JUGENDPROTESTE GEGEN SUSPEKTE ÜBERGANGSVERWALTUNG UND VERNACHLÄSSIGUNG IN GAO ESKALIERT – Flambée de violences à Gao, pas de débouchés pour les jeunes

1. Armee schießt auf Demonstranten in malischer Stadt Gao
Deutsche Welle
Bei einer regierungskritischen Demonstration im nordmalischen Gao ist es zu Auseinandersetzungen mit Sicherheitskräften gekommen.

2. Mali: Der Zorn der Jugend
Deutsche Welle – 13.07.2016
Mehr Terroranschläge, mehr kriminelle Überfälle, mehr bewaffnete Konflikte: Das ist Malis traurige Bilanz ein Jahr nach Abschluss des Friedensvertrages. Bei den jungen Nordmaliern wächst der Frust.
Es beginnt als friedlicher Protestzug.
3. Nach den tödlichen Auseinandersetzungen in Gao wird eine Untersuchung eingeleitet
RFI – 13-07-2016 20:42
Etwa hundert junge Leute versammelten sich an diesem Mittwoch, dem 13. Juli vor dem Gouverneursposten von Gao, trotz der Gewalttätigkeiten von gestern.

DEUTSCHE ARTIKEL WEITER UNTER DEN LETZTEN FOTOS

1. Une manifestation dégénère à Gao
RFI – 12.07.2016
A Gao, dans le nord du Mali, la mairie avait interdit une manifestation qui a tout de même eu lieu ce mardi matin, le 12 juillet. Une mobilisation de jeunes à l’appel de plusieurs organisations de la société civile, contre l’installation des autorités intérimaires issues des accords d’Alger qui doit commencer ce mois-ci. Ils demandent aussi leur intégration dans l’armée. Un rassemblement qui a dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre. Le dernier bilan fait état de 3 morts et 30 blessés, selon une source hospitalière.

Foto (c) Reuters/ : La manifestation du 12 juillet a dégénéré

Foto (c) Reuters/ Souleymane Ag Anara: La manifestation, interdite par les autorités de Gao, a dégénéré mardi 12 juillet 2016.
Die nicht genehmigte Demonstration in Gao eskalierte am 12. Juli 2016.


On n’entendait plus de tirs à Gao mardi soir, selon des témoins. En fin d’après-midi, les manifestants et les forces de l’ordre campaient sur leurs positions, d’après un journaliste local. Et certains jeunes étaient encore dans les rues ce mardi soir selon le président du conseil communal des jeunes, qui dénonce une vingtaine d’arrestations.
Plusieurs centaines de jeunes sont sortis dans les rues ce mardi matin malgré l’interdiction de la mairie qui a évoqué l’état d’urgence. Les forces de l’ordre ont donc été envoyées pour sécuriser les rues. Il y a eu d’abord des jets de pierres auxquels ont répondu des gaz lacrymogènes. Puis, selon des témoins, la police a commencé à tirer à balles réelles, au moins en l’air.
Selon les dernière informations d’une source hospitalière, il y aurait trois décès, et 30 blessés.
– Les accords d’Alger pointés du doigt –
D’après le président du conseil communal des jeunes de Gao, un des organisateurs, les manifestants demandent leur réinsertion socio-professionnelle. Ils veulent surtout pouvoir être intégrés dans l’armée et s’opposent également à l’installation dans la région des autorités intérimaires, issues des accords d’Alger. Des autorités non représentatives de la population de Gao, selon lui.
Le gouverneur de Gao, Seydou Traoré, parle quant à lui d’échauffourées, précisant qu’il y a des blessés du côté des forces de l’ordre. Ces violences sont, selon lui, le fait de groupes armés, et de groupes d’auto-défense. C’est surtout le résultat d’interprétations diverses de l’accord paix, a-t-il conclu.
Mardi soir en tout cas, l’heure était aux négociations. Une délégation de représentants de la société civile, menée par des organisations de femmes est allée à la rencontre des manifestants et des autorités pour trouver un terrain d’entente.
© 2016 rfi.fr

