VOM „JIMI HENDRIX“ DER NGONI-HARFE – Bassékou Kouyaté, bluesman enragé

Bassekou Kouyaté, der wütende Bluesman mit seinem neuen Album: Jama Ko
Bamako (Le Reporter) – 28. März 2014
In Jama Ko, „das Verstehen“ (oder die „Sache des Volkes“, Ed) aufgenommen während der Staatsstreich in vollem Gange war, schließt der Malier Bassekou Kouyaté ein Wah-Pedal an seine Ngoni an und liefert ein drittes Elektro-Album. Gewisse Platten entstehen in so besonderen Kontexten, dass ihr Sound die umgebende Atmosphäre spiegelt…

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM VIDEO

Über die Ngoni-Harfe / infos sur le ngoni, une harpe-luth mandingue
=> MORGEN IN BERLIN, AM FREITAG IN HAMBURG: BASSEKOU KOUYATÉ & NGONI BA TOURING AROUND THE WORLD – 02.07.2013 in MALI-INFORMATIONEN
VOIR AUSSI => JAMA KO – NEUES ALBUM VON BASSEKOU KOUYATE UND SEINER BAND FÜR TOLERANZ UND FRIEDEN – Pour la paix au Mali et contre la charia – 31.03.2013

Bassekou Kouyaté, bluesman enragé Nouvel album: Jama Ko
Bamako (Le Reporter) – 28 Mar 2014
Dans Jama Ko, “l’entente” enregistré en plein coup d’Etat, le Malien Bassekou Kouyaté branche une pédale wah-wah à son ngoni et livre un troisième album électrique. Certains disques naissent dans des contextes si particuliers que leur son traduit l’atmosphère ambiante, de l’état d’âme des musiciens jusqu’aux rumeurs de la ville qui les a vus naître. Comme une photo d’archive, dont le cadrage interrogerait autant que le hors-champ. Jama Ko, troisième album du Malien Bassekou Kouyaté fait partie de ces projets, dont on sait qu’il sera exceptionnel, de fait, tant il est traversé par une énergie unique.
– Coup du sort –
Pour comprendre, il faut d’abord raconter cette journée folle, qui restera dans les livres d’histoire comme le jour où le Mali a basculé. Exactement un an plus tard, au téléphone de Bamako, Bassekou Kouyaté détaille la joie qu’il avait à rentrer en studio, ce 21 mars 2012. De plus en plus remarqué sur la scène internationale, il accueillait pour l’occasion Howard Bilerman (Arcade Fire, Godspeed), ingénieur du son canadien dont c’était le premier voyage en Afrique, des journalistes, un photographe. À 14 heures, l’enregistrement commence, en famille avec Amy Sacko, sa femme au micro, Madou et Mustafa, deux de leurs fils au ngoni, le violoniste Zoumana Tereta et les membres habituels de sa formation Ngoni Ba. Deux heures plus tard, les coups de feu résonnent dans la ville, des mutins prennent le contrôle de l’ORTM. Un vent de panique souffle sur Bamako, les coups de feu s’échangent à balles réelles et l’image d’une Bamako sereine, accueillante et sûre vole en éclats. «Je pensais au départ que c’était faux. Pour moi le Mali était un pays démocratique ! Jusqu’à ce que le photographe qui était en ville m’appelle complètement paniqué pour qu’on vienne le chercher…», se souvient Bassekou. L’aéroport est fermé, aucun avion ne peut décoller. «Dans ces conditions, j’ai simplement dit aux invités, ‘nous sommes là pour la musique, la politique, c’est autre chose’. J’ai pris sur moi, fait comme si tout allait bien. Mais au fond, j’étais très touché». Alors malgré les coupures de courant, l’inquiétude grandissante, le manque d’informations, l’enregistrement se poursuit, entre le studio Bogolan et la maison de Bassekou Kouyaté. L’album finira d’être mixé à Montréal. Au final, les treize morceaux irrigués