GESCHICHTE DER RETTUNG DER MANUSKRIPTE VON TIMBUKTU – Les manuscrits de Tombouctou: l’histoire de leur sauvetage

1. Abdel, der malische Bibliothekar, der die Bücher von Timbuktu vor den Scheiterhaufen der Dschihadisten rettete
Le Journal des Bonnes Nouvelles – 6. Mai 2016
„Beeilt euch! Beeilt euch! Sie kommen! „Abdel Kader Haïdara, sein Gesichtsausdruck äußerst konzentriert, läuft von Haus zu Haus, um den Einmarsch der Dschihadisten bekannt zu geben.
Wir schreiben das Jahr 2012.
2. Die Restaurierung und Digitalisierung der Manuskripte von Timbuktu [geht in Bamako weiter]
RFI-Audiobeitrag, gesendet am 22.08.2016 (französisch)
=> DER SCHATZ VON TIMBUKTU LIEGT NOCH IN BAMAKO – 28.02.2015

DEUTSCH (VON MIR ETWAS VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

LESEN SIE AUCH / LIRE AUSSI:
=> RETTER DER MANUSKRIPTE AUS DEM ERBE TIMBUKTUS WIRD MIT AFRIKAPREIS GEEHRT – Le sauveur des manuscrits de Tombouctou: „L’Afrique dispose d’une culture écrite“ – 27.06.2014

1. Abdel, le bibliothécaire malien qui a sauvé les livres de Tombouctou des flammes djihadistes.
Le Journal Des Bonnes Nouvelles – 06 Mai 2016 00:00
“Dépêchez-vous! Dépêchez-vous! Ils arrivent!“ Abdel Kader Haidara, visage concentré à l’extrême, court de maisons en maisons, pour annoncer la progression des djihadistes.
Abdel Kader Haidara
Nous sommes en 2012 et l’armée malienne vient de s’effondrer face à la poussée de AQMI. Un millier de djihadistes en armes est sur le point de prendre Tombouctou.
Ce qu’ils vont faire en premier? Comme d’habitude! Occuper les bâtiments officiels, tenir la rue et mettre spectaculairement le feu à tous les lieux de culture mécréante: écoles, musées et bibliothèques.
Abdel Kader n’a peur ni pour lui, ni pour les siens qui sont déjà à l’abri. Lui, le bibliothécaire passionné tremble pour les livres, les précieux livres, les inestimables livres de Tombouctou, dont près de 400.000 datent de plusieurs siècles!
“Vite, vite! Encore plus vite! s’époumonne-t-il, hagard, de ruelle en ruelle au milieu de la poignée d’amies et amis qu’il a pu mobiliser et qui évacuent en courant, à dos d’hommes ou sur des carrioles brinquebalantes, le maximum de livres qu’ils espèrent pouvoir sauver…
D’aussi loin qu’il se souvienne, Abdel Kader, 51 ans, a toujours aimé les livres. C’est sa passion, son amour fou, sa vie!
C’est son père, Mohamed Haidara, surnommé “Mamma”, qui l’a initié dès son enfance. Erudit autodidacte et passionné de livres, Mamma a amassé, au cours de sa vie, une grande quantité de manuscrits rares venant de toute l’Afrique, qu’il faisait lire et commentait à son jeune fils.
Quand Mamma décède en 1981 à l’âge de 84 ans, Abdel décide sans hésiter de reprendre le flambeau. “C’est mon destin, ma mission” explique-t-il. Je suis, en quelque sorte, le dépositaire d’une tradition intellectuelle léguée par mon père”.
Bibliothécaire de père en fils donc! En 1993, Abdel Kader fonde sa propre bibliothèque pour abriter, protèger et restaurer toujours plus de livres! Très vite, ils seront plusieurs dizaines de milliers, de toutes natures, à se blottir dans ses rayons. Parmi eux de nombreux manuscrits précieux, datant de plusieurs siècles et racontant l’Histoire de toute l’Afrique.
Mais lors de la nuit tragique où les djihadistes ont pris Tombouctou, il ne s’agit pas seulement de sauver les livres de sa bibliothèque, mais aussi ceux des 45 autres établissements de la ville! Un sauvetage et une exfiltration mémorables qui s’étaleront sur plusieurs mois tant la tache est délicate et dangereuse! Pendant tout ce temps-là, plusieurs dizaines de familles vont se mobiliser autour d’Abdel Kader et, au péril de leur vie, cacher les précieux ouvrages en les dispersant aux quatre coins de la ville et des alentours.
Les livres connaissent alors les cachettes les plus étranges (cageots de légumes, sacs de graines, cantines métalliques, faux barils de pétrole, matelas…) et les modes de circulation les plus divers (de l’âne au vélo en passant par les charrettes et les carrioles les plus rudimentaires). Certains vont même découvrir la voie des eaux et être exfiltrés dans des embarcations de fortune, construites à la va-vite!
Et quand Tombouctou est enfin libérée en 2013, les djihadistes n’auront finalement pu détruire, au cours de leur pitoyable “nettoyage culturel”, que 4000 livres sur les 400.000 qui se trouvaient dans la ville!
Abdel Kader ne veut pourtant, encore aujourd’hui, tirer aucune gloire de ce que l’historienne d’art Julie Chaizemartin n’hésite pas à qualifier d'“une des plus vastes opérations de sauvetage de livres de l’Histoire mondiale“.
“Il fallait le faire, c’est tout!” lâche-t-il modestement. Avant d’ajouter, la voix nouée: “Je n’aurai jamais plus été en paix si j’avais laissé tous ces livres “mourir”…“ Abdel, mon ami, mon frère, je t’embrasse – nous t’embrassons – de tout notre coeur.
© 2016 le-jbn.com