2. De nouvelles manifestations prévues à Gao malgré les violences
RFI – 13-07-2016 à 13:36
La situation est revenue au calme à Gao, dans le nord du Mali, depuis mardi soir, mais la mobilisation des jeunes n’est pas terminée. Ils prévoient de manifester de nouveau ce mercredi 13 juillet, malgré l’interdiction des autorités et les violences d’hier qui ont fait au moins trois morts et une trentaine de blessés.
Nous allons revenir en force mercredi. Voilà le message mardi soir à Gao d’un des responsables des manifestants, le chef d’un groupe d’autodéfense formé au plus fort de la crise, pendant l’occupation jihadiste du nord du Mali. Il dénonce aujourd’hui la mise en place d’autorités intérimaires, pourtant prévues par l’accord de paix, mais qui font débat. Plusieurs de ces groupes d’autodéfense pensent qu’il y a un risque de voir revenir des hommes qui ont violé et tué à Gao.
Pas question donc de renoncer, malgré l’interdiction, malgré les violences lors de la marche de mardi, et malgré la mort de trois civils tués par balle lors de l’intervention de la police. Les manifestants expliquent avoir levé les barrages uniquement pour se reposer, parce qu’ils sont épuisés. Mais la mobilisation doit reprendre ce mercredi matin.
– Refus des autorités intérimaires –
« On a toujours les mêmes revendications depuis 2012. On a toujours crié, mais on n’est jamais entendu. Et cette fois-ci, on est décidé à aller jusqu’au bout, assure Boncana Touré, coordinateur du Mouvement de résistance civile. Nos revendications initiales, c’est la réinsertion socioprofessionnelle des mouvements de résistance civile, c’est-à-dire des jeunes qui ont résisté en pleine crise. Nous disons aussi non aux autorités intérimaires parce qu’ils sont en train de mettre notre région dans les mains des bandits, des gens qui ont violé ici, des gens qui nous ont pillés, des gens qui nous ont tout pris. »
Les jeunes ont même ajouté une revendication à leurs protestations : ils réclament maintenant le départ du gouverneur, du chef de la police de Gao et du chef de la garde nationale, qu’ils tiennent pour responsables des morts et blessés de mardi. « Le gouverneur a donné l’ordre de tirer sur de pauvres citoyens qui manifestent à mains nues », assure Boncana Touré. La libération des 33 personnes arrêtées ces dernières heures ne les a pas fait changer d’avis.
– Appels au calme –
Le gouverneur, lui, appelle au calme. « Depuis la crise de 2012 jusqu’à aujourd’hui, l’occupation a été caractérisée par la création des groupes d’autodéfense, explique-t-il. Il y en a une multitude dans la ville et chacun se bat pour ses intérêts. Parmi eux, il y a aussi ceux que l’on appelle les patrouilleurs, et c’est eux qui ont demandé à faire une marche. Et malheureusement, la mairie n’a pas donné son accord. Puisqu’on est dans une situation de crise et qu’on est même en état d’urgence, on a plutôt cherché à avoir un compromis avec eux : évitez la marche, mais venez poser les problèmes. Je fais des appels à la radio pour demander aux uns et aux autres de revenir à la raison. »
Le gouvernement malien déplore cette situation et appelle également les populations au calme. Il promet une enquête indépendante et surtout la visite prochaine d’une délégation de haut niveau pour essayer de trouver des solutions.
© 2016 rfi.fr

