DIE VISION VOM AUTONOMEN MALI, AUTONOMEN AFRIKA – Aminata D. Traoré dans les top 50 – Vision d’un Mali et d’une Afrique autonomes

1. Aminata Dramane Traoré / Vision von einem autonomen Mali und einem autonomen Afrika: „Wir können und müssen von den offenen Rissen im aktuellen System profitieren“
Bamako (Le Reporter) – 22. September 2015
Interview von Françoise Wasservogel
Wir trafen Aminata Dramane Traoré, Sozialaktivistin in Mali und in der Welt, mit den Globalisierungskritikern. Als Essayistin ist sie Koordinatorin des Forums für ein anderes Mali (FORAM), bei ihrem Besuch in Paris Mitte September 2015. Unsere Korrespondentin hat sie zu einigen aktuellen Themen befragt: zur malischen Krise, zu Fragen der Sicherheit und Wirtschaft im Zusammenhang mit der Krise in Griechenland und zum bevorstehenden Weltgipfel für nachhaltige Entwicklung in New York.
Und sie kandidiert jetzt für die Nachfolge von Ban Ki-moon.
2. Veröffentlichung der Zeitschrift New African: Aminata D. Traore, Alioune Ifra N’Diaye, Abdoullah Coulibaly und Cheick Diallo unter den Top 50 der afrikanischen Intellektuellen
Bamako ( Aujourd’hui-Mali) – 30. April 2016
Das renommierte Magazin New African hat die Liste der 50 afrikanischen Intellektuellen veröffentlicht, die der Stolz des Kontinents sind.

DEUTSCH (VON MIR VERBESSERTE GOOGLE-ÜBERSETZUNG) WEITER UNTER DEM FRZ. ORIGINAL
Aminata D Traoré pour SG_Seuls, nous pouvons faire si peu, ensemble, nous pouvons faire beaucoup
2. Révélation du magazine Newafrican : Aminata D. Traoré, Alioune Ifra N’Diaye, Abdoullah Coulibaly et Cheick Diallo dans le top 50 des intellectuels africains
Bamako (Aujourd’hui-Mali) – 30 Avr 2016
Par A.B.HAÏDARA
La prestigieuse revue New African vient de publier la liste des 50 intellectuels africains qui font la fierté du continent. Il s’agit des personnalités du monde de la culture (artistes, écrivains, musiciens, inventeurs..). Plusieurs pays d’Afrique sont représentés dans ce classement … Sans grande surprise, le Mali figure bel et bien dans ce classement avec quatre personnalités : l’Altermondialiste Aminata Dramane Traoré, le jeune producteur et homme de culture Alioune Ifra N’Diaye, l’initiateur du Forum de Bamako, Abdoullah Coulibaly, et l’architecte Cheick Diallo. Pour ceux qui ne le savent pas, ces personnalités sont bien connues au Mali pour avoir contribué au développement de leur pays.

Parlant d’Aminata Dramane Traoré, elle fut ministre en charge de la Culture et du Tourisme pendant trois ans (1997 – 2000) sous Alpha Oumar Konaré, avant de rendre sa démission. Depuis, elle est fréquente auprès des altermondialistes. C’est ainsi qu’elle est l’une des actrices du Forum social mondial. S’agissant du jeune Alioune Ifra N’Diaye, lui est le patron de la structure de production Blonba. En 14 ans, cette structure a réalisé sept créations et près de 400 représentations dans huit pays. Il vient de lancer l’Association Djiné Ton (Club des génies) dont il est le président. C’est un regroupement d’artistes maliens avec comme objectif la mutualisation des moyens et des expertises de chacun.

Abdoullah Coulibaly, lui, est connu pour avoir initié le Forum de Bamako, l’une des plus grandes activités au Mali. Il est également le promoteur de l’Institut des hautes études en management (Ihem), une école de commerce qui dispense un enseignement de qualité et une formation haut de gamme aux futures élites africaines. Depuis quelques mois, Abdoullah Coulibaly dirige le Comité d’organisation du Sommet France – Afrique prévu en janvier 2017.

