FATIM, DIE POWERFRAU VON KENIEBA, SETZT SICH IN EINEM UNGEWÖHNLICHEN BERUF DURCH – Interview avec Fatoumata Diaby, la battante de Sakolabada dans le sud-ouest

Interview mit Fatoumata Diaby, der Powerfrau von Sakolabada bei Kéniéba
Fasokan – 06.25.2016
Von Boukary Konaté
Auch „Taxinin“ (kleines Taxi) oder „katakatanin“ genannt, wird das Motorrad-Taxi jetzt in fast allen Regionen von Mali genutzt. …
Ich traf Fatoumata in Kati am 28. Juni 2016 auf ihrem neuen Motorrad-Taxi, als sie nach Kéniéba aufbrach, und ich bat sie um ein Interview.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL

Interview avec Fatoumata Diaby, la battante de Sakolabada à Kéniéba
fasokan – 25.06.2016
Par Boukary Konaté
Communément appelé « Taxinin » ou « katakatanin », le moto-taxi est aujourd’hui utilisé dans presque toutes les régions du Mali. Il sert de transport en commun dans certaines villes comme à Ségou par exemple où il tente de supplanter les taxis à cause de son prix abordable, comme souligné dans le blog TOUBABOU A BAMAKO. A Bamako, il est utilisé pour le transport de bagages. Dans certaines zones rurales, des commerçants s’en servent pour aller vendre leurs marchandises de villages en villages. Dans toutes ces activités, Ce sont les hommes qui travaillent avec le « katakatanin », mais le cas de Fatoumata était ma première fois de voir cet engin conduit par une femme.

Fatim, la commerçante de Moto-taxi à Sakolabada, Kéniéba au Mali
Fatoumata Diaby, die Powerfrau für den Handel mit Mopedtaxis in Sakolabada bei Kéniéba im Südwesten Malis


J’ai rencontré Fatoumata au niveau de Kati le 28 juin 2016 sur son nouveau moto-taxi en partance à Kéniéba sur une distance de 484 kms. Voir une femme au volant d’un engin difficile à conduire même pour les hommes pour la première fois, m’a poussé à découvrir davantage ce que fait Fatoumata avec le moto-taxi et je me suis entretenu avec elle.

Boukary Konaté : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs, s’il vous plait?
Fatoumata Diaby: Je me nomme Fatoumata Diaby, j’ai 35 ans. Je suis originaire de Kéniéba, mais je vis avec mon mari à Sakolabada, un village d’orpaillage situé à 26 kms de Kéniéba. Nous avons trois enfants: deux garçons et une fille. Je suis infirmière, mais je n’ai pas eu la chance de pratiquer ce métier.
BK: Hier, je vous ai rencontrée au niveau de Kati sur un moto-taxi en partance à Kéniéba. Vous m’avez dit que vous venez acheter les moto-taxis ici à Bamako pour aller les vendre à Kéniéba. Vous roulez vous-même ces moto-taxis de Bamako à Kéniéba. Expliquez-nous un peu, pourquoi vous faites ce travail et depuis combien de temps?
FD:
Parfois, les choses arrivent d’elles-mêmes. Comme je vous l’ai dit, je suis infirmière de formation, mais Dieu ne m’a pas donné la chance de pratiquer ce métier. Au lieu de croiser les bras pour dire que je suis en chômage, j’ai ouvert d’abord un restaurant en 2011 à Sakolabada. Mais après, il m’est venu en tête de ne pas me contenter de ce seul travail. Là, j’ai acheté un moto-taxi, j’ai appris à le conduire et j’ai commencé à faire le transport de bagages dans les zones d’orpaillages. Ceux qui font de l’orpaillage ont besoin de transporter leurs pierres auprès du moulin pour extraire de l’or. Je me chargeais de transporter ces pierres aux moulins. Je transportais également leurs matériels entre la ville de Kéniéba et les zones d’orpaillage, sur leurs lieux de travail. De même, je transportais également de l’eau à vendre aux clients quand il y a crise d’eau sur les lieux.
Dans ce travail, à chaque fois que ma moto vieillissait et que ça ne pouvait plus travailler convenablement, je la vendais à quelqu’un d’autre et je venais acheter une autre à Bamako pour pouvoir bien continuer avec mon travail. Mais chaque fois que je viens acheter un mototaxi à Bamako, je le roule moi-même jusqu’à Sakolabada, au lieu de le transporter par car. En 2015, j’ai pu ouvrir une boutique de vente de pièces détachées de motos dans le village de Sakolabada. J’ai alors arrêté avec le transport pour me contenter de vendre cette boutique de pièces détachées. Comme les clients savent que je m’y connais un peu aux mototaxis, ils viennent commander chez moi à chaque fois qu’ils en ont besoin. Alors, je viens acheter les commandes à Bamako, je charge là-dans les pièces détachées que j’achète également à Bamako et je le conduis à Kéniéba ou à Sakolabada. Même s’il n’y a pas de commande, parfois, je viens en acheter pour aller le garer à la boutique pour les clients. C’est comme ça que j’ai commencé ce commerce de moto-taxi.
BK: Combien coûte un mototaxi à Bamako et combien vous pouvez gagner en bénéfice après la vente Sakolabada ou à Kéniéba?
FD:

ça dépend de la montée et de la baisse du prix sur le marché. Je peux par exemple acheter une moto à 1.180.000 F cfa à Bamako et la livrer aux clients à 1.230.000 F cfa. Le carburant pour aller de Bamako à Kéniéba me coûte 25.000 F cfa. Ce qui est important dans tout ça, c’est le fait que dans le moto-taxi, je transporte les nouvelles pièces détachées que j’achète pour ma boutique. Ainsi, je ne paie pas de frais de transport ni pour moi même ni pour le moto-taxi ni pour les pièces détachées aux chauffeurs de car. Vous voyez que ça fait beaucoup! Donc, je ne vise pas tout le bénéfice directement sur la vente du moto-taxi, mais le fait aussi de ne pas payer tous ces frais de transport, constitue pour moi un bénéfice à gagner si on sait que par car, les frais de transport d’une personne de Bamako à Kéniéba c’est 6.000 à 7.000 F cfa, 50.000 F cfa pour le moto-taxi et entre 30.000 à 35.000 F cfa pour les pièces détachées que j’achète pour la boutique.
BK: Fatoumata, gérer la famille et pratiquer ce métier, que direz-vous en terme de difficulté?
FD:
A ce niveau, je n’ai encore rencontré aucune difficulté. Je fais ce travail avec le consentement de mon mari et il me soutient beaucoup. Parfois, on travaille d’ailleurs ensemble. Lui, il travaille dans la mine, mais quand moi je viens à Bamako pour les achats, c’est lui qui tient la boutique. Pour les travaux domestiques, mon mari et moi, nous gérons ensemble de sorte que chacun puisse avoir le temps de s’épanouir dans son travail. J’ai également engagé une fille que je paie chaque mois. Elle nous aide dans les travaux domestiques et on s’entend très bien avec elle. Alors à trois, nous menons convenablement cette vie de commerce et de travaux domestiques.
BK: comment ça se passe avec les autres commerçants de moto-taxis à Kéniéba?
FD:
Je m’entends bien avec les autres commerçants. Chacun gagne sa chance quotidiennement. La seule différence c’est que les motos que je roule de Bamako à Kéniéba sont bien rodées à l’arrivée et se trouvent en bon état. Les clients préfèrent ces motos à celles transportées dans les camions qui parfois, se déforment à l’arrivée à cause des charges qu’on met là-dessus dans les camions.
BK: quelle est l’appréciation des gens sur ce que vous faites?
FD:
Les gens aiment beaucoup ce que je fais. Tout le monde me félicite et m’encourage dans ce travail. Je profite d’ailleurs de cette interview pour remercier les populations de Sakolabada et Kéniéba pour leur encouragement. Les hommes et les femmes me soutiennent beaucoup, même si certaines femmes trouvent que ce que je fais n’est pas un travail conforme à une femme et c’est d’ailleurs pour cette raison que je suis surnommée « Katakataninbolila Fatim » (Fatim, la conductrice de Katakanin, comme on aime appeler le moto-taxi en bambara).
BK: Cette appellation vous pose problème?
FD:
Pas du tout! C’est d’ailleurs un plaisir pour moi que d’être surnommée comme ça! ça désigne mon travail, ça signifie que je suis connue dans mon travail, donc que je l’aime et que je le fais peut-être bien. Et puis, il n’est pas dit que tout le monde partage nécessairement ma pensée, mes ambitions.
BK: Dans ce travail, que pouvez-vous partager avec nous comme souvenir et que vous n’oublierez jamais?
FD:
Merci pour cette question car ça me permet de montrer ma reconnaissance à l’endroit des populations de Kéniéba pour un geste qu’elles ont fait pour moi et pour lequel je leur resterai reconnaissante.