2. La restauration et numérisation des manuscrits de Tombouctou
RFI – 22.08.2016
ECOUTEZ le reportage de Anthony Fouchard

Foto (c) RFI/DR: Après la prise de Tombouctou par les islamistes, en avril 2012, l’ONG Savama-DCI est parvenue à sauver 360 000 manuscrits, au cours d’une opération secrète menée alors que les combats faisaient rage.
Nach der Einnahme Timbuktus durch die Dschihadisten gelang es der NGO Savama-DCI, in Nacht- und Nebelaktionen 360 000 Manuskripte zu retten.

Les mausolées de Tombouctou ne sont pas les seuls a avoir été détruits par les jihadistes pendant l’occupation de la ville. Des bibliothèques et des manuscrits ancestraux ont été brûlés. Cela aurait pu être pire sans l’abnégation de plusieurs hommes de lettres. Abdel Kader Haïdara est l’un d’eux. Il a mis en place un réseau pour mettre à l’abri, hors de Tombouctou, plus de 400 000 manuscrits. Aujourd’hui, ils sont restaurés et numérisés à Bamako.
© 2016 rfi.fr

1. Abdel, der malische Bibliothekar, der die Bücher von Timbuktu vor den Scheiterhaufen der Dschihadisten rettete .
Le Journal des Bonnes Nouvelles – 6. Mai 2016
„Beeilt euch! Beeilt euch! Sie kommen! „Abdel Kader Haïdara, sein Gesicht äußerst konzentriert, läuft von Haus zu Haus, um den Einmarsch der Dschihadisten bekannt zu geben.
Wir schreiben das Jahr 2012, und die malische Armee ist gerade vor dem Ansturm der AQMI (Al Kaida im islamistischen Maghreb) zusammengebrochen. Tausend bewaffnete Dschihadisten werden in kurzer Zeit Timbuktu einnehmen.
Was werden sie als erstes tun? As usual! Die öffentlichen Gebäude besetzen, die Straßen in Schach halten und alle Orte ungläubiger Kultur spektakulär in Brand setzen: Schulen, Museen und Bibliotheken.
Abdel Kader hat keine Angst um sich, auch nicht um die Seinen, die bereits in Sicherheit sind. Er, leidenschaftlicher Bibliothekar, zittert um die Bücher, die kostbaren Bücher, die Bücher von Timbuktu von unschätzbarem Wert – fast 400.000 sind mehrere Jahrhunderte alt!
„Schnell, schnell! Noch schneller!“ ruft er sich die Lunge aus dem Leib, hager, von Straße zu Straße inmitten der Handvoll Freundinnen und Freunde, die er in der Lage war zu mobilisieren, und die jetzt auf ihrem Rücken oder auf wackeligen Wagen die maximale Menge an Büchern evakuieren, die sie zu retten hoffen …
Solange er sich erinnern kann, hat Abdel Kader, 51, immer Bücher geliebt. Das ist seine Leidenschaft, sein amour fou, sein Leben!
Es war sein Vater, Mohamed Haïdara, genannt „Mamma“, der ihn seit der Kindheit damit vertraut machte. Gelehrter Autodidakt und leidenschaftlich an Büchern interessiert, sammelte Mamma während seines Leben eine große Menge an seltenen Manuskripten aus ganz Afrika, die er seinem kleinen Sohn vorlas und erklärte.