par la grande tradition griotique dont Bassekou Kouyaté est l’un des fiers représentants, sont furieusement campés dans le présent. Ce sont des compositions ou des morceaux traditionnels, dont l’histoire prend un sens particulier dans le contexte de crise : Sinaly est un chant d’hommage à Sinaly Diarra, un roi de Ségou au XIXe siècle, résistant à l’islamisation, dont le courage donna lieu à de nombreuses louanges. Segu Jajiri rappelle l’histoire d’un guerrier de Ségou, musulman et buveur occasionnel de bière traditionnelle de millet. Dans Kele Magni, Amy Sacko appelle à la paix en duo avec la diva de Tombouctou Khaïra Arby et dans Jama Ko, elle chante l’unité entre chrétiens, musulmans, animistes, plus largement «un Mali un et indivisible», slogan cher à Bassekou Kouyaté.
– Electrique –
Sur la plupart des morceaux, le ngoni est branché sur une pédale wah-wah et le son presque distordu, parfois jusqu’à saturation : «c’est moi qui en ai eu l’idée, car les enfants d’aujourd’hui aiment la guitare électrique. Et j’aimerais faire la promotion de cet instrument jusqu’à ce qu’il y ait autant de joueurs de ngoni que de guitaristes dans le monde”. Difficile de ne pas y entendre aussi une tension qui parcourt la musique de l’affable Bassekou Kouyaté, “sur le morceau Ne me fatigue pas, j’étais fâché à l’intérieur, oui” concède-t-il.
– Le maître et ses ngonis –
– Le blues, lointain cousin d’Amérique –
– L’Afrique de Damon Albarn –
La seconde moitié du disque donne à entendre un Mali plus apaisé, mais la crise politique malienne affleure toujours… Amy Sacko chante les louanges de l’ancien président Amadou Toumani Touré, dont Bassekou Kouyaté était proche, ainsi que d’autres personnalités qui ont matériellement soutenu la carrière du rénovateur du ngoni. Depuis le coup d’Etat, le gouvernement de transition s’est-il adressé aux artistes ? «Ils ont stoppé la musique», répond sobrement Bassekou Kouyaté. En effet, depuis l’instauration de l’état d’urgence mis en place mi-janvier dernier, la capitale malienne joue en sourdine.
Tout juste de retour d’Australie et avec plus de cent concerts internationaux cette année, Bassekou n’est évidemment pas directement concerné par ce coup d’arrêt … Mais nombre de ses proches amis, oui. Et en artiste reconnu, il se doit donc de les aider, pour que les musiciens maliens survivent à la crise. Dans l’avant-dernier morceau de Jama Ko, l’Américain Taj Mahal chante en français “Vous avez le blues ? Oh, alors jouez bien, jouez encore”. Alors, pourquoi et comment la musique, quand dehors tout s’effondre ? Pour sublimer la confusion, répond avec son ngoni Bassekou Kouyaté. De préférence avec un blues enragé.
© 2014 Le Reporter


Bassekou Kouyate & Ngoni ba – „Jama ko“ (2013)
Veröffentlicht am 25.02.2013
© Outhere Records 2013 / support Bassekou Kouyate:

Bassekou Kouyate is celebrating the release of his album ‚Jama ko‘ with the launch of his brandnew video ‚Jama ko‘. The video is a cry for tollerance and peace. Bassekou invited the Christian community, Muslims, Touareg friends like Manny Ansar (head of the festival au desert), the tailor from next door and many other people to celebrate the open spirit of Mali. Bassekou launched the video on TV in Bamako on Africable and ORTM to spread the message.

[The Malinese virtuoso is often hailed as the Jimi Hendrix of the ancient ngoni instrument.]