Un jour, c’est d’ailleurs ma première fois de venir en moto. Quand ma sœur a remarqué que je suis en retard, elle m’a appelé au téléphone pour prendre de mes nouvelles. Je me suis garée pour décrocher le téléphone et je lui ai dit que je suis presque arrivée et que je suis en moto. Etonnée, elle a informé les femmes et les jeunes. Ils se sont regroupés pour venir m’accueillir à l’entrée de la ville à pieds, en motos, et en voitures avec des tam-tams. Cela a été une grande surprise pour moi parce qu’ils ne m’avaient pas informée. Je reste reconnaissante à toute la population de Kéniéba pour ce geste qui fut un grand honneur et une grande joie pour moi.
BK: Nous vivons dans une société où les traditions font que certaines tâches sont réservées aux hommes et d’autres aux femmes et c’est parfois mal vu qu’une femme pratique un métier réservé aux hommes et vis-versa. Il y a de grandes luttes engagées contre cette pratique pour établir une égalité entre les hommes et les femmes. C’est d’ailleurs un des objectifs du millénaire de l’ONU. Est-ce que dans votre travail, vous revendiquez le fait d’être une femme et de faire un travail réservé normalement aux hommes?
FD:
Jamais! Mon idée n’est pas du tout de me comparer aux hommes en faisant ce travail. Je le fais par passion, je le fait par ce que je l’aime, je fais ce travail parce que j’y gagne ma vie. Seulement qu’en le faisant, je transmets un message et ce message n’est autre que de montrer aux femmes et aux jeunes que l’heure n’est plus le temps de s’asseoir, que personne ne doit plus croiser les bras, qu’on cesse de faire le choix entre les métiers avec l’idée qu’on a un diplôme et qu’on doit forcement travailler dans un bureau. C’est ce message que je transmets et je me vois comme un exemple dans ce message que je transmets à tous et c’est tout.
Quant à l’idée de l’égalité entre les hommes et les femmes, je ne maîtrise pas tous les contours, mais pour moi ce qui compte, surtout dans un foyer entre la femme et son mari, c’est la compréhension, l’entente et la complémentarité. Quand un homme et sa femme s’entendent bien, c’est tout le bonheur du foyer et c’est cela, cette égalité qu’on cherche! Dans ce domaine, je ne me plains pas de mon mari. Dans le foyer, on s’entre-aide dans les différentes activités sans se dire que tel travail est réservé à l’autre. Parfois, mon mari balaie la cour quand je suis occupée et moi de même, quand lui aussi se trouve occupé!
Je gagne ma vie dans ce métier. J’ai pu construire une maison à Kéniéba et j’ai également une maison en sentier à Bamako. Dieu merci! Mon mari et moi, nous arrivons à subvenir aux besoins de la famille et à assurer la charge de nos enfants. Déjà, je peux dire que ce métier m’a beaucoup servi.
BK: Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées depuis que vous avez commencé avec le transport de moto-taxi de Bamako à Kéniéba?
FD:
dans ce métier, je ne peux pas parler de difficultés majeures, mais c’est fatiguant de rouler en moto-taxi de Bamako à Kéniéba. Mais il suffit juste de te laver et de te reposer à l’arrivée et la fatigue est finie. Parfois, la moto tombe également en panne. Elle peut se crever ou le disque peut se griller. Quand ces genres de pannes arrivent en cours de route, je répare la moto moi-même: je peux coller le pneu ou changer le disque. j’ai tous les matériels pour ces genres de pannes avec moi. A part ça, je n’ai pas rencontré de difficultés pour le moment.
BK: quels sont tes mots de la fin?
FD:
je vous remercie pour cette interview qui est aussi une grande aide, une source de motivation. Dans ce métier, je ne me vois pas en héros, mais en exemplaire. je me vois comme une source d’inspiration pour les femmes et les jeunes qui me comprendront, qui comprendront à travers ce que je fais, que le temps de se considérer comme supérieur ou inférieur par rapport à un métier est terminé. Il suffit juste d’aimer ce que tu fais et de se battre car la réussite est au bout de l’effort.
BK: je vous remercie.
© 2016 fasokan.wordpress.com