3. Ouverture d’une enquête après les affrontements meurtriers de Gao
RFI – 13-07-2016 à 20:42
Dans le nord du Mali, une centaine de jeunes se sont rassemblés ce mercredi 13 juillet devant le gouvernorat de Gao, et ce malgré les violences d’hier. Des échauffourées avec les forces de l’ordre qui ont fait trois morts et plus de 30 blessés. Les jeunes de la ville manifestaient contre la mise en place des autorités intérimaires, dans le cadre de l’accord de paix d’Alger. Une délégation de plusieurs ministres et de députés s’est rendue dès ce mercredi matin dans la ville du nord. Ils rencontrent en ce moment les représentants des jeunes.
Depuis mercredi soir, la porte est fermée et les discussions se poursuivent entre les manifestants, les autorités locales et la délégation envoyée par Bamako. Délégation importante : quatre ministres, ceux de la Sécurité, l’Intérieur, de l’Administration du territoire et celui de l’Aménagement. Avec eux, cinq députés qui connaissent bien Gao. L’opposition déplore que cette délégation ne comporte que des élus de la majorité.
Ce mercredi soir, la situation est plus calme. Ils étaient une centaine de jeunes en milieu de journée à faire face aux forces de l’ordre près du gouvernorat de Gao. Quelques tirs de sommation ont été entendus. Rien à voir cependant avec les tensions de mardi 12 juillet. Si quelques commerces ont gardé leurs portes closes dans les alentours, le calme règne dans le reste de la ville selon les témoins.
Mardi soir, plusieurs jeunes qui avaient été arrêtés ont été libérés au terme de discussions entre la société civile et les autorités. Ils réclament maintenant le départ du chef de la police et du gouverneur de Gao, Seydou Traoré, qui, selon eux, aurait donné l’ordre de tirer sur la foule. Seydou Traoré, de son côté, attribue les violences à des groupes armés : « L’occupation a été caractérisée par la création de groupes d’autodéfense. Il y en a une multitude dans la ville et chacun se bat pour ses intérêts. Parmi ceux-ci, il y a ceux qu’on appelle aussi „les patrouilleurs“ et c’est eux qui ont demandé à faire une marche ».
Le gouvernement malien a quant à lui annoncé l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur ces évènements.
Les jeunes ont promis de continuer les sit-in pour protester contre la mise en place des autorités intérimaires. Ces autorités doivent remplacer les collectivités territoriales actuelles et être déployées à partir de vendredi 15 juillet dans les cinq régions administratives du nord du Mali, selon l’accord de paix signé en 2015 par le gouvernement malien et les groupes armés. Issa Boncana Touré, un des organisateurs, craint que des anciens rebelles y soient nommés : « Des gens qui ont violé ici, des gens qui ont pillé, des gens qui nous ont cassés, des gens qui nous ont tout pris. Et au jour d’aujourd’hui, on veut partager notre autorité entre ces hommes-là ? Nous disons non, non, et non aux autorités intérimaires ici à Gao. »
Autre point de tension : le cantonnement. Ces jeunes souhaiteraient faire partie du processus mais pour l’instant, ils en sont exclus car ils n’ont plus d’armes et les seuls à pouvoir bénéficier du programme de démobilisation et de réinsertion sont les combattants qui acceptent de rendre leurs armes, justement.
© 2016 rfi.fr

Situation à Gao
Communiqué de presse conjoint de 19 organisations et institutions de défense de droits humains

Les ONG demandent une enquête sur les 4 manifestants tués par les forces maliennes à Gao
« La diligence de l’ouverture d’une enquête sur la répression violente de la manifestation d’hier est impérative pour le maintien d’un climat de confiance entre les populations et les forces de défense et de sécurité maliennes », ont déclaré nos organisations.
Paris, Bamako, Gao, le 13 Juillet 2016 – Le 12 juillet 2016, une manifestation de protestation des jeunes de Gao contre la mise en place des autorités intérimaires prévues dans l’accord de paix d’Alger a été violemment réprimée par les forces de défense et de sécurité maliennes faisant 4 morts, une trentaine de blessés dont au moins 3 cas graves et une vingtaine d’arrestations dont leur libération est survenue plus tard.
Nos organisations condamnent la répression violente de cette manifestation pacifique, demandent le strict respect de l’intégrité des populations civiles et l’ouverture rapide d’une enquête afin de faire la lumière sur les faits et responsabilités et en sanctionner les auteurs et responsables.
=> Le texte intégral
Signataires
1. FIDH – Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme
2. AMDH – Association malienne des droits de l’Homme
3. WILDAF – Femmes Droits Développement en Afrique
4. DEME SO – Association DEMESO
5. AJM – Association des Juristes Maliennes
6. CCC – Collectif Cri de Cœur
7. REPSFECO – Réseau Paix et Sécurité des Femmes de l’espace
8. APDF -Association pour le Progrès et la Défense des Droits des Femmes
9. F&DH -Femmes & Droits Humains
10. TRIJEUD-MALI- Tribune des Jeunes pour le Droit au Mali –
11. FENACOF-Fédération Nationale des Collectifs d’Organisations Féminines du Mali
12. MIDA -Association Malienne de Droit International-
13. CADHP -Centre d’Assistance et de promotion des Droits Humains
14. LJDH : Ligue pour la Justice, le Développement et les Droits de l’Homme
15. CNDH-Commission Nationale des Droits de l’Homme
16. GPDCF- Groupe Pivot Droit et Citoyenneté des Femmes
17. COMADDH-Coalition Malienne des Défenseurs des Droits Humains
18. ASF-Mali-Avocats Sans Frontières-ASF Mali
19. MCD-Mouvement pour la Consolidation de la Démocratie