Bassekou Kouyaté, der wütende Bluesman mit seinem neuen Album: Jama Ko
Bamako (Le Reporter) – 28. März 2014
In Jama Ko, „das Verstehen“ (oder die „Sache des Landes“, Ed) aufgenommen während der Staatsstreich in vollem Gange war, schließt der Malier Bassekou Kouyaté ein Wah-Pedal an seine Ngoni an und liefert ein drittes Elektro-Album. Gewisse Platten entstehen in so besonderen Kontexten, dass ihr Sound die umgebende Atmosphäre spiegelt, von der Stimmung der Musiker bis zu den Gerüchten der umgebenden Stadt. So wie ein Archivfoto, dessen Rahmen genau so viel über das Foto erzählt wie das hors-champ (das nicht sichtbare Feld). Jama Ko, dritte Album von Bassekou Kouyate, ist eines dieser Projekte, die man als außergewöhnlich erwartet, da sie von einer einzigartigen Energie durchströmt sind.
– Schicksal –
Um zu verstehen, müssen wir zuerst von diesem verrückten Tag erzählen, der in die Geschichte eingeht als der Tag, an dem Mali wankte. Genau ein Jahr später, am 21. März 2012, beschreibt Bassekou Kouyaté am Telefon in Bamako die Freude, wieder ins Studio gehen zu können. Immer mehr beachtet auf der internationalen Bühne, begrüßte er zu dieser Gelegenheit Howard Bilerman (Arcade Fire, Godspeed), einen kanadischen Toningenieur auf seiner ersten Reise nach Afrika, Journalisten, einen Fotografen. Um 14 Uhr beginnt die Aufnahme, en famille, mit seiner Frau Amy Sacko am Mikrofon, Madou und Mustafa, zwei ihrer Söhne an der Ngoni, dem Geiger Zoumana Tereta und den üblichen Mitglieder seiner Band Ngoni Ba. Zwei Stunden später, Schüsse hallen in der Stadt, Soldaten übernehmen die Kontrolle des ORTM (des staatlichen Rundfunks und Fernsehens, Ed). Panik macht sich breit in Bamako, unter den Schüssen mit scharfer Munition wird das Bild eines heiteren Bamako, einladend und sicher, zerstört. „Ich dachte zunächst, dass das nicht stimmen konnte. Für mich war Mali ein demokratisches Land! Bis der Fotograf, der noch in der Stadt war, mich voller Panik anrief, dass wir ihn abholen …“, erinnert sich Bassekou. Der Flughafen ist geschlossen, es kann kein Flugzeug starten. „Unter diesen Umständen habe ich einfach zu den Gästen gesagt, ‚wir sind hier wegen der Musik, Politik ist etwas anderes.‘ Ich riss mich zusammen, tat so, als ob alles in Ordnung sei. Aber innerlich war ich sehr berührt.“
So wird trotz der Stromausfälle, der wachsenden Besorgnis, des Mangels an Informationen, die Aufnahme fortgesetzt, zwischen dem Studio Bogolan und dem Haus von Bassekou Kouyaté. Das Album wird schließlich in Montreal eingespielt.
Am Ende sind die dreizehn Stücke, bewässert von der großen Tradition der Griots, von denen Bassekou Kouyate ein stolzer Vertreter ist, mit Zorn in der Gegenwart angesiedelt. Es sind Kompositionen oder traditionelle Stücke, deren Geschichte im Zusammenhang mit der Krise eine besondere Bedeutung annimmt: Sinaly ist ein Tributsong an Sinaly Diarra, König von Ségou im neunzehnten Jahrhundert, der der Islamisierung Widerstand leistete und dessen Courage Anlass zu vielen Lobgesängen gab. Segu Jajiri erinnert an die Geschichte eines Kriegers von Ségou, der Moslem war und gelegentlich dem traditionellen Hirsebier zusprach. In Kele Magni singt Amy Sacko für den Frieden im Duett mit der Diva Khaira Arby von Timbuktu, und in Jama Ko besingt sie die Einheit zwischen Christen, Muslimen, Animisten, allgemeiner gesagt, „ein einiges und unteilbares Mali“, ein Motto, das Bassekou Kouyaté sehr viel wert ist.
– Elektrisch –
Bei den meisten Stücken wird die Ngoni an ein Wah-Pedal angeschlossen, sie klingt fast verzerrt , manchmal bis zur Sättigung, „es war meine Idee, denn Kinder lieben heute die E-Gitarre. Und ich möchte dieses Instrument fördern, bis es auf der Welt so viele Ngoni-Spieler wie Gitarristen gibt.“ Schwierig auch, eine Spannung, die durch die Musik von Bassekou läuft, nicht zu hören – „ja, bei dem Stück Ne me fatigue pas war ich innen zornig“, räumt er ein.
– Der Meister und seine Ngonis –
– Der Blues, ferner amerikanischer Cousin –
– Afrika von Damon Albarn –
Die zweite Hälfte der Platte lässt ein friedlicheres Mali hören, aber die politische Krise schwingt immer noch mit … Amy Sacko singt Loblieder auf den früheren Präsidenten Amadou Toumani Touré, den Bassekou Kouyaté gut kannte, und auf andere Persönlichkeiten, die die Karriere des Erneuerers der Ngoni materiell unterstützt haben. Hat sich die Übergangsregierung seit dem Putsch an die Künstler gewandt? „Sie haben die Musik gestoppt“, antwortet nüchtern Bassekou Kouyaté. Seit der Verhängung des Notstands Mitte letzten Januars ist die malische Hauptstadt sozusagen stumm geschaltet.
.. Bassekou ist wegen seiner über hundert internationalen Konzerte in diesem Jahr offenbar nicht direkt von diesem Stillstand betroffen … Aber doch viele seiner engen Freunde. Und als namhafter Künstler muss er den malischen Musikern helfen, die Krise zu überleben. Im vorletzten Stück von Jama Ko, singt der Amerikaner Taj Mahal in Französisch: „Ihr habt den Blues? Oh, spielt gut, spielt weiter.“ Warum und wie Musik, wenn draußen alles zusammenbricht? Um die Verwirrung aufzuheben, antwortet mit seiner Ngoni Bassekou Kouyaté. Vorzugsweise mit einem wütenden Blues.
© 2014 Le Reporter