Interview mit Fatoumata Diaby, der Powerfrau von Sakolabada bei Kéniéba
Fasokan – 06.25.2016
Von Boukary Konaté
Auch „Taxinin“ (kleines Taxi) oder „katakatanin“ genannt, wird das Motorrad-Taxi jetzt in fast allen Regionen von Mali genutzt. Es dient als öffentliches Verkehrsmittel in einigen Städten wie in Ségou zum Beispiel, wo es versucht, mit seinen geringen Kosten die Taxis zu verdrängen. In Bamako wird es für den Gepäcktransport genutzt. In einigen ländlichen Gebieten nutzen Händler es, um ihre Waren in den Dörfern zu verkaufen. Bei all diesen Aktivitäten sind es die Männer, die mit dem „katakatanin“ arbeiten, aber im Falle von Fatoumata war es das erste Mal, dass ich diese Maschine von einer Frau gefahren sah.
Ich traf Fatoumata in Kati am 28. Juni 2016 auf ihrem neuen Motorrad-Taxi, als sie nach Kéniéba aufbrach, in einer Entfernung von 484 km. Zum ersten Mal eine Frau zu sehen, die am Steuer eines auch für Männer schwer zu führenden Fahrzeugs sitzt, trieb mich an, mehr von Fatoumata und dem Motorrad-Taxi zu entdecken, und ich bat sie um ein Interview.

Konaté: Können Sie sich bitte unseren Lesern vorstellen ?
Fatoumata Diaby: Mein Name ist Fatoumata Diaby, ich bin 35 Jahre alt. Ich bin aus Kéniéba, aber ich lebe mit meinem Mann in Sakolabada, einem Goldwäscherdorf 26 km vo Kenieba entfernt. Wir haben drei Kinder: zwei Jungen und ein Mädchen. Ich bin Krankenschwester, aber hatte nicht die Chance diesen Beruf auszuüben.
BK: Gestern traf ich Sie bei Kati auf einem Motorrad-Taxi, als Sie nach Kéniéba aufbrachen. Sie sagten mir, dass Sie die Motorradtaxis hier in Bamako kaufen, um sie in Kéniéba zu verkaufen. Sie fahren selbst diese Motorrad-Taxis von Bamako nach Kenieba. Warum tun Sie diese Arbeit und wie lange schon?
FD:
Manchmal passieren die Dinge einfach so. Wie ich schon sagte, ich bin Krankenschwester von Beruf, aber Gott gab mir keine Chance, diesen Beruf auszuüben. Anstatt die Hände in den Schoß zu legen und arbeitslos zu bleiben, habe ich zunächst in Sakolabada im Jahr 2011 ein Restaurant eröffnet. Aber dann kam es mir in den Sinn, mich nicht allein mit dieser Arbeit zu begnügen. Damals kaufte ich ein Motorrad-Taxi, habe gelernt, es zu fahren, und begonnen, in den Gebieten der Goldwäscher Transporte zu übernehmen. Die Goldwäscher müssen ihre Steine an die Mühle befördern, um das Gold zu extrahieren, das übernahm ich. Ich transportierte auch ihre Geräte und Material zwischen der Stadt Kéniéba und den Goldabbaugebieten, an ihre Arbeitsplätze. Genauso habe ich auch Wasser für den Verkauf befördert, wenn es auf dem Gelände kein Wasser gab.
Dabei habe ich jedes Mal, wenn mein Motorrad-Taxi alterte und nicht mehr richtig funktionierte, es an jemand anderen verkauft, und ein neues in Bamako gekauft, um mit meiner Arbeit weitermachen zu können. Jedes Mal fuhr ich damit nach Sakolabada, anstatt es auf dem Bus zu transportieren. 2015 eöffnete ich einen Ersatzteilshop für Motorräder im Dorf. Ich hörte dann mit dem Transport auf und verkaufte nur noch Ersatzteile. Da die Kunden wissen, dass ich mich ein wenig auskenne bei Mototaxis, kommen sie jedes Mal zu mir, wenn sie eins brauchen. Also kaufe ich die Bestellungen in Bamako, lade Ersatzteile ein und fahre damit nach Kéniéba oder Sakolabada. Auch wenn es keine Bestellung gibt, manchmal, kaufe ich eins und stelle es beim Laden ab, für die Kunden. So habe ich also diesen Handel mit Motorrad-Taxis gestartet.
BK: Wie viel kostet ein Motorrad-Taxi in Bamako und wie viel können Sie beim Verkauf in Sakolabada oder Kéniéba verdienen?
FD:

Das hängt von den steigenden und fallenden Marktpreisen ab. Ich kann zum Beispiel ein Motorrad zu 1.180.000 CFA-Francs (ca. 1.800 €) in Bamako kaufen und es an die Kunden zu 1.230.000 FCFA (ca. 1.875 €) liefern. Der Sprit für die Fahrt kostet mich 25.000 FCFA (ca. 40 €). Was wichtig bei all dem ist, dass ich in dem Moto-Taxi die neuen Ersatzteile für mein Geschäft mitbringe. Ich bezahle also weder die Transportkosten für mich selbst noch für die Moto-Taxis noch für die Ersatzteile an die Busfahrer. Sie sehen, das macht viel aus! Daher ziehe ich Gewinn nicht direkt aus dem Verkauf der Moto-Taxis, sondern auch aus den gesparten Transportkosten: für eine Person von Bamako nach Kéniéba sind das 6000 bis 7000 FCFA, 50.000 FCFA für das Moto-Taxi und zwischen 30.000 und 35.000 FCFA für die Ersatzteile.
BK: Fatoumata, sich um die Familie kümmern und diesen Job machen, was würden Sie sagen, in Hinblick auf die Schwierigkeit?
FD:
Da ich habe noch keine Schwierigkeiten gehabt. Ich tue dies mit Zustimmung meines Mannes, und er unterstützt mich sehr. Manchmal arbeiten wir auch zusammen. Er arbeitet in der Mine, aber wenn ich für Einkäufe nach Bamako fahre, ist er es, der den Laden betreibt. Die Hausarbeit teilen mein Mann und ich so auf, dass jeder Zeit für seine Arbeit hat. Ich habe auch ein Mädchen eingestellt, das ich jeden Monat bezahle. Sie hilft uns in der Hausarbeit, und wir kommen sehr gut mit ihr aus. Also zu dritt schaffen wir dieses Leben aus Handel und Hausarbeit ganz gut.
BK: Wie sieht es mit den anderen Händlern für Motorrad-Taxis in Kéniéba aus?
FD:
Ich komme gut aus mit den anderen Händlern. Jeder macht sein Glück Tag für Tag. Der einzige Unterschied besteht darin, dass die Moto-Taxis, die ich von Bamako nach Kéniéba fahre, bei der Ankunft gut eingefahren und in gutem Zustand sind. Die Kunden bevorzugen diese Moto-Taxis gegenüber denen auf Lastwagen transportierten, die manchmal bei der Ankunft verformt sind.
BK: Wie finden die Leute das, was Sie tun?
FD:
Die Leute mögen das sehr. Jeder begrüßt mich und ermutigt mich in dieser Arbeit. Ich nutze die Gelegenheit dieses Interviews, den Menschen von Sakolabada und Kéniéba für ihre Ermutigung zu danken. Männer und Frauen unterstützen mich sehr, obwohl einige Frauen finden, dass das kein Job für eine Frau ist. Aus diesem Grund werde ich „Katakataninbolila Fatim“ genannt (Fatim die Fahrerin der Katakanin, wie wir das Moto-Taxi in Bambara nennen).
BK: Ist dieser Name ein Problem für Sie?
FD:
Gar nicht! Es ist eine Freude für mich, so genannt zu werden! Das bezeichnet meine Arbeit, es bedeutet, dass ich in meiner Arbeit bekannt bin, dass ich sie liebe und dass ich sie gut mache. Und jeder muss ja auch nicht unbedingt meine Gedanken, meine Ambitionen teilen.
BK: Können Sie mit uns eine Erinnerung an diese Arbeit teilen, etwas, das Sie nie vergessen werden?
FD:
Vielen Dank für diese Frage, denn sie lässt mich meine Dankbarkeit an die Einwohner von Kéniéba für eine Geste zeigen, die sie mir erwiesen haben und für die ich ihnen dankbar bleibe.
Eines Tages, als ich zum ersten Mal auf dem Motorrad zurückkam. Als meine Schwester merkte, dass ich Verspätung hatte, rief sie mich deswegen an. Ich hielt an, um abzunehen und sagte ihr, ich sei fast da, und ich sei auf dem Motorrad. Erstaunt, hat sie die Frauen und Jugendlichen informiert, die mich dann am Eingang der Stadt mit Tam-tam begrüßt haben. Das war eine große Überraschung für mich. Ich danke allen Menschen von Kéniéba für diese Geste, die eine große Ehre und eine große Freude für mich war.