Foto (c) Reuters/: La manifestation des jeunes, le 12 juillet

Foto (c) Reuters/Souleyman Ag Anara: Manifestation de jeunes dénonçant la création d’autorités intérimaires dans ces régions. Gao, le 12 juillet 2016
Demonstration Jugendlicher gegen die geplanten Übergangsbehörden in Gao, am 12.Juli 2016

Foto (c) RFI/David Baché: Un véhicule de l’armée malienne dans les rues de Gao.
Ein Armeefahrzeug in den Straßen Gaos.

1. Armee schießt auf Demonstranten in malischer Stadt Gao
Deutsche Welle – 13.07.2016
Bei einer regierungskritischen Demonstration im nordmalischen Gao ist es zu Auseinandersetzungen mit Sicherheitskräften gekommen. Es gab Tote und Verletzte. Die deutschen Soldaten in Gao waren nicht betroffen.
Die Polizei hatte zunächst mit Tränengas versucht, die Menschenmenge auseinanderzutreiben. Dann eröffnete das malische Militär das Feuer. Wie Ärzte berichten, wurden drei Menschen getötet und mehr als 30 verletzt. Die Demonstranten waren zur Polizeidirektion von Gao marschiert, um gegen eine neue Übergangsverwaltung für die Region zu protestieren.
Manche Demonstranten waren mit Messern bewaffnet. Einige von ihnen setzten Autoreifen in Brand, andere bewarfen Polizisten mit Steinen. Bis zum Nachmittag waren die Zusammenstöße beendet, auf den Straßen war jedoch weiter ein massives Aufgebot an Militär.
(…)
© 2016 dw.com