Le dernier lauréat, Cheick Diallo, est un architecte hors-pair. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des rares designers du continent à s’imposer sur le marché international. Ses créations ont l’épure magnifique et élégante des meubles traditionnels.
© 2016 Aujourd’hui Mali

1. Aminata Dramane Traoré/Vision d’un Mali et d’une Afrique autonomes : «Nous pouvons et devons profiter des brèches ouvertes dans le système actuel»
Bamako (Le Reporter) – 22 Sep 2015
Propos recueillis par Françoise WASSERVOGEL
Nous avons rencontré Aminata Dramane Traoré, femme active dans les activités sociales au Mali et dans le monde, avec les altermondialistes. Essayiste, elle est coordinatrice du Forum pour un autre Mali (FORAM), lors de son passage à Paris, mi-septembre 2015. Séjournant à Paris notre collaboratrice s’est entretenue avec elle sur certains sujets d’actualité : la crise malienne, les questions de sécurité et d’économie avec la crise en Grèce et le prochain sommet mondial pour le développement durable qui se tiendra à New York.
Nous sommes à la veille du Sommet mondial pour le développement durable qui se tiendra à New York. Comment expliquez-vous qu’après tant de programmes et d’années, nous en soyons toujours à essayer de mettre fin à la pauvreté, à la faim et aux conflits ?
C’est une question centrale qui renvoie à la nature du développement et à celle de la coopération bilatérale, multilatérale et internationale. Et ce mois-ci où les dirigeants de la Planète s’apprêtent à adopter l’agenda du développement de l’après 2015, est le juste moment de la poser partout, plus particulièrement en Afrique. Si le modèle néolibéral avait tenu ses promesses de développement et de partenariat mondial, le chômage, la pauvreté et la violence n’auraient pas pris l’ampleur qui les caractérise en ce moment. Avant d’être politique et économique, l’impasse est d’abord théorique et idéologique, notre tort étant notre entêtement à négocier en vase clos «entre Maliens», «entre Centrafricains», «entre Burkinabè» à l’heure où l’économie mondialisée sur des bases injustes met en péril la cohésion sociale, la paix et la sécurité humaine.
En 2001, un an après le lancement des OMD (objectifs du millénaire pour le développement), il s’est produit un fait majeur, les attentats du World Trade Center à New York qui ont permis au président des Etats-Unis d’Amérique, George W. Bush, de décréter «la guerre globale contre la terreur». La militarisation de la bande sahélienne se situe dans ce contexte. Les enjeux des interventions militaires étrangères sont éminemment économiques et géopolitiques. La situation actuelle à Anéfis (Mali) résulte d’abord du goulot d’étranglement créé par la France en se séparant de l’armée malienne au niveau de cette localité, et en instrumentalisant la rébellion touareg.
Pouvons-nous comparer cette opacité à celle des Institutions Financières Internationales (IFI) quand elles ont imposé les plans d’ajustement structurel dans les années 80 ?
Bien sûr. Tout se passe par-dessus la tête des citoyens ordinaires à qui l’on fait croire, comme en ce moment au Burkina Faso, que des élections transparentes et inclusives suffisent à faire leur bonheur. Cela se saurait au Mali où, après la révolution de Mars 1991, nous nous sommes comportés en «bon élève» de la communauté des «bailleurs de fonds». Cela se saurait également en Tunisie, le berceau des «printemps arabes» d’où les jeunes émigrent en grand nombre, quand ils ne vont pas rejoindre les rangs de Daesh.
Ce qui se passe en Grèce prouve qu’il est très difficile de faire plier les Institutions Financières Internationales. N’est-ce pas ?
La crise de la dette grecque fera date dans l’histoire du capitalisme mondialisé et financiarisé. Nos Etats africains se sont endettés au-delà de notre capacité de remboursement et, de surcroît, pour des investissements qui ne répondent pas souvent aux besoins prioritaires des populations. Désengagement de l’Etat, perte des entreprises publiques, chômage massif dont celui des jeunes diplômés sont autant de résultats de la médecine de cheval imposée par des institutions de Bretton Woods.
Comment peut-on faire comprendre les rouages d’un système aussi complexe ?
En conférant à la politique son sens. Il est grand temps de parler, en plus de l’alternance au pouvoir, d’alternatives au système inégalitaire et guerrier de la mondialisation capitaliste. C’est en cela que je reste sur ma faim dans le débat sur les transitions démocratiques, dont celle du Burkina Faso. Ce pays a le beau et redoutable privilège d’être celui de Thomas Sankara dont l’idéal de société revêt tout son sens dans les circonstances actuelles.
Les femmes peuvent-elles participer à ce changement de paradigme de développement ?
Les femmes constituent 50% de la population et de l’électorat. Elles peuvent faire la différence. Mais l’élite féminine souffre du même formatage que l’élite masculine qui les empêche d’être audacieuses et plus créatives. Elles sont outillées pour dénoncer les discriminations et les injustices internes à nos sociétés en perdant de vue la violence de l’économie mondialisée qui, indistinctement, broie femmes, hommes et enfants. Elles participeront activement au changement quand elles comprendront que nous avons un marché national, sous-régional et régional à construire. Nous ne pouvons pas continuer à tout importer, et à recycler les déchets des autres.
Comment concrétiser cette vision d’un Mali et d’une Afrique autonomes à la base, à travers l’économie ?
Nous pouvons et devons profiter des brèches ouvertes dans le système actuel. Ce sont les inégalités, le chômage, le gonflement des flux migratoires, le réchauffement climatique, le djihadisme pour marteler la nécessité d’un autre modèle de développement. La COP 21 qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, est une occasion pour l’Afrique et plus particulièrement le Sahel de rendre compte de la nécessité de changer de cap.
Je vous laisse conclure
Je n’ai jamais désespéré, ni de mon pays, ni de l’Afrique. L’inadéquation des politiques économiques imposées commence à être claire pour les Maliens, et les Africains d’une manière générale. Nous devons réfléchir ensemble au projet de société que nous voulons pour nous-mêmes, et tout mettre en œuvre localement pour que la croissance économique soit une réalité pour tous, compatible avec la préservation du lien social, la justice et la préservation de l’environnement.
© 2016 Le Reporter

