandards, ein politisches System, das nicht im Einklang mit den Bestrebungen der Massen stand, nicht zuletzt die Ausbeutung der natürlichen Ressourcen Malis zugunsten Frankreichs. Da haben Sie ungefähr die Bilanz für Mali, mehr als ein halbes Jahrhundert nach der sogenannten Unabhängigkeit“, fasst Mamadou Koné, Dozent und Forscher am Institut für Politikwissenschaft der Universität Wien, zusammen.
Politische und wirtschaftliche Abhängigkeit
Während der 23-jährigen Diktatur ist Mali in Entwicklungs- und Industrialisierungspolitiken abgeglitten und hat sich verschuldet. Zur Bewältigung der Verschuldung trafen Moussa Traore und die darauffolgenden Regierungen Vereinbarungen mit dem Internationalen Währungsfonds (IWF) und der Weltbank und akzeptierten, das Land den bekannten Strukturanpassungspolitiken ( PAS) zu unterwerfen, um Kredite zu erhalten, die das Land aus der Wirtschaftskrise führen sollten. Kredite, gebunden an Reformen, die enorme Einschränkungen auferlegten. Das Ergebnis war der Zusammenbruch einer eher dynamischen industriellen Struktur und eine unvorbereitete Öffnung zum Liberalismus.
Drei Jahrzehnte später hängt Mali von externen Zufuhren ab, sowohl was Investitionen als auch was den Konsum angeht. „Wenn man die Elemente betrachtet, die unsere Wirtschaft ausmachen, so sind wir sehr abhängig von Einfuhren, es gibt es keine Industrie für die Verarbeitung der Produkte. Wenn ich den Bergbau ansehe, da erhalten wir 20% der Gewinne, und 80% bekommen die Verarbeiter, weil wir die Technik nicht haben. Wir hängen von unserem technischen und finanziellen Partnern ab, mit Entwicklungshilfe und dem allen. Mali hat seine Wirtschaft nicht im Griff, und ist daher wirtschaftlich abhängig“, erklärt Soibou Mariko, verantwortlicher Wirtschaftsinspektor für den Haushalt.
Diese Abhängigkeit Malis von öffentlicher Entwicklungshilfe, die mehr als 45% des nationalen Haushalts und 80% der öffentlichen Investitionen darstellt, ist dermaßen, dass das Land unter ständiger Kontrolle der Geber (IWF, WB ) und anderer bilateraler Partner zu stehen scheint. Die nationalen Akteure sind aufgefordert, nationale Richtlinien im Hinblick auf Zugangsbedingungen zu diesen externen Hilfen zu definieren, und viele Entscheidungen dürfen nicht ohne deren Zustimmung getroffen werden. „Wer finanziert, entscheidet. Dies gilt vor allem für die internationalen Institutionen, die Projekte in Mali ausarbeiten und finanzieren, wobei unser Staat nur eine ausführende Rolle spielt. Die Auslandsverschuldung ist eine Last geworden, ein Mittel zur Erpressung, das es erlaubt, der Exekutive Anweisungen zu geben. Die Zerbrechlichkeit unserer politischen Unabhängigkeit liegt in der Schwäche und Abhängigkeit von Frankreich, internationalen Institutionen und der Europäischen Union. Dieses System ist intelligent konstruiert. Unsere Partner kennen unsere Schwächen und profitieren in Form von Entwicklungszusammenarbeit oder militärischer Hilfe, indem sie Kontinuität unterstützen und die Abhängigkeit verstärken, und unsere Führer zeigen eine Unfähigkeit, diese zu verlassen“, analysiert Mamadou Koné.
Unabhängigkeit im Sicherheitswesen
Wirtschaftlich abhängig von seinen internationalen Gebern, muss Mali heute mit den Armeen dieser Länder einen Kompromiss eingehen, um die Sicherheit seines Territoriums zu gewährleisten. Drei Jahre nach der Operation, die die Dschihadisten aus dem Norden und dem Zentrum des Landes verdrängt hat, entzieht sich ein großer Teil des riesigen Gebiets immer noch dem Staat. Das Vorhandensein dieser Kräfte und die Übernahme von Aufgaben unseres Sicherheits- und Militärapparats durch externe Truppen ist auch ein weiterer Aspekt unserer Abhängigkeit. „Heute kann Mali keinen Angriff gegen mögliche Feinde führen aufgrund eines Mangels an Logistik“, sagt der Konfliktspezialist Ousmane Kornio. „Die Verantwortlichen für unseren Schutz oder für die Ausbildung unserer Armee sind auch, für einige, diejenigen, die Mali in die Krise gestürzt haben, mit dem libyschen Krieg, und die es nicht verhindert haben, dass diese Gruppen nach Mali zurückkamen und das Land destabilisierten. Ich glaube, heute muss man im Unglück das kleinere Übel wählen, da die Armee nicht handlungsfähig ist, ist es gut, EUTM und EUCAP Sahel zur Ausbildung zu haben. In der Zukunft haben wir vielleicht eine rekonstituierte und gut ausgebildete Armee, aber jetzt sind wir auf externe Partner angewiesen, um danach autonom zu sein“, sagt Ousmane Kornio.
Wenn ein unabhängiger Staat durch eine Reihe von klassischen Parametern definiert ist, wie die Verwaltungssprache, den Einfluss ihrer eigenen Kultur auf nationaler Ebene, den Verbrauch der eigenen Produkte, die Kontrolle über die Wirtschaft, seine Fähigkeit, die Sicherheit der Menschen im Konfliktfall zu gewährleisten – die 56 Jahre, die uns von der Unabhängigkeitserklärung trennen, können glauben machen, dass der Weg bis zum Traum der Gründerväter noch lang ist. Die größten Skeptiker sehen in der sen Beteiligung der „Partner“ vo Management seiner Angelegenheiten eine „Entmündigung“ und sehen nicht, wie unter den aktuellen Bedingungen, die gewisse Leute gekonnt in Stand gehalten glauben, Mali einen Anspruch auf wirkliche politische, wirtschaftliche und auch soziale und kulturelle Unabhängigkeit erheben kann.
© 2016 JournalduMali.com

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