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Ein Gedanke zu “VOM „JIMI HENDRIX“ DER NGONI-HARFE – Bassékou Kouyaté, bluesman enragé

  1. Kleiner Archiv-Zusatz:
    BASSEKOU KOUYATE & NGONI BA
    Der Mali-Blues und seine Fortschreibung unter Berücksichtigung der Langhalslaute (Ngoni).
    musikexpress – 11.02.2013
    Von Frank Sawatzki
    Bassekou Kouyate hat schon bewiesen, dass er mit seiner Langhalslaute Paul McCartney und Damon Albarn an die Wand spielen kann. Er gründete die erste weltweit bekannte Ngoni-only-Band und seit 2012 gehören seine Söhne Madou und Mustafa zu den enthusiasmierten Saitenzwirblern im Ensemble des Musikers aus Bamako. JAMA KO ist eine 13 Tracks starke Tour-de-Force durch die Resonanzräume der Laute, unter Zuhilfenahme von Verstärkern, die aus den Asservatenkammern des Rock’n’Roll stammen könnten, assistiert von Freunden aus besseren Indierock-Kreisen. Kouyate kennt heute den Blues des John Lee Hooker wie die Lieder seiner Vorfahren, er lässt die Laute der Ngoni zwischen die Gesänge fahren, einmal landet sein halb elektrischer Blues im glücksbringenden Gebimmel der Glöckchen. Mit dem Album wollte der Saitenstar ein Zeichen des Come together setzen, den Blues noch einmal in Erinnerung rufen, in einem von Putschisten und Tuareg-Rebellen in Schach gehaltenen Land, dessen Kultur auf dem Prüfstand steht.

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