2. Veröffentlichung der Zeitschrift New African: Aminata D. Traore, Alioune Ifra N’Diaye, Abdoullah Coulibaly und Cheick Diallo unter den Top 50 der afrikanischen Intellektuellen
Bamako ( Aujourd’hui-Mali) – 30. April 2016
Von A.B.HAÏDARA
Das renommierte Magazin New African hat die Liste der 50 afrikanischen Intellektuellen veröffentlicht, die der Stolz des Kontinents sind. Das sind Persönlichkeiten aus der Welt der Kultur (Künstler, Schriftsteller, Musiker, Erfinder ..). Mehrere afrikanische Länder treten in diesem Ranking auf … Es überrascht nicht dass Mali ist in der Tat in diesem Ranking mit vier Persönlichkeiten vertreten ist: die Globalisierungskritikerin Aminata Traoré, der junge Produzent und Mann der Kultur Alioune Ifra N’Diaye, der Initiator des Bamako Forum, Abdoullah Coulibaly, und der Architekt Cheick Diallo. Diese Persönlichkeiten haben in Mali zur Entwicklung ihres Landes beitragen und sind dafür gut bekannt.

Aminata Traoré war über drei Jahre (1997 – 2000) Ministerin für Kultur und Tourismus unter Alpha Oumar Konaré, bevor sie zurücktrat. Seitdem taucht sie oft bei den Globalisierungskritikern auf. So ist sie eine der Akteurinnen des Weltsozialforums.
Der junge Alioune Ifra N’Diaye ist Chef der Blonba Produktion. In 14 Jahren hat diese Struktur sieben Kreationen verwirklicht und hat fast 400 Vertretungen in acht Ländern. Er hat gerade den Verein Djine Ton (Club der Genies) ins Leben gerufen, dessen Präsident er ist. Dies ist eine Vereinigung von malischen Künstlern mit dem Ziel der Bündelung von Ressourcen und Know-how der einzelnen.
Abdullah Coulibaly ist bekannt, da er das Forum Bamako initiiert hat, eine der größten Aktivitäten in Mali. Er ist auch der Initiator des Instituts für höhere Studien in Management (IHEM), ein Wirtschaftsinstitut, das Bildung und Ausbildung von hoher Qualität zukünftigen afrikanischen Eliten zur Verfügung stellt. Seit einigen Monaten leitet Abdoullah Coulibaly das Organisationskomitee für den Gipfel Frankreich-Afrika-Gipfel im Januar 2017.
Der letzte Preisträger, Cheick Diallo, ist ein hervorragender Architekt. Heute wird er als einer der wenigen Designer auf dem Kontinent angesehen, die auf dem internationalen Markt erfolgreich sind. Seinen Entwürfen liegen die schönen und eleganten Skizzen traditioneller Möbel zugrunde.
© 2016 Aujourd’hui Mali