2. Mali: Der Zorn der Jugend
Deutsche Welle – 13.07.2016
Von Hilke Fischer
Mehr Terroranschläge, mehr kriminelle Überfälle, mehr bewaffnete Konflikte: Das ist Malis traurige Bilanz ein Jahr nach Abschluss des Friedensvertrages. Bei den jungen Nordmaliern wächst der Frust.
Es beginnt als friedlicher Protestzug. Dann brennen Autoreifen, Demonstranten werfen Steine auf Polizisten. Die Einsatzkräfte antworten mit Tränengas und scharfen Geschossen, drei Demonstranten sterben durch Polizeikugeln. Dies sind Szenen, die sich in der nordmalischen Stadt Gao abspielen, wo in diesen Tagen hunderte junge Menschen auf die Straße gehen, um gegen die geplanten Übergangsbehörden zu protestieren. Denn wer die Posten bekommt, wird nicht per Wahl entschieden, sondern von der malischen Regierung in Bamako – gemeinsam mit den verschiedenen Rebellengruppen, die den Norden noch vor wenigen Jahren beherrschten. So sieht es ein Friedensvertrag vom Mai 2015 vor.
„Die Bevölkerung ist mehrheitlich gegen diese Übergangsbehörden, weil sie befürchtet, dass dadurch ehemalige Rebellen an die Macht kommen“, sagt Marcel Maiga. Er ist Vorstandsmitglied eines Vereins in Deutschland lebender Malier und reist mehrmals jährlich in den Wüstenstaat. Viele junge Männer dort fühlten sich vom malischen Staat betrogen: „Sie hatten sich während der Besetzung in Widerstandsgruppen formiert. Sie hatten sich für den Staat eingesetzt und versucht, den Rebellen Paroli zu bieten. Jetzt verhilft der Staat womöglich genau diesen Rebellen zu wichtigen Posten. Damit sind die Menschen natürlich überhaupt nicht zufrieden.“
(…)
– Streitpunkt Demobilisierung –
Die Blauhelme sollen helfen, die Umsetzung des vor gut einem Jahr zwischen der malischen Regierung und verschiedenen Tuareg-Rebellengruppen geschlossenen Friedensabkommens zu überwachen. Das Papier sieht unter anderem vor, dass alle Gruppen die Regierung in Bamako anerkennen. Es gibt dem Norden des Landes aber auch mehr Rechte und den ehemaligen Separatisten mehr Einfluss – etwa durch Vertreter in den kommunalen Übergangsbehörden.
Im Rahmen des Abkommens sollen zudem alle Kämpfer ihre Waffen abgeben. Aufständische sollen in die malische Armee integriert werden oder andere finanzielle oder materielle Anreize erhalten. Ein Vorgehen, das nicht unumstritten ist: „Einige Gruppen werden verdächtigt, die Zahl ihrer Kämpfer viel zu hoch angegeben zu haben“, gibt Paul Melly, Westafrika-Experte vom britischen Thinktank Chatham House, zu bedenken. „Es kann durchaus passieren, dass Männer, die nie Kämpfer waren, dafür aufgestellt werden, um an Ressourcen zu kommen.“ Auch das schüre den Ärger der Jungen, die jetzt in Gao auf die Straße gingen, sagt Marcel Maiga: „Als der Staat nach Gao zurückgekehrt ist, waren sie die ersten, die freiwillig ihre Waffen abgegeben haben. Deshalb werden sie in dem aktuellen Demobilisierungsprozess nicht berücksichtigt, ihnen werden keine Jobangebote gemacht.“
– Die Gewalt hält an –
Trotz des Friedensprozesses reißt die Gewalt in Mali nicht ab. Noch immer sind zahlreiche islamistische Milizen im Land aktiv – sie hatten gar nicht erst an den Verhandlungen teilgenommen. Die Islamisten werden für die Mehrzahl der Angriffe auf malische und UN-Soldaten verantwortlich gemacht und agieren längst nicht mehr nur im Norden des Landes: Im vergangenen November überfielen Islamisten ein Luxushotel in Bamako und töteten 20 Menschen. Seitdem gilt in Mali der Ausnahmezustand; an diesem Freitag soll er offiziell auslaufen. Die Gefahr von Angriffen bleibe aber weiterhin bestehen, sagt Mali-Experte Paul Melly. „Die echte Herausforderung ist, funktionierende Institutionen aufzubauen, Sicherheit herzustellen und die Menschen untereinander zu versöhnen. Dafür ist es unerheblich, ob der Ausnahmezustand gilt oder nicht.“
Gleichzeitig gerät das Zentrum Malis immer stärker unter Druck: Die begrenzten fruchtbaren Landstriche reichen nicht aus, um die Bevölkerung zu ernähren. Das führt zu bewaffneten Konflikten zwischen Viehhirten und Ackerbauern. Seit einigen Monaten dehnt zudem eine neue islamistische Gruppierung ihren Einfluss in Zentralmali immer weiter aus. „Der Grund, warum solche Konflikte immer wieder auftreten können, ist die Abwesenheit des malischen Staates“, sagt Marcel Maiga. „Wenn die Verwaltung und die Justiz nicht funktionieren, dann hilft das natürlich einzelnen Gruppen und Individuen, gewaltsame Konflikte zu schüren, von denen sie dann persönlich profitieren.“
© 2016 dw.com