BK: Wir leben in einer Gesellschaft, in der traditionsgemäß einige Aufgaben für Männer und andere für Frauen reserviert sind und es manchmal verpönt ist für eine Frau, einen Männerberuf auszuüben und umgekehrt. Es gibt große Kämpfe gegen diese Praxis, um die Gleichstellung von Männern und Frauen zu schaffen. Dies ist auch eines der UN-Millenniumsziele. Reklamieren Sie in Ihrer Arbeit, dass Sie eine Frau sind und einen Job machen, der normalerweise für Männer reserviert ist?
FD:
Niemals! Meine Idee ist es nicht, mich mit den Männern zu vergleichen. Ich mache es mit Leidenschaft, weil ich es mag, ich mache diese Arbeit, weil ich damit meinen Unterhalt verdiene. Nur dabei vermittele ich eine Botschaft und die ist keine andere, als Frauen und jungen Menschen zu zeigen, dass es nicht mehr zeitgemäß ist, sich hinzusetzen, dass niemand mehr mehr die Hände in den Schoß legen soll, dass wir aufhören zu denken, wenn wir haben einen Abschluss haben, müssen wir unbedingt in einem Büro arbeiten. Das ist die Botschaft, die ich weitergebe, und ich sehe mich als ein Beispiel in dieser Botschaft, die ich an alle sende, und das ist es.
Was die Idee der Gleichheit zwischen Männern und Frauen angeht, … zählt für mich, vor allem in einem Heim zwischen der Frau und ihrem Ehemann, Verständnis, Miteinander-Auskommen und gegenseitige Ergänzung. Wenn ein Mann und seine Frau gut miteinander auskommen, dann ist das das ganze Glück im Haus und das ist diese Gleichheit, die wir suchen! In diesem Bereich beschwere ich mich nicht über meinen Mann. Zu Hause helfen wir uns gegenseitig in verschiedenen Aktivitäten ohne zu sagen, für diese Arbeit sei der andere zuständig. Manchmal fegt mein Mann den Hof, wenn ich beschäftigt bin, und ich genauso, wenn er zu beschäftigt ist!
Ich verdiene meinen Lebensunterhalt mit diesem Beruf. Ich konnte ein Haus in Kéniéba bauen, und ich habe auch ein Haus, das in Bamako gebaut wird. Gott sei dank! Mein Mann und ich schaffen es, den Notwendigkeiten der Familie gerecht zu werden und für unsere Kinder zu sorgen. Ich kann jetzt schon sagen, dass dieser Beruf mir gut dabei geholfen hat.
BK: Mit welchen Schwierigkeiten waren Sie konfrontiert, seit Sie mit dem Transport der Moto-Taxis von Bamako nach Kéniéba gestartet sind?
FD:
Keine größeren, aber es ist anstrengend ein Moto-Taxi von Bamako nach Kéniéba zu fahren. Aber Sie müssen bei der Ankunft nur sich waschen und sich ausruhen, und die Müdigkeit ist vorbei. Manchmal fällt auch das Motorrad aus. Ein Reifen kann platzen oder die Kupplungsscheibe kann kaputtgehen. Wenn diese Arten von Fehlern auf dem Weg passieren, repariere ich das Moto selbst: ich kann den Reifen flicken oder die Scheibe aus wechseln. Ich habe die ganze Ausrüstung für diese Art von Pannen bei mir. Davon abgesehen habe ich keine Schwierigkeiten im Moment.
BK: Was ist dein Schlusswort?
FD:
Vielen Dank für dieses Interview, das auch eine große Hilfe ist, eine Quelle der Motivation. In diesem Beruf sehe ich mich nicht als Heldin, sondern als Beispiel. Ich sehe mich als Anregung für Frauen und junge Menschen, die mich verstehen, die durch das, was ich tue, verstehen, dass die Zeit vorbei ist, sich zu qualifiziert oder zu wenig qualifiziert für einen Beruf zu halten. Man muss nur mögen, was man tut, und kämpfen, denn der Erfolg steht am Ende der Anstrengung.
BK: Danke .
© 2016 fasokan.wordpress.com

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