1. Aminata Dramane Traoré / Vision von einem autonomen Mali und einem autonomen Afrika: „Wir können und müssen von den offenen Rissen im aktuellen System profitieren“
Bamako (Le Reporter) – 22. September 2015
Interview von Françoise Wasservogel
Wir trafen Aminata Dramane Traoré, Aktivistin in sozialen Aktivitäten in Mali und in der Welt, mit den Globalisierungskritikern. Als Essayistin ist sie Koordinatorin des Forums für ein anderes Mali (FORAM), bei ihrem Besuch in Paris Mitte September 2015. Unsere Korrespondentin hat sie zu einigen aktuellen Themen befragt: zur malischen Krise, zu Fragen der Sicherheit und Wirtschaft im Zusammenhang mit der Krise in Griechenland und zum bevorstehenden Weltgipfel für nachhaltige Entwicklung in New York.
Wir sind am Vorabend des Weltgipfels für nachhaltige Entwicklung in New York. Wie erklären Sie sich, dass wir uns nach so vielen Programmen und Jahren immer noch in der Versuchsphase befinden, um Armut, Hunger und Konflikte zu beenden
Dies ist eine zentrale Frage, die sich auf die Art der Entwicklung bezieht und dass der bilateralen, multilateralen und internationalen Entwicklungszusammenarbeit. Und in diesem Monat, in dem die Führer des Planeten die Agenda der Entwicklung nach 2015 verabschieden wollen, ist genau der richtige Zeitpunkt, sie überall zu stellen, vor allem in Afrika. Wenn das neoliberale Modell seine Versprechen für Entwicklung und globale Partnerschaft gehalten hätte, hätten Arbeitslosigkeit, Armut und Gewalt nicht das Ausmaß angenommen, das wir jetzt zu bewältigen haben.
Es ist zuerst eine theoretische und ideologische Sackgasse, noch bevor sie politisch und wirtschaftlich ist. Unser Fehler war unsere Hartnäckigkeit, isoliert zu verhandeln „unter Maliern“, „unter Zentralafrikanern“, „unter Burkinabe“ zu einer Zeit, wo die globalisierte Wirtschaft auf ungerechten Grundlagen den sozialen Zusammenhalt, den Frieden und die Sicherheit der Menschen gefährdet.
Im Jahr 2001, ein Jahr nach der Einführung der MDGs (Millennium Development Goals), gab es den großen Anschlag auf das World Trade Center in New York, das den Präsidenten der Vereinigten Staaten von Amerika, George W. Bush, „den globalen Krieg gegen den Terror“ erklären ließ. Die Militarisierung der Sahelzone steht in diesem Zusammenhang. Die Probleme der ausländischen militärischen Interventionen sind eminent wirtschaftlich und geopolitisch. Die aktuelle Situation in Anéfis (Mali) resultiert zunächst aus dem von Frankreich geschaffen Engpass, das sich dort von der malischen Armee trennte, und aus der Instrumentalisierung der Tuareg-Rebellion.
Können wir diese Undurchsichtigkeit vergleichen mit der der internationalen Finanzinstitutionen, als sie in den 80er Jahren Strukturanpassungspläne auferlegt haben?
Sicher. Alles geht über die Köpfe der normalen Bürger hinweg, die man glauben lässt, wie jetzt in Burkina Faso, dass transparente und inklusive Wahlen genügen, um sie glücklich zu machen. Das kann man in Mali wissen, wo wir uns nach der Revolution vom März 1991 als „guter Schüler“ der Gemeinschaft der „Geber“ verhielten. Ebenso in Tunesien, der Wiege des „arabischen Frühling“, wo junge Menschen in großer Zahl auswandern, wenn sie sich nicht in die Reihen der Daesh (IS) eingliedern lassen.