3. Nach den tödlichen Auseinandersetzungen in Gao wird eine Untersuchung eingeleitet
RFI – 13-07-2016 20:42
Etwa hundert junge Leute versammelten sich an diesem Mittwoch, dem 13. Juli vor dem Gouverneursposten von Gao, trotz der Gewalttätigkeiten von gestern. Zusammenstöße mit den Sicherheitskräften, die drei Tote und mehr als 30 Verletzte gefordert hatten. Die Jugend der Stadt protestierte gegen die Einrichtung der Übergangsverwaltung im Rahmen des Friedensabkommen von Algier. Eine Delegation von mehreren Ministern und Abgeordneten besuchten am Mittwoch Morgen die Stadt im Norden. Sie treffen in diesem Moment die Vertreter der Jugendlichen.
Seit Mittwochabend laufen die Diskussionen zwischen Demonstranten, den lokalen Behörden und der Delegation aus Bamako. (…)
Mittwoch Abend, ist die Situation ruhiger. Es waren einhundert junge Leute, die mittags den Sicherheitskräfte in der Nähe des Gouvernorats von Gao gegenüber standen. Einige Warnschüsse waren zu hören. Nicht zu vergleichen jedoch mit den Spannungen von Dienstag. Wenn auch einige Geschäfte in der Nähe geschlossen blieben, so herrschte doch Ruhe im Rest der Stadt, nach Zeugen.
Einige junge Leute, die am Dienstagabend verhaftet wurden, wurden nach Gesprächen zwischen der Zivilgesellschaft und den Behörden freigelassen. Sie fordern jetzt die Ablösung des Polizeichefs und des Gouverneurs von Gao, Seydou Traoré, der ihnen zufolge haben den Auftrag gegeben hatte, in die Menge zu schießen. Seydou Traoré schreibt seinerseits die Gewalt den bewaffneten Gruppen zu: „Die Besatzung (während des Krieges 2012) zeichnete sich durch die Schaffung von Bürgerwehren aus. Es gibt viele davon in der Stadt und jede kämpft für ihre Interessen. Unter ihnen gibt es diejenigen, die man „Patrouille“ nennt, und sie waren es, die einen Marsch wollten.“
Die malische Regierung hat, inzwischen die Eröffnung einer Untersuchung angekündigt, um diese Ereignisse aufzuklären.
Die jungen Leute wollen die Sit-ins als Protest gegen die Umsetzung der Übergangsverwaltung fortsetzen. Diese Behörden sollten die aktuellen lokalen Regierungen ersetzen und ab Freitag, dem 15. Juli in den fünf Verwaltungsregionen des nördlichen Mali eingesetzt werden, wie es das im Jahr 2015 von der malischen Regierung und den bewaffneten Gruppen unterzeichnete Friedensabkommen vorsieht. Issa Boncana Touré, einer der Organisatoren, befürchtet, dass ehemalige Rebellen dort ernannt werden: „Die Leute, die hier vergewaltigt, die hier geplündert, die uns gebrochen haben, die uns alles genommen haben. Und ab heute will man unsere Verwaltung von diesen Männern übernehmen lassen? Wir sagen, nein, nein, nein zur Übergangsverwaltung hier in Gao.“
Ein weiterer Punkt der Spannung: die Demobilisierung. Diese jungen Menschen würden gern ein Teil des Prozesses sein, aber momentan sind sie davon ausgeschlossen, weil sie keine Waffen mehr haben – und die einzigen, die vom Demobilisierungs- und Reintegrations-Programm profitieren, sind die Kämpfer, die jetzt ihre Waffen übergeben, genau so.
© 2016 rfi.fr

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Ein Gedanke zu “JUGENDPROTESTE GEGEN SUSPEKTE ÜBERGANGSVERWALTUNG UND VERNACHLÄSSIGUNG IN GAO ESKALIERT – Flambée de violences à Gao, pas de débouchés pour les jeunes

  1. Die in Bamako lebenden Malier aus dem Norden haben ihre Solidarität mit den Jugendlichen aus Gao gezeigt.
    Mehr dazu auch im nächsten Blogbeitrag

    Une marche à Bamako en soutien aux jeunes de Gao
    RFI – 17.07.2016 11:31
    Les ressortissants du nord résidant à Bamako ont exprimé leur solidarité lors d’une marche pacifique samedi 16 juillet avec la population de Gao, éprouvée par la mort de quatre civils tués par balle lors d’un rassemblement cette semaine. Dans la capitale malienne, quelques centaines de personnes se sont réunies.
    La cérémonie a commencé par un moment de recueillement. Ensuite, le président d’honneur du collectif des ressortissants du nord (Coren) a eu une pensée particulière pour les jeunes de la ville de Gao. « Jeunes de Gao, nous nous inclinons pieusement devant la mémoire des victimes de cette violence absurde », a déclaré Ousmane Issoufi Maïga.
    Dans la salle, quelques centaines de personnes sont présentes, le regard parfois grave. Parmi elles, Mme Traoré Oumou Touré, coordinatrice des associations et ONG féminines du Mali. « C’est très important pour moi d’être là. En tant que mère, en tant que citoyenne, en tant que Malienne. C’est un SOS pour venir en solidarité aux parents des victimes », s’est-elle exprimée.
    – Un collecte de fonds –
    En signe de solidarité, une collecte de fonds a été lancée au cours de la rencontre pour les blessés et les familles des personnes tuées lors de la marche pacifique des jeunes de Gao. « J’ai donné 25 000-30 000, pour leur signifier que nous ne les oublions pas », a expliqué Ousmane Ouegalo, un jeune Malien.
    Sur place, un peu plus de 3 millions de francs CFA en espèces ont été collectés en quelques heures, sans oublier les nombreuses intentions de contribution financière.
    © 2016 rfi.fr

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