Als Mamma im Jahr 1981 im Alter von 84 stirbt, entscheidet sich Abdel ohne zu zögern diese Aufgabe weiterzuführen. „Es ist mein Schicksal, meine Mission“, sagt er. Ich bin irgendwie der Verwahrer einer intellektuellen Tradition, die mir mein Vater vererbt hat.“
Bibliothekar also vom Vater auf den Sohn! 1993 gründet Abdel Kader seine eigene Bibliothek, um immer mehr Bücher aufzubewahren, zu schützen und zu restaurieren! Bald werden es Zehntausende in seinen Regalen sein, jeglichen Genres. Unter ihnen viele kostbare Manuskripte, die, Jahrhunderte alt, die Geschichte von ganz Afrika erzählen.
Aber während der tragischen Nacht, als die Dschihadisten Timbuktu einnehmen, geht es nicht nur darum, die Bücher seiner Bibliothek zu retten, sondern auch die der 45 anderen Einrichtungen in der Stadt! Eine Rettung und eine denkwürdige Evakuierung, die sich über mehrere Monate erstrecken wird, so delikat und gefährlich ist diese Aufgabe!
Während der ganzen Zeit mobilisieren sich Dutzende von Familien um Abdel Kader und verstecken unter Lebensgefahr die wertvollen Werke, indem sie sie an den entlegensten Ecken der Stadt und ihrer Umgebung verteilen.
Die Bücher erfahren dann die seltsamsten Verstecke (Gemüsekisten, Kornsäcke, Metalltruhen, getürkte Ölfässer, Matratzen …) und die verschiedensten Transportweisen (von Eseln bis zu Fahrrädern über die rudimentärsten Karren und Wägelchen). Einige werden sogar den Weg übers Wasser entdecken und in behelfsmäßigen Booten, in aller Eile gebaut, evakuiert werden!
Und als Timbuktu endlich im Jahr 2013 befreit wurde, hatten die Dschihadisten schließlich bei ihrer erbärmlichen „kulturellen Säuberung“ nicht mehr als 4000 Bücher zerstören können von den 400.000, die sich in der Stadt befanden!
Abdel Kader will sich dennoch bis heute keinerlei Ruhm auf die Fahne schreiben, von dem was die Kunsthistorikerin Julie Chaizemartin als „eine der größten Rettungsoperationen von Büchern der Weltgeschichte“ beschreibt.
„Es musste getan werden, das ist alles!“ sagt er bescheiden. Und, mit zugeschnürter Stimme: „Ich hätte nie mehr meinen Frieden gehabt, wenn ich alle diese Bücher hätte „sterben“ lassen“…Abdel, mein Freund, mein Bruder, ich umarme dich – wir umarmen dich – von ganzem Herzen.
© 2016 le-jbn.com

2. Die Restaurierung und Digitalisierung der Manuskripte von Timbuktu
Lesen Sie dazu:
=> DER SCHATZ VON TIMBUKTU LIEGT NOCH IN BAMAKO – 28.02.2015 in den MALI-INFORMATIONEN

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