Was in Griechenland passiert, zeigt, dass es sehr schwierig ist, die internationalen Finanzinstitutionen umzustimmen. Nicht wahr?
Die griechische Schuldenkrise wird in die Geschichte des globalisierten Finanzkapitalismus eingehen. Unsere afrikanischen Staaten haben sich über unsere Fähigkeit zur Rückzahlung verschuldet, und darüber hinaus für Investitionen, die oft nicht die vorrangigen Bedürfnisse der Bevölkerung erfüllen. Der Rückzug des Staates, der Verlust von öffentlichen Unternehmen, die massive Arbeitslosigkeit, darunter die junger Hochschulabsolventen, sind alles Ergebnisse der von den Bretton-Woods-Institutionen auferlegten Pferdemedizin.
Wie können wir die Funktionsweise eines solch komplexen Systems verständlich machen?
Indem wir der Politik einen Sinn geben. Es ist an der Zeit, neben Machtwechseln auch über Alternativen zum unsozialen und kriegerischen System der kapitalistischen Globalisierung zu sprechen. Hier genau werde ich in meinen Erwartungen in der Debatte über die demokratischen Übergänge enttäuscht, einschließlich der von Burkina Faso. Dieses Land hat das schöne und zugleich schreckliche Privileg, das Land von Thomas Sankara zu sein, dessen Vision einer idealen Gesellschaft ihre volle Bedeutung in den gegenwärtigen Umständen annimmt.
Können die Frauen an diesem Paradigmenwechsel in der Entwicklung teilhaben?
Frauen stellen 50% der Bevölkerung und der Wähler. Sie können etwas bewirken. Aber die weibliche Elite leidet unter der gleichen Formatierung wie die männliche Elite, die die Frauen daran hindert, wagemutig und kreativ zu sein. Sie sind ausgestattet um di eDiskriminierungen und die internen Ungerechtigkeiten in unserer Gesellschaft anzuprangern, wobei sie die Gewalt der globalisierten Wirtschaft aus den Augen verlieren, die wahllos Frauen, Männer und Kinder zermalmt.. Sie werden sich aktiv an der Veränderung beteiligen, wenn sie verstehen, dass wir einen nationalen, subregionalen und regionalen Markt aufzubauen haben. Wir können nicht weiterhin alles importieren, und den Abfall der anderen recyceln.
Wie lässt sich diese Vision eine autonomen Malis und eines autonomen Afrikas an der Basis, durch die Wirtschaft konkretisieren?
Wir können und müssen von den offenen Rissen im aktuellen System profitieren. Dies sind die Ungleichheiten, die Arbeitslosigkeit, das Anschwellen der Migrationsströme, die globale Erwärmung, des Dschihadismus – um die Notwendigkeit für ein alternatives Entwicklungsmodell einzuhämmern. Die COP 21, die in Paris vom 30. November – 11. Dezember 2015 stattfinden wird, ist eine Chance für Afrika und insbesondere die Sahelzone, um sich der Notwendigkeit, den Kurs zu ändern, bewusst zu werden.
Ihr Abschlussstatement?
Ich habe nie die Hoffnung aufgegeben, weder für mein Land noch für Afrika. Die Unzulänglichkeit der aufgedrängten Wirtschaftspolitik beginnt den Maliern und den Afrikanern durchweg klar zu werden. Wir müssen uns zusammen auf das Projekt der Gesellschaft, die wir uns wünschen, einigen und alle Anstrengungen vor Ort unternehmen, damit Wirtschaftswachstum eine Realität für alle wird, im Einklang mit der Erhaltung der sozialen Bindungen, der Gerechtigkeit und der Bewahrung der Umwelt .
© 2016 Le Reporter

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